The Fort Worth Press - L'Onu, l'UE et le Japon soutiennent la CPI après les sanctions de Washington contre sa présidente

USD -
AED 3.672504
AFN 64.503991
ALL 79.166128
AMD 362.493001
ANG 1.789783
AOA 918.000367
ARS 1508.750402
AUD 1.393923
AWG 1.80125
AZN 1.70397
BAM 1.6848
BBD 2.011285
BDT 123.228669
BGN 1.696366
BHD 0.376534
BIF 2978.851703
BMD 1
BND 1.266141
BOB 12.432269
BRL 5.121516
BSD 0.998579
BTN 95.366326
BWP 13.453073
BYN 3.032778
BYR 19600
BZD 2.008356
CAD 1.38585
CDF 2307.000362
CHF 0.815989
CLF 0.023856
CLP 941.960396
CNY 6.70825
CNH 6.707041
COP 3087.65129
CRC 449.842788
CUC 1
CUP 26.5
CVE 94.986432
CZK 20.902704
DJF 177.826593
DKK 6.444404
DOP 58.775897
DZD 133.321273
EGP 51.288108
ERN 15
ETB 161.192574
EUR 0.861804
FJD 2.22575
FKP 0.739664
GBP 0.738853
GEL 2.603861
GGP 0.739664
GHS 11.4442
GIP 0.739664
GMD 73.503851
GNF 8779.773442
GTQ 7.624585
GYD 208.924495
HKD 7.844604
HNL 26.801912
HRK 6.496904
HTG 130.516432
HUF 313.480388
IDR 17607
ILS 3.03135
IMP 0.739664
INR 95.555504
IQD 1308.179351
IRR 1374600.000352
ISK 120.350386
JEP 0.739664
JMD 157.737864
JOD 0.70904
JPY 153.57504
KES 129.215661
KGS 87.450384
KHR 4049.618814
KMF 425.00035
KPW 900.000294
KRW 1341.470383
KWD 0.30836
KYD 0.832149
KZT 450.609467
LAK 22342.249214
LBP 89424.645734
LKR 328.293923
LRD 174.251626
LSL 16.124564
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.316062
MAD 9.331697
MDL 17.305423
MGA 4298.574321
MKD 52.999957
MMK 2099.863392
MNT 3594.193665
MOP 8.066331
MRU 40.154197
MUR 46.970378
MVR 15.450378
MWK 1731.576
MXN 16.970204
MYR 4.070304
MZN 63.910377
NAD 16.124564
NGN 1326.560377
NIO 36.748934
NOK 9.288404
NPR 152.586467
NZD 1.709548
OMR 0.384615
PAB 0.998579
PEN 3.358229
PGK 4.507904
PHP 62.666504
PKR 276.836973
PLN 3.72715
PYG 5913.770082
QAR 3.640091
RON 4.529804
RSD 101.07249
RUB 84.248611
RWF 1472.972391
SAR 3.756426
SBD 8.013006
SCR 13.772667
SDG 601.503676
SEK 9.696404
SGD 1.267304
SHP 0.740275
SLE 24.550371
SLL 20969.499227
SOS 570.702502
SRD 37.918504
STD 20697.981008
STN 21.105225
SVC 8.737563
SYP 13001.999906
SZL 16.126976
THB 33.045038
TJS 9.237025
TMT 3.51
TND 2.914502
TOP 2.40776
TRY 48.202804
TTD 6.777792
TWD 31.643904
TZS 2646.250592
UAH 44.480941
UGX 3864.4097
UYU 40.194685
UZS 11743.119266
VES 831.447704
VND 25922.5
VUV 118.055863
WST 2.736032
XAF 565.306434
XAG 0.015508
XAU 0.00023
XCD 2.70255
XCG 1.799716
XDR 0.707052
XOF 565.306434
XPF 102.735065
YER 237.050363
ZAR 16.12117
ZMK 9001.203584
ZMW 19.272947
ZWL 321.999592
SSP 5649.198611
MXV 1.924798
  • AEX

    5.4700

    1098.76

    +0.5%

  • BEL20

    24.4600

    5713.36

    +0.43%

  • PX1

    63.3100

    8179.77

    +0.78%

  • ISEQ

    76.2200

    14457.31

    +0.53%

  • OSEBX

    3.1600

    2110.54

    +0.15%

  • PSI20

    69.0300

    9524.73

    +0.73%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -13.0700

    4655.27

    -0.28%

  • N150

    19.6100

    4281.61

    +0.46%

L'Onu, l'UE et le Japon soutiennent la CPI après les sanctions de Washington contre sa présidente
L'Onu, l'UE et le Japon soutiennent la CPI après les sanctions de Washington contre sa présidente / Photo: © AFP/Archives

L'Onu, l'UE et le Japon soutiennent la CPI après les sanctions de Washington contre sa présidente

L'Onu, l'UE et le Japon ont apporté mercredi leur soutien à la présidente de la Cour pénale internationale, la Japonaise Tomoko Akane, après les sanctions américaines prises contre elle dans le cadre d'une offensive de Washington qui considère l'institution "politisée".

Taille du texte:

Ces sanctions, annoncées la veille par les Etats-Unis, visent également le substitut du procureur de la CPI, le magistrat sénégalais Abdoulaye Seye, interdisant notamment aux juges d'entrer dans le pays et bloquant toute transaction immobilière ou financière avec eux dans la première économie mondiale.

"Les nouvelles sanctions inacceptables imposées par les Etats-Unis à l'encontre de la présidente de la Cour pénale internationale et d'un membre du parquet doivent être levées", a demandé le Haut-Commissariat de l'Onu sur X, au lendemain de cette nouvelle offensive américaine contre la CPI.

La présidente de la Commission, Ursula von der Leyen, et le président du Conseil européen Antonio Costa, ont également affirmé soutenir "fermement" Tomoko Akane, "qui doit être capable d'agir en toute indépendance et sans pression extérieure".

Tokyo, principal contributeur au financement de la CPI et proche allié des Etats-Unis, a déploré mercredi des mesures "très regrettables" dans un communiqué du ministère des Affaires étrangères.

"Le Japon a constamment soutenu la CPI (...) dans ses efforts visant à poursuivre et à punir les crimes les plus graves qui préoccupent la communauté internationale et à faire respecter l'État de droit", rappelle le document.

L'Allemagne a aussi affirmé qu'il était d'une "importance centrale de défendre et de protéger la CPI en tant qu'institution indépendante". "Nous soutenons la CPI ainsi que sa présidente", a déclaré un porte-parole du ministère des Affaires étrangères.

Ces nouvelles sanctions américaines "sapent l'Etat de droit" et constituent une "attaque flagrante contre l'indépendance d'une institution judiciaire impartiale", a dénoncé de son côté la CPI dans un communiqué.

"Ces personnes ont participé directement aux efforts déployés par la CPI pour enquêter, arrêter, placer en détention ou poursuivre des responsables dont le gouvernement n'a pas accepté la compétence de la CPI", a déclaré le chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio, dans un communiqué, sans citer d'exemples.

- "Juridiction corrompue" -

Les Etats-Unis, qui n'adhèrent pas au traité international ayant institué la CPI, basée à La Haye aux Pays-Bas, ont imposé des sanctions visant plusieurs magistrats de la Cour. Mais ils ne s'en étaient pas encore pris à sa présidente.

Ces sanctions constituent principalement une réponse aux enquêtes menées par la CPI à l'encontre d'Israël, allié des Etats-Unis. La Cour a émis en 2024 un mandat d'arrêt contre le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, à cause de la guerre à Gaza.

Après l'annonce des sanctions américaines, ce dernier a félicité sur X "Marco Rubio pour avoir mené les efforts résolus de l'administration Trump contre les abus illégitimes de la CPI, et pour avoir clairement indiqué que les responsables corrompus qui dirigent la CPI devront en assumer les conséquences".

Washington a lancé le mois dernier une offensive diplomatique majeure contre la CPI, l'accusant de "menacer" les Américains et faisant pression sur ses partenaires pour qu'ils s'en retirent.

Le Tchad et le Venezuela, proche de Washington depuis la capture du dirigeant Nicolas Maduro, ont récemment emboîté le pas en annonçant leur intention de quitter la CPI. M. Rubio s'est dit confiant dernièrement que d'autres pays suivraient.

L'administration Trump "a été claire: la CPI est une juridiction supranationale corrompue et gravement politisée qui a abusé de son autorité de manière malveillante et outrepassé son mandat", a dénoncé Marco Rubio.

- Menace contre "l'ordre juridique international" -

"Nous ne tolérerons pas qu'elle porte atteinte à la souveraineté des Etats", a ajouté le secrétaire d'Etat américain.

En réponse, la Cour a déclaré que "les mesures visant les juges, les procureurs et le personnel qui œuvrent à l'accomplissement du mandat confié à la CPI par les Etats portent atteinte à l'Etat de droit", menaçant "l'ordre juridique international lui-même".

Fondée en 1998 et entrée en fonctions en 2002, la CPI, juridiction pénale internationale permanente, est chargée de juger les personnes accusées de génocide, de crime contre l'humanité, crime d'agression et crime de guerre.

Elle traverse une grave crise, prise à partie par les Etats-Unis qui sont signataires du Statut de Rome ayant fondé la CPI mais ne l'ont jamais ratifié.

Ni Israël ni la Russie n'en sont membres.

La CPI avait émis en 2023 un mandat d'arrêt contre le président russe Vladimir Poutine pour son rôle dans la guerre en Ukraine, ce qui a conduit Moscou à émettre à son tour des mandats d'arrêt contre de hauts responsables de la Cour.

Parmi eux figurait Tomoko Akane, 70 ans, juge depuis 2018 à la CPI dont elle a été élue présidente en mars 2024. "Même si un juge venait à mourir, nous sommes facilement remplaçables, il n'y a donc vraiment aucune valeur à nous prendre pour cible", avait-elle déclaré après l'annonce russe.

Aux Etats-Unis, des organisations de défense des droits humains ont récemment saisi la justice pour contester les sanctions imposées par le président américain Donald Trump à la Cour, affirmant qu'elles entravaient la capacité des victimes de crimes de guerre à obtenir justice.

S.Jones--TFWP