The Fort Worth Press - Pelosi: derrière la colère de la Chine, une insécurité concernant Taïwan

USD -
AED 3.672504
AFN 64.999738
ALL 80.977186
AMD 362.829864
ANG 1.790365
AOA 917.999733
ARS 1524.901902
AUD 1.437835
AWG 1.8
AZN 1.697801
BAM 1.722428
BBD 2.015086
BDT 123.012972
BGN 1.683441
BHD 0.377194
BIF 2999.951563
BMD 1
BND 1.277405
BOB 12.040458
BRL 5.177976
BSD 1.000454
BTN 95.892522
BWP 14.09417
BYN 3.010995
BYR 19600
BZD 2.012171
CAD 1.420055
CDF 2309.999604
CHF 0.835255
CLF 0.024659
CLP 973.679957
CNY 6.70335
CNH 6.708665
COP 3320.08
CRC 456.985341
CUC 1
CUP 24.01166
CVE 97.107857
CZK 21.521403
DJF 178.16097
DKK 6.58612
DOP 59.48895
DZD 133.786788
EGP 51.941701
ERN 15
ETB 163.421342
EUR 0.88098
FJD 2.244196
FKP 0.756991
GBP 0.753415
GEL 2.605005
GGP 0.756991
GHS 11.710208
GIP 0.756991
GMD 73.49797
GNF 8798.844552
GTQ 7.643396
GYD 209.328131
HKD 7.846935
HNL 26.859007
HRK 6.635204
HTG 130.939066
HUF 322.572499
IDR 17913
ILS 3.07365
IMP 0.756991
INR 95.89495
IQD 1310.606294
IRR 1693792.490641
ISK 120.689843
JEP 0.756991
JMD 158.336929
JOD 0.708991
JPY 157.183497
KES 129.659641
KGS 87.448695
KHR 4057.22564
KMF 435.000261
KPW 900.000318
KRW 1355.774968
KWD 0.30877
KYD 0.833726
KZT 440.074329
LAK 22455.503791
LBP 89592.031739
LKR 330.60617
LRD 171.583824
LSL 16.385613
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.399
MAD 9.704712
MDL 17.763022
MGA 4394.578552
MKD 54.223526
MMK 2099.600314
MNT 3599.1704
MOP 8.086624
MRU 40.069045
MUR 47.759476
MVR 15.450052
MWK 1734.754084
MXN 18.01554
MYR 4.080905
MZN 63.909427
NAD 16.385685
NGN 1327.410215
NIO 36.821108
NOK 9.59793
NPR 153.428035
NZD 1.771995
OMR 0.3845
PAB 1.000449
PEN 3.44424
PGK 4.528402
PHP 62.773036
PKR 277.158584
PLN 3.843195
PYG 5852.979771
QAR 3.647324
RON 4.644901
RSD 103.522977
RUB 83.498128
RWF 1477.228194
SAR 3.755513
SBD 8.032647
SCR 13.873056
SDG 601.510374
SEK 9.98942
SGD 1.277491
SHP 0.755829
SLE 24.650084
SLL 20969.491881
SOS 571.727998
SRD 37.621501
STD 20697.981008
STN 21.576683
SVC 8.75393
SYP 13002.000254
SZL 16.377071
THB 33.587497
TJS 9.214436
TMT 3.51
TND 2.966913
TOP 2.40776
TRY 49.016797
TTD 6.787408
TWD 31.859011
TZS 2640.002945
UAH 44.690709
UGX 3921.672237
UYU 40.308767
UZS 11835.41907
VES 857.98905
VND 25962
VUV 119.008285
WST 2.76852
XAF 577.884754
XAG 0.016551
XAU 0.000240281514
XCD 2.70255
XCG 1.803098
XDR 0.707052
XOF 577.884754
XPF 105.029547
YER 236.397143
ZAR 16.40499
ZMK 9001.199746
ZMW 19.559579
ZWL 321.999592
SSP 5712.591902
MXV 2.039319
  • AEX

    3.2000

    1105.55

    +0.29%

  • BEL20

    -25.9400

    5737.76

    -0.45%

  • PX1

    -7.3300

    8131.86

    -0.09%

  • ISEQ

    5.7300

    14337.15

    +0.04%

  • OSEBX

    1.2600

    2108.79

    +0.06%

  • PSI20

    21.1600

    9638.63

    +0.22%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -20.9400

    4631.6

    -0.45%

  • N150

    -6.4200

    4271.03

    -0.15%

Pelosi: derrière la colère de la Chine, une insécurité concernant Taïwan
Pelosi: derrière la colère de la Chine, une insécurité concernant Taïwan / Photo: © Présidence taïwanaise/AFP

Pelosi: derrière la colère de la Chine, une insécurité concernant Taïwan

La réaction furieuse de la Chine à la visite à Taïwan de la cheffe des députés américains Nancy Pelosi révèle son insécurité concernant cette île, à un moment où le pays est en mauvaise posture économique, selon des analystes interrogés par l'AFP.

Taille du texte:

Mme Pelosi, 82 ans, qui a atterri à Taipei mardi soir, est la plus haute responsable américaine élue à se rendre sur l'île revendiquée par Pékin en 25 ans.

Les jours précédents, alors que le voyage était annoncé dans les médias sans être officiellement confirmé, le gouvernement chinois avait haussé de plus en plus le ton, menaçant les Etats-Unis de "conséquences".

Durant le weekend, le pays a organisé des exercices militaires à munitions réelles dans le détroit de Taïwan.

Pendant ce temps, Hu Xijin, ex-rédacteur en chef du journal Global Times, connu pour son ton nationaliste, suggérait sur Twitter que Pékin pourrait "chasser par la force l'avion de Pelosi", voire "l'abattre".

Mais, selon plusieurs analystes interrogés par l'AFP, derrière ce discours agressif, se cache une certaine insécurité de Pékin, qui se sent menacé par les initiatives des Etats-Unis et de ses alliés occidentaux pour se rapprocher de Taïwan et encourager son indépendance.

Le président Xi Jinping entend également faire une démonstration de force face aux Etats-Unis avant le Congrès du Parti communiste, cet automne, qui devrait lui accorder un troisième mandat de secrétaire général.

"En tant que dirigeant fort, la dernière chose qu'il veut montrer est un quelconque signe de faiblesse", estime Steve Tsang, directeur de l'Institut SOAS China à Londres.

- Parfaite diversion -

Et jouer sur les sentiments nationalistes est aussi la parfaite diversion au moment où la Chine voit son économie ralentir et sa population s'impatienter après plus de deux ans de mesures strictes liées à sa politique zéro Covid.

"Le Parti communiste chinois trouve sa légitimité dans deux piliers: la croissance économique et le nationalisme", rappelle Willy Lam, analyste de politique chinoise basé à Hong Kong.

La passe d'armes autour de Taïwan permet donc de "dévier l'attention du public chinois des problèmes économiques".

La Chine considère l'île comme une de ses provinces, devant être réunifiée un jour au reste du pays, par la force si nécessaire. Et l'exaspération monte à Pékin devant le rapprochement à l'oeuvre ces dernières années entre Washington et Taipei.

Depuis l'administration Trump, certains à Pékin estiment que les Etats-Unis sont de plus en plus "en faveur de l'indépendance de Taïwan", note Li Mingjiang, professeur en relations internationales à l'université technologique Nanyang, à Singapour.

La Chine souligne que les Etats-Unis ne respectent plus ce qu'elle considère comme un principe fondamental des relations bilatérales, la politique "d'une seule Chine".

Elle dénonce des ventes d'armes américaines à Taipei et des visites officielles de plus en plus fréquentes à Taïwan de représentants politiques étrangers.

Xi Jinping "s'impatiente et s'énerve de voir qu'au cours de l'année écoulée, de hauts dirigeants (...) non seulement des États-Unis, mais aussi du Japon ou encore de l'Union européenne ont visité Taïwan", note Willy Lam.

- "Embarras" -

Au même moment, les jeunes générations taïwanaises revendiquent de plus en plus une identité à part, différente de la Chine.

Si on ajoute à cela le fait qu'un parti pro-indépendance soit au pouvoir à Taipei depuis 2016, "le dossier Taïwan n'apparaît pas bien parti du tout" pour les dirigeants chinois, estime Li Mingjiang.

Le discours combatif de Pékin vise donc à "éviter que les relations entre les deux rives du détroit et entre les États-Unis et Taïwan ne se développent dans un sens qui pose encore plus de problèmes à la Chine continentale", ajoute-t-il.

Malgré tout, la plupart des observateurs jugent improbable un conflit armé dans l'immédiat.

"La dernière chose que veut Xi Jinping, c'est qu'une guerre se déclenche accidentellement", souligne Titus Chen, professeur de sciences politiques à l'université nationale Sun Yat-Sen à Taïwan.

J.M.Ellis--TFWP