The Fort Worth Press - Donald Trump le candidat, acte III

USD -
AED 3.673042
AFN 66.000368
ALL 82.000368
AMD 362.466517
ANG 1.790365
AOA 917.000367
ARS 1521.867204
AUD 1.44321
AWG 1.8025
AZN 1.70397
BAM 1.740516
BBD 2.01375
BDT 122.920986
BGN 1.683441
BHD 0.37704
BIF 2997.5
BMD 1
BND 1.279623
BOB 12.012672
BRL 5.210804
BSD 0.999844
BTN 96.860456
BWP 13.821826
BYN 3.011507
BYR 19600
BZD 2.010786
CAD 1.42485
CDF 2310.000362
CHF 0.828362
CLF 0.025096
CLP 990.920396
CNY 6.70455
CNH 6.707804
COP 3272.06
CRC 458.133471
CUC 1
CUP 23.995372
CVE 98.350394
CZK 21.719304
DJF 177.720393
DKK 6.642604
DOP 60.050393
DZD 134.000358
EGP 52.20214
ERN 15
ETB 161.02504
EUR 0.88815
FJD 2.26404
FKP 0.757935
GBP 0.755116
GEL 2.60504
GGP 0.757935
GHS 11.74504
GIP 0.757935
GMD 73.503851
GNF 8750.000355
GTQ 7.640625
GYD 209.141311
HKD 7.84745
HNL 26.820388
HRK 6.696704
HTG 130.925789
HUF 327.440388
IDR 17888.5
ILS 3.05233
IMP 0.757935
INR 96.14625
IQD 1310
IRR 1746539.503816
ISK 121.930386
JEP 0.757935
JMD 158.282088
JOD 0.70904
JPY 157.82504
KES 128.280385
KGS 87.450384
KHR 4056.00035
KMF 438.00035
KPW 900.000318
KRW 1343.975039
KWD 0.30883
KYD 0.833148
KZT 449.216421
LAK 22457.503779
LBP 89550.000349
LKR 330.631023
LRD 171.350382
LSL 16.650381
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.405039
MAD 9.941504
MDL 17.867027
MGA 4430.000347
MKD 54.802323
MMK 2099.878546
MNT 3598.367683
MOP 8.081321
MRU 40.085039
MUR 48.150378
MVR 15.460378
MWK 1736.000345
MXN 18.161204
MYR 4.084904
MZN 63.903729
NAD 16.650377
NGN 1330.790377
NIO 36.655039
NOK 9.618604
NPR 154.976729
NZD 1.780469
OMR 0.383882
PAB 0.999831
PEN 3.447504
PGK 4.484039
PHP 62.583504
PKR 276.650374
PLN 3.89575
PYG 5849.556144
QAR 3.643504
RON 4.741904
RSD 104.529038
RUB 83.633376
RWF 1475
SAR 3.737074
SBD 8.078071
SCR 13.774934
SDG 601.503676
SEK 10.040104
SGD 1.278804
SHP 0.75503
SLE 24.603667
SLL 20969.491881
SOS 571.503662
SRD 37.811504
STD 20697.981008
STN 22.225
SVC 8.748081
SYP 13002.000254
SZL 16.650369
THB 33.520369
TJS 9.20325
TMT 3.5
TND 2.994504
TOP 2.40776
TRY 49.129904
TTD 6.77945
TWD 31.821804
TZS 2635.003038
UAH 44.988787
UGX 3989.587737
UYU 40.296887
UZS 11787.503617
VES 865.47815
VND 25985.5
VUV 120.084308
WST 2.780871
XAF 582.588484
XAG 0.016565
XAU 0.000241497186
XCD 2.70255
XCG 1.80192
XDR 0.707052
XOF 582.588484
XPF 106.450363
YER 236.303589
ZAR 16.655104
ZMK 9001.203584
ZMW 19.645988
ZWL 321.999592
SSP 5712.591904
MXV 2.054907
  • AEX

    3.2000

    1105.55

    +0.29%

  • BEL20

    -25.9400

    5737.76

    -0.45%

  • PX1

    -7.3300

    8131.86

    -0.09%

  • ISEQ

    5.7300

    14337.15

    +0.04%

  • OSEBX

    1.2600

    2108.79

    +0.06%

  • PSI20

    21.1600

    9638.63

    +0.22%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -20.9400

    4631.6

    -0.45%

  • N150

    -6.4200

    4271.03

    -0.15%

Donald Trump le candidat, acte III
Donald Trump le candidat, acte III / Photo: © AFP/Archives

Donald Trump le candidat, acte III

Il a créé la plus grande surprise politique moderne en remportant la Maison Blanche en 2016. Son départ, quatre ans plus tard, s'est accompagné d'un chaos inimaginable. Candidat pour la troisième fois à la présidentielle, Donald Trump continue de marquer, avec fracas, l'histoire des Etats-Unis.

Taille du texte:

En s'appuyant sur un "instinct" toujours mis en avant, celui dont la chute a été mille fois annoncée tente de renaître une nouvelle fois de ses cendres, après une performance de ses lieutenants jugée "décevante" aux élections législatives du 8 novembre.

- Fractures -

Lâché par une grande partie de son camp après l'incroyable attaque du Congrès le 6 janvier 2021, le milliardaire de 76 ans, visage triomphant d'un populisme décomplexé, a regagné une emprise indéniable sur le parti républicain, dont il va réclamer l'investiture.

Et gare à ceux qui voudraient lui barrer la route. Le tempétueux septuagénaire à l'intrigante chevelure blonde fonctionne encore selon un principe simple: pour ou contre lui, sans nuances.

A sa luxueuse résidence de Mar-A-Lago, en Floride, cet ancien président a vu défiler candidats républicains aux postes d'élu, gouverneur, sénateur - des protégés qui lui jurent une fidélité absolue.

A l'inverse, sur les réseaux sociaux, Donald Trump continue d'affubler ses détracteurs de ses célèbres sobriquets. Le président américain Joe Biden? "Joe l'endormi". Sa bête noire républicaine Liz Cheney? Une "folle furieuse".

Cerné par les enquêtes, sur son rôle dans l'assaut du Capitole, la gestion d'archives de la Maison Blanche et ses affaires financières, Donald Trump s'est jeté à corps perdu dans la campagne des élections de mi-mandat, en décriant une "chasse aux sorcières".

A la fois révélateur et amplificateur des fractures de l'Amérique, Donald Trump avait quitté la Maison Blanche en laissant derrière lui une nation meurtrie, en plein doute et rongée par la colère.

- Hors normes -

Né à New York le 14 juin 1946, éduqué dans une école militaire, Donald J. Trump a rejoint l'entreprise familiale après des études de commerce.

Contrairement à la légende qu'il s'est construite, il n'a rien du "self-made man". Après la Seconde Guerre mondiale, son père, Fred Trump, descendant d'un immigré allemand, avait déjà bâti un empire à New York en construisant des immeubles pour la classe moyenne dans les quartiers populaires.

Donald Trump a repris les rênes de l'entreprise dans les années 70 avec un solide coup de pouce financier de son père et s'est fait une place dans les foyers américains grâce à l'émission de télé-réalité "The Apprentice".

Arrivé au pouvoir en novembre 2016 dans un scénario politique inédit qu'aucun - ou presque - n'avait prédit, l'homme au physique imposant a livré durant ses quatre années au 1600 Pennsylvania Avenue le spectacle d'un président ne s'imposant aucune contrainte, s'affranchissant de toutes les normes, face à des Américains enthousiastes, médusés ou effrayés.

Il est le seul président à avoir subi, à deux reprises, l'infamie d'une mise en accusation devant le Congrès.

Père de cinq enfants nés de trois femmes différentes, dix fois grand-père, il n'a durant son mandat eu cesse de faire l'éloge des valeurs familiales pour s'attirer les louanges des milieux évangéliques, à qui il a offert une victoire retentissante sur l'avortement en remaniant la Cour suprême -- indiscutablement un de ses plus grands legs.

Au-delà des frontières, il a rudoyé les alliés des Etats-Unis, engagé une escalade imprévisible avec l'Iran, fait preuve d'une troublante fascination pour les dirigeants autoritaires, de Vladimir Poutine à Kim Jong Un, et donné un brutal coup de frein à la mobilisation sur le climat. Le tout, au nom de l'"Amérique d'abord".

- Enkysté -

Deux ans après avoir quitté le pouvoir, ce showman sait toujours parler à ces Américains - majoritairement blancs, plutôt âgés - qui se sentent dédaignés par les "élites", et qu'il a convaincus en parlant d'immigrés "violeurs" et de rues "trempées de sang".

Assez pour prétendre à un second mandat?

Privé de son compte Twitter, mégaphone aux 80 millions d'abonnés avec lequel il annonçait pêle-mêle des tarifs douaniers punitifs contre la Chine et commentait abondamment l'actualité, les messages de l'ancien locataire de la Maison Blanche n'ont plus tout à fait le même écho.

Dans les meetings de campagne, où pullulent encore les célèbres casquettes rouges Make America Great Again, ce n'est plus exactement la foule des grands jours. Donald Trump, qui continue d'y esquisser des petits pas de danse, paraît physiquement un peu affaibli.

Surtout, la "vague géante" républicaine promise par l'ex-président aux dernières élections, et qu'il comptait utiliser comme rampe de lancement vers une nouvelle candidature, ne s'est pas matérialisée. En retour, une partie de la nébuleuse conservatrice s'est tournée vers un autre possible prétendant à la Maison Blanche, le gouverneur de Floride Ron DeSantis.

Le clan familial resserré du septuagénaire, sur lequel il s'est longtemps appuyé, montre lui aussi ses premières fissures.

Dans ses témoignages devant une enquête parlementaire, sa fille adorée Ivanka - une de ses plus proches conseillères à la Maison Blanche - a admis ne plus croire à la théorie selon laquelle l'élection de 2020 a été "volée" à l'ex-président.

Dans sa croisade contre ces supposées "fraudes", jamais prouvées, ce grand fan de catch paraît désormais aigri, cynique, presque enkysté.

Il peut malgré tout encore compter sur sa base de fidèles, qui ont rejoint à travers le pays des groupes promettant de "protéger" les prochaines élections. Devant leurs maisons, certains ont accroché un nouveau drapeau: "Trump 2024: les règles ont changé".

H.Carroll--TFWP