The Fort Worth Press - Avion de combat européen: le bras de fer Dassault-Airbus met le Scaf en péril

USD -
AED 3.6725
AFN 62.999989
ALL 81.603383
AMD 371.830236
ANG 1.789884
AOA 917.999744
ARS 1392.797709
AUD 1.402731
AWG 1.80125
AZN 1.700492
BAM 1.674321
BBD 2.014279
BDT 122.710521
BGN 1.668102
BHD 0.377607
BIF 2965
BMD 1
BND 1.277357
BOB 6.911164
BRL 5.024399
BSD 1.000077
BTN 94.042513
BWP 13.517505
BYN 2.823866
BYR 19600
BZD 2.011454
CAD 1.370835
CDF 2313.000251
CHF 0.78677
CLF 0.02274
CLP 894.970007
CNY 6.826502
CNH 6.835935
COP 3567.16
CRC 455.350952
CUC 1
CUP 26.5
CVE 94.549802
CZK 20.851903
DJF 177.719811
DKK 6.397365
DOP 59.660232
DZD 132.586607
EGP 52.619605
ERN 15
ETB 156.598985
EUR 0.85604
FJD 2.20465
FKP 0.740532
GBP 0.742575
GEL 2.685029
GGP 0.740532
GHS 11.09028
GIP 0.740532
GMD 73.501579
GNF 8775.000182
GTQ 7.645651
GYD 209.253449
HKD 7.834615
HNL 26.620196
HRK 6.449201
HTG 131.014498
HUF 313.587992
IDR 17282
ILS 3.00148
IMP 0.740532
INR 94.293702
IQD 1310
IRR 1318049.999499
ISK 123.097124
JEP 0.740532
JMD 157.878291
JOD 0.709009
JPY 159.738499
KES 129.294587
KGS 87.415302
KHR 4010.000237
KMF 421.99983
KPW 899.95002
KRW 1482.739867
KWD 0.30781
KYD 0.83348
KZT 464.605217
LAK 21929.99988
LBP 89498.091962
LKR 317.186236
LRD 184.275036
LSL 16.649868
LTL 2.952739
LVL 0.60489
LYD 6.349766
MAD 9.259733
MDL 17.351887
MGA 4145.000274
MKD 52.768088
MMK 2099.761028
MNT 3579.096956
MOP 8.068761
MRU 40.010203
MUR 46.829997
MVR 15.459687
MWK 1736.999927
MXN 17.421302
MYR 3.968495
MZN 63.905074
NAD 16.65011
NGN 1351.320177
NIO 36.710536
NOK 9.343685
NPR 150.467206
NZD 1.708802
OMR 0.384503
PAB 1.000077
PEN 3.465973
PGK 4.26275
PHP 60.748038
PKR 278.798106
PLN 3.63061
PYG 6332.424462
QAR 3.645497
RON 4.358098
RSD 100.495972
RUB 75.875057
RWF 1461
SAR 3.750631
SBD 8.048583
SCR 14.314825
SDG 600.496617
SEK 9.259705
SGD 1.27813
SHP 0.746601
SLE 24.600451
SLL 20969.496166
SOS 571.500193
SRD 37.399011
STD 20697.981008
STN 21.195
SVC 8.750851
SYP 110.632441
SZL 16.649674
THB 32.475022
TJS 9.400998
TMT 3.505
TND 2.882499
TOP 2.40776
TRY 45.025098
TTD 6.780183
TWD 31.488999
TZS 2612.495518
UAH 43.933602
UGX 3720.524092
UYU 39.5509
UZS 12049.999876
VES 482.733725
VND 26317.5
VUV 118.032476
WST 2.725399
XAF 561.551731
XAG 0.013318
XAU 0.000214
XCD 2.70255
XCG 1.802484
XDR 0.696601
XOF 559.000359
XPF 102.375043
YER 238.625022
ZAR 16.63706
ZMK 9001.202233
ZMW 18.726832
ZWL 321.999592
  • AEX

    0.6100

    1014.67

    +0.06%

  • BEL20

    -51.2200

    5340.58

    -0.95%

  • PX1

    -89.6800

    8137.56

    -1.09%

  • ISEQ

    -147.1700

    12220.42

    -1.19%

  • OSEBX

    3.0100

    2006.62

    +0.15%

  • PSI20

    -34.9900

    9173.82

    -0.38%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    22.1500

    3977.19

    +0.56%

  • N150

    -28.4300

    4092.34

    -0.69%

Avion de combat européen: le bras de fer Dassault-Airbus met le Scaf en péril
Avion de combat européen: le bras de fer Dassault-Airbus met le Scaf en péril / Photo: © AFP/Archives

Avion de combat européen: le bras de fer Dassault-Airbus met le Scaf en péril

Nouvelle poussée de fièvre autour du futur avion de combat européen Scaf: Dassault a accusé mercredi Airbus de le torpiller au moment où les dirigeants français et allemand hésitent à trancher entre le maintien du projet en l'état ou l'option à deux avions.

Taille du texte:

"Airbus ne veut plus travailler avec Dassault", a lancé Eric Trappier, le PDG de Dassault qui représente la France dans ce projet emblématique de coopération dans la défense européenne lancé en 2017 par Emmanuel Macron et la chancelière de l'époque Angela Merkel, rejoint en 2019 par l'Espagne.

Si Airbus, qui agit pour le compte de l'Allemagne et l'Espagne, "maintient" cette posture, "le projet est mort", a-t-il poursuivi.

Le patron d'Airbus Guillaume Faury a pour la première fois ouvert la voie le 19 février à deux avions de combat "si les Etats l'exigent".

L'avionneur européen, qui a développé dans les années 1980 le chasseur Eurofighter avec le britannique BAE Systems et l'italien Leonardo, s'engage à "jouer un rôle de premier plan" dans une solution à deux avions.

Une ambition de leadership que Dassault, fabricant des Rafale, rejette dans la configuration actuelle s'estimant maître d'oeuvre du projet et détenteur de tous les savoir-faire nécessaires pour concevoir un avion de combat "de A à Z".

- "Excès de confiance" allemand -

"Dassault a aujourd'hui l'ascendant dans le rapport de force technique et opérationnel, tandis que l'Allemagne - et donc Airbus- dans les finances", a déclaré à l'AFP Florian Aknin du cabinet de conseil Roland Berger.

Les Rafale se portent beaucoup mieux à l'export qu'Eurofighter compte tenu de leurs meilleures caractéristiques opérationnelles et de maintenance et, dans l'Eurofighter, c'est BAE Systems qui fournit les commandes de vol, ce qui est plus un point fort de Dassault, énumère à l'AFP un expert européen qui requière l'anonymat.

Autre point sensible: Dassault dont les Rafale constituent un pilier de la dissuasion nucléaire française rechigne à partager sa propriété intellectuelle avec ses partenaires.

L'ancien patron d'Airbus Tom Enders, a mis en garde les acteurs allemands contre "un excès de confiance en matière de politique industrielle" en réagissant aux déclarations du syndicat IG Metall et de la Fédération allemande de l'industrie aéronautique qui veulent un avion de combat allemand.

"Les coûts et le temps nécessaire seraient énormes", le projet "absorberait les budgets défense pendant des décennies sans rien apporter à la force de frappe de l'armée de l'air, même à moyen terme", a-t-il estimé dans une tribune à la presse allemande en rappelant que l'Allemagne n'avait pas développé d'avion de combat de manière autonome depuis la Seconde guerre mondiale.

Avec l'Allemagne qui "a augmenté de façon significative son budget de défense" alors que la France reste loin derrière, Berlin fera aujourd'hui "moins de concessions sur les programmes militaires", prévient Florian Aknin.

"Si la France me demande de développer un avion de combat, je le ferai", a déclaré Eric Trappier à l'AFP en affirmant que le coût serait maîtrisé. "Plus vous coopérez, plus l'avion est cher. Eurofighter est plus cher qu'un Rafale", a-t-il dit.

"C'est impossible aujourd'hui qu'un seul pays européen puisse lancer un avion de nouvelle génération (...) Même l'Allemagne n'a pas les budgets nécessaires", estime pour sa part Yan Derocles, analyste du groupe financier Oddo BHF.

- "Limites de l'influence française" -

Le chancelier allemand Friedrich Merz s'est déjà interrogé sur la pertinence d'un avion commun. "Les Français ont besoin (...) d'un avion capable de transporter des armes nucléaires et d'opérer à partir d'un porte-avions. Ce n'est pas ce dont nous avons besoin", a-t-il détaillé.

Le président Macron maintient pour sa part que les Européens "ont intérêt à avoir un modèle commun". Attendus dès fin décembre pour maintenir ou enterrer le Scaf, les deux dirigeants temporisent toujours.

C'est "quasi un sujet personnel" pour le président Macron, souligne Florian Aknin.

Mais pour Austin Long, chercheur au Centre de politique de sécurité nucléaire du MIT, "le Scaf est emblématique des limites de l'influence française". "Il reste à voir si la dissuasion avancée (que la France offre à l'Europe) changera la donne. J'en doute", a-t-il déclaré à l'AFP.

P.Navarro--TFWP