The Fort Worth Press - Ebola: les questions posées par une épidémie singulière

USD -
AED 3.672505
AFN 64.483762
ALL 81.166471
AMD 363.179972
ANG 1.790365
AOA 917.000227
ARS 1525.012599
AUD 1.43287
AWG 1.80125
AZN 1.685566
BAM 1.723635
BBD 2.01455
BDT 122.977945
BGN 1.683441
BHD 0.377018
BIF 2997.193078
BMD 1
BND 1.277876
BOB 12.05776
BRL 5.229402
BSD 1.000181
BTN 95.952657
BWP 13.657294
BYN 3.019137
BYR 19600
BZD 2.011642
CAD 1.41934
CDF 2324.999955
CHF 0.834725
CLF 0.024611
CLP 971.710284
CNY 6.71045
CNH 6.709379
COP 3353
CRC 455.717175
CUC 1
CUP 24.004688
CVE 97.175893
CZK 21.556974
DJF 178.109536
DKK 6.594935
DOP 59.478538
DZD 133.75167
EGP 52.072002
ERN 15
ETB 163.374269
EUR 0.882204
FJD 2.243203
FKP 0.754339
GBP 0.757105
GEL 2.595017
GGP 0.754339
GHS 11.657656
GIP 0.754339
GMD 73.999791
GNF 8797.077629
GTQ 7.636548
GYD 209.280908
HKD 7.84685
HNL 26.851268
HRK 6.645399
HTG 130.898612
HUF 324.1905
IDR 17963
ILS 3.06706
IMP 0.754339
INR 95.96685
IQD 1310.308056
IRR 1374850.000093
ISK 120.679619
JEP 0.754339
JMD 158.34211
JOD 0.709003
JPY 157.636497
KES 129.704905
KGS 87.448303
KHR 4059.204815
KMF 433.000239
KPW 900.000318
KRW 1357.264968
KWD 0.30876
KYD 0.833521
KZT 439.095969
LAK 22442.154059
LBP 89567.332478
LKR 331.075752
LRD 171.53357
LSL 16.386165
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.398082
MAD 9.687185
MDL 17.748225
MGA 4404.707873
MKD 54.27009
MMK 2099.371601
MNT 3597.221926
MOP 8.083477
MRU 40.048647
MUR 47.610371
MVR 15.459817
MWK 1734.386774
MXN 18.026455
MYR 4.082797
MZN 63.881732
NAD 16.385877
NGN 1324.850241
NIO 36.812303
NOK 9.60008
NPR 153.522722
NZD 1.77533
OMR 0.384494
PAB 1.000181
PEN 3.440545
PGK 4.525445
PHP 62.697982
PKR 277.081154
PLN 3.85895
PYG 5875.587713
QAR 3.645826
RON 4.657097
RSD 103.663513
RUB 83.751869
RWF 1476.771496
SAR 3.756513
SBD 8.026199
SCR 13.834899
SDG 601.498266
SEK 10.010175
SGD 1.278775
SHP 0.754404
SLE 24.602594
SLL 20969.491881
SOS 571.602311
SRD 37.752979
STD 20697.981008
STN 21.591705
SVC 8.752132
SYP 13002.000254
SZL 16.382376
THB 33.592498
TJS 9.206879
TMT 3.5
TND 2.96908
TOP 2.40776
TRY 48.999696
TTD 6.785083
TWD 31.852097
TZS 2635.002988
UAH 44.863071
UGX 3920.877416
UYU 40.098881
UZS 11822.560247
VES 856.71525
VND 25972.5
VUV 118.916544
WST 2.76931
XAF 578.687715
XAG 0.016366
XAU 0.000240180808
XCD 2.70255
XCG 1.802599
XDR 0.707052
XOF 578.687715
XPF 105.104986
YER 236.624995
ZAR 16.447845
ZMK 9001.203679
ZMW 19.578657
ZWL 321.999592
SSP 5712.591898
MXV 2.041002
  • AEX

    3.2000

    1105.55

    +0.29%

  • BEL20

    -25.9400

    5737.76

    -0.45%

  • PX1

    -7.3300

    8131.86

    -0.09%

  • ISEQ

    5.7300

    14337.15

    +0.04%

  • OSEBX

    1.2600

    2108.79

    +0.06%

  • PSI20

    21.1600

    9638.63

    +0.22%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -20.9400

    4631.6

    -0.45%

  • N150

    -6.4200

    4271.03

    -0.15%

Ebola: les questions posées par une épidémie singulière
Ebola: les questions posées par une épidémie singulière / Photo: © AFP

Ebola: les questions posées par une épidémie singulière

Une souche inhabituelle, une flambée détectée trop tard, des aides internationales en chute libre... Plusieurs aspects rendent l’épidémie d’Ebola en République démocratique du Congo (RDC) particulièrement difficile à affronter.

Taille du texte:

- Qu'est-ce qui distingue cette épidémie ? -

Elle est "inhabituelle" du fait d'"un mauvais concours de circonstances", résume à l'AFP l'immunologue française Aurélie Wiedemann, spécialiste d'Ebola à l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm).

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a souligné mardi "l'ampleur et la rapidité" de cette épidémie qui se propage dans l'est de la RDC et y est suspectée d'avoir déjà causé plus de 130 morts.

Ebola n'est pas une nouveauté pour ce pays qui a déjà connu 17 épidémies de cette maladie tuant entre un tiers et la moitié des personnes infectées. Mais le pays fait, cette fois, face à une souche peu commune, dite Bundibugyo.

Celle-ci n'apparaît pas forcément plus meurtrière que la souche la plus répandue, dite Zaïre, elle-même très létale. Mais, uniquement identifiée lors de deux précédentes épidémies, elle est mal connue.

- Quelles difficultés ? -

Elles sont multiples et, pour beaucoup, liées à cette souche particulière. En premier lieu, il n'existe pas de traitement ou de vaccin à l'efficacité prouvée contre Bundibugyo.

L'OMS a promis d'examiner si des traitements ou vaccins anti-Ebola peuvent tout de même fonctionner. "On a encore un espoir, ça reste un virus Ebola, même si c'est une souche différente. Mais on part un peu à l'aveuglette", prévient Mme Wiedemann.

Elle souligne que la souche Bundibugyo n'est semblable qu'à 65% à Zaïre, contre laquelle a été développé le principal vaccin.

Autre problème: cette souche a manifestement échappé pendant plusieurs semaines à la plupart des tests de dépistage, calibrés sur Zaïre, contribuant à une détection tardive alors que l'épidémie était bien enclenchée.

Mal détectée, l'épidémie "semble plus importante que ce qui est actuellement estimé, même si sa véritable ampleur reste incertaine", concluaient cette semaine des chercheurs de l'Imperial College London dans des modélisations visant à dépasser les seuls tests virologiques.

S'ajoutent d'autres difficultés liées à la situation en RDC: plusieurs zones de guerre - un premier cas a été détecté dimanche dans une zone contrôlée par les rebelles du M23 - et beaucoup de régions très rurales, difficilement accessibles.

- Qu'est-ce qui peut être fait ? -

Faute de traitement à l'efficacité prouvée, l'enjeu, sur le terrain, est de détecter au plus vite les cas pour prendre en charge les symptômes comme la fièvre, et isoler les patients pour éviter la propagation du virus.

"Un autre pilier, c'est la recherche de cas contacts, ce qui n'est pas facile", ajoute pour l'AFP Mamadou Kaba Barry, qui gère sur place la réponse de l'ONG Alima et souligne aussi les défis posés par certains rites susceptibles de faciliter les contaminations.

"On dit au revoir au mort, on lui fait faire un dernier bain, on l'embrasse... Ce sont des habitudes culturelles ancrées depuis des millénaires, mais c'est une difficulté", explique-t-il.

Sur un autre plan, les ONG font aussi face à la baisse générale des aides internationales, en particulier des Etats-Unis qui ont, depuis le deuxième mandat de Donald Trump, démantelé leur agence d'aide au développement (USAID).

"La diminution de l'aide a eu un impact sur la réponse", admet M. Barry. "Débloquer des fonds le plus rapidement possible pourrait faire une grande différence dès aujourd'hui."

- Y a-t-il un risque de pandémie ? -

La plupart des experts n'y croient guère, même si l'épidémie s'étend déjà à d'autres pays comme l'Ouganda. L'OMS, elle-même, a classé cette épidémie comme une urgence "de portée internationale" mais pas "pandémique".

Une épidémie massive d'Ebola, en Afrique de l'Ouest au milieu des années 2010, ne s'était ainsi pas étendue hors du continent où elle avait causé près de 30.000 morts.

En effet, si Ebola se distingue par son caractère très meurtrier, c'est un virus relativement peu contagieux par rapport par exemple au Covid ou à la rougeole.

"Ebola n'est pas un virus qui passe par voie aérienne", explique l'épidémiologiste Anne Cori, qui a supervisé l'étude de l'Imperial College London, au Science Media Center britannique. "Il se transmet par contact avec les fluides corporels d'une personne infectée, ce qui nécessite des contacts assez rapprochés et limite sa capacité à se répandre dans le monde entier."

P.Grant--TFWP