The Fort Worth Press - Migrations : un an après leur ouverture, les camps italiens en Albanie sont vides

USD -
AED 3.672977
AFN 65.000383
ALL 81.552772
AMD 366.630045
AOA 918.000276
ARS 1489.174577
AUD 1.424503
AWG 1.80125
AZN 1.700364
BAM 1.704958
BBD 2.014323
BDT 123.500054
BHD 0.377099
BIF 2997.5
BMD 1
BND 1.288438
BOB 11.776757
BRL 5.078204
BSD 1.000144
BTN 95.643343
BWP 13.666518
BYN 2.926621
BYR 19600
BZD 2.011551
CAD 1.40175
CDF 2275.000158
CHF 0.80585
CLF 0.023519
CLP 925.659878
CNY 6.75525
CNH 6.746925
COP 3127.8
CRC 454.698009
CUC 1
CUP 26.5
CVE 96.649688
CZK 20.98655
DJF 177.719955
DKK 6.485501
DOP 58.224994
DZD 132.720285
EGP 51.067295
ERN 15
ETB 161.431274
EUR 0.86767
FJD 2.21445
FKP 0.752629
GBP 0.742695
GEL 2.620354
GGP 0.752629
GHS 11.694986
GIP 0.752629
GMD 74.00065
GNF 8767.49565
GTQ 7.631252
GYD 209.250324
HKD 7.84335
HNL 26.796557
HRK 6.535797
HTG 130.770404
HUF 314.5985
IDR 18045
ILS 3.065024
IMP 0.752629
INR 95.50895
IQD 1310.144928
IRR 1375250.000087
ISK 123.71993
JEP 0.752629
JMD 158.178054
JOD 0.709042
JPY 159.476958
KES 129.370264
KGS 87.450179
KHR 4021.497971
KMF 429.999813
KRW 1423.919967
KWD 0.30965
KYD 0.833486
KZT 474.467668
LAK 22673.024784
LBP 89564.46312
LKR 335.944208
LRD 181.028846
LSL 16.58433
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.40122
MAD 9.384243
MDL 17.612958
MGA 4276.037626
MKD 53.629726
MMK 2099.843283
MNT 3596.223753
MOP 8.081004
MRU 39.98518
MUR 47.209752
MVR 15.460288
MWK 1734.294021
MXN 17.351398
MYR 4.089703
MZN 63.91032
NAD 16.58433
NGN 1362.720166
NIO 36.806179
NOK 9.544798
NPR 153.023838
NZD 1.703288
OMR 0.384499
PAB 1.000183
PEN 3.389081
PGK 4.412771
PHP 61.375002
PKR 277.76136
PLN 3.73525
PYG 5977.552577
QAR 3.645897
RON 4.550101
RSD 101.842976
RUB 79.734577
RWF 1472.221496
SAR 3.731666
SBD 8.071551
SCR 13.83441
SDG 600.502932
SEK 9.536029
SGD 1.28182
SLE 24.124986
SOS 571.597937
SRD 37.744995
STD 20697.981008
STN 21.357556
SVC 8.751444
SZL 16.588428
THB 33.410253
TJS 9.23614
TMT 3.51
TND 2.957132
TRY 47.429602
TTD 6.788482
TWD 32.408798
TZS 2647.355017
UAH 44.620072
UGX 3745.886455
UYU 40.231012
UZS 12006.538084
VES 743.296101
VND 26281.5
VUV 119.53128
WST 2.752524
XAF 571.846899
XAG 0.016942
XAU 0.000244
XCD 2.70255
XCG 1.802561
XDR 0.711998
XOF 571.826959
XPF 103.964258
YER 238.324974
ZAR 16.533905
ZMK 9001.197378
ZMW 18.677697
ZWL 321.999592
  • AEX

    11.5900

    1104.69

    +1.06%

  • BEL20

    -72.7400

    5655

    -1.27%

  • PX1

    77.3600

    8485.64

    +0.92%

  • ISEQ

    93.5700

    13654.7

    +0.69%

  • OSEBX

    7.8300

    2014.36

    +0.39%

  • PSI20

    96.8200

    9145.86

    +1.07%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -113.3500

    4297.09

    -2.57%

  • N150

    20.7900

    4264.05

    +0.49%

Migrations : un an après leur ouverture, les camps italiens en Albanie sont vides
Migrations : un an après leur ouverture, les camps italiens en Albanie sont vides / Photo: © AFP/Archives

Migrations : un an après leur ouverture, les camps italiens en Albanie sont vides

Un an après l'ouverture en Albanie de camps censés accueillir les migrants arrêtés dans les eaux italiennes, les lieux sont presque vides, les conditions de vie y sont dénoncées par de nombreuses ONG et la justice italienne a annulé des dizaines de décisions d'expulsions.

Taille du texte:

Le 16 octobre 2024, en vertu d'un accord conclu entre Tirana et Rome, deux centres de rétention, gérés par Rome, ouvrent dans le port de Shengjin et dans le village de Gjader, dans le nord de l'Albanie. Le jour même, devant des dizaines de caméras, un premier navire de la marine italienne arrive avec à son bord 16 hommes originaires d'Égypte et du Bangladesh, arrêtés en mer alors qu'ils tentaient de rejoindre l'Union européenne.

Comme le prévoit l'accord, leur identité est d'abord vérifiée dans des préfabriqués bâtis sur le port, puis ils sont envoyés dans le camp de Gjader, où ils peuvent déposer une demande d'asile et en attendre la réponse.

Mais très vite, quatre d'entre eux sont identifiés comme "vulnérables" et renvoyés en Italie. 48 heures plus tard, la justice italienne invalide la rétention des 12 hommes restants, invoquant un désaccord entre l'UE et l'Italie, qui a établi une liste des pays d'origine "sûrs" de 22 pays dont certains ne le sont pas au regard du droit européen. Les 12 hommes repartent eux aussi.

Un an plus tard, la justice italienne a désavoué plusieurs fois l'application de l'accord, dont le bilan est loin des promesses du gouvernement, qui évoquait jusqu'à 3.000 migrants accueillis dans les camps.

Selon le juriste Gianfranco Schiavone, se fondant sur un rapport d'ONG italiennes, 132 personnes ont été emmenées dans les centres albanais, dont 32 ont été rapatriées après des décisions de la justice italienne. "Comme on peut le constater, l'échec est déconcertant", assène-t-il.

"La situation est très préoccupante en raison de l'extrême difficulté pour les personnes détenues d'exercer leurs droits fondamentaux en général", alerte M. Schiavone, évoquant, toujours selon le rapport "Blessures aux frontières" rédigé par plusieurs ONG italiennes, "21 cas d'automutilation et de tentatives de suicides par au moins neuf détenues".

Savoir ce qui se passe précisément derrière les grilles est presque impossible : les autorités albanaises se refusent à tout commentaire, renvoyant vers les Italiens.

Interrogé par l'AFP pour savoir combien de personnes se trouvent dans les camps, quelles sont leurs conditions de vie et quel est l'avenir de ces installations, le ministère italien de l'Intérieur a expliqué que le ministre avait "répondu à plusieurs reprises sur ces points".

- CPR -

Face à cet échec, l'Italie voudrait transformer ces camps en centres de rétention pour migrants en situation irrégulière (CPR). Une évolution qui risquerait d'être retoquée par la justice européenne, estime M. Schiavone.

"L'échec du protocole signé avec l'Albanie a poussé le gouvernement (italien) à le transformer en autre chose qui - comme l'a déjà réaffirmé la magistrature italienne - contredit la directive européenne sur les retours : à savoir qu'il n'est en aucun cas prévu que la détention administrative d'étrangers en attente d'expulsion en Italie puisse être effectuée sans un pays non membre de l'Union européenne", explique-t-il.

Quelque chose qui pourrait évoluer dans quelques mois si le "règlement retour", actuellement en débat au Parlement européen, est adopté : il ouvrirait la voie à la création de centres pour migrants en dehors des frontières de l'UE.

Arrivée au pouvoir en 2022, la Première ministre italienne Giorgia Meloni, cheffe du parti post-fasciste Fratelli d'Italia (FDI) qui a fait de la lutte contre l'immigration l'un des piliers de sa communication, espère "obtenir ce qu'elle n'a pas obtenu du pacte (avec l'Albanie), en particulier la possibilité de recourir à des expulsions expéditives", analyse Filippo Furri, de l'ONG ARCI.

"L'espoir est que ces pratiques soient jugées illégales, ou économiquement insoutenables, et que l'UE revoit son approche", ajoute cet anthropologue.

Mais le risque pour les migrants est que "cette expérimentation italienne se propage à d'autres pays".

En visite en Albanie au printemps, le Premier ministre britannique Keir Starmer avait évoqué son souhait de créer des "hubs de retour".

Edi rama, son homologue albanais, avait alors été très clair : "Le modèle que nous avons apporté en Albanie en coopération avec l'Italie (...) est un modèle qui prend du temps pour être testé. S'il fonctionne, il pourra être reproduit. Mais pas en Albanie, dans d'autres pays de la région".

M.T.Smith--TFWP