The Fort Worth Press - Bolivie: le président Paz décrète l'état d'exception après six semaines de contestation

USD -
AED 3.672503
AFN 64.000009
ALL 80.712093
AMD 364.394871
ANG 1.790365
AOA 918.000259
ARS 1524.6764
AUD 1.424207
AWG 1.8
AZN 1.701076
BAM 1.717716
BBD 2.016134
BDT 123.177046
BGN 1.683441
BHD 0.377383
BIF 3014.939006
BMD 1
BND 1.278905
BOB 12.267697
BRL 5.186703
BSD 1.000953
BTN 95.858456
BWP 13.630595
BYN 3.024376
BYR 19600
BZD 2.013235
CAD 1.415295
CDF 2340.000263
CHF 0.830795
CLF 0.024352
CLP 961.549739
CNY 6.71325
CNH 6.714065
COP 3304.75
CRC 455.108332
CUC 1
CUP 24.025823
CVE 96.778865
CZK 21.42195
DJF 178.251648
DKK 6.56825
DOP 59.527678
DZD 133.77999
EGP 51.709801
ERN 15
ETB 162.38462
EUR 0.87864
FJD 2.237195
FKP 0.754816
GBP 0.755285
GEL 2.615009
GGP 0.754816
GHS 11.626559
GIP 0.754816
GMD 73.49826
GNF 8803.600834
GTQ 7.644576
GYD 209.441419
HKD 7.84337
HNL 26.866497
HRK 6.620898
HTG 131.00126
HUF 322.190317
IDR 17976
ILS 3.051398
IMP 0.754816
INR 96.01415
IQD 1311.329993
IRR 1374837.487483
ISK 120.389894
JEP 0.754816
JMD 158.367842
JOD 0.708992
JPY 157.626501
KES 129.610402
KGS 87.448199
KHR 4070.73506
KMF 433.000266
KPW 900.000318
KRW 1362.904979
KWD 0.30881
KYD 0.834171
KZT 443.156186
LAK 22452.716678
LBP 89639.254709
LKR 330.532926
LRD 172.178625
LSL 16.331596
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.399881
MAD 9.60592
MDL 17.768078
MGA 4419.404276
MKD 54.074585
MMK 2099.83552
MNT 3596.071123
MOP 8.087369
MRU 40.269447
MUR 47.470152
MVR 15.450014
MWK 1735.705221
MXN 17.75037
MYR 4.084597
MZN 63.910078
NAD 16.332887
NGN 1327.861434
NIO 36.833901
NOK 9.51498
NPR 153.367644
NZD 1.764685
OMR 0.384497
PAB 1.000307
PEN 3.398193
PGK 4.459726
PHP 62.494958
PKR 277.376198
PLN 3.843575
PYG 5900.150622
QAR 3.648779
RON 4.636604
RSD 103.147988
RUB 84.147418
RWF 1479.428955
SAR 3.756013
SBD 8.000512
SCR 13.931236
SDG 601.498907
SEK 9.93628
SGD 1.27854
SHP 0.755002
SLE 24.649667
SLL 20969.491881
SOS 572.098558
SRD 37.6675
STD 20697.981008
STN 21.503489
SVC 8.758887
SYP 13002.000254
SZL 16.327731
THB 33.582985
TJS 9.234445
TMT 3.51
TND 2.963376
TOP 2.40776
TRY 48.980703
TTD 6.80881
TWD 31.782502
TZS 2644.984972
UAH 44.823667
UGX 3920.604251
UYU 40.102584
UZS 11846.95307
VES 852.43145
VND 25963
VUV 117.801098
WST 2.745718
XAF 576.350021
XAG 0.016198
XAU 0.000239198684
XCD 2.702551
XCG 1.804034
XDR 0.707052
XOF 576.350021
XPF 104.742206
YER 236.650326
ZAR 16.39065
ZMK 9001.205751
ZMW 19.513758
ZWL 321.999592
SSP 5712.591897
MXV 2.010183
  • AEX

    3.2000

    1105.55

    +0.29%

  • BEL20

    -25.9400

    5737.76

    -0.45%

  • PX1

    -7.3300

    8131.86

    -0.09%

  • ISEQ

    5.7300

    14337.15

    +0.04%

  • OSEBX

    1.2600

    2108.79

    +0.06%

  • PSI20

    21.1600

    9638.63

    +0.22%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -20.9400

    4631.6

    -0.45%

  • N150

    -6.4200

    4271.03

    -0.15%

Bolivie: le président Paz décrète l'état d'exception après six semaines de contestation
Bolivie: le président Paz décrète l'état d'exception après six semaines de contestation / Photo: © AFP

Bolivie: le président Paz décrète l'état d'exception après six semaines de contestation

Le président bolivien Rodrigo Paz a décrété samedi l'état d'exception sur l'ensemble du territoire national après plus de six semaines de protestations et de blocages routiers, affirmant avoir épuisé "toutes les voies du dialogue".

Taille du texte:

Cette décision intervient quelques heures seulement après la signature d'un accord avec la principale centrale syndicale du pays, la Centrale ouvrière bolivienne (COB), qui a annoncé la levée des mesures de pression visant à obtenir la démission du chef de l'Etat.

D'autres organisations maintiennent toutefois leur mouvement de protestation.

"Après avoir épuisé toutes les voies du dialogue, conclu des accords avec ceux dont les revendications étaient légitimes et identifié ceux qui utilisaient la violence pour tenter de déstabiliser la Bolivie, nous avons pris la décision de déclarer l'état d'exception sur l'ensemble du territoire national", a déclaré M. Paz dans une déclaration télévisée.

Début mai, la COB avait entamé un mouvement de contestation pour protester contre l'absence de réponses gouvernementales à la crise économique que traverse le pays, la plus grave depuis quarante ans.

Les paysans et les ouvriers des usines et des mines ont progressivement rejoint le mouvement, rejetant les propositions de réformes du président de centre droit. Son arrivée au pouvoir en novembre a mis fin à vingt années de gouvernements socialistes.

Les barrages routiers à travers le pays ont entraîné des pénuries de nourriture, de médicaments et de carburant dans plusieurs villes du pays, notamment à La Paz, sa capitale administrative.

C'est après l'ouverture la semaine dernière d'un dialogue entre le gouvernement et la COB que les deux parties sont parvenues à un accord.

"À partir de maintenant, les mesures de pression sont levées au niveau national", a annoncé le dirigeant de la centrale syndicale Mario Argollo.

M. Paz a de son côté défendu sa stratégie de négociation plutôt que le recours à la force. "Le dialogue est toujours une option, la première option. La force n'est destinée qu'à ceux qui choisissent la violence", a-t-il déclaré.

- "Trahison" -

Tous les secteurs mobilisés n'ont cependant pas adhéré à l'accord. Des groupes paysans, ainsi que les cultivateurs de coca du Chapare, fief de l'ancien président Evo Morales (2006-2019) dans le centre du pays, poursuivent leur mobilisation.

"Nous avons décidé de durcir les barrages routiers", a déclaré à la chaîne de télévision Unitel le dirigeant d'un des principaux syndicats paysans du pays, Antonio Mallku. "Les frères indigènes se sont sentis trahis" par Mario Argollo et la COB, a-t-il ajouté.

Bien que le nombre de barrages, qui avait dépassé la centaine au plus fort de la contestation, ait diminué, une cinquantaine restent en place.

M. Paz a indiqué avoir ordonné à la police et aux forces armées "de rétablir la libre circulation, reprendre le contrôle des routes et garantir la sécurité de la population". Il a averti que les personnes poursuivant les blocages ou recourant à la violence s'exposeraient à "toute la rigueur de la loi".

Selon les termes de l'accord signé vendredi avec la COB, le gouvernement s'est notamment engagé à ne pas privatiser les entreprises publiques, une revendication majeure des syndicats.

Des groupes de travail réunissant ministres et responsables syndicaux doivent également être mis en place pour examiner plusieurs revendications du mouvement, notamment sur le sort des personnes interpellées lors des affrontements avec les forces de l'ordre.

Selon le Défenseur du peuple, plus d'une centaine de personnes ont été arrêtées depuis le début de la contestation.

Mario Argollo a assuré que l'accord laissait au gouvernement 90 jours pour avancer sur plusieurs revendications syndicales. "La balle est désormais dans son camp", a-t-il ajouté.

M. Paz a également justifié sa décision de décréter l'état d'exception en dénonçant une "tentative de coup d'Etat menée par le narcoterrorisme".

Le gouvernement accuse régulièrement Evo Morales d'avoir encouragé les manifestations et les blocages. Mario Argollo a pour sa part assuré à plusieurs reprises que l'ancien président n'avait jamais dirigé le mouvement.

M.Cunningham--TFWP