The Fort Worth Press - Contestation au Canada: les manifestants continuent de bloquer un axe frontalier majeur

USD -
AED 3.672502
AFN 63.999788
ALL 81.122914
AMD 374.190046
ANG 1.789884
AOA 916.999898
ARS 1365.884198
AUD 1.400041
AWG 1.795
AZN 1.698782
BAM 1.658765
BBD 2.015122
BDT 123.037648
BGN 1.668102
BHD 0.37712
BIF 3016.517185
BMD 1
BND 1.272353
BOB 6.913924
BRL 4.984798
BSD 1.000522
BTN 93.119212
BWP 13.406272
BYN 2.842834
BYR 19600
BZD 2.012255
CAD 1.377005
CDF 2309.999634
CHF 0.780599
CLF 0.022532
CLP 886.780292
CNY 6.81765
CNH 6.813875
COP 3594.24
CRC 460.615313
CUC 1
CUP 26.5
CVE 93.517827
CZK 20.626041
DJF 178.163576
DKK 6.333044
DOP 59.631491
DZD 132.167011
EGP 52.520078
ERN 15
ETB 156.22136
EUR 0.84754
FJD 2.19835
FKP 0.743086
GBP 0.73685
GEL 2.685028
GGP 0.743086
GHS 11.05523
GIP 0.743086
GMD 73.498469
GNF 8778.878448
GTQ 7.649184
GYD 209.325994
HKD 7.837605
HNL 26.574221
HRK 6.386198
HTG 131.068846
HUF 307.904038
IDR 17137.5
ILS 3.01613
IMP 0.743086
INR 93.367497
IQD 1310.694022
IRR 1316125.000133
ISK 121.879874
JEP 0.743086
JMD 157.988254
JOD 0.70899
JPY 158.864505
KES 129.298675
KGS 87.450219
KHR 4014.163645
KMF 417.99999
KPW 899.97402
KRW 1473.620166
KWD 0.309239
KYD 0.833793
KZT 475.366178
LAK 21983.427617
LBP 89595.952742
LKR 315.714928
LRD 184.440411
LSL 16.38376
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.337965
MAD 9.254752
MDL 17.133843
MGA 4137.141403
MKD 52.261839
MMK 2099.876639
MNT 3575.565881
MOP 8.072922
MRU 39.760661
MUR 46.249464
MVR 15.459803
MWK 1734.919322
MXN 17.25389
MYR 3.950169
MZN 63.954985
NAD 16.38376
NGN 1352.249831
NIO 36.817777
NOK 9.4352
NPR 148.99137
NZD 1.693125
OMR 0.384505
PAB 1.000539
PEN 3.374439
PGK 4.401737
PHP 60.024003
PKR 279.06698
PLN 3.592035
PYG 6401.574102
QAR 3.647505
RON 4.314399
RSD 99.480016
RUB 75.372796
RWF 1465.216377
SAR 3.751982
SBD 8.04851
SCR 14.148472
SDG 600.999861
SEK 9.177899
SGD 1.270995
SHP 0.746601
SLE 24.650096
SLL 20969.496166
SOS 571.804169
SRD 37.42993
STD 20697.981008
STN 20.778912
SVC 8.754357
SYP 110.6312
SZL 16.378941
THB 31.978497
TJS 9.474881
TMT 3.505
TND 2.905146
TOP 2.40776
TRY 44.740201
TTD 6.798579
TWD 31.610899
TZS 2601.221978
UAH 43.535144
UGX 3712.247789
UYU 40.260203
UZS 12151.10214
VES 477.02885
VND 26329
VUV 119.334106
WST 2.759339
XAF 556.33187
XAG 0.01258
XAU 0.000208
XCD 2.70255
XCG 1.803201
XDR 0.691898
XOF 556.327152
XPF 101.147515
YER 238.524995
ZAR 16.340705
ZMK 9001.188769
ZMW 19.134329
ZWL 321.999592
  • AEX

    7.5900

    1019.82

    +0.75%

  • BEL20

    59.6900

    5485.91

    +1.1%

  • PX1

    93.0500

    8327.86

    +1.13%

  • ISEQ

    212.2800

    12847.89

    +1.68%

  • OSEBX

    -15.9800

    2032.97

    -0.78%

  • PSI20

    2.8100

    9362.42

    +0.03%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    138.3400

    4113.63

    +3.48%

  • N150

    34.8200

    4083.09

    +0.86%

Contestation au Canada: les manifestants continuent de bloquer un axe frontalier majeur
Contestation au Canada: les manifestants continuent de bloquer un axe frontalier majeur

Contestation au Canada: les manifestants continuent de bloquer un axe frontalier majeur

Les manifestants anti-mesures sanitaires au Canada continuaient samedi matin de paralyser un axe frontalier majeur avec les Etats-Unis, défiant l'injonction de la justice à quitter les lieux, deux semaines après le début d'un mouvement qui ne cesse de s'amplifier.

Taille du texte:

Le blocage pendant plusieurs jours du pont Ambassador, qui relie Windsor, en Ontario, à la ville américaine de Détroit, a poussé Washington à intervenir auprès du Premier ministre Justin Trudeau pour résoudre la crise.

La fermeture, depuis lundi, de cet axe frontalier majeur, qui relie l'Ontario et la ville américaine de Detroit aux Etats-Unis, a déjà entraîné des perturbations pour l'industrie automobile des deux côtés de la frontière.

Malgré la décision rendue vendredi par un tribunal de l'Ontario ordonnant aux manifestants de partir, ils n'avaient pas bougé samedi matin.

De nombreux autres protestataires se sont aussi massés dans la capitale Ottawa, où les rues sont encombrées de centaines de gros camions depuis quinze jours, inspirant des mouvements similaires en France et en Nouvelle-Zélande.

Washington avait mis le gouvernement canadien sous pression jeudi en demandant d'employer les "pouvoirs fédéraux". Et vendredi, lors d'un appel téléphonique avec Justin Trudeau, le président américain Joe Biden a directement évoqué "les conséquences sérieuses" du blocage pour l'économie américaine.

Plus de 25% des marchandises exportées entre les Etats-Unis et le Canada y transitent.

Quelques heures plus tard, Justin Trudeau a indiqué que les frontières n'allaient "pas rester bloquées", promettant d'intensifier la répression policière.

S'il a indiqué que "toutes les options" étaient "sur la table", le Premier ministre a également précisé qu'il n'est pas prêt à déployer l'armée tout de suite, "une solution de dernier, dernier recours".

Vendredi matin, le Premier ministre de l'Ontario, province où se trouve le pont Ambassador et la capitale fédérale Ottawa, a déclaré l'état d'urgence.

"Nous prendrons toutes les mesures nécessaires pour assurer la réouverture de la frontière. Et aux habitants d'Ottawa assiégés, je dis: +nous allons veiller à ce que vous puissiez reprendre une vie normale dès que possible+", a déclaré Doug Ford, lors d'une conférence de presse.

Quelques heures plus tard, un juge a ordonné aux manifestants -- dont le nombre est estimé à quelques centaines, ainsi que plusieurs dizaines de camions -- de quitter le pont vendredi avant 19h00 (00h00 GMT), selon le maire de Windsor, Drew Dilkens.

Deux autres axes frontaliers sont également bloqués: le premier, à Emerson, relie la province du Manitoba au Dakota du Nord, tandis que le second est situé en Alberta.

- Manque de leadership -

Cette pression du puissant voisin américain est venue s'ajouter pour Justin Trudeau à celle des partis d'opposition canadiens, qui accusent le Premier ministre d'inaction dans le dossier.

M. Trudeau doit "agir pour que cela cesse pacifiquement et rapidement", a redit Candice Bergen, la cheffe intérimaire du parti conservateur.

"C'est inacceptable qu'un Premier ministre d'un pays du G7, un des pays les plus puissants au monde, n'agisse pas, ne montre pas de leadership pour régler cette situation", a dénoncé Jagmeet Singh, chef du Nouveau parti démocratique (NPD).

"Le problème, c'est qu'au départ, Justin Trudeau a jeté de l'huile sur le feu en mettant tous les manifestants dans le même sac, puis il est resté silencieux pendant cinq jours et maintenant il ne semble pas prendre ses responsabilités", explique Daniel Béland, politologue de l'université McGill à Montréal.

Le "convoi de la liberté" a commencé dans l'ouest du pays en réaction à l'obligation faite aux camionneurs franchissant la frontière entre les États-Unis et le Canadade de se faire vacciner ou tester. Mais le mouvement s'est transformé en une protestation plus large contre les mesures sanitaires et le gouvernement Trudeau.

- Manifestation attendue samedi -

Dans les rues d'Ottawa, la foule des manifestants était plus nombreuse que ces derniers jours et une scène a été installée devant le parlement, a constaté une journaliste de l'AFP.

Matt Lehner, qui a accroché un drapeau canadien au bout de sa crosse de hockey, ne se dit "pas inquiet". "Nous défendons ce en quoi nous croyons, nous n'enfreignons aucune loi", explique-t-il à l'AFP, assis sur un siège pliable devant le parlement en attendant les "milliers" de Canadiens qui vont les rejoindre ce week-end.

"On est pacifiques. On n'est pas ici pour être haineux, on veut récupérer la liberté de choix", renchérit Jessika Dusseault, 34 ans.

La police de la ville a une nouvelle fois expliqué jeudi qu'elle n'était "pas en mesure" de "mettre un terme" à la manifestation sans renforts.

Certains manifestants ont aussi promis de manifester dans d'autres grandes villes canadiennes comme Montréal ou Toronto mais aussi ailleurs dans le monde et notamment en France.

Des milliers d'opposants aux restrictions sanitaires ont fait route vendredi vers Paris, mais aucun convoi n'est entré dans la capitale, selon les autorités, décidées à empêcher tout blocage.

S'inspirant de la mobilisation au Canada, les organisateurs dénoncent le pass vaccinal entré en vigueur le 24 janvier et se réclament des "gilets jaunes", mouvement de protestation populaire de 2018-2019 déclenché par une hausse des prix de l'essence, et qui avait tourné à la révolte contre le président Emmanuel Macron.

P.Grant--TFWP