The Fort Worth Press - Législatives en Colombie : sans sièges réservés, les ex-Farc reconvertis en parti politique jouent leur survie

USD -
AED 3.6725
AFN 62.999989
ALL 81.603383
AMD 371.830236
ANG 1.789884
AOA 917.999744
ARS 1392.797709
AUD 1.402731
AWG 1.80125
AZN 1.700492
BAM 1.674321
BBD 2.014279
BDT 122.710521
BGN 1.668102
BHD 0.377607
BIF 2965
BMD 1
BND 1.277357
BOB 6.911164
BRL 5.024399
BSD 1.000077
BTN 94.042513
BWP 13.517505
BYN 2.823866
BYR 19600
BZD 2.011454
CAD 1.370835
CDF 2313.000251
CHF 0.78677
CLF 0.02274
CLP 894.970007
CNY 6.826502
CNH 6.835935
COP 3567.16
CRC 455.350952
CUC 1
CUP 26.5
CVE 94.549802
CZK 20.851903
DJF 177.719811
DKK 6.397365
DOP 59.660232
DZD 132.586607
EGP 52.619605
ERN 15
ETB 156.598985
EUR 0.85604
FJD 2.20465
FKP 0.740532
GBP 0.742575
GEL 2.685029
GGP 0.740532
GHS 11.09028
GIP 0.740532
GMD 73.501579
GNF 8775.000182
GTQ 7.645651
GYD 209.253449
HKD 7.834615
HNL 26.620196
HRK 6.449201
HTG 131.014498
HUF 313.587992
IDR 17282
ILS 3.00148
IMP 0.740532
INR 94.293702
IQD 1310
IRR 1318049.999499
ISK 123.097124
JEP 0.740532
JMD 157.878291
JOD 0.709009
JPY 159.738499
KES 129.294587
KGS 87.415302
KHR 4010.000237
KMF 421.99983
KPW 899.95002
KRW 1482.739867
KWD 0.30781
KYD 0.83348
KZT 464.605217
LAK 21929.99988
LBP 89498.091962
LKR 317.186236
LRD 184.275036
LSL 16.649868
LTL 2.952739
LVL 0.60489
LYD 6.349766
MAD 9.259733
MDL 17.351887
MGA 4145.000274
MKD 52.768088
MMK 2099.761028
MNT 3579.096956
MOP 8.068761
MRU 40.010203
MUR 46.829997
MVR 15.459687
MWK 1736.999927
MXN 17.421302
MYR 3.968495
MZN 63.905074
NAD 16.65011
NGN 1351.320177
NIO 36.710536
NOK 9.343685
NPR 150.467206
NZD 1.708802
OMR 0.384503
PAB 1.000077
PEN 3.465973
PGK 4.26275
PHP 60.748038
PKR 278.798106
PLN 3.63061
PYG 6332.424462
QAR 3.645497
RON 4.358098
RSD 100.495972
RUB 75.875057
RWF 1461
SAR 3.750631
SBD 8.048583
SCR 14.314825
SDG 600.496617
SEK 9.259705
SGD 1.27813
SHP 0.746601
SLE 24.600451
SLL 20969.496166
SOS 571.500193
SRD 37.399011
STD 20697.981008
STN 21.195
SVC 8.750851
SYP 110.632441
SZL 16.649674
THB 32.475022
TJS 9.400998
TMT 3.505
TND 2.882499
TOP 2.40776
TRY 45.025098
TTD 6.780183
TWD 31.488999
TZS 2612.495518
UAH 43.933602
UGX 3720.524092
UYU 39.5509
UZS 12049.999876
VES 482.733725
VND 26317.5
VUV 118.032476
WST 2.725399
XAF 561.551731
XAG 0.013318
XAU 0.000214
XCD 2.70255
XCG 1.802484
XDR 0.696601
XOF 559.000359
XPF 102.375043
YER 238.625022
ZAR 16.63706
ZMK 9001.202233
ZMW 18.726832
ZWL 321.999592
  • AEX

    2.0300

    1016.07

    +0.2%

  • BEL20

    -40.4400

    5351.49

    -0.75%

  • PX1

    -43.6000

    8183.36

    -0.53%

  • ISEQ

    -55.6500

    12311.08

    -0.45%

  • OSEBX

    0.4000

    2004.16

    +0.02%

  • PSI20

    -6.4500

    9202.02

    -0.07%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    22.1500

    3977.19

    +0.56%

  • N150

    -11.5400

    4108.69

    -0.28%

Législatives en Colombie : sans sièges réservés, les ex-Farc reconvertis en parti politique jouent leur survie
Législatives en Colombie : sans sièges réservés, les ex-Farc reconvertis en parti politique jouent leur survie / Photo: © AFP

Législatives en Colombie : sans sièges réservés, les ex-Farc reconvertis en parti politique jouent leur survie

L'accord de paix de 2016 avec les ex-Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc) garantissait dix sièges au Parlement aux ex-guérilleros reconvertis en parti politique. Mais pour les législatives de dimanche, ils sont pour le première fois soumis au vote populaire et doivent convaincre de leur légitimité pour assurer leur survie politique.

Taille du texte:

La sénatrice Sandra Ramirez, 63 ans, dont le patronyme dans la guérilla était Griselda Lobo, fait campagne, agite des drapeaux, danse et multiplie les discours sur les places publiques.

Mais après plus d'un demi-siècle de tentatives infructueuses de prise du pouvoir par les armes, les ex-Farc peinent à survivre en démocratie.

Le parti Comunes, né de l'accord de 2016 avec l'Etat, a subi des revers à toutes les élections dans lesquelles aucun siège ne lui était réservé, ne parvenant à remporter ni gouvernement régional, ni municipalité.

D'ailleurs, sur ses affiches de campagne et sur ses drapeaux, Sandra Ramirez a préféré faire apparaître le logo et les couleurs de la coalition de partis de gauche Fuerza Ciudadana à laquelle Comunes appartient, sur fond de stigmatisation des ex-guérilleros dans un pays marqué par plus de six décennies de conflit armé.

- "Chercher les voix" –

L'AFP l'a accompagnée au cours d'un meeting à Bogota où la sénatrice a enchaîné les photos avec des sympathisants pendant un concert de rap censé séduire l'électorat jeune des quartiers populaires.

"Aller chercher les voix n'a pas été facile", confie celle qui fut dans la guérilla la compagne de Manuel Marulanda Vélez, alias Tirofijo, cofondateur et premier commandant des Farc, mort en 2008.

Seule candidate de Comunes pour le Sénat (16 pour la Chambre basse), elle est consciente de la difficulté de convaincre au moins 750.000 électeurs et parvenir à conserver le poste qu'elle occupe depuis 2018.

Aux législatives de 2018 et 2022, et malgré les sièges qui lui étaient réservés, Comunes figurait sur les bulletins de vote et n'a obtenu respectivement que 0,3% et 0,1% des suffrages.

Pour Rafael Quishpe, chercheur aux universités de Giessen, en Allemagne, et des Andes, à Bogota, ces législatives serviront d'indicateur pour déterminer si les ex-Farc "ont réussi à cimenter une base politique".

- "Tension irréconciliable" -

La participation politique des ex-Farc a été au cœur des négociations de l'accord historique qui a permis la réintégration à la vie civile d'environ 13.000 combattants et collaborateurs de cette guérilla marxiste.

Mais, en Colombie, une "tension irréconciliable" persiste entre les opposants à l'accord de paix et des candidats comme Sandra Ramirez, explique M. Quishpe.

Sur les réseaux sociaux, la sénatrice essuie moult insultes de la part de ceux qui ne pardonnent ni son passé dans la guérilla, ni les accusations de recrutement de mineurs qui pèsent sur elle.

Pourtant, la justice essaie de tracer son sillon dans son œuvre de réconciliation.

Le tribunal de paix né de l'accord de 2016 condamne à des peines alternatives à la prison les membres des ex-Farc qui reconnaissent leurs crimes et offrent réparation aux victimes.

Le dernier commandant des Farc et actuel dirigeant de Comunes, Rodrigo Londoño, alias Timochenko, et d'autres ex-membres de la direction de la guérilla ont été condamnés en septembre à huit ans de travaux d'intérêt général et à des restrictions de leur liberté pour plus de 21.000 enlèvements.

Ils sont en attente de jugement pour d'autres crimes contre l'humanité et crimes de guerre.

La réconciliation est d'autant plus difficile que la violence politique est toujours présente en Colombie, nombre de candidats pour ces législatives étant la cible de menaces ou d'attaques de la part de groupes armés toujours actifs.

Le plus grave incident a été l'assassinat du sénateur de droite Miguel Uribe, mort en août dernier. L'un des principaux suspects de ce crime est Ivan Marquez, l'ex-numéro deux des Farc, à la tête d'une guérilla dissidente qui a repris les armes.

Malgré ces cicatrices difficiles à refermer et une présence politique précaire, Sandra Ramirez estime que le parti Comunes "va continuer" à avancer, même si ce n'est "pas à pas de géant".

"Les huit années passées au Parlement ont valu la peine", assure-t-elle, et mettre un terme à la "longue nuit de la guerre" est "possible", veut-elle croire.

T.M.Dan--TFWP