The Fort Worth Press - Gaza fête son premier Aïd en période de trêve, mais craint l'oubli face à la guerre en Iran

USD -
AED 3.673097
AFN 62.999892
ALL 83.60053
AMD 377.460033
ANG 1.790083
AOA 917.000162
ARS 1396.201602
AUD 1.405501
AWG 1.8
AZN 1.703806
BAM 1.698067
BBD 2.012346
BDT 122.592856
BGN 1.709309
BHD 0.377576
BIF 2971
BMD 1
BND 1.27672
BOB 6.904306
BRL 5.178599
BSD 0.99914
BTN 92.269556
BWP 13.578585
BYN 2.99684
BYR 19600
BZD 2.009473
CAD 1.369175
CDF 2265.000051
CHF 0.7846
CLF 0.022985
CLP 907.560131
CNY 6.88685
CNH 6.88147
COP 3698.75
CRC 468.334867
CUC 1
CUP 26.5
CVE 97.149892
CZK 21.160975
DJF 177.719886
DKK 6.471775
DOP 60.949815
DZD 132.090399
EGP 52.247699
ERN 15
ETB 157.374982
EUR 0.86604
FJD 2.2071
FKP 0.751829
GBP 0.74834
GEL 2.72013
GGP 0.751829
GHS 10.884989
GIP 0.751829
GMD 73.477673
GNF 8780.000295
GTQ 7.653371
GYD 209.039327
HKD 7.837251
HNL 26.569754
HRK 6.528505
HTG 131.058583
HUF 336.315028
IDR 16970
ILS 3.099451
IMP 0.751829
INR 92.40205
IQD 1310
IRR 1314000.000258
ISK 124.370067
JEP 0.751829
JMD 157.174113
JOD 0.708978
JPY 158.924498
KES 129.549688
KGS 87.449523
KHR 4009.999789
KMF 427.00018
KPW 900.043905
KRW 1484.575002
KWD 0.30668
KYD 0.832653
KZT 481.436783
LAK 21474.999876
LBP 89550.00017
LKR 311.138509
LRD 183.502002
LSL 16.690109
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.399112
MAD 9.395009
MDL 17.430149
MGA 4155.000346
MKD 53.463251
MMK 2100.153228
MNT 3574.497589
MOP 8.064858
MRU 40.105042
MUR 46.640549
MVR 15.450311
MWK 1736.000162
MXN 17.650102
MYR 3.924973
MZN 63.897936
NAD 16.689905
NGN 1356.690045
NIO 36.719761
NOK 9.576885
NPR 147.632919
NZD 1.704055
OMR 0.38447
PAB 0.99918
PEN 3.428502
PGK 4.302502
PHP 59.598015
PKR 279.274986
PLN 3.68888
PYG 6476.931358
QAR 3.64325
RON 4.410703
RSD 101.718001
RUB 82.371475
RWF 1459
SAR 3.754562
SBD 8.05166
SCR 15.021868
SDG 600.999693
SEK 9.26904
SGD 1.27583
SHP 0.750259
SLE 24.598675
SLL 20969.510825
SOS 571.508373
SRD 37.625007
STD 20697.981008
STN 21.6
SVC 8.742121
SYP 110.875895
SZL 16.689955
THB 32.25099
TJS 9.576859
TMT 3.51
TND 2.932502
TOP 2.40776
TRY 44.180699
TTD 6.779043
TWD 31.836034
TZS 2615.000004
UAH 43.89828
UGX 3771.52085
UYU 40.615395
UZS 12105.000083
VES 447.80816
VND 26300
VUV 119.587146
WST 2.754209
XAF 569.538132
XAG 0.01257
XAU 0.0002
XCD 2.70255
XCG 1.800754
XDR 0.70982
XOF 575.499774
XPF 103.849903
YER 238.550221
ZAR 16.63664
ZMK 9001.200468
ZMW 19.488689
ZWL 321.999592
  • AEX

    5.0400

    1012.81

    +0.5%

  • BEL20

    37.9500

    5167

    +0.74%

  • PX1

    38.8800

    7974.49

    +0.49%

  • ISEQ

    -80.1600

    12252.18

    -0.65%

  • OSEBX

    5.7000

    1972.42

    +0.29%

  • PSI20

    45.6500

    9175.24

    +0.5%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    7.5600

    3787.95

    +0.2%

  • N150

    30.4800

    3889.07

    +0.79%

Gaza fête son premier Aïd en période de trêve, mais craint l'oubli face à la guerre en Iran
Gaza fête son premier Aïd en période de trêve, mais craint l'oubli face à la guerre en Iran / Photo: © AFP

Gaza fête son premier Aïd en période de trêve, mais craint l'oubli face à la guerre en Iran

Pour le premier Aïd el-Fitr célébré en période de trêve depuis le début de la guerre à Gaza, Raeda Abou Diya se réjouit d'avoir pu acheter des vêtements de fête pour sa fille, mais craint que les Palestiniens soient "oubliés" à cause de la guerre contre l'Iran.

Taille du texte:

Le cessez-le-feu en vigueur depuis octobre entre Israël et le mouvement islamiste palestinien Hamas a permis une accalmie des combats après deux ans de guerre, même si des frappes israéliennes et des victimes continuent d'être signalées.

"Cette année, j'ai décidé de fêter avec ce que nous avons à notre disposition", confie à l'AFP cette femme de 38 ans, qui vit sous une tente à Gaza-ville avec son mari et leur fille Fidaa depuis la destruction de leur maison.

L'adolescente de 15 ans savoure, elle, ce rare moment de joie et les cadeaux - un jean, un tee-shirt et une veste - que sa mère lui a achetés.

Son ancienne chambre lui manque. Mais elle espère que cette fête marquera "le début du retour d'une belle vie à Gaza".

De nombreux habitants de Gaza font de même: ils suivent les développements de l'offensive israélo-américaine, déclenchée le 28 février, à travers les radios locales récemment revenues à l'antenne, dont les voix résonnent entre les tentes du territoire dévasté.

Ce qui se passe en Iran "a un impact direct sur notre vie: aujourd'hui Gaza est oubliée et le monde ignore la souffrance de ses habitants", estime Raeda Abou Diya.

- "Aucune ressource" -

Ibtissame Skik, 33 ans, n'a pas pu acheter des vêtements de l'Aïd pour ses deux filles âgées de huit et onze ans, évoquant une situation financière "très difficile" en raison de "prix élevés".

"Si la guerre en Iran prend fin, peut-être que le monde prêtera de nouveau attention à Gaza", ajoute-t-elle, depuis un quartier de l'ouest de Gaza-ville.

Car si le cessez-le-feu a permis un afflux de biens commerciaux et d'aide humanitaire dans le territoire assiégé par Israël, nombre de denrées restent inaccessibles pour une grande partie de la population. Le conflit en Iran a en outre perturbé le transit des marchandises.

Selon l'ONU, la situation humanitaire reste "catastrophique" dans la bande de Gaza, "en raison des interruptions de l'entrée des marchandises et des pénuries de gaz de cuisson".

A son étal, Hussein Doueima, 49 ans, dont le magasin de vêtements a été détruit pendant la guerre, explique que les "frais de transport" notamment font bondir les prix des marchandises.

Une chemise pour enfant coûte entre 50 et 100 shekels, soit 14 à 28 euros, et certains chocolats dépassent 100 shekels le kilo.

Dans la ville de Gaza, où la plupart des marchés ont été détruits totalement ou partiellement, de nouveaux marchés populaires ont vu le jour.

La municipalité a partiellement restauré celui de Cheikh Radwane où Imad al-Bahtimi, 37 ans, vend fruits secs et confiseries, et diffuse des prières par haut-parleur "pour répandre la joie".

Hossam Abou Chaqfa, 28 ans, qui vit avec sa famille dans la région d'al-Mawasi, dans le sud, raconte qu'il entend encore le bruit des explosions de temps à autre.

"Nous sommes fatigués de la guerre et de la destruction. L'Iran est loin de nous, mais la guerre là-bas a un impact sur nous", affirme-t-il.

Il a reçu des vêtements et des sucreries pour ses trois enfants de la part d'une association caritative. "Ce sont les plus beaux jours que nous vivons depuis le début de la guerre".

G.George--TFWP