The Fort Worth Press - La fuite ou le désert: la grande dépression du système de santé français

USD -
AED 3.672496
AFN 64.000202
ALL 80.906293
AMD 358.057859
ANG 1.789785
AOA 918.00003
ARS 1550.781701
AUD 1.431854
AWG 1.8025
AZN 1.705836
BAM 1.740036
BBD 2.003559
BDT 123.852313
BGN 1.747831
BHD 0.375489
BIF 2986.971974
BMD 1
BND 1.274158
BOB 12.010284
BRL 5.488702
BSD 0.994627
BTN 94.291535
BWP 13.758962
BYN 2.955771
BYR 19600
BZD 2.000463
CAD 1.396899
CDF 2312.501901
CHF 0.81723
CLF 0.024951
CLP 981.999904
CNY 6.680903
CNH 6.67941
COP 3247.87
CRC 451.369275
CUC 1
CUP 23.871582
CVE 98.090062
CZK 21.67665
DJF 177.122067
DKK 6.654245
DOP 59.93942
DZD 135.789296
EGP 55.342098
ERN 15
ETB 163.249788
EUR 0.890299
FJD 2.24775
FKP 0.745268
GBP 0.743006
GEL 2.598106
GGP 0.745268
GHS 11.593068
GIP 0.745268
GMD 73.999861
GNF 8810.408095
GTQ 7.60417
GYD 208.500872
HKD 7.845765
HNL 26.733444
HRK 6.76901
HTG 130.391459
HUF 324.5335
IDR 18139.8
ILS 3.165515
IMP 0.745268
INR 94.836702
IQD 1507.908268
IRR 1883408.50203
ISK 121.259715
JEP 0.745268
JMD 157.767152
JOD 0.709041
JPY 158.058501
KES 129.940004
KGS 87.449898
KHR 4062.751587
KMF 440.999851
KPW 899.999961
KRW 1340.964993
KWD 0.311199
KYD 0.8289
KZT 450.213523
LAK 22401.124415
LBP 89543.21849
LKR 330.928532
LRD 169.096028
LSL 16.579341
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.382657
MAD 9.775113
MDL 17.99331
MGA 4515.451812
MKD 54.771175
MMK 2099.52083
MNT 3598.087189
MOP 8.038145
MRU 40.373975
MUR 47.059726
MVR 15.455022
MWK 1724.696212
MXN 18.767501
MYR 4.070804
MZN 63.909942
NAD 16.579341
NGN 1343.380255
NIO 36.606575
NOK 9.264765
NPR 150.864442
NZD 1.78471
OMR 0.384492
PAB 0.994823
PEN 3.447319
PGK 4.462633
PHP 63.460053
PKR 275.144822
PLN 3.92885
PYG 5942.170819
QAR 3.625947
RON 4.755101
RSD 104.748008
RUB 81.67462
RWF 1471.080115
SAR 3.762939
SBD 8.051718
SCR 13.890446
SDG 601.510318
SEK 9.75791
SGD 1.279675
SHP 0.745545
SLE 22.910099
SLL 20969.504398
SOS 568.442122
SRD 37.542004
STD 20697.981008
STN 21.797153
SVC 8.703542
SYP 13001.999685
SZL 16.563773
THB 33.713498
TJS 9.14122
TMT 3.51
TND 2.972103
TOP 2.40776
TRY 50.019603
TTD 6.742932
TWD 32.837496
TZS 2646.995027
UAH 45.412048
UGX 4202.39832
UYU 39.987723
UZS 11861.722948
VES 890.036599
VND 25736
VUV 119.472328
WST 2.779309
XAF 583.99803
XAG 0.019433
XAU 0.000249574164
XCD 2.70255
XCG 1.79257
XDR 0.707052
XOF 583.99803
XPF 106.091876
YER 236.174961
ZAR 16.558398
ZMK 9001.196279
ZMW 20.156742
ZWL 321.999592
SSP 5745.96484
MXV 2.112498
  • AEX

    3.2000

    1105.55

    +0.29%

  • BEL20

    -25.9400

    5737.76

    -0.45%

  • PX1

    -7.3300

    8131.86

    -0.09%

  • ISEQ

    5.7300

    14337.15

    +0.04%

  • OSEBX

    1.2600

    2108.79

    +0.06%

  • PSI20

    21.1600

    9638.63

    +0.22%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -20.9400

    4631.6

    -0.45%

  • N150

    -6.4200

    4271.03

    -0.15%

La fuite ou le désert: la grande dépression du système de santé français
La fuite ou le désert: la grande dépression du système de santé français

La fuite ou le désert: la grande dépression du système de santé français

Désert médical, crise de l'hôpital, soignants au plus mal: percuté par le Covid après des décennies de restrictions, le système de santé français traverse une grande dépression à l'approche de la présidentielle que le quinquennat Macron n'a pas su prévenir.

Taille du texte:

"Quoi qu'on mette en place, tout se délite, il n'y a rien qui les retient": dans un service de réanimation parisien, une cadre de santé expérimentée peine à combler les nombreux postes vacants dans son équipe d'infirmières.

Les jeunes "ne veulent plus de ce boulot" et "ne sont pas prêts à faire tous les sacrifices" consentis par leurs aînés. "Et ils ont sûrement raison", ajoute-t-elle.

Dans chaque hôpital, les mêmes "vagues" de départs ont suivi les marées de l'épidémie.

La crise sanitaire continue de laminer un secteur pressé par dix années d'étau budgétaire, aux conséquences délétères: endettement, sous-investissement, salaires en berne. Les milliards du "Ségur de la santé", déversés entre deux confinements, ont à peine desserré l'étreinte.

Partout reviennent les mêmes témoignages de lits fermés faute de soignants pour les "armer", de plannings bouclés au prix d'heures supplémentaires et de congés abandonnés.

Mais vu du ministère, "il n'y a pas de saturation générale". Au contraire, "il y a encore de la place" dans la plupart des services, malgré la réduction continue des "capacités": 20% en vingt ans, soit 100.000 lits de moins.

Pendant ce temps, la fréquentation des urgences a doublé. Avec 22 millions de passages par an, l'engorgement est manifeste, la tension palpable. La longue grève de 2019 n'avait pas surgi de nulle part. Là aussi les bras manquent, au point que certains services ne tournent qu'avec des intérimaires recrutés à prix d'or.

D'autres affichent porte close la nuit, laissant dans le dénuement ceux pour qui l'hôpital est devenu le premier recours.

- Gérer la pénurie -

Leur nombre s'accroît à mesure qu'avancent les "déserts médicaux". Selon les définitions, entre 3,7 et 7,4 millions de personnes habitent une "zone sous-dense", où l'accès aux généralistes est limité à deux ou trois consultations par an.

Chez les spécialistes, les délais de rendez-vous se comptent parfois en mois. La faute au choix malthusien du "numerus clausus", supprimé l'an dernier après avoir asséché le vivier pendant un demi-siècle.

Désormais la démographie médicale recule, quand la population française augmente et vieillit. Un "creux" est attendu dans les prochaines années, qui serait comblé "à l'horizon 2030" grâce au relèvement des quotas d'étudiants admis par les universités.

En attendant il faudra gérer la pénurie. Les tentatives répétées pour encadrer la liberté d'installation des praticiens échouent immanquablement: trop conflictuel, pour un résultat incertain, la contrainte risquant d'agir comme un repoussoir.

Même rejet systématique pour l'obligation d'exercer quelques années dans un "désert" après dix ans d'études. Une proposition vécue comme une provocation par des internes déjà pressurés bien au-delà du maximum légal de 48 heures hebdomadaires et sans qui l'hôpital s'écroulerait.

Avec la campagne présidentielle ressurgit aussi l'idée de "débureaucratiser" les établissements publics, reprise en choeur par trois des favoris de droite et d'extrême droite - Valérie Pécresse, Marine Le Pen et Eric Zemmour - à grand renfort de chiffres erronés: loin des 30% à 35% avancés à la volée, les postes administratifs ne représentent que 10% du million de salariés du secteur, contre 13% dans le privé.

A gauche, Jean-Luc Mélenchon et Yannick Jadot, promettent 100.000 soignants supplémentaires et de nouvelles hausses de salaires, mais la facture du "Ségur", financée à crédit, ne laisse pas de marge de manoeuvre budgétaire, sauf à plomber un peu plus le déficit de la Sécu.

Reste la piste du partage de tâches, qui consiste à élargir les compétences des infirmiers, kinés et autres paramédicaux pour alléger le fardeau des médecins. Mais ces derniers freinent toute évolution, rechignant à échanger leur pouvoir - et l'argent qui va avec - contre ce temps qui leur manque si cruellement.

S.Palmer--TFWP