The Fort Worth Press - Sous les bombardements israéliens à Gaza-ville, la mort ou le difficile exode

USD -
AED 3.67295
AFN 65.500955
ALL 81.104736
AMD 367.009847
AOA 917.999859
ARS 1496.518797
AUD 1.420535
AWG 1.8
AZN 1.701257
BAM 1.698082
BBD 2.013388
BDT 123.748665
BHD 0.377049
BIF 2993.5
BMD 1
BND 1.282721
BOB 12.140997
BRL 5.146249
BSD 0.999661
BTN 95.402354
BWP 13.59386
BYN 2.946335
BYR 19600
BZD 2.010558
CAD 1.407365
CDF 2259.999956
CHF 0.80996
CLF 0.02318
CLP 915.290172
CNY 6.75355
CNH 6.748475
COP 3206.07
CRC 453.294437
CUC 1
CUP 26.5
CVE 96.150287
CZK 20.97605
DJF 177.720417
DKK 6.486055
DOP 58.401638
DZD 132.939685
EGP 50.181101
ERN 15
ETB 159.849781
EUR 0.86768
FJD 2.21195
FKP 0.744372
GBP 0.743875
GEL 2.615005
GGP 0.744372
GHS 11.715019
GIP 0.744372
GMD 74.000141
GNF 8784.999758
GTQ 7.624786
GYD 209.283851
HKD 7.84334
HNL 26.860354
HRK 6.5374
HTG 130.702044
HUF 313.44499
IDR 17961
ILS 3.01182
IMP 0.744372
INR 95.09875
IQD 1310
IRR 1375124.999431
ISK 123.039491
JEP 0.744372
JMD 158.061071
JOD 0.708982
JPY 157.6335
KES 129.40009
KGS 87.449973
KHR 4049.999708
KMF 427.999723
KRW 1428.190195
KWD 0.309301
KYD 0.833048
KZT 470.925816
LAK 22600.000003
LBP 89550.000257
LKR 335.639928
LRD 181.274958
LSL 16.530296
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.365047
MAD 9.321981
MDL 17.498774
MGA 4294.999728
MKD 53.422124
MMK 2099.666537
MNT 3584.299321
MOP 8.076177
MRU 40.109896
MUR 46.504939
MVR 15.459827
MWK 1736.999754
MXN 17.272485
MYR 4.096597
MZN 63.901565
NAD 16.53046
NGN 1363.280363
NIO 36.786858
NOK 9.54957
NPR 152.645928
NZD 1.698095
OMR 0.384513
PAB 0.999679
PEN 3.394497
PGK 4.420351
PHP 61.006981
PKR 277.825003
PLN 3.72857
PYG 5960.417273
QAR 3.645751
RON 4.5555
RSD 101.812024
RUB 80.625743
RWF 1468
SAR 3.744229
SBD 8.071156
SCR 13.39016
SDG 600.492783
SEK 9.52802
SGD 1.282295
SLE 24.449797
SOS 571.294616
SRD 37.890987
STD 20697.981008
STN 21.6
SVC 8.747406
SZL 16.529988
THB 33.271013
TJS 9.226809
TMT 3.5
TND 2.941013
TRY 47.548103
TTD 6.786945
TWD 32.412903
TZS 2654.998046
UAH 44.700157
UGX 3743.738008
UYU 40.277314
UZS 12013.999495
VES 736.151802
VND 26263.5
VUV 119.143808
WST 2.732216
XAF 569.520824
XAG 0.016739
XAU 0.000245
XCD 2.70255
XCG 1.801662
XDR 0.709108
XOF 567.505474
XPF 104.050054
YER 238.395457
ZAR 16.393525
ZMK 9001.201804
ZMW 18.915752
ZWL 321.999592
  • AEX

    10.2500

    1112.49

    +0.93%

  • BEL20

    39.6700

    5707.14

    +0.7%

  • PX1

    52.5500

    8666.63

    +0.61%

  • ISEQ

    82.3000

    13799.05

    +0.6%

  • OSEBX

    -4.0500

    2019.01

    -0.2%

  • PSI20

    -2.7500

    9169.02

    -0.03%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    33.0300

    4214.68

    +0.79%

  • N150

    12.8800

    4304.64

    +0.3%

Sous les bombardements israéliens à Gaza-ville, la mort ou le difficile exode
Sous les bombardements israéliens à Gaza-ville, la mort ou le difficile exode / Photo: © AFP

Sous les bombardements israéliens à Gaza-ville, la mort ou le difficile exode

Le directeur de l'hôpital al-Chifa de Gaza-ville, Mohammed Abou Salmiya, était de garde samedi aux urgences quand sont arrivés les corps de son frère et de sa belle-soeur, tués par une frappe israélienne.

Taille du texte:

"Je suis choqué et dévasté de voir les corps de mon frère et de sa femme", témoigne le médecin. "Tout est possible à présent, car vous recevez vos proches tués ou blessés. Les crimes de l'occupation (Israël, ndlr) se poursuivent et le nombre de martyrs ne cesse d'augmenter".

L'hôpital al-Chifa, le plus grand de la bande de Gaza et l'un des rares encore opérationnels dans le territoire palestinien, accueille quotidiennement morts et blessés depuis le début de la guerre déclenchée par l'attaque sanglante du Hamas contre Israël le 7 octobre 2023.

 

Tôt samedi, une ambulance déboule dans l'enceinte de l'hôpital, sirènes hurlantes. A peine quatre corps, enveloppés dans des linceuls blancs, sont-ils déposés sous un arbre à même la terre, qu'une autre ambulance arrive avec des blessés, dont un jeune garçon.

"La mort est plus clémente", soupire Mohammed Nassar, 38 ans, un habitant du quartier Tel al-Hawa, en regardant un flot continu d'habitants quitter la zone pour échapper aux bombardements.

Selon l'armée israélienne, 480.000 personnes ont fui le secteur depuis fin août, 450.000 selon la Défense civile de Gaza, une organisation de premiers secours opérant sous l'autorité du Hamas.

Emportant leurs maigres affaires sur des camions, dans des voitures, sur des charrettes tirées par des ânes ou sur les épaules, des milliers de Palestiniens prennent chaque jour la route vers le sud.

- "Pas d'argent" -

Epuisé, Mohammed Nassar dit n'avoir ni la force ni les moyens suffisants pour fuir. "Pour ma femme, mes trois filles et moi, nous attendrons jusqu'au dernier moment. Je n'ai pas l'argent pour partir", confie-t-il.

La Défense civile a fait état samedi d'au moins 11 morts dans des frappes sur Gaza-ville. L'armée israélienne n'a pas immédiatement répondu aux demandes de commentaire de l'AFP.

Compte tenu des restrictions imposées aux médias à Gaza et des difficultés d'accès sur le terrain, l'AFP n'est pas en mesure de vérifier de manière indépendante les informations des différentes parties.

L'armée israélienne "veut déplacer de force tout le monde afin de détruire Gaza-ville et d'en faire une autre Beit Hanoun ou Rafah, invivable pour les cent prochaines années", lance Nassar, évoquant d'autres secteurs du territoire transformés en ruines depuis le début du conflit il y a près de deux ans.

Malgré les appels au départ et les bombardements, de nombreuses familles refusent ou ne peuvent pas partir. Le trajet coûte cher pour certains, d'autres ne savent pas où aller.

Plusieurs habitants ayant fui Gaza-ville racontent avoir mis plus de douze heures pour atteindre les zones du sud indiquées par l'armée israélienne. Et le prix des transports a flambé: des propriétaires de camions demandent désormais entre 1.500 et 2.000 dollars pour effectuer le trajet, selon des témoignages recueillis par l'AFP.

"Nous voulons évacuer mais nous n'avons pas d'argent", dit à l'AFP Raeda al-Amareen, réveillée avant l'aube par le bruit des explosions.

"Nous n'avons même pas 10 shekels pour acheter du pain. Que pouvons-nous faire? On restera — soit on meurt, soit quelqu'un trouve une solution pour nous."

L'armée a exhorté la population à se rendre dans ce qu'elle qualifie de "zone humanitaire" à Al-Mawasi, sur le littoral sud, où, assure-t-elle, l'aide, les soins et les infrastructures humanitaires seraient fournis.

Mais la zone, initialement présentée comme sûre, a elle aussi été visée à plusieurs reprises par des frappes, selon des témoins et des sources locales, ce qui alimente la méfiance des Gazaouis.

S.Weaver--TFWP