The Fort Worth Press - Viktor Orban, un modèle pour les dirigeants illibéraux

USD -
AED 3.673042
AFN 63.000368
ALL 83.130403
AMD 368.120403
ANG 1.790403
AOA 917.000367
ARS 1478.086972
AUD 1.450116
AWG 1.80125
AZN 1.70397
BAM 1.715275
BBD 2.014515
BDT 123.02835
BGN 1.69088
BHD 0.377041
BIF 2975
BMD 1
BND 1.294218
BOB 6.912067
BRL 5.177041
BSD 1.000241
BTN 93.880701
BWP 13.593527
BYN 2.900919
BYR 19600
BZD 2.011585
CAD 1.41925
CDF 2267.50392
CHF 0.80956
CLF 0.023471
CLP 923.750396
CNY 6.79815
CNH 6.804685
COP 3452.87
CRC 454.120897
CUC 1
CUP 26.5
CVE 97.250394
CZK 21.30904
DJF 177.720393
DKK 6.565804
DOP 59.403884
DZD 133.36804
EGP 49.530036
ERN 15
ETB 158.650392
EUR 0.877704
FJD 2.26175
FKP 0.756718
GBP 0.757518
GEL 2.64504
GGP 0.756718
GHS 11.25039
GIP 0.756718
GMD 73.000355
GNF 8780.000355
GTQ 7.63095
GYD 209.335368
HKD 7.84285
HNL 26.720388
HRK 6.617804
HTG 130.728584
HUF 310.850388
IDR 17860.6
ILS 3.00205
IMP 0.756718
INR 94.32504
IQD 1310
IRR 1375250.000352
ISK 126.490386
JEP 0.756718
JMD 157.530312
JOD 0.70904
JPY 161.73704
KES 129.303801
KGS 87.450384
KHR 4012.503796
KMF 434.00035
KPW 900.00035
KRW 1535.560383
KWD 0.30961
KYD 0.833556
KZT 485.307724
LAK 22065.000349
LBP 89550.000349
LKR 336.229088
LRD 182.250382
LSL 16.590381
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.405039
MAD 9.415504
MDL 17.734997
MGA 4225.000347
MKD 54.1394
MMK 2099.450161
MNT 3580.242389
MOP 8.08004
MRU 40.070379
MUR 47.730378
MVR 15.450378
MWK 1737.000345
MXN 17.504104
MYR 4.088039
MZN 63.903729
NAD 16.590377
NGN 1376.130377
NIO 36.610377
NOK 9.933039
NPR 150.211581
NZD 1.771166
OMR 0.384997
PAB 1.000285
PEN 3.422039
PGK 4.38325
PHP 61.312038
PKR 278.050374
PLN 3.76695
PYG 6104.908659
QAR 3.645038
RON 4.603104
RSD 103.110373
RUB 78.910966
RWF 1466
SAR 3.755038
SBD 8.051953
SCR 12.970272
SDG 600.000339
SEK 9.73761
SGD 1.294304
SHP 0.746601
SLE 24.803667
SLL 20969.503664
SOS 571.503662
SRD 37.483038
STD 20697.981008
STN 22
SVC 8.751743
SYP 110.532098
SZL 16.590369
THB 33.306504
TJS 9.257398
TMT 3.5
TND 2.937504
TOP 2.40776
TRY 46.553304
TTD 6.797662
TWD 31.859804
TZS 2629.998038
UAH 44.895745
UGX 3671.108656
UYU 40.151731
UZS 12015.000334
VES 620.752985
VND 26300
VUV 119.950905
WST 2.785497
XAF 575.287334
XAG 0.017058
XAU 0.000246
XCD 2.70255
XCG 1.802627
XDR 0.716453
XOF 573.000332
XPF 105.503591
YER 238.625037
ZAR 16.982865
ZMK 9001.203584
ZMW 18.017813
ZWL 321.999592
  • AEX

    -6.9400

    1060.73

    -0.65%

  • BEL20

    7.4500

    5739.78

    +0.13%

  • PX1

    -46.3700

    8384.87

    -0.55%

  • ISEQ

    -103.9100

    13938.48

    -0.74%

  • OSEBX

    -15.5200

    1900.57

    -0.81%

  • PSI20

    -21.0600

    9136.18

    -0.23%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    42.8700

    4287.2

    +1.01%

  • N150

    -28.4100

    4149.42

    -0.68%

Viktor Orban, un modèle pour les dirigeants illibéraux
Viktor Orban, un modèle pour les dirigeants illibéraux / Photo: © AFP

Viktor Orban, un modèle pour les dirigeants illibéraux

Régnant sans partage sur la Hongrie depuis 2010, le Premier ministre nationaliste Viktor Orban a vu son aura se ternir ces dernières années en raison d'une corruption devenue trop visible aux yeux d'une population contrainte elle de se serrer la ceinture.

Taille du texte:

Le dirigeant de 62 ans, qui a fait de son pays le laboratoire de la démocratie illibérale, a réussi à se faire un nom à l'international, grâce à ses passes d'arme fréquentes avec Bruxelles et ses amitiés avec les présidents américain et Donald Trump et russe Vladimir Poutine.

"Les dirigeants illibéraux le considèrent comme un modèle, quelqu'un qui a réussi, qui a su prendre le pouvoir", souligne Emilia Palonen, professeure associée à l'Université d'Helsinki, interrogée par l'AFP.

Né le 31 mai 1963 dans un village situé à une heure de Budapest, c'est pourtant en jeune libéral que Viktor Orban s'est fait un nom quand il défia le régime communiste à Budapest en juin 1989 avec un discours enflammé, réclamant la démocratie.

Un an plus tôt, ce diplômé de droit de l'université de Budapest, qui a bénéficié d'une bourse de la fondation Soros pour étudier à Oxford, avait cofondé l'Alliance des jeunes démocrates (Fidesz).

Il vire cependant rapidement vers un discours défendant les valeurs familiales, rurales et chrétiennes. Un pari payant puisqu'en 1990, il est élu député puis désigné Premier ministre en 1998, à seulement 35 ans.

Quatre ans plus tard, il est battu par le Parti socialiste, héritier des communistes, puis de nouveau en 2006. Une humiliation qui accélère sa mutation.

Revenu plus averti au pouvoir en 2010, alors que le pays est profondément ébranlé par la crise économique, il entreprend de cimenter l'emprise de son parti sur les médias, les institutions et les universités au nom du salut de la "nation hongroise".

En 2014, il est le premier homme politique d'envergure à promouvoir un "Etat illibéral" comme modèle, lors d'un discours dans un village de Transylvanie, en Roumanie, où vit une forte minorité hongroise, relativisant l'Etat de droit.

"Il a tiré les leçons des erreurs de son premier mandat, il a pu faire passer rapidement des changements d'ampleur, consolidant ainsi son pouvoir", analyse Emilia Palonen.

- "Ennemi extérieur" -

Ses attaques contre l'indépendance de la justice, de la presse, des institutions, ses atteintes aux libertés individuelles, dont celles de la communauté LGBT+, ont généré des frictions avec l'Union européenne, qui a gelé des milliards de fonds destinés à la Hongrie.

Il s'oppose également à la politique migratoire du bloc, refusant d'accueillir des demandeurs d'asile contre lesquels il érige en 2015 une clôture de plusieurs centaines de kilomètres.

Cette stratégie, basée sur l'existence d'"un ennemi extérieur", selon la politologue Zsuzsanna Szelenyi, lui a permis de l'emporter à nouveau dans les urnes en 2014, 2018 et 2022 avec la majorité des deux tiers.

Ambitionnant d'être reconduit le 12 avril pour un cinquième mandat consécutif, il a désigné comme nouvel ennemi, après les communistes et les migrants, l'Ukraine, qu'il accuse de vouloir entraîner la Hongrie dans la guerre suite à l'invasion russe.

Mais à en croire les sondages, qui donnent le parti Tisza de son adversaire Peter Magyar largement en tête, cela ne prend plus, les électeurs se disant beaucoup plus préoccupés par les sujets internes comme l'inflation, la déliquescence des services et la corruption qui a permis à l'entourage de Viktor Orban, marié et père de cinq enfants, de s'enrichir outrageusement.

Son autorité a également vacillé devant la participation record l'an dernier à la marche des fiertés de Budapest qu'il avait pourtant interdite.

En cas de victoire, Viktor Orban risque, selon les analystes, d'être confronté à une opinion moins malléable et de se heurter plus violemment à ses partenaires européens qui ont dénoncé sa déloyauté après le veto qu'il a opposé fin mars à un prêt de 90 milliards d'euros à l'Ukraine.

"Il a certainement réussi à laisser son empreinte", estime le politologue Attila Gyulai, du Centre des sciences sociales de l'université ELTE, en pointant le durcissement de la ligne de l'UE sur les migrants.

"Mais il a agi comme un bélier, donc naturellement c'est lui qui s'usera le premier."

G.George--TFWP