The Fort Worth Press - En Tanzanie, tourisme au ralenti après les massacres des élections

USD -
AED 3.672501
AFN 65.999765
ALL 82.055914
AMD 365.511435
AOA 917.999674
ARS 1482.631537
AUD 1.429991
AWG 1.80125
AZN 1.706465
BAM 1.71514
BBD 2.014347
BDT 123.36065
BHD 0.377438
BIF 2981.268416
BMD 1
BND 1.290871
BOB 11.025852
BRL 5.072102
BSD 1.00007
BTN 96.529468
BWP 13.599691
BYN 2.886045
BYR 19600
BZD 2.011365
CAD 1.407465
CDF 2259.99995
CHF 0.81586
CLF 0.023814
CLP 937.179774
CNY 6.773017
CNH 6.772885
COP 3218.3
CRC 453.732286
CUC 1
CUP 26.5
CVE 96.696965
CZK 21.23075
DJF 178.092703
DKK 6.561995
DOP 58.12531
DZD 133.120983
EGP 51.293097
ERN 15
ETB 161.421882
EUR 0.87777
FJD 2.244195
FKP 0.747613
GBP 0.748895
GEL 2.630046
GGP 0.747613
GHS 11.616038
GIP 0.747613
GMD 73.49985
GNF 8774.768375
GTQ 7.629437
GYD 209.204434
HKD 7.841355
HNL 26.788682
HRK 6.613401
HTG 130.764407
HUF 319.903018
IDR 17970.8
ILS 3.07262
IMP 0.747613
INR 96.65745
IQD 1310.187276
IRR 1375249.999657
ISK 125.869943
JEP 0.747613
JMD 158.429908
JOD 0.708995
JPY 163.464499
KES 129.50973
KGS 87.450478
KHR 4035.797754
KMF 431.999647
KRW 1472.72033
KWD 0.30979
KYD 0.833454
KZT 467.588045
LAK 22645.397783
LBP 89558.281886
LKR 336.135191
LRD 181.014601
LSL 16.416883
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.414017
MAD 9.373989
MDL 17.611723
MGA 4293.53164
MKD 53.993853
MMK 2099.232333
MNT 3591.167689
MOP 8.07782
MRU 39.964396
MUR 47.190135
MVR 15.46031
MWK 1734.185152
MXN 17.460102
MYR 4.088703
MZN 63.909944
NAD 16.417243
NGN 1369.439873
NIO 36.805619
NOK 9.61408
NPR 154.446798
NZD 1.728235
OMR 0.3845
PAB 1.00007
PEN 3.395465
PGK 4.47771
PHP 61.798042
PKR 277.854803
PLN 3.79811
PYG 6054.467406
QAR 3.645835
RON 4.5948
RSD 103.088013
RUB 78.402047
RWF 1471.69861
SAR 3.749626
SBD 8.077882
SCR 13.389507
SDG 600.5159
SEK 9.739195
SGD 1.29134
SLE 24.249841
SOS 571.596445
SRD 37.735496
STD 20697.981008
STN 21.485197
SVC 8.751091
SZL 16.415568
THB 33.8255
TJS 9.240672
TMT 3.51
TND 2.96041
TRY 47.23495
TTD 6.787568
TWD 32.326502
TZS 2634.998028
UAH 44.825158
UGX 3755.086292
UYU 40.164341
UZS 12103.673108
VES 736.95925
VND 26316.5
VUV 119.024075
WST 2.742768
XAF 575.241929
XAG 0.017111
XAU 0.000245
XCD 2.70255
XCG 1.802476
XDR 0.713755
XOF 575.241929
XPF 104.585137
YER 238.606616
ZAR 16.44018
ZMK 9001.2023
ZMW 18.527256
ZWL 321.999592
  • AEX

    -10.4600

    1090.31

    -0.95%

  • BEL20

    -29.0500

    5667.87

    -0.51%

  • PX1

    -123.2000

    8314.9

    -1.46%

  • ISEQ

    -236.0800

    13409.9

    -1.73%

  • OSEBX

    12.2100

    2014.37

    +0.61%

  • PSI20

    -22.2700

    9255.39

    -0.24%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -20.2700

    4386.73

    -0.46%

  • N150

    -23.8400

    4233.3

    -0.56%

En Tanzanie, tourisme au ralenti après les massacres des élections
En Tanzanie, tourisme au ralenti après les massacres des élections / Photo: © AFP/Archives

En Tanzanie, tourisme au ralenti après les massacres des élections

Plages de sable blanc désertes, bateaux de plaisance désespérément amarrés dans les eaux turquoise de Zanzibar... En Tanzanie, la fréquentation touristique a fortement ralenti après les manifestations antipouvoir réprimées dans le sang il y a un mois.

Taille du texte:

Le pays d'Afrique de l'Est a sombré dans la violence le 29 octobre, à l'occasion d'élections législatives et présidentielle jugées frauduleuses par des observateurs étrangers. Plus de 1.000 personnes, dont des manifestants hostiles au pouvoir, ont été tuées des jours durant par les forces de sécurité, selon l'opposition et des défenseurs des droits humains.

Les autorités tanzaniennes ont jusqu'ici refusé de communiquer tout bilan humain.

Au pire des violences, elles ont bloqué internet, paralysant le pays, mais entravant aussi les touristes de passage, parfois contraints de dormir dans des aéroports.

Dans les derniers jours de novembre, alors que l'AFP visite l'archipel de Zanzibar, il faut donc arpenter avec détermination les ruelles escarpées de sa capitale, Stone Town, pour dénicher quelques visiteurs.

"Nous sommes venus malgré (les violences) car nous n’allons pas dans les grandes villes", où la répression s'est exercée, résume Amaia, une Espagnole.

Les Français Jérémy Fuzel et Alexandra Gonzalez, qui devaient initialement découvrir la Tanzanie avec leur fille de 5 ans au moment des manifestations, ont finalement décalé leur séjour. "Je ne pense pas qu’il y ait un impact (sécuritaire) réel sur nous étrangers", estime le père de famille.

- "Morceaux de cadavres" -

Des mots que ne renieraient pas les autorités tanzaniennes, alors que le tourisme est devenu l'an passé la première source de devises étrangères du pays, générant près de 4 milliards de dollars (3,4 milliards d'euros).

"Notre nation reste pacifique, calme et ouverte à tous ceux souhaitant visiter ses beautés", affirmait en novembre le porte-parole du gouvernement Gerson Msigwa. "Ignorez s'il vous plaît toute désinformation visant à vous éloigner des expériences inoubliables qui vous attendent ici."

Des défenseurs des droits humains tanzaniens appellent les étrangers à délaisser leur pays.

"Tout touriste (...) profite au gang illégitime et meurtrier qui a tué des milliers de personnes", a averti sur X la célèbre militante tanzanienne Maria Sarungi Tsehai.

"Si vous faites de la plongée ou que vous nagez", poursuit-elle, "vous pourriez trouver des morceaux de cadavres, car nous avons reçu des informations crédibles faisant état de corps jetés dans l'océan Indien."

Conséquence ou non de ces appels, Nazir Adam, bijoutier à Zanzibar, estime recevoir moitié moins de touristes que d'habitude dans son magasin. "Parfois, il y a quelques jours creux. Mais pas deux semaines d’affilée comme ça", déplore-t-il, un phénomène selon lui lié à la situation politique.

Même son de cloche à Arusha, ville au pied du Kilimandjaro, où un gérant d'hôtel regrette que moins de 30% de son établissement soit actuellement occupé, contre 60 à 70% habituellement en cette saison.

Quelque "150 réservations et quatre évènements internationaux prévus en décembre ont été annulés", se désole-t-il sous couvert d'anonymat, craignant que parler à l'AFP ne lui crée des problèmes dans un pays où la liberté de parole se réduit drastiquement.

Officiellement, le président de l’Association tanzanienne des tour-opérateurs (Tato), Wilbard Chambulo, se dit toutefois satisfait. "80% du chiffre d’affaires se fait de juin à octobre, donc pour nous l’année est terminée", affirme-t-il à l'AFP.

- "Destinations alternatives" -

Selon plusieurs experts, le record de fréquentation établi en 2024, avec plus de 2,1 millions de touristes internationaux recensés, sera difficilement égalé.

"L'élément déterminant, c'est la sécurité des biens et des personnes", estime Didier Arino, directeur général du cabinet Protourisme. Donc au moindre problème, des "destinations alternatives" sont poussées par les tour-opérateurs, décrit-il.

L'Union européenne a en outre placé en juin tous les transporteurs aériens de Tanzanie sur sa liste des compagnies à risque, rendant ce vaste pays moins aisé à parcourir. Le gouvernement a, lui, décidé de plusieurs taxes frappant les touristes, en décourageant certains.

"Entre les compagnies aériennes blacklistées et les émeutes, pas mal de nos compatriotes ont décidé de ne pas y aller, certains reportant leur voyage à une date ultérieure, quand d'autres ont trouvé autre chose", remarque Patrice Caradec, le président du Seto, une organisation de tour-opérateurs en France.

Alors que la Tanzanie "cartonnait", malgré son coût élevé d'au moins 2.000 euros par personne par séjour, la destination est passée de 10% de croissance annuelle chez les voyageurs français à 15 à 18% de baisse cet été par rapport au précédent, poursuit-il, ce que les tueries d'il y a un mois ne devraient améliorer.

Des manifestations sont en outre prévues le 9 décembre, que le gouvernement tanzanien tente d'empêcher, juste avant les vacances de Noël, second pic touristique de l'année.

"La Tanzanie, ce n'était pas le succès de l'été", commente M. Caradec. "Et ce ne sera pas le succès de l'hiver."

strs-jf/jcp/mba

G.Dominguez--TFWP