The Fort Worth Press - Brésil: Moraes, la bête noire de Bolsonaro à la tête de la justice électorale

USD -
AED 3.672945
AFN 71.010209
ALL 92.079172
AMD 389.71054
ANG 1.808901
AOA 872.635022
ARS 924.74998
AUD 1.49256
AWG 1.8
AZN 1.698816
BAM 1.795506
BBD 2.026568
BDT 117.931652
BGN 1.79641
BHD 0.376908
BIF 2890.192514
BMD 1
BND 1.34558
BOB 6.935774
BRL 5.544698
BSD 1.003691
BTN 83.946037
BWP 13.581448
BYN 3.284647
BYR 19600
BZD 2.023171
CAD 1.37071
CDF 2830.000083
CHF 0.88943
CLF 0.033823
CLP 933.28001
CNY 7.266699
CNH 7.283445
COP 4023.16
CRC 524.933901
CUC 1
CUP 26.5
CVE 101.228346
CZK 23.200402
DJF 178.7052
DKK 6.85359
DOP 59.369492
DZD 134.526067
EGP 48.247004
ERN 15
ETB 58.00134
EUR 0.91858
FJD 2.235702
FKP 0.77056
GBP 0.773345
GEL 2.715015
GGP 0.77056
GHS 15.487294
GIP 0.77056
GMD 67.818493
GNF 8646.157518
GTQ 7.788703
GYD 209.982741
HKD 7.810705
HNL 24.860458
HRK 6.90795
HTG 132.492403
HUF 358.922014
IDR 16191.15
ILS 3.663645
IMP 0.77056
INR 83.63505
IQD 1314.813455
IRR 42087.494858
ISK 137.51022
JEP 0.77056
JMD 157.22312
JOD 0.708704
JPY 157.79102
KES 131.00028
KGS 84.802497
KHR 4122.026678
KMF 450.55002
KPW 900.00035
KRW 1387.209671
KWD 0.30568
KYD 0.836424
KZT 479.197268
LAK 22221.100176
LBP 89880.471504
LKR 305.128158
LRD 195.872503
LSL 18.300712
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 4.848157
MAD 9.833652
MDL 17.750257
MGA 4525.925382
MKD 56.560297
MMK 3247.960992
MNT 3450.000346
MOP 8.072121
MRU 39.695028
MUR 46.650145
MVR 15.309968
MWK 1740.415687
MXN 17.953947
MYR 4.6765
MZN 63.899991
NAD 18.300712
NGN 1627.34022
NIO 36.942511
NOK 10.84382
NPR 134.312573
NZD 1.65852
OMR 0.384969
PAB 1.003691
PEN 3.739075
PGK 3.931037
PHP 58.28103
PKR 279.226737
PLN 3.943016
PYG 7574.728261
QAR 3.645701
RON 4.563599
RSD 107.519051
RUB 88.401597
RWF 1314.721651
SAR 3.750798
SBD 8.457605
SCR 13.618475
SDG 591.999581
SEK 10.635725
SGD 1.344705
SHP 0.77056
SLE 22.847303
SLL 20969.503664
SOS 573.589894
SRD 29.56501
STD 20697.981008
SVC 8.781948
SYP 2512.53037
SZL 18.30108
THB 36.259012
TJS 10.679256
TMT 3.51
TND 3.10373
TOP 2.363097
TRY 33.107175
TTD 6.794396
TWD 32.757995
TZS 2684.999965
UAH 41.629609
UGX 3703.36369
UYU 40.301851
UZS 12634.03349
VEF 3622552.534434
VES 36.526818
VND 25340
VUV 118.722038
WST 2.803608
XAF 602.193192
XAG 0.03399
XAU 0.000414
XCD 2.70255
XDR 0.757106
XOF 602.193192
XPF 109.485165
YER 250.324993
ZAR 18.28105
ZMK 9001.201301
ZMW 26.522106
ZWL 321.999592
  • AEX

    -4.9500

    911.09

    -0.54%

  • BEL20

    -25.2200

    3978.33

    -0.63%

  • PX1

    -50.8300

    7535.85

    -0.67%

  • ISEQ

    -128.0100

    9643.46

    -1.31%

  • OSEBX

    -4.0400

    1439.67

    -0.28%

  • PSI20

    -29.1900

    6760.12

    -0.43%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    12.3300

    2382.85

    +0.52%

  • N150

    -37.3900

    3361.74

    -1.1%

Brésil: Moraes, la bête noire de Bolsonaro à la tête de la justice électorale
Brésil: Moraes, la bête noire de Bolsonaro à la tête de la justice électorale / Photo: © AFP/Archives

Brésil: Moraes, la bête noire de Bolsonaro à la tête de la justice électorale

Surnommé "Robocop" quand il était ministre de la Justice, Alexandre de Moraes, devenu héraut de la lutte contre la désinformation à la Cour suprême du Brésil, va présider à partir de mardi le Tribunal Supérieur Electoral (TSE), au grand dam du président Jair Bolsonaro dont il est l'une des bêtes noires.

Taille du texte:

Il s'agit d'un poste clé en vue de la présidentielle d'octobre : le TSE est chargé de l'organisation du scrutin, mais aussi de sanctionner les candidats qui commettent des irrégularités.

La lutte contre la désinformation est une des priorités de ce tribunal, qui a déjà le président d'extrême droite dans le collimateur en raison de ses attaques constantes -- et dénuées de preuve -- contre le système électoral.

Le 7 septembre 2021, lors du discours le plus enflammé de son mandat, Jair Bolsonaro avait pris pour cible le juge Moraes.

"Je ne respecterai plus la moindre décision d'Alexandre de Moraes. Ma patience a des limites", avait-il scandé, haranguant des milliers de manifestants massés à Sao Paulo.

Parmi les "décisions" du magistrat de la Cour suprême, l'ouverture d'une enquête contre le chef de l'État pour désinformation et l'arrestation de militants bolsonaristes qui menaçaient ouvertement les institutions démocratiques sur les réseaux sociaux.

Lors de ce même discours, Jair Bolsonaro avait déclaré que "seul Dieu" lui ferait quitter le pouvoir et qu'il ne comptait pas "participer à la farce promue par le TSE", à savoir l'élection avec les urnes électroniques, un système pourtant en vigueur depuis 1996.

- "Ligne dure" pragmatique -

C'est dire l'ampleur de la tâche qui attend Alexandre de Moraes, 53 ans, à la tête du tribunal électoral à un mois et demi du scrutin.

"Il va devoir diriger le TSE d'une main de fer pour éviter une rupture de notre système électoral", estime André César, analyste politique du cabinet de consultants Hold.

Le TSE compte sept membres, dont trois issus de la Cour suprême, qui cumulent leurs mandats dans les deux hautes juridictions. Moraes a été élu président du tribunal électoral par ses pairs en juin, pour remplacer à partir de mardi Edson Fachin, autre membre de la Cour suprême.

Chauve, le regard sévère, cet ancien procureur et professeur de Droit à la prestigieuse université de Sao Paulo (USP) a été nommé à la Cour suprême en 2017 par l'ex-président de centre-droit Michel Temer (2016-2018), dont il était ministre de la Justice.

Surnommé Robocop par les autres membres du gouvernement, il avait déjà la réputation d'être un adepte de la "ligne dure" avant d'arriver à Brasilia.

En tant que secrétaire à la Sécurité de l'Etat de Sao Paulo, il a été critiqué par la gauche pour avoir réprimé durement des manifestations étudiantes.

À la Cour suprême, Alexandre de Moraes est chargé d'un dossier épineux : une vaste enquête sur des réseaux de diffusion de masse de fausses informations.

Juge implacable, il sait néamoins se montrer pragmatique et ouvert au dialogue avec des personnalités politiques de tous bords et des hauts gradés de l'Armée.

En mai, il a même donné l'accolade au président Bolsonaro lors d'une cérémonie officielle, une image qui a fait entrevoir la possibilité d'une trêve entre les deux ennemis jurés.

- "Persécution implacable" -

Quelques semaines plus tôt, la tension était encore à son comble entre le magistrat et le chef de l'État.

Ce dernier avait accordé sa grâce présidentielle à Daniel Silveira, un député bolsonariste condamné à de la prison ferme pour avoir déclaré dans une vidéo sur les réseaux sociaux que les juges de la Cour suprême méritaient d'être "tabassés dans la rue".

C'était Alexandre de Moraes qui avait ordonné son arrestation en février 2021, en raison de cette vidéo truffée d'insultes et d'attaques contre les institutions démocratiques.

Autre point d'orgue de ce bras de fer : août 2021, quand le juge Moraes avait ouvert une enquête contre le chef de l'État pour diffusion de fausses informations, après ses attaques contre les urnes électroniques.

Il y a deux semaines, le président Bolsonaro s'est dit victime d'une "persécution implacable" du magistrat, lors d'un entretien à la radio locale Guaiba.

Alexandre de Moraes a pour sa part apporté son soutien appuyé sur Twitter aux manifestations organisées jeudi en défense de la démocratie face aux bravades du président.

A.Williams--TFWP