The Fort Worth Press - Les industriels du plastique sous pression avec la flambée du pétrole

USD -
AED 3.672504
AFN 64.503991
ALL 81.277337
AMD 374.792985
ANG 1.789884
AOA 918.000367
ARS 1358.553739
AUD 1.395089
AWG 1.80125
AZN 1.70397
BAM 1.661047
BBD 2.017495
BDT 123.155973
BGN 1.668102
BHD 0.37819
BIF 2978.470423
BMD 1
BND 1.274789
BOB 6.921738
BRL 4.980804
BSD 1.001741
BTN 92.955964
BWP 13.440061
BYN 2.845131
BYR 19600
BZD 2.014608
CAD 1.37775
CDF 2310.000362
CHF 0.781387
CLF 0.022578
CLP 888.623721
CNY 6.81775
CNH 6.81664
COP 3612.042974
CRC 456.834685
CUC 1
CUP 26.5
CVE 93.647289
CZK 20.634504
DJF 178.377001
DKK 6.352304
DOP 60.053505
DZD 132.66041
EGP 51.884156
ERN 15
ETB 156.407066
EUR 0.849404
FJD 2.218304
FKP 0.738712
GBP 0.73918
GEL 2.703861
GGP 0.738712
GHS 11.068835
GIP 0.738712
GMD 73.503851
GNF 8788.483587
GTQ 7.660623
GYD 209.571532
HKD 7.83895
HNL 26.615143
HRK 6.404704
HTG 131.173298
HUF 307.310388
IDR 17140
ILS 2.95979
IMP 0.738712
INR 92.603504
IQD 1312.242558
IRR 1321500.000352
ISK 122.070386
JEP 0.738712
JMD 158.376152
JOD 0.70904
JPY 158.62504
KES 129.016094
KGS 87.450384
KHR 4006.964202
KMF 418.00035
KPW 899.981198
KRW 1467.110383
KWD 0.30836
KYD 0.83477
KZT 469.692981
LAK 22100.301499
LBP 89702.068028
LKR 316.633403
LRD 184.313559
LSL 16.418192
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.334027
MAD 9.242091
MDL 17.219415
MGA 4154.741178
MKD 52.350418
MMK 2100.2256
MNT 3575.568712
MOP 8.080173
MRU 40.038218
MUR 46.290378
MVR 15.460378
MWK 1736.973969
MXN 17.311104
MYR 3.952504
MZN 63.955039
NAD 16.418192
NGN 1342.480377
NIO 36.859315
NOK 9.368704
NPR 148.729882
NZD 1.710425
OMR 0.385647
PAB 1.001741
PEN 3.446261
PGK 4.342435
PHP 59.564038
PKR 279.298569
PLN 3.59435
PYG 6381.587329
QAR 3.65196
RON 4.330404
RSD 99.664529
RUB 76.139114
RWF 1463.671493
SAR 3.751056
SBD 8.035647
SCR 15.011038
SDG 601.000339
SEK 9.164404
SGD 1.270204
SHP 0.746601
SLE 24.625038
SLL 20969.496166
SOS 572.508387
SRD 37.706038
STD 20697.981008
STN 20.807678
SVC 8.764703
SYP 110.531505
SZL 16.413436
THB 32.023038
TJS 9.446006
TMT 3.505
TND 2.907215
TOP 2.40776
TRY 44.844404
TTD 6.803686
TWD 31.480367
TZS 2599.430974
UAH 44.099112
UGX 3709.711665
UYU 39.848826
UZS 12155.930188
VES 479.657038
VND 26335
VUV 118.227557
WST 2.716649
XAF 557.099665
XAG 0.012343
XAU 0.000207
XCD 2.70255
XCG 1.805342
XDR 0.692853
XOF 557.099665
XPF 101.286679
YER 238.603589
ZAR 16.316204
ZMK 9001.203584
ZMW 19.057285
ZWL 321.999592
  • AEX

    7.0100

    1023.68

    +0.69%

  • BEL20

    88.8300

    5572.1

    +1.62%

  • PX1

    162.7700

    8425.13

    +1.97%

  • ISEQ

    401.7000

    12994.09

    +3.19%

  • OSEBX

    -49.0200

    1968.36

    -2.43%

  • PSI20

    -47.0900

    9185.28

    -0.51%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    49.4300

    4168.91

    +1.2%

  • N150

    16.9000

    4138.84

    +0.41%

Les industriels du plastique sous pression avec la flambée du pétrole
Les industriels du plastique sous pression avec la flambée du pétrole / Photo: © AFP

Les industriels du plastique sous pression avec la flambée du pétrole

Envolée des prix de la matière première et problèmes d'approvisionnement: dans la "vallée du plastique", au coeur du département de l'Ain, la guerre au Moyen-Orient commence à peser sur les industriels.

Taille du texte:

Dans l'usine Francia, au sud d'Oyonnax, les granulés de plastique circulent dans des tuyaux métalliques, comme un concert de bâtons de pluie, avant d'être liquéfiés puis moulés en spatules de boulangerie ou supports de cartes SIM.

L'entreprise de 75 salariés utilise plus de 200 polymères, issus du pétrole, pour produire chaque jour des centaines de milliers de pièces destinées à plusieurs secteurs: alimentaire, paramédical, automobile, etc.

"Pour certaines références, on commence à avoir des reculs de livraison, voire des ruptures de stock", relève auprès de l'AFP son président Ivan Audouard, 52 ans.

Depuis les premières frappes américano-israéliennes sur l'Iran fin février, et avec le blocage du détroit d'Ormuz, le pétrole du Moyen-Orient se fait plus rare et difficile à acheminer.

Son cours a flambé, et avec lui, celui du plastique, un de ses dérivés, raffiné puis transformé en naphta, avant de devenir de petites billes.

"La hausse a été très violente", explique Christophe Desbrosses, président de l'association des Acteurs économiques de la Plastics Vallée (AEPV) qui regroupe près de 350 entreprises et 15.000 salariés dans le Haut-Bugey.

"Sur certaines matières, les prix ont presque doublé au lendemain du début du conflit", raconte-t-il, déplorant aussi un "effet d'aubaine" chez certains fournisseurs.

"On n'a jamais vu ça, c'est de la folie", résume Simon-Pierre Auvachey, dirigeant de l'entreprise familiale Buathier, près d'Oyonnax.

Le polypropylène, un plastique très courant qu'il utilise pour fabriquer notamment des biberons ou des accessoires de parapharmacie, est passé de 1.400 à quasi 2.500 euros la tonne, témoigne-t-il.

Pour ce type de produits, où la matière première peut représenter jusqu'à 40% du prix de revient, la répercussion sur le prix de vente est parfois rédhibitoire: "À ce niveau, nos clients ne peuvent pas acheter".

Chez Francia, Ivan Audouard juge difficile, dans ce contexte, de conserver de bonnes relations avec les clients. "C'est là où c'est le plus dur, il faut renégocier les prix tout le temps."

- "Dans le brouillard" -

Les deux entreprises travaillent aussi des plastiques techniques ou issus d'un pétrole provenant d'autres régions, moins touchés par la volatilité actuelle.

Grâce à cela, "on traverse les crises en souffrant, mais on reste debout", souligne M. Auvachey, évoquant la pandémie de Covid-19 et la guerre en Ukraine qui avaient déjà fragilisé le secteur.

Plus au sud à Saint-Vulbas, dans le parc industriel de la plaine de l'Ain, Fabrice Bachelier, 55 ans, directeur général d'Utz France, est épargné pour l'instant grâce aux stocks qu'il avait constitués avant l'envolée des coûts.

Son entreprise (95 salariés) fabrique des bacs empilables. Il lui reste encore assez de matière dans ses silos pour tenir ses commandes jusqu'à l'été.

En revanche, les nouvelles commandes se font rares. "Les clients n'arrêtent pas leurs projets, mais ils les repoussent. Ils attendent que la situation redevienne normale".

Si celle-ci ne s'améliore pas, il n'aura pas la trésorerie suffisante pour remplir à nouveaux ses stocks avec du plastique à prix fort, et se contentera de commander ce que ses clients se seront engagés à payer.

"Les entreprises arrivent à gérer, mais disons qu'elles naviguent dans le brouillard", estime Christophe Desbrosses de l'AEPV.

"J'ai peur que pour certains, cette crise soit celle de trop", s'inquiète Bibiane Barbaza, responsable des affaires économiques de Polyvia, syndicat national des industriels de la plasturgie et des composites.

Et même si la guerre se terminait demain, "tout ne va pas se débloquer d'un seul coup", prévient-elle: les raffineries ou les sites pétrochimiques, lorsqu'ils n'ont pas été endommagés par des frappes, mettront plusieurs mois à redémarrer.

Par ailleurs, elle craint l'effet "papier toilette" comme au début de la crise du Covid-19, quand les clients se jetaient sur les produits dès leur mise en vente, et aggravaient les pénuries.

L.Holland--TFWP