The Fort Worth Press - Turquie: les Iraniens d'Istanbul interdits de manifester

USD -
AED 3.672499
AFN 65.999721
ALL 81.771363
AMD 366.397009
ANG 1.790258
AOA 917.999809
ARS 1475.493536
AUD 1.432778
AWG 1.8
AZN 1.706089
BAM 1.708592
BBD 2.016389
BDT 123.413865
BGN 1.717508
BHD 0.377485
BIF 2974.35539
BMD 1
BND 1.290486
BOB 6.923833
BRL 5.099505
BSD 1.001162
BTN 96.45659
BWP 13.568976
BYN 2.900435
BYR 19600
BZD 2.013506
CAD 1.403935
CDF 2259.99971
CHF 0.808645
CLF 0.023493
CLP 924.62982
CNY 6.773249
CNH 6.77647
COP 3242.98
CRC 454.974316
CUC 1
CUP 26.5
CVE 96.328231
CZK 21.1764
DJF 178.278456
DKK 6.53403
DOP 58.618747
DZD 133.030483
EGP 50.456931
ERN 15
ETB 161.59032
EUR 0.87407
FJD 2.24225
FKP 0.740969
GBP 0.74285
GEL 2.625001
GGP 0.740969
GHS 11.548206
GIP 0.740969
GMD 74.000176
GNF 8780.658265
GTQ 7.638076
GYD 209.455918
HKD 7.83997
HNL 26.807609
HRK 6.585298
HTG 130.848225
HUF 317.153502
IDR 17931
ILS 3.03738
IMP 0.740969
INR 96.35175
IQD 1311.463953
IRR 1375000.000259
ISK 125.160043
JEP 0.740969
JMD 158.796165
JOD 0.709004
JPY 162.417498
KES 129.285961
KGS 87.45039
KHR 4043.033673
KMF 429.000097
KPW 900.000068
KRW 1480.105031
KWD 0.30906
KYD 0.834298
KZT 471.417651
LAK 22598.243262
LBP 89648.780275
LKR 336.470886
LRD 181.207438
LSL 16.378972
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.40534
MAD 9.312646
MDL 17.575755
MGA 4290.319481
MKD 53.889494
MMK 2099.369865
MNT 3585.362392
MOP 8.084216
MRU 39.965755
MUR 47.149909
MVR 15.45964
MWK 1736.046197
MXN 17.446005
MYR 4.083599
MZN 63.910431
NAD 16.378972
NGN 1379.939843
NIO 36.839829
NOK 9.689335
NPR 154.327173
NZD 1.71363
OMR 0.384473
PAB 1.001149
PEN 3.3922
PGK 4.472885
PHP 61.550498
PKR 278.194851
PLN 3.78653
PYG 6071.618895
QAR 3.639445
RON 4.583098
RSD 102.57397
RUB 78.100749
RWF 1472.612912
SAR 3.746464
SBD 8.071362
SCR 13.427519
SDG 600.504341
SEK 9.659115
SGD 1.29061
SHP 0.746601
SLE 24.375004
SLL 20969.507346
SOS 572.12746
SRD 37.610981
STD 20697.981008
STN 21.403455
SVC 8.759692
SYP 110.532098
SZL 16.368036
THB 33.593045
TJS 9.235507
TMT 3.51
TND 2.951742
TOP 2.40776
TRY 47.16475
TTD 6.800701
TWD 32.362004
TZS 2630.962965
UAH 44.681349
UGX 3694.482301
UYU 40.212112
UZS 12102.945801
VES 724.839802
VND 26276.5
VUV 120.073082
WST 2.749513
XAF 573.038351
XAG 0.017985
XAU 0.000251
XCD 2.70255
XCG 1.804355
XDR 0.712694
XOF 573.053369
XPF 104.186323
YER 238.599286
ZAR 16.45813
ZMK 9001.197724
ZMW 18.345899
ZWL 321.999592
  • AEX

    -12.4600

    1089.82

    -1.13%

  • BEL20

    -21.3500

    5596.3

    -0.38%

  • PX1

    -79.5900

    8297.94

    -0.95%

  • ISEQ

    -150.7800

    13682.25

    -1.09%

  • OSEBX

    5.0500

    1946.35

    +0.26%

  • PSI20

    1.8100

    9038.95

    +0.02%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -7.8900

    4373.05

    -0.18%

  • N150

    -29.6400

    4204.13

    -0.7%

Turquie: les Iraniens d'Istanbul interdits de manifester
Turquie: les Iraniens d'Istanbul interdits de manifester / Photo: © AFP

Turquie: les Iraniens d'Istanbul interdits de manifester

Nina a dessiné une carte d'Iran et des larmes de sang sur son visage pour venir protester dimanche devant le consulat iranien à Istanbul. Mais la police turque, déployée en grand nombre, a cerné le quartier et bloqué les manifestants.

Taille du texte:

Parmi une vingtaine de réfractaires, Nina (un prénom d'emprunt), jeune trentenaire originaire de Tabriz (ouest de l'Iran), exilée en Turquie depuis quatre ans, veut quand même manifester sa solidarité avec ses compatriotes qui, chaque soir depuis 14 jours, descendent dans les rues d'Iran.

Son maquillage, elle l'a réalisé en venant, faute de drapeau.

"Ca fait 72 heures que nous n'avons aucune nouvelle du pays, de nos familles. Ni internet, ni télévision, nous ne pouvons plus joindre l'Iran. "Le régime tue au hasard" et ne se préoccupe pas qu'il y ait des enfants, lâche-t-elle.

Titulaire d'une simple carte de séjour, elle préfère taire son identité, comme les autres protestataires qui jouent pendant plus d'une heure au chat et à la souris avec les forces de l'ordre. Sans comprendre que leur pays d'accueil refuse son soutien à la mobilisation en cours.

La Turquie, pays majoritairement sunnite, partage 500 km de frontière et trois points de passage avec son grand voisin chiite dont elle accueille officiellement plus de 74.200 citoyens détenteurs de permis de séjour et 5.000 réfugiés.

Nombre d'entre eux ont renoncé à ce rassemblement non autorisé dimanche, "par respect et courtoisie", envers leur pays d'accueil, ont-ils expliqué à l'AFP.

Amir Hossein, chanteur de Téhéran en exil en Turquie depuis vingt-ans et récemment naturalisé, est venu sous la pluie froide "pour que d'ici, mes amis, toute la nation iranienne m'entende".

"Dans chaque pays, on accorde des autorisations de manifester pour la liberté, pour la démocratie, mais en Turquie, malheureusement, jamais", regrette-t-il.

Vendredi soir, le ministre turc des Affaires étrangères Hakan Fidan, a dénoncé l'ingérence d'Israël dans la situation en Iran.

"Bien qu'issues de raisons légitimes et de problèmes structurels, les manifestations sont également instrumentalisées depuis l'étranger, par les rivaux de l'Iran", a-t-il dit en désignant "le Mossad", les services de renseignements israéliens.

- "drapeau honteux" -

A ce stade, le président Recep Tayyip Erdogan ne s'est pas exprimé sur le sujet.

Amir Hossein souhaite une intervention des Etats-Unis face aux bilans accablants qui lui parviennent - sans qu'aucun chiffre ne puisse être vérifié.

"Nous demandons une intervention du président Trump, de partout dans le monde. Parce que notre gouvernement n'est pas normal, il tue".

Mais "cette fois, la victoire est à nous et nous allons gagner. Ce n'est pas comme les autres fois" croit-il. "Nous avons un leader, le prince Reza Pahlavi", fils du Shah déchu en 1979, en exil depuis aux Etats-Unis. "Il s’est tenu debout et c’est lui que nous voulons".

Non loin, une jeune femme déploie le drapeau de l'ancien régime iranien, frappé d'un lion et d'un soleil. Mais très vite un groupe hausse le ton. "Tu ne peux pas brandir ce drapeau honteux" crie l'un en tentant de le lui arracher.

Mehdi, jeune ingénieur de Tabriz en exil avec son épouse, regrette ces divisions de l'opposition iranienne, "même ici en Turquie".

"Moi, je suis contre les mollahs mais pas pour le retour de Pahlavi. Nous voulons la démocratie, une république, pas une monarchie" martèle-t-il: "Reza est incapable d'unir les gens. +Femmes Vie Liberté+ c'était inclusif" - le slogan avait fleuri après la mort de la jeune Mahsa Amini en 2022, qui avait enfreint le strict code vestimentaire féminin.

Les yeux mouillés, sous son maquillage vert blanc et rouge, Nina soupire. "Nous sommes tous épuisés, fatigués de la terreur déversée sur notre pays. Nous voulons vraiment que les choses changent, que le peuple iranien décide du régime iranien. Qu'il choisisse l'avenir de l'Iran".

"Je le dis à la Turquie: elle devrait se tenir au côté du peuple iranien: le régime iranien, c’est fini. Il n’a plus sa place dans le monde".

H.M.Hernandez--TFWP