The Fort Worth Press - La Bourse de Paris recule à nouveau à cause de la guerre au Moyen-Orient

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La Bourse de Paris recule à nouveau à cause de la guerre au Moyen-Orient
La Bourse de Paris recule à nouveau à cause de la guerre au Moyen-Orient / Photo: © AFP/Archives

La Bourse de Paris recule à nouveau à cause de la guerre au Moyen-Orient

La Bourse de Paris a ouvert dans le rouge lundi, plombée par la flambée des prix du pétrole et la guerre au Moyen-Orient, qui ravive les craintes d'inflation et provoque une hausse du taux d'intérêt de la dette française, à un sommet depuis 2009.

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Vers 9H30, le CAC 40 perdait 1,44% à 7.556,44 points, en recul de 109,18 points. Vendredi, l'indice vedette parisien avait déjà perdu 1,82%. Depuis début mars, il perd près de 12%.

"Le conflit entre dans une nouvelle phase d'escalade et les marchés commencent enfin à prendre conscience de la gravité de ses répercussions potentielles à long terme sur le marché de l'énergie", selon Neil Wilson, analyste de Saxo Markets.

Les prix du pétrole poursuivent leur hausse. Le baril de West Texas Intermediate, référence américaine, prenait 1,68% à 99,88 dollars et le baril de Brent de la mer du Nord 1,66% à 114,05 dollars.

Ils flambent depuis le début du conflit, déclenché le 28 février par les frappes américaines et israéliennes sur l'Iran, en raison de la quasi-paralysie du détroit d'Ormuz, point stratégique pour l'approvisionnement mondial du pétrole.

"La situation s'est encore aggravée avec l'ultimatum de Trump exigeant de l'Iran l'ouverture du détroit d’Ormuz", selon Andreas Lipkow, analyste pour CMC Markets.

Sans réouverture totale et inconditionnelle du détroit au plus tard lundi soir, les Etats-Unis "frapperont et anéantiront" les centrales électriques iraniennes, a en effet prévenu le président américain Donald Trump samedi soir.

Le gouvernement iranien a assuré lundi qu'il fermerait entièrement le détroit d'Ormuz, si les Etats-Unis mettaient à exécution leur menace.

Téhéran a aussi menacé un peu plus tôt de frapper des infrastructures clés du Moyen-Orient, en réaction à l'ultimatum lancé par Donald Trump, après des frappes iraniennes particulièrement destructrices dans le sud d'Israël.

-Le taux français à 1à ans au plus haut depuis 2009 -

"La remontée du pétrole ravive les craintes inflationnistes", explique Antoine Andreani, responsable marchés pour XTB. Cela provoque une hausse des taux d'intérêt des dettes souveraines partout en Europe depuis le début du conflit.

Le rendement de la dette française à échéance dix ans a ainsi bondi lundi à son plus haut niveau depuis juillet 2009, à 3,81%, peu après l'ouverture de la séance. Vers 9H50 il restait à un haut niveau, à 3,78%, contre 3,75% vendredi.

Avant le début de la guerre en Iran, il évoluait autour de 3,20%.

Le taux d'intérêt de la dette allemande, référence en Europe, a dépassé le seuil des 3%. Lundi, il atteignait 3,06%, niveau comparable à 2011.

Une inflation plus élevée réduit la valeur réelle des sommes versées par un emprunteur à ses créanciers. Ces derniers exigent par conséquent des taux d'intérêt plus élevés pour compenser cette perte.

Les investisseurs tablent en outre sur une politique monétaire des banques centrales plus restrictive, avec des hausses potentielles des taux directeurs pour combattre cette inflation, ce qui a un impact direct sur le coût de la dette des Etats.

G.Dominguez--TFWP