The Fort Worth Press - BNP Paribas accusé à New York d'être complice des violences au Soudan sous Béchir

USD -
AED 3.672499
AFN 63.000238
ALL 83.169003
AMD 376.6209
ANG 1.790083
AOA 917.000092
ARS 1368.052397
AUD 1.451716
AWG 1.8025
AZN 1.69793
BAM 1.695271
BBD 2.011918
BDT 122.564316
BGN 1.709309
BHD 0.376989
BIF 2967.20061
BMD 1
BND 1.283718
BOB 6.917863
BRL 5.237198
BSD 0.998895
BTN 94.130496
BWP 13.733504
BYN 2.999805
BYR 19600
BZD 2.009058
CAD 1.38535
CDF 2285.509878
CHF 0.794702
CLF 0.023516
CLP 928.540171
CNY 6.91145
CNH 6.91897
COP 3689.09
CRC 463.12669
CUC 1
CUP 26.5
CVE 95.576763
CZK 21.245955
DJF 177.883719
DKK 6.477905
DOP 60.224672
DZD 133.026736
EGP 52.70043
ERN 15
ETB 154.382647
EUR 0.866896
FJD 2.257398
FKP 0.747836
GBP 0.749905
GEL 2.695064
GGP 0.747836
GHS 10.920706
GIP 0.747836
GMD 73.501546
GNF 8757.194369
GTQ 7.641634
GYD 208.983427
HKD 7.82568
HNL 26.524801
HRK 6.531698
HTG 130.816171
HUF 336.210143
IDR 16931.95
ILS 3.124096
IMP 0.747836
INR 94.16635
IQD 1308.600776
IRR 1313300.000453
ISK 124.339829
JEP 0.747836
JMD 156.993954
JOD 0.708981
JPY 159.669885
KES 129.709928
KGS 87.449854
KHR 4000.242702
KMF 426.999823
KPW 900.057798
KRW 1509.249757
KWD 0.30721
KYD 0.83247
KZT 481.23605
LAK 21576.267146
LBP 89453.008863
LKR 314.161267
LRD 183.30119
LSL 17.089302
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.378746
MAD 9.32633
MDL 17.545669
MGA 4163.217544
MKD 53.427703
MMK 2099.983779
MNT 3583.827699
MOP 8.049494
MRU 39.846405
MUR 46.630413
MVR 15.459802
MWK 1732.116931
MXN 17.91723
MYR 3.999878
MZN 63.910338
NAD 17.089302
NGN 1384.759801
NIO 36.760627
NOK 9.697715
NPR 150.60914
NZD 1.735915
OMR 0.384501
PAB 0.998891
PEN 3.457024
PGK 4.316622
PHP 60.219872
PKR 278.822545
PLN 3.706645
PYG 6539.1033
QAR 3.642258
RON 4.417598
RSD 101.817979
RUB 81.375355
RWF 1458.729712
SAR 3.751912
SBD 8.041975
SCR 13.744945
SDG 601.00022
SEK 9.427865
SGD 1.28598
SHP 0.750259
SLE 24.549949
SLL 20969.510825
SOS 570.871346
SRD 37.562019
STD 20697.981008
STN 21.236391
SVC 8.740763
SYP 111.44287
SZL 17.084534
THB 32.979571
TJS 9.559625
TMT 3.51
TND 2.939203
TOP 2.40776
TRY 44.4593
TTD 6.780072
TWD 31.945008
TZS 2572.214879
UAH 43.832448
UGX 3715.935095
UYU 40.496498
UZS 12167.15207
VES 466.018145
VND 26351
VUV 119.023334
WST 2.74953
XAF 568.580406
XAG 0.014521
XAU 0.000227
XCD 2.70255
XCG 1.800334
XDR 0.707132
XOF 568.580406
XPF 103.373552
YER 238.650021
ZAR 17.09465
ZMK 9001.256834
ZMW 18.754849
ZWL 321.999592
  • AEX

    -12.3900

    970.78

    -1.26%

  • BEL20

    -46.9900

    5006.12

    -0.93%

  • PX1

    -76.8900

    7769.31

    -0.98%

  • ISEQ

    -336.2700

    12026.59

    -2.72%

  • OSEBX

    7.9200

    1988.05

    +0.4%

  • PSI20

    -17.1300

    8997.09

    -0.19%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -3.6200

    3621.06

    -0.1%

  • N150

    -14.9700

    3822.84

    -0.39%

BNP Paribas accusé à New York d'être complice des violences au Soudan sous Béchir
BNP Paribas accusé à New York d'être complice des violences au Soudan sous Béchir / Photo: © AFP/Archives

BNP Paribas accusé à New York d'être complice des violences au Soudan sous Béchir

Le jury d'un tribunal civil fédéral de New York va décider si le groupe bancaire français BNP Paribas a contribué à des exactions au Soudan, en facilitant des échanges commerciaux dont les recettes auraient financé l'armée et les milices du régime d'Omar el-Béchir.

Taille du texte:

Le procès, commencé le 9 septembre devant huit jurés, a été intenté par trois Soudanais - deux hommes et une femme sans relation familiale, désormais citoyens américains.

Ils ont raconté avoir été emprisonnés, torturés, battus, brûlés avec des cigarettes, lacérés au couteau, par des soldats soudanais et des miliciens Janjawid - déployée et équipée par Khartoum - tandis que leurs biens étaient volés ou détruits.

"Je n'ai plus aucune famille", a raconté Entesar Osman Kasher, 41 ans, narrant la mort sous ses yeux d'une partie de ses proches et comment, incarcérée, elle a été violée plusieurs fois par jour par des hommes différents.

Abulgasim Suleman Adballa, né en 1976, était agriculteur et éleveur et Turjuman Ramadan Turjuman, né en 1959, était juge puis avocat des droits humains avant sa fuite.

"Il n'y a tout simplement aucun rapport entre le comportement de la banque et ce qui est arrivé aux trois plaignants", avait affirmé Dani James, une avocate de BNP Paribas, en ouverture du procès.

Les plaidoiries finales se sont déroulées jeudi matin en présence des plaignants, suivies par les instructions du juge Alvin Hellerstein avant le début des délibérations du jury.

"Cette affaire très importante a révélé le secret qu'une banque internationale, BNP Paribas, a secouru, protégé, alimenté et soutenu illégalement l'économie d'un dictateur", a lancé jeudi David DiCello, un avocat des plaignants.

Elle a "soutenu un nettoyage ethnique et anéanti l'existence" des plaignants, a-t-il poursuivi. BNP Paribas n'est pas l'unique cause de cette situation, mais "c'est l'une des raisons".

La banque française, active au Soudan de la fin des années 1990 à 2009, a fourni des lettres de crédit dans le cadre de contrats commerciaux (import-export). En cas de défaut de l'acheteur - ce qui n'est jamais arrivé, d'après elle -, le vendeur était sûr d'avoir son argent.

- Pétrodollars -

Les plaignants considèrent qu'en permettant au régime soudanais de commercer et, donc, d'engranger des milliards de dollars de devises étrangères, la banque a contribué à la violence du régime contre une partie de sa population.

Mais, pour la défense, les plaignants n'ont pas prouvé sa responsabilité.

Barry Berke, un avocat du groupe français, a affirmé jeudi que les plaignants auraient subi les mêmes souffrances si BNP Paribas n'avait pas été au Soudan, qui aurait vendu son pétrole sans la banque. Même sans pétrole ni BNP Paribas, le régime aurait violé les droits humains, a soutenu l'avocat.

Détaillant, chronologies à l'appui, les conflits internes depuis l'indépendance du Soudan en 1956 jusqu'à aujourd'hui, M. Berke a souligné que les opérations incriminées étaient autorisées en Europe et que des instances internationales comme le Fonds monétaire international (FMI) collaboraient avec le pays.

Philippe Maillard, actuel directeur des opérations du groupe mais responsable mondial des activités dites Energy, Commodities, Export & Project (ECEP) entre 2006 et 2010, a affirmé au procès que la banque n'avait jamais prêté au Soudan.

Selon lui, les transactions portaient sur des produits agricoles, des matières premières, du pétrole, mais pas d'armes, car BNP Paribas avait dans son code éthique une "interdiction couvrant la totalité des pays".

Le volume total de marchandises garanties par l'ECEP pour le Soudan représente six milliards de dollars, sur toute sa période d'activité.

Selon les Nations unies, entre 2002 à 2008, la guerre a fait 300.000 morts au Darfour (ouest du Soudan) et près de 2,5 millions de déplacés.

Omar el-Béchir, qui a dirigé le Soudan d'une main de fer pendant trois décennies, a été destitué en 2019 et est recherché par la Cour pénale internationale pour génocide, crimes de guerre et crimes contre l'humanité.

Elément atypique du procès: il est jugé en vertu des lois suisses car le Soudan était rattaché à l'ECEP de Genève.

Mais, a écrit l'ambassadeur de Suisse aux Etats-Unis au juge Hellerstein le 2 septembre, les transactions incriminées "étaient légales en Suisse" à l'époque.

Par conséquent, ce procès "remet en question la souveraineté de la Suisse", a-t-il reproché, citant d'autres éléments du dossier "contraires" à la législation suisse sur la responsabilité et l'indemnisation des victimes.

BNP Paribas a reconnu en 2014 devant la justice américaine avoir réalisé des opérations en dollars avec le Soudan, l'Iran et Cuba - trois pays sous embargo américain - entre 2002 et 2012. Elle a dû payer 6,6 milliards d'euros (8,9 milliards de dollars à l'éqoque).

H.M.Hernandez--TFWP