The Fort Worth Press - Financement libyen: le procès en appel de Nicolas Sarkozy s'est ouvert à Paris

USD -
AED 3.672502
AFN 62.99991
ALL 83.847188
AMD 377.663361
ANG 1.790083
AOA 916.999566
ARS 1398.213497
AUD 1.417696
AWG 1.8
AZN 1.703637
BAM 1.708212
BBD 2.017486
BDT 122.914738
BGN 1.709309
BHD 0.377651
BIF 2973.692945
BMD 1
BND 1.281814
BOB 6.92176
BRL 5.265302
BSD 1.001712
BTN 92.461144
BWP 13.649683
BYN 2.963911
BYR 19600
BZD 2.014516
CAD 1.367675
CDF 2256.999987
CHF 0.78755
CLF 0.023195
CLP 915.860146
CNY 6.896604
CNH 6.89166
COP 3694.09
CRC 471.29313
CUC 1
CUP 26.5
CVE 96.306777
CZK 21.297601
DJF 178.376159
DKK 6.50885
DOP 61.540611
DZD 132.375034
EGP 52.358967
ERN 15
ETB 156.356736
EUR 0.87114
FJD 2.215903
FKP 0.754939
GBP 0.752865
GEL 2.729771
GGP 0.754939
GHS 10.878299
GIP 0.754939
GMD 73.445873
GNF 8781.936498
GTQ 7.681659
GYD 209.565567
HKD 7.830625
HNL 26.515042
HRK 6.563202
HTG 131.339112
HUF 339.557056
IDR 16999
ILS 3.123685
IMP 0.754939
INR 92.2685
IQD 1312.214231
IRR 1321724.999909
ISK 125.1098
JEP 0.754939
JMD 157.170494
JOD 0.709023
JPY 159.113025
KES 129.498985
KGS 87.450098
KHR 4016.786833
KMF 431.000302
KPW 899.999993
KRW 1490.24498
KWD 0.30674
KYD 0.83472
KZT 490.385917
LAK 21464.006848
LBP 89699.372893
LKR 311.744232
LRD 183.302982
LSL 16.823764
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.391601
MAD 9.434294
MDL 17.474278
MGA 4159.188076
MKD 53.71692
MMK 2099.642329
MNT 3571.28497
MOP 8.074956
MRU 40.077209
MUR 46.740091
MVR 15.449849
MWK 1736.867158
MXN 17.805045
MYR 3.930504
MZN 63.909615
NAD 16.823837
NGN 1380.030291
NIO 36.857988
NOK 9.70619
NPR 147.937656
NZD 1.71158
OMR 0.3845
PAB 1.001625
PEN 3.454329
PGK 4.380142
PHP 59.696976
PKR 279.690813
PLN 3.718505
PYG 6462.347372
QAR 3.641255
RON 4.437799
RSD 102.272826
RUB 81.450381
RWF 1461.74237
SAR 3.752614
SBD 8.051718
SCR 13.688485
SDG 600.99956
SEK 9.375185
SGD 1.278935
SHP 0.750259
SLE 24.550073
SLL 20969.510825
SOS 571.47349
SRD 37.547978
STD 20697.981008
STN 21.398501
SVC 8.76469
SYP 110.524985
SZL 16.818349
THB 32.415975
TJS 9.601069
TMT 3.5
TND 2.962352
TOP 2.40776
TRY 44.187974
TTD 6.793399
TWD 31.984946
TZS 2605.000414
UAH 44.172726
UGX 3766.136217
UYU 40.238092
UZS 12094.904122
VES 442.704625
VND 26290
VUV 119.565255
WST 2.735215
XAF 572.920733
XAG 0.012652
XAU 0.0002
XCD 2.70255
XCG 1.805255
XDR 0.71253
XOF 572.918232
XPF 104.162209
YER 238.550019
ZAR 16.789401
ZMK 9001.1894
ZMW 19.497092
ZWL 321.999592
  • AEX

    9.7200

    1011.42

    +0.97%

  • BEL20

    25.5500

    5135.23

    +0.5%

  • PX1

    49.0500

    7960.77

    +0.62%

  • ISEQ

    16.1100

    12410.18

    +0.13%

  • OSEBX

    20.6300

    1966.63

    +1.06%

  • PSI20

    32.9200

    9176.54

    +0.36%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -21.0100

    3730.06

    -0.56%

  • N150

    21.9400

    3870.32

    +0.57%

Financement libyen: le procès en appel de Nicolas Sarkozy s'est ouvert à Paris
Financement libyen: le procès en appel de Nicolas Sarkozy s'est ouvert à Paris / Photo: © AFP

Financement libyen: le procès en appel de Nicolas Sarkozy s'est ouvert à Paris

La liberté, ou la prison et le déshonneur pour Nicolas Sarkozy: le procès en appel de dix personnes dans l'affaire du financement libyen s'est ouvert lundi à Paris, une échéance cruciale pour l'ex-président après son incarcération à l'automne.

Taille du texte:

A l'occasion de cette audience, prévue jusqu'au 3 juin dans le décor monumental de la première chambre de la cour d'appel de Paris, les enjeux ne sauraient être plus élevés pour le prévenu le plus célèbre de France, devenu l'année dernière le premier ex-président (2007-2012) à être incarcéré dans l'histoire de la République.

Sourire crispé, M. Sarkozy, 71 ans, est entré dans la salle quelques minutes avant l'ouverture de l'audience, serrant les mains de gendarmes et avocats sur son passage, avant de s'asseoir au premier rang des prévenus.

En septembre, le tribunal correctionnel de Paris l'a déclaré coupable d'association de malfaiteurs et l'a condamné à cinq ans d'emprisonnement ferme en raison d'une "corruption au plus haut niveau" d'une "exceptionnelle gravité".

Entré le 21 octobre à la prison de la Santé sous les caméras du monde entier, Nicolas Sarkozy a obtenu sa mise en liberté sous contrôle judiciaire trois semaines plus tard.

Dans ce feuilleton politico-financier aux multiples méandres, qui a commencé en 2011, l'ancien champion de la droite est accusé d'avoir voulu faire financer par des fonds secrets de la Libye du dictateur Mouammar Khadafi sa campagne présidentielle victorieuse de 2007, ce qu'il a toujours nié vigoureusement.

En première instance, le tribunal correctionnel l'a relaxé pour trois des quatre infractions pour lesquelles il était jugé.

Les juges ont estimé que le financement libyen de la campagne électorale de 2007 n'était pas établi, malgré l'envoi corroboré de 6,5 millions d'euros par la Libye en janvier et novembre 2006. Pour les magistrats, il n'a pas été apporté la preuve que ces fonds ont effectivement atterri dans les caisses de la campagne qui a porté Nicolas Sarkozy à l'Élysée.

Toutefois, ils ont jugé que l'ex-président avait effectivement laissé ses plus proches collaborateurs, Claude Guéant et Brice Hortefeux, démarcher le pouvoir libyen en ce sens à l'occasion de rendez-vous secrets qu'ils ont eus en Libye fin 2005 avec un proche de Mouammar Kadhafi, recherché par la justice française.

- "Pacte démocratique" fragilisé -

Outre Nicolas Sarkozy, définitivement condamné dans les affaires Bismuth et Bygmalion, respectivement pour corruption et financement illégal de campagne, neuf autres prévenus seront rejugés à l'occasion de ce procès en appel.

"Le financement occulte de campagne électorale – qui repose sur un ensemble complexe d'acteurs, de transactions financières et de montages juridiques – fragilise le pacte démocratique. Chaque euro détourné ou injecté illégalement est une atteinte directe à la souveraineté", ont estimé dans un communiqué les associations anticorruption Sherpa, Anticor et Transparency International France, parties civiles.

Aux côtés de l'ancien chef de l'Etat doivent notamment comparaître son ex-bras droit Claude Guéant et l'ancien ministre Brice Hortefeux, son ami de toujours.

Secrétaire général de l'Elysée sous la présidence Sarkozy, Claude Guéant a été l'un des plus lourdement sanctionnés en première instance. Le tribunal l'a condamné à six ans de prison pour toute une série de délits, dont corruption, trafic d'influence passive ou encore faux et usage de faux.

En raison de son état de santé, il a échappé au mandat de dépôt et sa présence au procès en appel est incertaine, son avocat comptant demander une expertise médicale. Il était effectivement absent lundi à l'ouverture des débats.

Quant à Brice Hortefeux, 67 ans, la justice lui reproche d'avoir agi comme intermédiaire du financement à travers le réseau du Franco-Libanais Ziad Takieddine. Ce personnage central du dossier, qui avait été jugé en son absence devant le tribunal, est décédé juste avant le jugement.

Brice Hortefeux a été condamné par le tribunal correctionnel à deux ans de prison, une peine aménageable à effectuer sous bracelet à domicile assortie de l'exécution provisoire, et à une amende de 50.000 euros.

Sur le banc des prévenus figure également le trésorier de la campagne de 2007, l'ex-ministre Eric Woerth, tout juste nommé président du PMU. Sa relaxe en première instance a fait l'objet d'un appel du parquet national financier (PNF).

A l'instar de Nicolas Sarkozy, les deux condamnés écroués à l'issue du jugement de septembre, l'intermédiaire Alexandre Djouhri et le banquier Wahib Nacer, ont été mis en liberté par la justice les semaines suivantes.

Officiellement onze prévenus sont jugés en appel mais l'avocat malaisien Sivajothi Rajendram est présumé mort, même si la justice française n'a pas obtenu notification de ce décès.

X.Silva--TFWP