The Fort Worth Press - Droits des femmes: manifestations partout en France, Gisèle Pelicot et sa fille à Paris

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Droits des femmes: manifestations partout en France, Gisèle Pelicot et sa fille à Paris
Droits des femmes: manifestations partout en France, Gisèle Pelicot et sa fille à Paris / Photo: © AFP/Archives

Droits des femmes: manifestations partout en France, Gisèle Pelicot et sa fille à Paris

"Partout, les femmes luttent", "Gisèle PeliQueen": des dizaines de milliers de personnes ont manifesté dimanche en France, dont Gisèle Pelicot et Caroline Darian à Paris, pour défendre les droits des femmes, dénoncer les violences sexuelles et la montée du conservatisme.

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Gisèle Pelicot, victime des viols de dizaines d'hommes organisés par son ex-mari et devenue une figure mondiale de la lutte contre les violences sexuelles, et sa fille Caroline Darian, ont rejoint le cortège parisien au moment où il s'élançait de Stalingrad, vers 14H30.

Quelque 200.000 personnes étaient rassemblées en France, dont 130.000 à Paris, selon la CGT, ou 14.000 à Lyon selon les organisateurs.

Dans le cortège parisien mêlant hommes et femmes, où dominait le violet, beaucoup de pancartes dénonçaient les violences de genre. Plusieurs critiquaient aussi le "sales connes" lâché par Brigitte Macron contre des militantes féministes en décembre.

Alice, 39 ans, venue avec ses enfants, voulait leur "expliquer" que c'est "important d'exprimer ce qu'on pense", qu'"en France, on est chanceuses, ce n'est pas le cas partout", a-t-elle dit à l'AFP.

Le collectif organisateur, Grève féministe, avait donné rendez-vous dans 150 lieux en France.

Dans le cortège lillois - où 3.300 personnes ont défilé selon la police, plus de 5.000 selon les organisateurs - Jeanne Delplanque, 20 ans, étudiante et victime de violences conjugales, avait "à coeur" de manifester pour porter "la voix de toutes les femmes qui n'ont plus la leur" ou "n’ont pas trouvé le courage d'en parler", a-t-elle dit à l'AFP.

"Gisèle PéliQueen", "Not all men but a lot quand même", clamaient des pancartes dans la manifestation toulousaine, organisée dans la matinée.

Grève féministe veut exprimer sa "solidarité avec les femmes du monde entier qui subissent les guerres parce qu’elles en sont les premières victimes", a déclaré à l’AFP Alexandra Nougarede (FSU), non loin de manifestants arborant des drapeaux palestiniens ou libanais.

- "Danger" de l'extrême droite -

Sur "X", le président Emmanuel Macron a adressé un message "d’admiration aux femmes iraniennes. Leur courage force le respect et rappelle au monde entier que la liberté ne peut jamais être empêchée", a-t-il écrit.

Les manifestants venaient par ailleurs alerter sur le "danger" représenté selon eux par l'extrême droite, à l'approche des élections municipales, pointant un récent recul des droits des femmes dans le monde, notamment aux Etats-Unis.

"Nous sommes en alerte", a indiqué Sarah Durocher, du Planning familial, qui observe en France "des difficultés d'accès à l'avortement sur le terrain".

A Lyon, 9.600 personnes ont manifesté, selon la préfecture, encadrées par un important dispositif policier après la mort de Quentin Deranque, militant d'extrême droite radicale battu à mort le 12 février dans cette ville.

"Le féminisme d’extrême droite n’existe pas", pouvait-on lire sur une pancarte, en référence au groupuscule identitaire Némésis, accusé par les associations féministes "d'instrumentaliser" la lutte féministe à "des fins racistes".

De son côté, Némésis a réuni quelque 300 personnes dans l'ouest de Paris, dont Marion Maréchal et Thierry Mariani, candidat RN aux municipales parisiennes.

A Paris, un petit cortège "féministe, antifasciste, antisioniste et antiraciste" a démarré à part, à l'appel notamment des collectifs #Noustoutes et Urgence Palestine, criant notamment "Gaza, l'Iran, Venezuela, non la guerre ne libère pas", avant de rejoindre le début du parcours officiel.

A Stalingrad, quelques dizaines de membres du collectif "Nous vivrons", qui lutte contre l'antisémitisme, se sont aussi rassemblés sans se mêler aux autres manifestants, a constaté l'AFP.

Une vingtaine de militantes Femen ont elles mené une action à la mi-journée devant la pyramide du Louvre pour dénoncer "l'impunité, la criminalité et le déni total" des personnes impliquées dans l'affaire Epstein.

Dans tous les cortèges, l'émancipation économique des femmes, qui occupent des métiers moins rémunérateurs, davantage à temps partiel, était aussi en tête des revendications.

En Espagne, des milliers de personnes ont manifesté également dimanche pour défendre les droits des femmes mais aussi réclamer la fin de la guerre au Moyen-Orient à l'occasion de cette Journée internationale des droits des femmes.

P.Grant--TFWP