The Fort Worth Press - Peut-il renouer sans se renier ? Biden effectue un périlleux voyage en Arabie saoudite

USD -
AED 3.672505
AFN 64.999744
ALL 81.225
AMD 363.78709
ANG 1.790365
AOA 917.99968
ARS 1524.905897
AUD 1.433281
AWG 1.8
AZN 1.698755
BAM 1.724805
BBD 2.015945
BDT 123.059285
BGN 1.683441
BHD 0.377275
BIF 2999.201894
BMD 1
BND 1.278733
BOB 12.066054
BRL 5.203502
BSD 1.000873
BTN 96.019508
BWP 13.66687
BYN 3.021227
BYR 19600
BZD 2.013035
CAD 1.41828
CDF 2310.000543
CHF 0.83327
CLF 0.024655
CLP 973.509818
CNY 6.70335
CNH 6.705265
COP 3335.5
CRC 456.028644
CUC 1
CUP 24.021307
CVE 97.550323
CZK 21.523795
DJF 178.23284
DKK 6.58652
DOP 59.51919
DZD 133.864205
EGP 52.149499
ERN 15
ETB 160.949782
EUR 0.881098
FJD 2.243196
FKP 0.756991
GBP 0.754545
GEL 2.604987
GGP 0.756991
GHS 11.665675
GIP 0.756991
GMD 73.509698
GNF 8754.999715
GTQ 7.641734
GYD 209.423022
HKD 7.84655
HNL 26.875001
HRK 6.639303
HTG 130.986922
HUF 322.608498
IDR 17856
ILS 3.06481
IMP 0.756991
INR 95.93795
IQD 1310
IRR 1693792.499774
ISK 120.539901
JEP 0.756991
JMD 158.451729
JOD 0.708991
JPY 156.9455
KES 129.702283
KGS 87.448298
KHR 4055.000133
KMF 435.000062
KPW 900.000318
KRW 1354.609501
KWD 0.30881
KYD 0.834094
KZT 439.39414
LAK 22439.99995
LBP 89550.000265
LKR 331.304954
LRD 171.450376
LSL 16.39751
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.398647
MAD 9.693763
MDL 17.76106
MGA 4399.999724
MKD 54.302533
MMK 2099.600314
MNT 3599.1704
MOP 8.089002
MRU 40.075027
MUR 47.760277
MVR 15.450098
MWK 1737.000291
MXN 18.05385
MYR 4.081496
MZN 63.909909
NAD 16.397293
NGN 1326.500169
NIO 36.664997
NOK 9.58738
NPR 153.629004
NZD 1.768795
OMR 0.384499
PAB 1.00086
PEN 3.442498
PGK 4.443996
PHP 62.590318
PKR 276.600586
PLN 3.84832
PYG 5879.655352
QAR 3.643035
RON 4.650697
RSD 103.544992
RUB 83.756272
RWF 1476
SAR 3.755513
SBD 8.032647
SCR 14.496934
SDG 601.503112
SEK 9.981681
SGD 1.277135
SHP 0.755829
SLE 24.649975
SLL 20969.491881
SOS 571.530108
SRD 37.752996
STD 20697.981008
STN 21.725
SVC 8.758075
SYP 13002.000254
SZL 16.390057
THB 33.528978
TJS 9.213253
TMT 3.51
TND 2.9815
TOP 2.40776
TRY 49.01708
TTD 6.78978
TWD 31.854196
TZS 2652.498012
UAH 44.894921
UGX 3923.539917
UYU 40.126641
UZS 11835.000121
VES 857.98905
VND 25970
VUV 119.008285
WST 2.76852
XAF 577.962529
XAG 0.016355
XAU 0.000239183523
XCD 2.70255
XCG 1.803823
XDR 0.707052
XOF 577.962529
XPF 105.625008
YER 236.392896
ZAR 16.37255
ZMK 9001.202086
ZMW 19.592384
ZWL 321.999592
SSP 5712.591899
MXV 2.043656
  • AEX

    3.2000

    1105.55

    +0.29%

  • BEL20

    -25.9400

    5737.76

    -0.45%

  • PX1

    -7.3300

    8131.86

    -0.09%

  • ISEQ

    5.7300

    14337.15

    +0.04%

  • OSEBX

    1.2600

    2108.79

    +0.06%

  • PSI20

    21.1600

    9638.63

    +0.22%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -20.9400

    4631.6

    -0.45%

  • N150

    -6.4200

    4271.03

    -0.15%

Peut-il renouer sans se renier ? Biden effectue un périlleux voyage en Arabie saoudite
Peut-il renouer sans se renier ? Biden effectue un périlleux voyage en Arabie saoudite / Photo: © AFP

Peut-il renouer sans se renier ? Biden effectue un périlleux voyage en Arabie saoudite

Il avait promis à l'Arabie saoudite un statut de "paria", voilà qu'il s'apprête à rencontrer le prince héritier Mohammed ben Salmane: Joe Biden s'envole mardi pour un premier voyage particulièrement délicat au Moyen-Orient.

Taille du texte:

Le président américain arrive mercredi en Israël. Mais surtout, vendredi, il ira à Jeddah, en Arabie Saoudite.

Air Force One effectuera un vol direct inédit entre l'Etat hébreu et ce pays qui ne reconnait pas son existence. Donald Trump avait fait un trajet historique, en 2017, dans l'autre sens.

En campagne, Joe Biden voulait réduire la monarchie au rang de "paria" pour l'assassinat en 2018 du journaliste Jamal Khashoggi. Elu, il a déclassifié un rapport concluant que "MBS", homme fort du royaume, avait "validé" ce meurtre.

- "Chèque en blanc" -

Mais le voilà prêt à renouer avec un pays qui est depuis des décennies un allié stratégique incontournable des Etats-Unis, un gros pourvoyeur de pétrole et un acheteur avide d'armement.

"Nous avons renversé la politique de chèque en blanc que nous avions héritée" du précédent président Donald Trump, très indulgent avec Ryad, se défend Joe Biden dans une tribune au Washington Post, samedi.

"Depuis le début, mon but a été de réorienter - mais pas de rompre - les relations", assure-t-il.

"Je sais que beaucoup ne sont pas d'accord avec ma décision d'aller en Arabie Saoudite", constate le démocrate de 79 ans, qui promet que "les libertés fondamentales" seront au programme de son déplacement.

Joe Biden "a découvert ce que toutes les administrations américaines réalisent depuis des décennies: il y a bien des choses au Moyen-Orient et dans le monde qui sont beaucoup plus faciles à faire si les Saoudiens essaient de vous aider", résume Jon Alterman, expert du Center for strategic and international studies (CSIS).

Dans sa tribune, Joe Biden assure que Ryad "travaille avec (ses) experts pour aider à stabiliser le marché pétrolier".

Washington voudrait que le premier exportateur de brut du monde ouvre les vannes pour faire baisser le prix élevé de l'essence, qui plombe les chances des démocrates aux élections législatives de novembre.

- Conducteurs de SUV -

"Les intérêts stratégiques et le contentement des conducteurs de Ford Expedition (l'un de ces lourds SUV dont raffolent les Américains, NDLR) ont toujours primé sur les courageux activistes" au Moyen-Orient, assène Steven Cook, expert du Council for Foreign Relations.

Washington a aussi besoin de l'Arabie saoudite pour faire face à l'Iran.

Au-delà d'éventuelles annonces, la Maison Blanche sait que l'enjeu de ce déplacement sera surtout une image: la rencontre avec Mohammed ben Salmane, que Joe Biden verra pendant une réunion élargie autour du roi Salmane.

Sera-t-elle publique ou à l'écart des objectifs ? Y aura-t-il une poignée de main ? Un échange d'amabilités ?

Nul doute que l'équipe Biden "a passé beaucoup de temps à réfléchir (à cette rencontre) et à la gérer. L'inconnue, évidemment, c'est que l'autre partie peut perturber ces plans", explique Marti Flacks, spécialiste des droits humains au CSIS.

Joe Biden ne veut pas apparaître comme un cynique qui se renie pour quelques barils. Mais "MBS" peut être tenté de braquer les projecteurs sur son interaction avec le "leader du monde libre".

Pour contrer les reproches de marchandage, le président américain essaie de se donner dans sa tribune un rôle en surplomb, lui qui jusqu'ici s'est beaucoup moins occupé du Moyen-Orient que de la Russie ou de la Chine.

Il se voit en facilitateur des "tendances prometteuses" dans la région et en stratège face aux dangers: programme nucléaire iranien, guerre au Yémen, soubresauts en Syrie, en Libye, en Irak et au Liban.

- Journaliste tuée -

Joe Biden promet en particulier d'"approfondir et étendre" le processus de normalisation des relations entre Israël et certains pays arabes, lancé sous la tutelle de Donald Trump.

Autour du trait d'union symbolique que tracera Air Force One, les analystes anticipent quelques annonces sur la relation entre l'Arabie Saoudite et Israël.

L'Etat hébreu tient beaucoup à recevoir Joe Biden en grande pompe, même en plein tumulte politique: Israël organise en novembre ses cinquièmes élections en moins de quatre ans.

Le président américain doit rencontrer le Premier ministre intérimaire Yaïr Lapid, mais ses conseillers insistent sur le fait qu'il verra aussi le président palestinien Mahmoud Abbas, alors que Donald Trump avait peu ou prou ignoré les Palestiniens pendant son mandat.

Une ombre planera sur la visite: celle de la journaliste américano-palestinienne Shireen Abu Akleh, tuée en mai lors d'un raid israélien.

Sa famille a demandé à rencontrer Joe Biden. La Maison Blanche décline jusqu'ici tout commentaire sur cette requête.

H.M.Hernandez--TFWP