The Fort Worth Press - Au Sri Lanka, les pénuries d'énergie ravivent les fantômes de la crise de 2022

USD -
AED 3.672984
AFN 63.999698
ALL 80.977186
AMD 362.830125
ANG 1.790365
AOA 917.99975
ARS 1522.824962
AUD 1.439232
AWG 1.8025
AZN 1.700271
BAM 1.722428
BBD 2.015086
BDT 123.012972
BGN 1.683441
BHD 0.377003
BIF 2995
BMD 1
BND 1.277405
BOB 12.040458
BRL 5.1702
BSD 1.000454
BTN 95.892522
BWP 14.09417
BYN 3.010995
BYR 19600
BZD 2.012171
CAD 1.422375
CDF 2309.999922
CHF 0.83543
CLF 0.024662
CLP 973.780211
CNY 6.70475
CNH 6.709205
COP 3319.17
CRC 456.985341
CUC 1
CUP 24.01166
CVE 97.750209
CZK 21.552505
DJF 177.720292
DKK 6.594725
DOP 59.48895
DZD 133.867992
EGP 51.941799
ERN 15
ETB 163.421342
EUR 0.882129
FJD 2.24725
FKP 0.756991
GBP 0.75395
GEL 2.605011
GGP 0.756991
GHS 11.743978
GIP 0.756991
GMD 73.501138
GNF 8798.844552
GTQ 7.643396
GYD 209.328131
HKD 7.84715
HNL 26.859007
HRK 6.646198
HTG 130.939066
HUF 323.268496
IDR 17933
ILS 3.07365
IMP 0.756991
INR 95.98395
IQD 1310.606294
IRR 1693792.497294
ISK 120.849935
JEP 0.756991
JMD 158.336929
JOD 0.70903
JPY 157.34008
KES 129.6597
KGS 87.448702
KHR 4057.22564
KMF 434.999712
KPW 900.000318
KRW 1355.549791
KWD 0.30888
KYD 0.833726
KZT 440.074329
LAK 22455.503791
LBP 89592.031739
LKR 330.60617
LRD 171.583824
LSL 16.385613
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.399
MAD 9.713019
MDL 17.763022
MGA 4394.578552
MKD 54.223526
MMK 2099.600314
MNT 3599.1704
MOP 8.086624
MRU 40.069045
MUR 47.690165
MVR 15.449751
MWK 1734.754084
MXN 18.069545
MYR 4.080597
MZN 63.909822
NAD 16.385685
NGN 1327.250239
NIO 36.821108
NOK 9.61761
NPR 153.428035
NZD 1.77502
OMR 0.384501
PAB 1.000449
PEN 3.44424
PGK 4.528402
PHP 62.7685
PKR 277.158584
PLN 3.84925
PYG 5852.979771
QAR 3.647324
RON 4.651102
RSD 103.696974
RUB 83.375398
RWF 1477.228194
SAR 3.755513
SBD 8.032647
SCR 13.837787
SDG 601.499865
SEK 10.00663
SGD 1.277635
SHP 0.755829
SLE 24.650049
SLL 20969.491881
SOS 571.727998
SRD 37.621498
STD 20697.981008
STN 21.576683
SVC 8.75393
SYP 13002.000254
SZL 16.377071
THB 33.6035
TJS 9.214436
TMT 3.51
TND 2.978697
TOP 2.40776
TRY 49.015799
TTD 6.787408
TWD 31.877403
TZS 2640.002997
UAH 44.690709
UGX 3921.672237
UYU 40.308767
UZS 11835.41907
VES 857.98905
VND 25962
VUV 119.008285
WST 2.76852
XAF 578.638992
XAG 0.016618
XAU 0.000240947889
XCD 2.70255
XCG 1.803098
XDR 0.707052
XOF 578.638992
XPF 105.029547
YER 236.39594
ZAR 16.42399
ZMK 9001.19938
ZMW 19.559579
ZWL 321.999592
SSP 5712.591899
MXV 2.045433
  • AEX

    3.2000

    1105.55

    +0.29%

  • BEL20

    -25.9400

    5737.76

    -0.45%

  • PX1

    -7.3300

    8131.86

    -0.09%

  • ISEQ

    5.7300

    14337.15

    +0.04%

  • OSEBX

    1.2600

    2108.79

    +0.06%

  • PSI20

    21.1600

    9638.63

    +0.22%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -20.9400

    4631.6

    -0.45%

  • N150

    -6.4200

    4271.03

    -0.15%

Au Sri Lanka, les pénuries d'énergie ravivent les fantômes de la crise de 2022
Au Sri Lanka, les pénuries d'énergie ravivent les fantômes de la crise de 2022 / Photo: © AFP/Archives

Au Sri Lanka, les pénuries d'énergie ravivent les fantômes de la crise de 2022

Comme il y a quatre ans. Dans les rues de la capitale sri-lankaise Colombo, les files qui s'étirent devant les stations-service et la forte hausse des prix de l'énergie pour cause de guerre au Moyen-Orient ont ravivé les douloureux souvenirs de la grande crise de 2022.

Taille du texte:

"Sincèrement, c'est difficile à supporter", soupire Wasantha Jayalath, 55 ans, vendeur au marché de nuit de la ville. "J'ai trois enfants scolarisés à la maison et je n'arrive plus à payer mes factures d'électricité".

Depuis un mois, le blocage de fait du détroit d'Ormuz a progressivement mis au ralenti le Sri Lanka, qui importe la totalité de ses besoins en pétrole.

Pour préserver ses maigres réserves, son gouvernement a rationné la distribution et augmenté les prix de l'essence, relevé ceux de l'électricité et imposé la semaine de travail de quatre jours dans la fonction publique.

Des remèdes sévères pour un pays qui peine à se relever de la plus grave crise économique de son histoire en 2022, quand la pénurie de produits de première nécessité faisait rage et l'inflation dépassait les 70%.

Au bout de quelques mois de violentes manifestations, la foule en colère avait obtenu la démission du président Gotabaya Rajapaksa, accusé de corruption.

- "Abysse" -

A la tête de la contestation d'alors, le Parti de l'avant-garde socialiste (FSP) ne cache pas aujourd'hui son inquiétude.

"La pression sur les lieux de travail a augmenté", explique un membre de son bureau politique, Duminda Nagamuwa. "Le choc a jusqu'à présent pu être absorbé par la population mais il y a aura une réponse à cette crise", avertit-il, "une réponse politique".

Anura Kumara Dissanayake a largement remporté la présidentielle de septembre 2024, et son Front de libération du peuple (JVP, marxiste) a raflé le majorité des deux tiers aux législatives deux mois plus tard.

Wasantha Jayalath a sans hésiter voté pour eux, convaincu par leur promesse de rendre sa vie meilleure.

Aujourd'hui, il déchante. "Je pensais qu'une aube nouvelle allait se lever sur notre pays", dit-il. "Mais ce n'est vraiment pas le cas. C'est même le contraire, je réalise que nous sommes en train de replonger dans l'abysse".

Négociant sur le marché de gros de la capitale, Priyantha Sudharshana Silva, 53 ans, se refuse pourtant à en rendre l'actuel gouvernement responsable. "Manifester ne changerait rien, le pays est déjà en difficulté", observe-t-il, "on se serre les coudes pour faire face".

Si la rue ne gronde pas encore, juge l'avocate Bhavani Fonseka, c'est parce que la population est entièrement occupée à assurer sa survie au quotidien.

- Etat d'urgence -

En plus de déjà restreindre la distribution du carburant, le gouvernement a commencé vendredi à encadrer l'approvisionnement en eau, pour ne pas piocher dans les réserves et réduire les frais de pompage.

"Comparé à 2022 (...) il n'y a pas le même niveau de protestation", décrit Mme Fonseka. "Le Sri Lanka sort tout juste d'un autre désastre (le passage meurtrier du cyclone Ditwah en novembre, ndlr) et l'état d'urgence alors imposé par le gouvernement est toujours en vigueur".

Ce régime d'exception, qui facilite les arrestations et la détention de suspects, pourrait être utilisé pour réprimer toute velléité de protestation, avance-t-elle. "Ces lois (...) font peser une menace sur les libertés".

Le cyclone Ditwah et son cortège d'inondations et de glissements de terrain ont fait 641 morts, des dizaines de milliers de sinistrés et des dégâts d'un montant estimé par la Banque mondiale à plus de 4 milliards de dollars.

Le plan d'urgence débloqué dans la foulée par le gouvernement pour les réparations et l'aide aux victimes - 1,6 milliard de dollars - a sérieusement amputé sa marge de manoeuvre pour répondre à la crise de l'énergie.

"Les prix du pétrole (sur les marchés) vont finir par redescendre", anticipe, fataliste, Shantha Mendis, un habitant de Colombo âgé de 60 ans. "Mais ça ne les fera pas baisser dans notre pays, c'est ça la vérité".

X.Silva--TFWP