The Fort Worth Press - En Libye, le calvaire des migrants refoulés avec l'aide européenne

USD -
AED 3.673037
AFN 63.999892
ALL 80.977186
AMD 362.830155
ANG 1.790365
AOA 917.999844
ARS 1524.953906
AUD 1.439263
AWG 1.8025
AZN 1.698534
BAM 1.722428
BBD 2.015086
BDT 123.012972
BGN 1.683441
BHD 0.376952
BIF 2995
BMD 1
BND 1.277405
BOB 12.040458
BRL 5.1786
BSD 1.000454
BTN 95.892522
BWP 14.09417
BYN 3.010995
BYR 19600
BZD 2.012171
CAD 1.42275
CDF 2309.999448
CHF 0.83523
CLF 0.024658
CLP 973.639829
CNY 6.70475
CNH 6.709005
COP 3314.43
CRC 456.985341
CUC 1
CUP 24.01166
CVE 97.750022
CZK 21.56055
DJF 177.719792
DKK 6.597021
DOP 55.980195
DZD 133.838825
EGP 51.939199
ERN 15
ETB 163.421342
EUR 0.882515
FJD 2.24625
FKP 0.756991
GBP 0.75375
GEL 2.604982
GGP 0.756991
GHS 11.694587
GIP 0.756991
GMD 73.504454
GNF 8798.844552
GTQ 7.643396
GYD 209.328131
HKD 7.8476
HNL 26.859007
HRK 6.649602
HTG 130.939066
HUF 323.429923
IDR 18336.7
ILS 3.07365
IMP 0.756991
INR 95.94315
IQD 1310.606294
IRR 1693792.50032
ISK 120.899758
JEP 0.756991
JMD 158.336929
JOD 0.709015
JPY 157.383971
KES 129.739459
KGS 87.448702
KHR 4057.22564
KMF 434.999706
KPW 900.000318
KRW 1357.87998
KWD 0.308899
KYD 0.833726
KZT 440.074329
LAK 22455.503791
LBP 89592.031739
LKR 330.60617
LRD 171.583824
LSL 16.385613
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.399
MAD 9.712993
MDL 17.763022
MGA 4394.578552
MKD 54.223526
MMK 2099.600314
MNT 3599.1704
MOP 8.086624
MRU 40.069045
MUR 47.701561
MVR 15.45005
MWK 1734.754084
MXN 18.068165
MYR 4.080503
MZN 63.910056
NAD 16.385685
NGN 1327.689877
NIO 36.821108
NOK 9.487685
NPR 153.428035
NZD 1.773855
OMR 0.38435
PAB 1.000449
PEN 3.44424
PGK 4.528402
PHP 62.715498
PKR 277.158584
PLN 3.85065
PYG 5852.979771
QAR 3.647324
RON 4.654798
RSD 103.721994
RUB 83.366336
RWF 1477.228194
SAR 3.755513
SBD 8.032647
SCR 13.871312
SDG 601.504398
SEK 10.010135
SGD 1.2764
SHP 0.755829
SLE 24.650172
SLL 20969.491881
SOS 571.727998
SRD 37.621497
STD 20697.981008
STN 21.576683
SVC 8.75393
SYP 13002.000254
SZL 16.377071
THB 33.580062
TJS 9.214436
TMT 3.51
TND 2.978703
TOP 2.40776
TRY 49.024415
TTD 6.787408
TWD 31.887102
TZS 2640.027998
UAH 44.690709
UGX 3921.672237
UYU 40.308767
UZS 11835.41907
VES 857.98905
VND 25962
VUV 119.008285
WST 2.76852
XAF 578.891892
XAG 0.016554
XAU 0.000240557805
XCD 2.70255
XCG 1.803098
XDR 0.707052
XOF 578.891892
XPF 105.029547
YER 236.403721
ZAR 16.41148
ZMK 9001.203741
ZMW 19.559579
ZWL 321.999592
SSP 5712.5919
MXV 2.045277
  • AEX

    3.2000

    1105.55

    +0.29%

  • BEL20

    -25.9400

    5737.76

    -0.45%

  • PX1

    -7.3300

    8131.86

    -0.09%

  • ISEQ

    5.7300

    14337.15

    +0.04%

  • OSEBX

    1.2600

    2108.79

    +0.06%

  • PSI20

    21.1600

    9638.63

    +0.22%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -20.9400

    4631.6

    -0.45%

  • N150

    -6.4200

    4271.03

    -0.15%

En Libye, le calvaire des migrants refoulés avec l'aide européenne
En Libye, le calvaire des migrants refoulés avec l'aide européenne / Photo: © AFP

En Libye, le calvaire des migrants refoulés avec l'aide européenne

La Libye n'est pas un pays "sûr" pour les milliers de migrants et réfugiés qui y transitent pour tenter de rejoindre l'Europe. Pourtant, l'Union européenne soutient financièrement les autorités libyennes pour intercepter et refouler les candidats à l'exil.

Taille du texte:

Quand Godwin a voulu rejoindre les côtes italiennes à bord d'une embarcation pneumatique, la Libye était en pleine guerre civile. "C'était en 2019. J'ai payé 6.000 dinars (1.100 euros) pour embarquer", se souvient ce Nigérian de 34 ans.

"Nous étions 60" partis de Zaouia, près de Tripoli, raconte à l'AFP ce travailleur journalier occasionnel. "Il faisait nuit et je ne connaissais pas la destination exacte", poursuit Godwin, bonnet et t-shirt tacheté de peinture.

Comme la plupart, il s'accroche à une image romancée du Vieux continent: "je voulais juste aller en Europe et avoir une bonne vie". Mais Godwin est conscient des risques: "je me disais que si je survivais ce serait grâce à Dieu et si je mourais ce serait selon sa volonté".

Le périlleux périple en Méditerranée vire au cauchemar: "en voyant arriver un bateau libyen avec à son bord des hommes armés, j'ai pensé me jeter à l'eau. Je ne voulais pas retourner en Libye".

- "Rançon" -

"Ils nous ont ramenés. J'ai été emprisonné et on a réclamé 3.000 dinars (550 euros) à ma famille. Elle a payé la rançon et j'ai été relâché", se remémore Godwin, qui veut recommencer dès que possible.

Houssein a "tenté de rejoindre l'Europe par la mer en 2017", confie à l'AFP ce Soudanais qui attend aussi sous un pont d'être embauché sur un chantier pour 10 à 20 euros la journée.

Poussé sur la route migratoire par la misère, ce réfugié de 26 ans a pris le large "en pleine nuit" sur une embarcation interceptée peu après par les gardes-côtes. "J'ai été emprisonné pendant 28 heures avant de m'enfuir", lâche-t-il.

Comme Godwin et Houssein, des dizaines de milliers de migrants et réfugiés tentent chaque année de gagner l'Europe mais sont la proie de trafiquants, quand ils ne meurent pas en mer.

Depuis janvier, environ 13.000 personnes ayant tenté de traverser la Méditerranée ont été ramenées en Libye, et pour certains emprisonnés, selon l'Organisation internationale pour les migrations (OIM) qui fait état aussi de 206 morts et 712 disparus.

Détenus de façon "arbitraire et systématique" en Libye dans des centres contrôlés par des groupes armés ou des trafiquants, les migrants sont victimes de "meurtre, disparition forcée, torture, réduits à l'esclavage, subissent des violences sexuelles, viols et autres actes inhumains", selon une enquête publiée fin juin par l'ONU.

Ce qui n'empêche pas l'UE de soutenir financièrement les gardes-côtes locaux pour freiner les arrivées sur ses côtes.

- "Contribuables" -

Début août, Human Rights Watch (HRW) a accusé l'agence européenne des frontières Frontex de soutenir, à l'aide de drones notamment, "les efforts des forces libyennes pour intercepter les bateaux" de migrants malgré des "preuves accablantes de torture et d'exploitation".

Sur les réseaux sociaux, de nombreux migrants bloqués en Libye dénoncent ces aides européennes. "Nous vivons dans la peur, torturés par l'argent des contribuables européens", déplore le compte "Réfugiés en Libye" sur Twitter.

Les critiques ne portent pas seulement sur le soutien financier.

Alarm Phone, une ONG qui gère une ligne téléphonique d'urgence pour les migrants en difficulté, affirme dans un rapport paru à la mi-août avoir été "témoin d'une politique de non-assistance d'innombrables fois, avec l'abandon de bateaux menaçant de chavirer dans la zone (de secours) maltaise", dont on ne sait pas toujours ce qu'ils sont devenus.

"Au lieu d'avoir une Europe qui paye la Libye pour stopper les migrations, les pays africains devraient s'occuper de leurs populations pour qu'elles n'émigrent pas", dénonce par ailleurs Houssein.

"Si ma situation était bonne, je ne serais pas venu ici."

Les autorités libyennes se défendent de toute violence.

A la mi-mai, elles ont annoncé l'interception de 3.000 migrants en quelques jours, dont environ 300 ont été présentés à la presse assis en bon ordre dans un centre de détention, devant leur bateau en bois exposé pour l'occasion.

"Les arrestations se font selon les dispositions en vigueur", avait alors assuré à l'AFP un responsable du centre.

A.Maldonado--TFWP