The Fort Worth Press - Migrations : un an après leur ouverture, les camps italiens en Albanie sont vides

USD -
AED 3.672505
AFN 62.999917
ALL 83.141978
AMD 376.485471
ANG 1.790083
AOA 916.999419
ARS 1367.822098
AUD 1.450779
AWG 1.8025
AZN 1.702545
BAM 1.694558
BBD 2.010968
BDT 122.511751
BGN 1.709309
BHD 0.376978
BIF 2965.773868
BMD 1
BND 1.283101
BOB 6.914956
BRL 5.237802
BSD 0.998423
BTN 94.09624
BWP 13.729041
BYN 2.998376
BYR 19600
BZD 2.008109
CAD 1.385455
CDF 2285.500554
CHF 0.795345
CLF 0.023512
CLP 928.390122
CNY 6.91145
CNH 6.91796
COP 3689.46
CRC 462.899991
CUC 1
CUP 26.5
CVE 95.540739
CZK 21.249497
DJF 177.799726
DKK 6.47782
DOP 60.195193
DZD 132.993975
EGP 52.708499
ERN 15
ETB 154.307745
EUR 0.866902
FJD 2.257398
FKP 0.747836
GBP 0.749775
GEL 2.694989
GGP 0.747836
GHS 10.916401
GIP 0.747836
GMD 73.492268
GNF 8752.907745
GTQ 7.638886
GYD 208.893799
HKD 7.831175
HNL 26.511932
HRK 6.529598
HTG 130.753836
HUF 336.464976
IDR 16940
ILS 3.124098
IMP 0.747836
INR 94.14305
IQD 1307.999879
IRR 1313300.000005
ISK 124.310268
JEP 0.747836
JMD 156.917785
JOD 0.709012
JPY 159.552999
KES 129.649719
KGS 87.449936
KHR 3998.336553
KMF 427.000079
KPW 900.057798
KRW 1505.425027
KWD 0.30722
KYD 0.832088
KZT 480.998402
LAK 21565.798992
LBP 89410.383591
LKR 314.008846
LRD 183.234482
LSL 17.08101
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.375734
MAD 9.322411
MDL 17.537157
MGA 4161.215702
MKD 53.410676
MMK 2099.983779
MNT 3583.827699
MOP 8.045798
MRU 39.8269
MUR 46.630301
MVR 15.459874
MWK 1731.28406
MXN 17.909303
MYR 4.010496
MZN 63.910046
NAD 17.080862
NGN 1384.170282
NIO 36.742473
NOK 9.689495
NPR 150.534765
NZD 1.733235
OMR 0.384489
PAB 0.998471
PEN 3.455542
PGK 4.314509
PHP 60.322981
PKR 278.731944
PLN 3.70927
PYG 6536.015664
QAR 3.640948
RON 4.417597
RSD 101.809813
RUB 81.364452
RWF 1458.028296
SAR 3.751956
SBD 8.041975
SCR 13.66079
SDG 601.000122
SEK 9.434075
SGD 1.285602
SHP 0.750259
SLE 24.550236
SLL 20969.510825
SOS 570.594376
SRD 37.562009
STD 20697.981008
STN 21.225996
SVC 8.73675
SYP 111.44287
SZL 17.078983
THB 32.849767
TJS 9.556146
TMT 3.51
TND 2.938146
TOP 2.40776
TRY 44.461102
TTD 6.776842
TWD 31.942017
TZS 2573.987002
UAH 43.811372
UGX 3714.470144
UYU 40.481936
UZS 12161.933849
VES 466.018145
VND 26340
VUV 119.023334
WST 2.74953
XAF 568.30701
XAG 0.014597
XAU 0.000226
XCD 2.70255
XCG 1.799507
XDR 0.706792
XOF 568.311934
XPF 103.329218
YER 238.649838
ZAR 17.088097
ZMK 9001.20015
ZMW 18.745993
ZWL 321.999592
  • AEX

    -12.3900

    970.78

    -1.26%

  • BEL20

    -46.9900

    5006.12

    -0.93%

  • PX1

    -76.8900

    7769.31

    -0.98%

  • ISEQ

    -336.2700

    12026.59

    -2.72%

  • OSEBX

    7.9200

    1988.05

    +0.4%

  • PSI20

    -17.1300

    8997.09

    -0.19%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -3.6200

    3621.06

    -0.1%

  • N150

    -14.9700

    3822.84

    -0.39%

Migrations : un an après leur ouverture, les camps italiens en Albanie sont vides
Migrations : un an après leur ouverture, les camps italiens en Albanie sont vides / Photo: © AFP/Archives

Migrations : un an après leur ouverture, les camps italiens en Albanie sont vides

Un an après l'ouverture en Albanie de camps censés accueillir les migrants arrêtés dans les eaux italiennes, les lieux sont presque vides, les conditions de vie y sont dénoncées par de nombreuses ONG et la justice italienne a annulé des dizaines de décisions d'expulsions.

Taille du texte:

Le 16 octobre 2024, en vertu d'un accord conclu entre Tirana et Rome, deux centres de rétention, gérés par Rome, ouvrent dans le port de Shengjin et dans le village de Gjader, dans le nord de l'Albanie. Le jour même, devant des dizaines de caméras, un premier navire de la marine italienne arrive avec à son bord 16 hommes originaires d'Égypte et du Bangladesh, arrêtés en mer alors qu'ils tentaient de rejoindre l'Union européenne.

Comme le prévoit l'accord, leur identité est d'abord vérifiée dans des préfabriqués bâtis sur le port, puis ils sont envoyés dans le camp de Gjader, où ils peuvent déposer une demande d'asile et en attendre la réponse.

Mais très vite, quatre d'entre eux sont identifiés comme "vulnérables" et renvoyés en Italie. 48 heures plus tard, la justice italienne invalide la rétention des 12 hommes restants, invoquant un désaccord entre l'UE et l'Italie, qui a établi une liste des pays d'origine "sûrs" de 22 pays dont certains ne le sont pas au regard du droit européen. Les 12 hommes repartent eux aussi.

Un an plus tard, la justice italienne a désavoué plusieurs fois l'application de l'accord, dont le bilan est loin des promesses du gouvernement, qui évoquait jusqu'à 3.000 migrants accueillis dans les camps.

Selon le juriste Gianfranco Schiavone, se fondant sur un rapport d'ONG italiennes, 132 personnes ont été emmenées dans les centres albanais, dont 32 ont été rapatriées après des décisions de la justice italienne. "Comme on peut le constater, l'échec est déconcertant", assène-t-il.

"La situation est très préoccupante en raison de l'extrême difficulté pour les personnes détenues d'exercer leurs droits fondamentaux en général", alerte M. Schiavone, évoquant, toujours selon le rapport "Blessures aux frontières" rédigé par plusieurs ONG italiennes, "21 cas d'automutilation et de tentatives de suicides par au moins neuf détenues".

Savoir ce qui se passe précisément derrière les grilles est presque impossible : les autorités albanaises se refusent à tout commentaire, renvoyant vers les Italiens.

Interrogé par l'AFP pour savoir combien de personnes se trouvent dans les camps, quelles sont leurs conditions de vie et quel est l'avenir de ces installations, le ministère italien de l'Intérieur a expliqué que le ministre avait "répondu à plusieurs reprises sur ces points".

- CPR -

Face à cet échec, l'Italie voudrait transformer ces camps en centres de rétention pour migrants en situation irrégulière (CPR). Une évolution qui risquerait d'être retoquée par la justice européenne, estime M. Schiavone.

"L'échec du protocole signé avec l'Albanie a poussé le gouvernement (italien) à le transformer en autre chose qui - comme l'a déjà réaffirmé la magistrature italienne - contredit la directive européenne sur les retours : à savoir qu'il n'est en aucun cas prévu que la détention administrative d'étrangers en attente d'expulsion en Italie puisse être effectuée sans un pays non membre de l'Union européenne", explique-t-il.

Quelque chose qui pourrait évoluer dans quelques mois si le "règlement retour", actuellement en débat au Parlement européen, est adopté : il ouvrirait la voie à la création de centres pour migrants en dehors des frontières de l'UE.

Arrivée au pouvoir en 2022, la Première ministre italienne Giorgia Meloni, cheffe du parti post-fasciste Fratelli d'Italia (FDI) qui a fait de la lutte contre l'immigration l'un des piliers de sa communication, espère "obtenir ce qu'elle n'a pas obtenu du pacte (avec l'Albanie), en particulier la possibilité de recourir à des expulsions expéditives", analyse Filippo Furri, de l'ONG ARCI.

"L'espoir est que ces pratiques soient jugées illégales, ou économiquement insoutenables, et que l'UE revoit son approche", ajoute cet anthropologue.

Mais le risque pour les migrants est que "cette expérimentation italienne se propage à d'autres pays".

En visite en Albanie au printemps, le Premier ministre britannique Keir Starmer avait évoqué son souhait de créer des "hubs de retour".

Edi rama, son homologue albanais, avait alors été très clair : "Le modèle que nous avons apporté en Albanie en coopération avec l'Italie (...) est un modèle qui prend du temps pour être testé. S'il fonctionne, il pourra être reproduit. Mais pas en Albanie, dans d'autres pays de la région".

M.T.Smith--TFWP