The Fort Worth Press - Après dix mois d'errance, des réfugiés à Tulkarem attendent de rentrer chez eux

USD -
AED 3.67295
AFN 66.503991
ALL 82.303989
AMD 365.870403
AOA 917.000367
ARS 1497.128345
AUD 1.433281
AWG 1.8
AZN 1.70397
BAM 1.717641
BBD 2.013516
BDT 123.312153
BHD 0.37716
BIF 2980
BMD 1
BND 1.290447
BOB 11.101548
BRL 5.083504
BSD 0.999688
BTN 96.483617
BWP 13.808911
BYN 2.867431
BYR 19600
BZD 2.010582
CAD 1.410404
CDF 2260.000362
CHF 0.818482
CLF 0.024084
CLP 947.880396
CNY 6.772104
CNH 6.77171
COP 3226.9
CRC 454.912706
CUC 1
CUP 26.5
CVE 97.37504
CZK 21.236504
DJF 177.720393
DKK 6.574304
DOP 58.203884
DZD 133.399534
EGP 51.372204
ERN 15
ETB 159.97504
EUR 0.87904
FJD 2.250391
FKP 0.751321
GBP 0.750694
GEL 2.62504
GGP 0.751321
GHS 11.64504
GIP 0.751321
GMD 74.000355
GNF 8765.000355
GTQ 7.626341
GYD 209.144759
HKD 7.84215
HNL 26.77504
HRK 6.626304
HTG 130.704547
HUF 317.550388
IDR 17922
ILS 3.04635
IMP 0.751321
INR 96.39775
IQD 1310
IRR 1375000.000352
ISK 125.803814
JEP 0.751321
JMD 158.564271
JOD 0.70904
JPY 163.84404
KES 129.503801
KGS 87.450384
KHR 4040.00035
KMF 434.00035
KRW 1459.510383
KWD 0.31008
KYD 0.833066
KZT 475.317695
LAK 22650.000349
LBP 89550.000349
LKR 335.948992
LRD 181.525039
LSL 16.830381
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.405039
MAD 9.362504
MDL 17.668627
MGA 4307.503755
MKD 54.072806
MMK 2100.220859
MNT 3594.717341
MOP 8.074841
MRU 40.050379
MUR 47.430378
MVR 15.450378
MWK 1737.000345
MXN 17.484204
MYR 4.091404
MZN 63.903729
NAD 16.830377
NGN 1365.503725
NIO 36.660377
NOK 9.579104
NPR 154.373285
NZD 1.727415
OMR 0.384958
PAB 0.999671
PEN 3.402504
PGK 4.395039
PHP 61.685038
PKR 277.850374
PLN 3.79675
PYG 6043.999473
QAR 3.64415
RON 4.58725
RSD 103.122038
RUB 77.68742
RWF 1466
SAR 3.764767
SBD 8.081105
SCR 14.540372
SDG 600.503676
SEK 9.718904
SGD 1.29075
SLE 24.225038
SOS 571.503662
SRD 37.792504
STD 20697.981008
STN 21.95
SVC 8.747393
SZL 16.830369
THB 33.710369
TJS 9.221866
TMT 3.5
TND 2.963145
TRY 47.340368
TTD 6.792135
TWD 32.360367
TZS 2642.498038
UAH 44.802635
UGX 3768.481234
UYU 40.145617
UZS 12005.000334
VES 741.301404
VND 26320
VUV 118.486444
WST 2.745706
XAF 576.065374
XAG 0.017161
XAU 0.000247
XCD 2.70255
XCG 1.801687
XDR 0.716925
XOF 575.000332
XPF 105.375037
YER 238.550363
ZAR 16.834304
ZMK 9001.203584
ZMW 18.518893
ZWL 321.999592
  • AEX

    3.3700

    1090.04

    +0.31%

  • BEL20

    42.1300

    5734.78

    +0.74%

  • PX1

    73.0300

    8372.28

    +0.88%

  • ISEQ

    254.3600

    13571.59

    +1.91%

  • OSEBX

    -10.7000

    2007.53

    -0.53%

  • PSI20

    -37.0100

    9215.11

    -0.4%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    25.3600

    4553.8

    +0.56%

  • N150

    8.8800

    4236.41

    +0.21%

Après dix mois d'errance, des réfugiés à Tulkarem attendent de rentrer chez eux
Après dix mois d'errance, des réfugiés à Tulkarem attendent de rentrer chez eux / Photo: © AFP

Après dix mois d'errance, des réfugiés à Tulkarem attendent de rentrer chez eux

Plusieurs mois après avoir été forcé de quitter un camp de réfugiés de Tulkarem, en Cisjordanie occupée, le Palestinien Hakam Irhil ignore s'il pourra un jour y retourner, une opération militaire lancée en janvier par l'armée israélienne étant toujours en cours.

Taille du texte:

Hakam Irhil, 41 ans, affirme que sa maison a été démolie pendant l'opération "Iron Wall" ("mur de fer"), menée par Israël et étendue à plusieurs camps de réfugiés du nord de la Cisjordanie pour, d'après les autorités israéliennes, lutter contre des groupes armés palestiniens.

Avant cette intervention, "notre vie était meilleure", confie ce père de quatre enfants à l'AFP, qui habitait dans le principal camp de Tulkarem, ville du nord de la Cisjordanie, un territoire palestinien occupé par Israël depuis 1967.

Au fil des décennies passées dans le camp, les tentes ont progressivement laissé place à des bâtiments plus solides, grandissant étage après étage au rythme des nouvelles générations.

"Même si notre maison était dans un camp de réfugiés, chaque enfant avait sa chambre", ajoute M. Irhil, qui vit désormais dans une école voisine et dit craindre que ce refuge ne devienne permanent.

- "Crime de guerre" -

En début d'année, les autorités israéliennes "ont chassé 32.000 Palestiniens de leurs foyers situés dans des camps de réfugiés en Cisjordanie", d'après un rapport publié jeudi par Human Rights Watch (HRW).

En dix mois, l'armée a détruit plus de 850 habitations et autres structures dans trois camps, selon le rapport de HRW, ouvrant de larges artères au milieu du dédale de ruelles pour permettre le passage des véhicules militaires.

"Le déplacement forcé" de ces populations constitue "des crimes de guerre et des crimes contre l'humanité", estime l'ONG, accusant Israël d'"actes de nettoyage ethnique".

D'après l'armée israélienne, "des terroristes opèrent depuis des quartiers de civils" dans les camps de Tulkarem et de Jénine, aussi dans le nord.

Elle a affirmé auprès de l'AFP que son intervention avait entraîné "une diminution significative des activités terroristes dans la région", sans préciser quand l'opération prendrait fin.

Pendant ce temps, Hakam Irhil, dit vivre dans "une salle de classe, avec cinq autres personnes" où "il n'y a aucune intimité".

Dans les couloirs, lui et 19 autres familles ont progressivement aménagé l'espace: des jardinières ont été installées, un évier a été placé dans une salle pour la vaisselle, et des cordes à linge tendues entre les colonnes de l'auvent.

- Droit au retour -

Oum Mohamed al-Jammal, a, elle, dû quitter en février Nour Chams, un autre camp de Tulkarem.

"Nous sommes innocents, alors pourquoi nous ont-ils expulsés du camp? C'est une punition collective", déplore-t-elle, aux côtés d'autres Palestiniens déplacés venus manifester lundi pour réclamer leur droit au retour.

Quelque 150 personnes ont franchi la barrière récemment installée sur la route menant au camp, avant de s'arrêter et de scander des slogans à l'entrée. L'air était chargé de l'odeur du cavadre d'un chien en décomposition que personne n'avait osé enlever par crainte de l'armée.

Des coups de feu ont retenti à l'intérieur du camp, où sont stationnés des soldats israéliens, et un journaliste d'Al Jazeera a été atteint à la jambe, entraînant la fuite de la foule.

L'armée a indiqué que les manifestants avaient pénétré dans une "zone militaire fermée" et que ses soldats avaient tiré sur "un perturbateur" après qu'il a "refusé" de cesser d'avancer.

Des centaines de milliers de Palestiniens ont fui leurs foyers lors de la création d'Israël en 1948 après la première guerre israélo-arabe, un exode qu'ils appellent la Nakba ("la catastrophe"). Des camps de réfugiés ont été créés en Cisjordanie, dans la bande de Gaza et dans des territoires limitrophes.

Ce traumatisme demeure vif, et les habitants des camps craignent maintenant qu'il ne se répète.

Les Israéliens "disent +en janvier vous pourrez revenir+", lâche M. Irhil, répétant des rumeurs circulant parmi les réfugiés.

"Alors nous nous préparons pour janvier", poursuit-il, redoutant toutefois qu'une autre décision ne reporte encore leur retour "à février, mars, avril..."

G.George--TFWP