The Fort Worth Press - En pleine guerre au Moyen-Orient, les fidèles préparent l'Aïd "le coeur lourd"

USD -
AED 3.67325
AFN 62.999686
ALL 83.000389
AMD 377.496907
ANG 1.790083
AOA 916.999878
ARS 1395.150898
AUD 1.417224
AWG 1.8025
AZN 1.696655
BAM 1.704371
BBD 2.014946
BDT 122.754882
BGN 1.709309
BHD 0.377549
BIF 2970
BMD 1
BND 1.283525
BOB 6.913501
BRL 5.246501
BSD 1.000436
BTN 93.206388
BWP 13.651833
BYN 3.093542
BYR 19600
BZD 2.012088
CAD 1.373695
CDF 2275.000546
CHF 0.790905
CLF 0.02312
CLP 912.898421
CNY 6.900451
CNH 6.88869
COP 3693.2
CRC 468.079358
CUC 1
CUP 26.5
CVE 97.04998
CZK 21.185038
DJF 177.720217
DKK 6.46496
DOP 58.824986
DZD 132.032159
EGP 52.237101
ERN 15
ETB 157.198647
EUR 0.86535
FJD 2.239785
FKP 0.750673
GBP 0.746275
GEL 2.715
GGP 0.750673
GHS 10.897874
GIP 0.750673
GMD 74.000062
GNF 8777.473613
GTQ 7.652926
GYD 209.305771
HKD 7.833035
HNL 26.570209
HRK 6.5191
HTG 131.227832
HUF 339.922033
IDR 16931
ILS 3.12734
IMP 0.750673
INR 92.966396
IQD 1310
IRR 1315124.999664
ISK 124.440077
JEP 0.750673
JMD 157.168937
JOD 0.709004
JPY 157.8535
KES 129.601538
KGS 87.447902
KHR 4010.000096
KMF 427.999847
KPW 899.987979
KRW 1491.679776
KWD 0.30627
KYD 0.833751
KZT 481.121429
LAK 21474.999866
LBP 89549.999743
LKR 311.846652
LRD 183.400113
LSL 16.830382
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.380161
MAD 9.35875
MDL 17.532561
MGA 4164.999848
MKD 53.321164
MMK 2099.739449
MNT 3585.842291
MOP 8.07209
MRU 40.109838
MUR 46.504986
MVR 15.450341
MWK 1737.000045
MXN 17.787655
MYR 3.939027
MZN 63.920974
NAD 16.830329
NGN 1356.999631
NIO 36.719764
NOK 9.518897
NPR 149.125498
NZD 1.70971
OMR 0.384505
PAB 1.000471
PEN 3.454497
PGK 4.302026
PHP 59.955026
PKR 279.149985
PLN 3.69984
PYG 6500.777741
QAR 3.644602
RON 4.408498
RSD 101.660985
RUB 86.148542
RWF 1459
SAR 3.754506
SBD 8.048583
SCR 14.850342
SDG 601.000128
SEK 9.32417
SGD 1.279125
SHP 0.750259
SLE 24.650258
SLL 20969.510825
SOS 571.500628
SRD 37.502039
STD 20697.981008
STN 21.5
SVC 8.753927
SYP 110.528765
SZL 16.829994
THB 32.635505
TJS 9.579415
TMT 3.5
TND 2.91125
TOP 2.40776
TRY 44.293575
TTD 6.781035
TWD 31.853999
TZS 2597.497688
UAH 43.994632
UGX 3781.362476
UYU 40.523406
UZS 12194.99951
VES 454.68563
VND 26290
VUV 119.408419
WST 2.73222
XAF 571.660014
XAG 0.014021
XAU 0.000217
XCD 2.70255
XCG 1.803034
XDR 0.710959
XOF 571.50087
XPF 103.600118
YER 238.549751
ZAR 16.854978
ZMK 9001.202744
ZMW 19.584125
ZWL 321.999592
  • AEX

    -22.4000

    977.63

    -2.24%

  • BEL20

    -124.1200

    5004.77

    -2.42%

  • PX1

    -160.9700

    7807.87

    -2.02%

  • ISEQ

    -285.7400

    12084.12

    -2.31%

  • OSEBX

    12.3100

    1998.47

    +0.62%

  • PSI20

    -188.1800

    8946.83

    -2.06%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -36.6200

    3662.63

    -0.99%

  • N150

    -84.9900

    3813.8

    -2.18%

En pleine guerre au Moyen-Orient, les fidèles préparent l'Aïd "le coeur lourd"
En pleine guerre au Moyen-Orient, les fidèles préparent l'Aïd "le coeur lourd" / Photo: © AFP

En pleine guerre au Moyen-Orient, les fidèles préparent l'Aïd "le coeur lourd"

Aziza Ahmad n'a rien prévu, ni repas en famille, ni cadeaux pour les enfants. Entre la guerre et la flambée des prix, "il n'y a rien à fêter" pour l'Aïd el-Fitr, qui marque la fin du ramadan, dit cette Libanaise de 49 ans.

Taille du texte:

De Beyrouth à Dubaï, de Manama à Jérusalem-est, le mois sacré du jeûne s'achève avec un goût amer pour des millions de musulmans, en pleine escalade régionale au Moyen-Orient.

Le petit appartement vétuste de Beyrouth où Aziza vit avec son mari et ses trois fils abrite en ce moment 12 personnes. Mais "quand un bombardement survient" sur la banlieue sud, pilonnée sans relâche par Israël, "nous pouvons recevoir jusqu'à huit familles", dit-elle.

"Peut-être que c'est différent chez les riches, mais la joie de l'Aïd est absente" à Aïcha Bakkar, un quartier populaire de Beyrouth. "Nous n'avons pas d'argent, et les déplacés ne peuvent même pas rentrer chez eux" pour la fête religeuse.

Au Liban, déjà frappé par une grave crise économique avant que la guerre éclate, les prix de certains produits ont fortement augmenté sur les marchés, où un kilo de tomates coûte jusqu'à 250.000 livres (2,40 euros) contre 50.000 auparavant.

En cette veille d'Aïd, Aziza a monté un petit stand de pâtisseries devant chez elle afin de compléter le salaire de son mari, laveur de voiture. "On n'en mangera aucune, tout est à vendre", assure-t-elle.

Pétrir la pâte, l'arroser de fleur d'oranger, concasser les pistaches: toute la famille s'active dans le hall d'immeuble transformé en cuisine, aux murs lézardés encombrés de fils électriques.

- "Tout le monde a peur" -

D'habitude, les enfants profitent des jours fériés et envahissent la rue. Cette année, "nous ne sortirons même pas pour jouer", dit la petite Yasmine, 11 ans, un grand ruban rose dans les cheveux. "Tout le monde a peur, Israël frappe, alors on reste à la maison".

Dans le Golfe, la peur des bombardements et la morosité ambiante ont aussi refroidi l'atmosphère. Longtemps paisibles, ces monarchies qui accueillent des bases américaines, sont la cible d'intenses représailles iraniennes depuis le début de l'offensive israélo-américaine sur Téhéran le 27 février.

Une vingtaine de morts y ont été recensés et plusieurs pays demandent à la population de se mettre à l'abri dans des bâtiments durant les frappes.

Au Koweït, les autorités ont interdit les pièces de théâtre, les concerts et les mariages jusqu'à nouvel ordre, une "mesure préventive visant à limiter les grands rassemblements".

"Traditionnellement, les gens achètent de nouveaux vêtements, surtout pour les enfants", explique Ali Ibrahim, un comptable égyptien de 41 ans installé dans le petit pays pétrolier. "Mais les magasins, qui proposent des soldes et des réductions sont moins fréquentés que d'habitude".

Dès le début du conflit, le Qatar a suspendu l'ensemble des événements publics jusqu'à nouvel ordre.

Quant aux Emirats, les prières de rue y sont bannies pour l'Aïd, et devront se tenir à l'intérieur des mosquées, là encore pour des raisons de sécurité.

- "Célébrations intimes" -

Juhi Yasmeen Khan, une Indienne de 53 ans installée à Dubaï depuis 30 ans, estime qu'il ne serait "pas approprié de célébrer (l'Aïd) en grande pompe comme d'habitude".

Pour cette travailleuse sociale, cette fois la priorité devrait être "le recueillement, la gratitude et le partage plutôt que les festivités".

"Compte tenu de la situation actuelle, beaucoup d'entre nous privilégient des célébrations intimes à la maison", dit-elle sobrement. "Avec ma mère, ma soeur et mon fils (...) nous ferons vivre l'esprit de l'Aïd".

Pour les musulmans de Jérusalem-Est occupée, ce ramadan a été marqué par la fermeture de la mosquée Al-Aqsa, troisième lieu saint de l'islam.

"Nous avons le cœur lourd car nous sommes privés de la mosquée Al-Aqsa", confie Ihab, un homme de 30 ans qui ne donne que son prénom.

Les lanternes ornées de croissants de lune qui décorent habituellement la rue menant à l'Esplanade des mosquées ont disparu, et les ruelles étroites si animées de la vieille ville sont désertes.

A Bahreïn, où la population vit au rythme des sirènes qui retentissent plusieurs fois par jour, des habitants rencontrés par l'AFP restent malgré tout déterminés à célébrer la fin du ramadan.

Dans un salon de beauté de Manama, Sarah, cinq ans, attend son tour pour se faire appliquer du henné sur les mains. Sa mère, Maryam Abdullah, entend "se préparer pour la fête comme d'habitude".

La guerre "passera sûrement et ne nous empêchera pas de profiter de l'ambiance de l'Aïd, même si nous nous contenterons de rendre visite à notre famille", ajoute-t-elle.

Hessa Ahmed, une Bahreïnie d'une trentaine d'années, renchérit: "je suis allée faire du shopping avec une amie (...) et nous allons fêter l'Aïd en famille, avec nos proches et nos amis".

burs-ha-cl/at/cm

T.Gilbert--TFWP