The Fort Worth Press - A Beyrouth, la quête de justice pour des victimes des frappes israéliennes du "mercredi noir"

USD -
AED 3.6725
AFN 63.49708
ALL 83.283733
AMD 367.929771
ANG 1.790403
AOA 916.999629
ARS 1478.723301
AUD 1.450884
AWG 1.80125
AZN 1.698562
BAM 1.724577
BBD 2.013888
BDT 122.992813
BGN 1.69088
BHD 0.377147
BIF 2984.81535
BMD 1
BND 1.298984
BOB 6.909809
BRL 5.227099
BSD 0.999934
BTN 94.624111
BWP 13.680173
BYN 2.818068
BYR 19600
BZD 2.01104
CAD 1.423985
CDF 2269.000203
CHF 0.812967
CLF 0.023353
CLP 919.202842
CNY 6.790503
CNH 6.81587
COP 3434.24
CRC 455.186766
CUC 1
CUP 26.5
CVE 97.22259
CZK 21.373499
DJF 178.061717
DKK 6.587765
DOP 58.613453
DZD 133.56796
EGP 49.621198
ERN 15
ETB 161.211774
EUR 0.88133
FJD 2.24875
FKP 0.758197
GBP 0.760385
GEL 2.644978
GGP 0.758197
GHS 11.199781
GIP 0.758197
GMD 72.498602
GNF 8761.518452
GTQ 7.627362
GYD 209.162776
HKD 7.83973
HNL 26.755726
HRK 6.642598
HTG 130.744947
HUF 314.104979
IDR 17988
ILS 2.987903
IMP 0.758197
INR 94.24825
IQD 1309.878094
IRR 1375049.999873
ISK 126.749842
JEP 0.758197
JMD 157.488647
JOD 0.709028
JPY 161.779034
KES 129.510271
KGS 87.449959
KHR 4017.494974
KMF 430.999564
KPW 900.00035
KRW 1543.098674
KWD 0.30953
KYD 0.833297
KZT 486.623047
LAK 21948.961236
LBP 89556.012134
LKR 337.341005
LRD 182.134827
LSL 16.623945
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.430933
MAD 9.401479
MDL 17.709096
MGA 4177.101337
MKD 54.361389
MMK 2099.539901
MNT 3580.066416
MOP 8.076099
MRU 39.982188
MUR 48.210307
MVR 15.459765
MWK 1733.881812
MXN 17.63375
MYR 4.138003
MZN 63.896866
NAD 16.623945
NGN 1372.159988
NIO 36.797319
NOK 9.868099
NPR 151.394749
NZD 1.772345
OMR 0.384508
PAB 0.999965
PEN 3.391297
PGK 4.386951
PHP 61.366502
PKR 278.100478
PLN 3.780855
PYG 6099.351442
QAR 3.635217
RON 4.616001
RSD 103.457992
RUB 74.898028
RWF 1468.89467
SAR 3.754889
SBD 8.065041
SCR 13.653597
SDG 600.503146
SEK 9.76813
SGD 1.298095
SHP 0.746601
SLE 24.749864
SLL 20969.503664
SOS 571.478959
SRD 37.460049
STD 20697.981008
STN 21.603509
SVC 8.749173
SYP 110.532098
SZL 16.621989
THB 33.421502
TJS 9.284423
TMT 3.51
TND 2.972467
TOP 2.40776
TRY 46.497296
TTD 6.780184
TWD 31.736503
TZS 2620.50298
UAH 44.88455
UGX 3689.350352
UYU 39.918699
UZS 12024.108178
VES 616.865275
VND 26335
VUV 118.798432
WST 2.761642
XAF 578.424923
XAG 0.017015
XAU 0.00025
XCD 2.70255
XCG 1.802141
XDR 0.716966
XOF 578.417273
XPF 105.162912
YER 238.649893
ZAR 16.61285
ZMK 9001.213701
ZMW 18.024056
ZWL 321.999592
  • AEX

    -0.3200

    1065.35

    -0.03%

  • BEL20

    -41.1300

    5671.66

    -0.72%

  • PX1

    45.0400

    8385.49

    +0.54%

  • ISEQ

    137.9800

    13936.44

    +1%

  • OSEBX

    -18.2800

    1926.78

    -0.94%

  • PSI20

    -80.4000

    9055.89

    -0.88%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -300.8100

    4116.43

    -6.81%

  • N150

    -15.5400

    4183.4

    -0.37%

A Beyrouth, la quête de justice pour des victimes des frappes israéliennes du "mercredi noir"
A Beyrouth, la quête de justice pour des victimes des frappes israéliennes du "mercredi noir" / Photo: © AFP

A Beyrouth, la quête de justice pour des victimes des frappes israéliennes du "mercredi noir"

Devant l'immeuble de leurs familles détruit par une frappe israélienne à Beyrouth, Ghida Krisht et Waël Sabbagh font une promesse solennelle: obtenir justice, devant les instances internationales, pour leurs proches tués.

Taille du texte:

En ce 8 avril, le "mercredi noir" où des frappes israéliennes massives ont fait plus de 350 morts au Liban selon les autorités, Ghida a perdu ses parents et Wael sa mère et son frère.

Ce jour-là, une frappe a visé la Tour Chehab, où ils habitaient depuis une cinquantaine d'années à Tallet el-Khayat, un quartier résidentiel aisé à l'abri de la guerre.

"J'ai perdu ma mère, mon frère, ma maison, mon enfance", dit Wael Sabbagh, un homme d'affaires de 52 ans.

C'est depuis le Mexique où il habite, qu'il a découvert sur les réseaux sociaux les images de la tragédie.

"Au total, neuf personnes ont été tuées dans l'immeuble (..) On en parle comme s'il s'agissait juste de nombres. Mais c'étaient des gens aimés", ajoute-t-il, fumant cigarette sur cigarette.

Sa voisine Ghida Krisht et lui sont en train de constituer un dossier en vue de porter l'affaire devant la justice internationale. "Nous exigeons des comptes. Mais savons que le chemin est long".

- "Aucune activité politique" -

Dans les ruines, il cherche des souvenirs: un lambeau du couvre-lit en crochet de sa mère Afaf, un morceau de bois ajouré du buffet de la salle à manger.

"Ce coussin rouge, c'est ce qui reste du canapé du salon", dit-il. A son poignet, le bracelet de son frère Hassan, retrouvé sur son corps qui n'a été identifié que trois jours plus tard.

Ghida Krisht, elle, a perdu sa mère, la poétesse de renom Khatoun Salma, son père, et une de leurs proches, qui avait fui les bombes israéliennes dans le sud et s'était réfugiée chez eux.

Cette femme de 41 ans au doux sourire, qui travaille dans une organisation humanitaire, habite dans un autre quartier de Beyrouth, où un immeuble a également été soufflé ce jour-là.

"Dès que j'ai su pour la frappe, j'ai appelé mon père, la ligne a coupé. J'ai appelé ma mère, le téléphone sonnait dans le vide", dit-elle, racontant le fol espoir, pendant quelques heures, que sa mère s'en soit sortie vivante.

Les secouristes ne l'ont pas laissé voir les visages de ses parents, défigurés, juste leurs mains et leurs pieds. Elle a reconnu sa mère notamment à son vernis rouge.

"Nous voulons recueillir les témoignages, les preuves pour constituer un dossier complet et avoir recours à la justice internationale. Nous pouvons être un exemple pour d'autres" familles de victimes, dit-elle.

A ce jour, seul un artiste franco-libanais, Ali Cherri, qui a perdu ses parents dans une frappe israélienne contre un immeuble de Beyrouth fin 2024, s'est tourné vers la justice française.

Depuis que le Liban a été entraîné à nouveau dans la guerre le 2 mars, les frappes israéliennes ont fait plus de 3.000 morts selon les autorités.

Après la frappe, Israël avait dit avoir visé un "commandant du Hezbollah" à Beyrouth sans autre précision.

"Il n'y avait pas d'armes dans l'immeuble, il n'y avait aucune activité politique, aucun objectif pour détruire cet immeuble avec ses habitants", assure Waël Sabbagh.

- Poème prémonitoire -

Les parents de Mme Krisht et leur proche étaient au sixième étage, la mère de Waël et son frère au septième. Le propriétaire de l'immeuble, qui habitait au huitième, a été tué.

Deux membres d'une même famille, au troisième étage, portent le nom de famille d'un responsable du Hezbollah qu'Israël a affirmé avoir tué à Beyrouth le 8 avril, sans préciser où.

Ali Youssouf Harchi était selon l'armée israélienne le secrétaire et neveu du chef du Hezbollah, Naïm Qassem. La formation pro-iranienne n'a jamais confirmé sa mort.

Mais les morts du troisième étage sont un homme âgé et son fils autiste, ainsi que leur employée de maison éthiopienne, selon les voisins.

Une partie de l'immeuble de neuf étages reste encore debout. Grâce à une grue, M. Sabbagh a pu accéder à l'appartement et prendre un album photo.

Mme Krisht, elle, a trouvé par le même procédé un souvenir encore plus précieux: dans un portefeuille intact, un poème de sa mère.

"C'était le dernier poème de ma mère écrit avant sa mort (...) il est dur mais tellement expressif", dit-elle en pleurant."J'avais l'impression qu'elle parlait à son pays, ou à Dieu".

"As-tu vu la fumée?

As-tu senti l'incendie?

As-tu recueilli ma faiblesse?

As-tu ramassé ma fatigue, vu mes lambeaux éparpillés?"

C.M.Harper--TFWP