The Fort Worth Press - Après deux ans sans nouvelles, les adieux d'un père à son fils otage enterré en Israël

USD -
AED 3.672977
AFN 65.000383
ALL 81.552772
AMD 366.630045
AOA 918.000276
ARS 1489.174577
AUD 1.424503
AWG 1.80125
AZN 1.700364
BAM 1.704958
BBD 2.014323
BDT 123.500054
BHD 0.377099
BIF 2997.5
BMD 1
BND 1.288438
BOB 11.776757
BRL 5.078204
BSD 1.000144
BTN 95.643343
BWP 13.666518
BYN 2.926621
BYR 19600
BZD 2.011551
CAD 1.40175
CDF 2275.000158
CHF 0.80585
CLF 0.023519
CLP 925.659878
CNY 6.75525
CNH 6.746925
COP 3127.8
CRC 454.698009
CUC 1
CUP 26.5
CVE 96.649688
CZK 20.98655
DJF 177.719955
DKK 6.485501
DOP 58.224994
DZD 132.720285
EGP 51.067295
ERN 15
ETB 161.431274
EUR 0.86767
FJD 2.21445
FKP 0.752629
GBP 0.742695
GEL 2.620354
GGP 0.752629
GHS 11.694986
GIP 0.752629
GMD 74.00065
GNF 8767.49565
GTQ 7.631252
GYD 209.250324
HKD 7.84335
HNL 26.796557
HRK 6.535797
HTG 130.770404
HUF 314.5985
IDR 18045
ILS 3.065024
IMP 0.752629
INR 95.50895
IQD 1310.144928
IRR 1375250.000087
ISK 123.71993
JEP 0.752629
JMD 158.178054
JOD 0.709042
JPY 159.476958
KES 129.370264
KGS 87.450179
KHR 4021.497971
KMF 429.999813
KRW 1423.919967
KWD 0.30965
KYD 0.833486
KZT 474.467668
LAK 22673.024784
LBP 89564.46312
LKR 335.944208
LRD 181.028846
LSL 16.58433
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.40122
MAD 9.384243
MDL 17.612958
MGA 4276.037626
MKD 53.629726
MMK 2099.843283
MNT 3596.223753
MOP 8.081004
MRU 39.98518
MUR 47.209752
MVR 15.460288
MWK 1734.294021
MXN 17.351398
MYR 4.089703
MZN 63.91032
NAD 16.58433
NGN 1362.720166
NIO 36.806179
NOK 9.544798
NPR 153.023838
NZD 1.703288
OMR 0.384499
PAB 1.000183
PEN 3.389081
PGK 4.412771
PHP 61.375002
PKR 277.76136
PLN 3.73525
PYG 5977.552577
QAR 3.645897
RON 4.550101
RSD 101.842976
RUB 79.734577
RWF 1472.221496
SAR 3.731666
SBD 8.071551
SCR 13.83441
SDG 600.502932
SEK 9.536029
SGD 1.28182
SLE 24.124986
SOS 571.597937
SRD 37.744995
STD 20697.981008
STN 21.357556
SVC 8.751444
SZL 16.588428
THB 33.410253
TJS 9.23614
TMT 3.51
TND 2.957132
TRY 47.429602
TTD 6.788482
TWD 32.408798
TZS 2647.355017
UAH 44.620072
UGX 3745.886455
UYU 40.231012
UZS 12006.538084
VES 743.296101
VND 26281.5
VUV 119.53128
WST 2.752524
XAF 571.846899
XAG 0.016942
XAU 0.000244
XCD 2.70255
XCG 1.802561
XDR 0.711998
XOF 571.826959
XPF 103.964258
YER 238.324974
ZAR 16.533905
ZMK 9001.197378
ZMW 18.677697
ZWL 321.999592
  • AEX

    11.5900

    1104.69

    +1.06%

  • BEL20

    -72.7400

    5655

    -1.27%

  • PX1

    77.3600

    8485.64

    +0.92%

  • ISEQ

    93.5700

    13654.7

    +0.69%

  • OSEBX

    7.8300

    2014.36

    +0.39%

  • PSI20

    96.8200

    9145.86

    +1.07%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -113.3500

    4297.09

    -2.57%

  • N150

    20.7900

    4264.05

    +0.49%

Après deux ans sans nouvelles, les adieux d'un père à son fils otage enterré en Israël
Après deux ans sans nouvelles, les adieux d'un père à son fils otage enterré en Israël / Photo: © AFP

Après deux ans sans nouvelles, les adieux d'un père à son fils otage enterré en Israël

Tamir Nimrodi avait 18 ans. Enlevé le 7 octobre 2023 par le Hamas, ce soldat était l'un des rares pour qui aucun signe de vie n'avait été donné depuis ce jour-là. Après deux ans de silence et d'angoisse, ses parents l'ont enterré jeudi en Israël.

Taille du texte:

Des soldats marchant au pas précèdent son cercueil dans un carré du cimetière militaire de Kfar Saba (centre), accompagné par un aumônier militaire récitant des psaumes et de milliers de personnes, visages tristes.

La dépouille de Tamir Nimrodi a été rapatriée en Israël mardi soir à la faveur du cessez-le-feu entre Israël et le Hamas en vigueur depuis le 10 octobre.

"Combien de fois ai-je parlé de toi, combien de fois ai-je raconté ton histoire, combien de fois ai-je crié. (...) Et maintenant je ne trouve pas les mots", dit son père à la voix brisée par les sanglots devant la terre ocre qui recouvre le cercueil de son fils au pied de cyprès.

Autour, des rangées d'uniformes kakis et de bérets verts de jeunes soldats, émus, dont certains appartiennent à l'unité du Cogat, organisme du ministère de la Défense supervisant les activités civiles dans les Territoires palestiniens dans laquelle servait Tamir Nimrodi.

"Tamir, mon chéri, je ne me suis pas opposé à ce que tu t'engages. Désolé mon aîné. Tu prenais des cachets contre l'angoisse avant de partir", dit encore son père appuyé avec douleur sur un pupitre, et après que "les monstres t'ont enlevé", "le bâtiment où tu étais a été bombardé (...) J'ai dit à maman +c'est bien qu'il ait été enlevé et pas tué+, je me suis tellement trompé !"

Et de lancer en pleurs à l'adresse du gouvernement, avant de lever et boire un verre en hommage à son fils: "Vous avez la responsabilité de tout faire jusqu'à ce que le dernier otage revienne!"

Israël a accusé le mouvement islamiste palestinien de violer l'accord de cessez-le-feu aux termes duquel il devait remettre tous les otages retenus à Gaza, les vivants et les morts, dans les 72 heures suivant son entrée en vigueur, soit au plus tard lundi à 09H00 GMT.

Le Hamas a bien libéré dans les temps les 20 otages vivants, mais il n'a remis depuis lundi que neuf dépouilles d'otages sur les 28 qu'il retient.

- Preuve de vie -

Le 7 octobre 2023 lors de l'attaque sans précédent du Hamas qui a déclenché la guerre, Tamir Nimrodi, aîné d'une fratrie de trois enfants, a été capturé dans une base en lisière de Gaza. Il "était en pyjama et sans arme", avait décrit à l'AFP sa mère Herout Nimrodi.

Le jeune homme, qu'elle a qualifié de "joyeux, curieux, altruiste, créatif", avait eu le temps de lui envoyer un message évoquant les tirs de roquettes. Vingt minutes après, il était enlevé avec deux autres soldats.

Pendant des mois elle s'est mobilisée pour faire pression sur le gouvernement, rongée par l'angoisse et la crainte quotidienne que les otages ne soient touchés dans les bombardements israéliens sur Gaza. En mars sa mère déplorait auprès de l'AFP que "la question des otages [ne soit] plus la priorité en Israël".

Depuis deux ans, son portrait était affiché avec ceux des 250 autres otages dans le pays, notamment sur des dizaines de pancartes plantées le long de la petite route qui mène à son village Nirit, près de la ligne verte délimitée en 1949 entre Israël et la Cisjordanie occupée depuis 1967.

Tamir Nimrodi figurait parmi la vingtaine d'otages présumés vivants encore à Gaza.

Au fil des mois, le Hamas a diffusé des vidéos de certains d'entre eux, qui apparaissaient l'air parfois terrifié ou lisant sous la contraintes des messages de pression au gouvernement israélien. Mais aucune de Tamir Nimrodi.

C.Dean--TFWP