The Fort Worth Press - Trump et Poutine se séparent sans dévoiler de plan pour l'Ukraine

USD -
AED 3.672499
AFN 65.000181
ALL 81.644561
AMD 376.141087
ANG 1.79008
AOA 916.999891
ARS 1438.495798
AUD 1.422495
AWG 1.8025
AZN 1.698945
BAM 1.653884
BBD 2.008101
BDT 121.931419
BGN 1.67937
BHD 0.375878
BIF 2954.631939
BMD 1
BND 1.269629
BOB 6.889437
BRL 5.221906
BSD 0.996985
BTN 90.310223
BWP 13.199274
BYN 2.864282
BYR 19600
BZD 2.005133
CAD 1.365895
CDF 2199.999724
CHF 0.776045
CLF 0.021694
CLP 856.609732
CNY 6.93895
CNH 6.93195
COP 3691.56
CRC 494.264586
CUC 1
CUP 26.5
CVE 93.244597
CZK 20.490297
DJF 177.53856
DKK 6.318501
DOP 62.922545
DZD 129.542639
EGP 46.746803
ERN 15
ETB 154.992326
EUR 0.84594
FJD 2.209498
FKP 0.73461
GBP 0.73495
GEL 2.695032
GGP 0.73461
GHS 10.95697
GIP 0.73461
GMD 73.000609
GNF 8751.427001
GTQ 7.647131
GYD 208.594249
HKD 7.81349
HNL 26.335973
HRK 6.3733
HTG 130.607585
HUF 319.7545
IDR 16865
ILS 3.110675
IMP 0.73461
INR 90.61055
IQD 1306.09242
IRR 42125.000158
ISK 122.659662
JEP 0.73461
JMD 156.042163
JOD 0.709019
JPY 156.879505
KES 128.609799
KGS 87.45001
KHR 4023.50852
KMF 419.000238
KPW 899.990005
KRW 1465.715562
KWD 0.30721
KYD 0.830842
KZT 493.296182
LAK 21424.79631
LBP 89285.155573
LKR 308.45077
LRD 187.436313
LSL 16.084528
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.313395
MAD 9.152964
MDL 16.998643
MGA 4425.972357
MKD 52.125307
MMK 2099.624884
MNT 3567.867665
MOP 8.023357
MRU 39.421935
MUR 46.059865
MVR 15.449931
MWK 1728.784464
MXN 17.271195
MYR 3.930499
MZN 63.749741
NAD 16.084936
NGN 1363.839954
NIO 36.691895
NOK 9.675675
NPR 144.492692
NZD 1.661335
OMR 0.383405
PAB 0.997011
PEN 3.354658
PGK 4.275524
PHP 58.471029
PKR 278.785014
PLN 3.56685
PYG 6587.403599
QAR 3.634057
RON 4.3091
RSD 99.261333
RUB 76.811478
RWF 1455.142001
SAR 3.750203
SBD 8.058149
SCR 13.848379
SDG 601.50232
SEK 9.007035
SGD 1.27112
SHP 0.750259
SLE 24.449994
SLL 20969.499267
SOS 568.763662
SRD 37.818009
STD 20697.981008
STN 20.718028
SVC 8.723632
SYP 11059.574895
SZL 16.081146
THB 31.321495
TJS 9.342049
TMT 3.505
TND 2.891585
TOP 2.40776
TRY 43.555503
TTD 6.751597
TWD 31.621306
TZS 2577.194993
UAH 42.823946
UGX 3547.463711
UYU 38.535857
UZS 12243.189419
VES 377.985125
VND 25940
VUV 119.182831
WST 2.73071
XAF 554.690017
XAG 0.012313
XAU 0.000199
XCD 2.70255
XCG 1.796902
XDR 0.689856
XOF 554.690017
XPF 100.851138
YER 238.402559
ZAR 16.005801
ZMK 9001.205896
ZMW 18.568958
ZWL 321.999592
  • AEX

    10.2500

    995.35

    +1.04%

  • BEL20

    -7.7400

    5517.52

    -0.14%

  • PX1

    35.4300

    8273.84

    +0.43%

  • ISEQ

    95.0400

    13295.1

    +0.72%

  • OSEBX

    49.1200

    1816.11

    +2.78%

  • PSI20

    111.4900

    8890.3

    +1.27%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -84.1400

    4000.2

    -2.06%

  • N150

    35.3800

    4010.68

    +0.89%

Trump et Poutine se séparent sans dévoiler de plan pour l'Ukraine
Trump et Poutine se séparent sans dévoiler de plan pour l'Ukraine / Photo: © AFP

Trump et Poutine se séparent sans dévoiler de plan pour l'Ukraine

Donald Trump a parlé d'une réunion "très productive", Vladimir Poutine d'un entretien "constructif", mais aucun des deux n'a livré vendredi en Alaska le moindre détail sur un possible règlement pacifique du conflit en Ukraine.

Taille du texte:

Le président américain a assuré qu'il restait "très peu" de points à régler pour trouver une issue à la guerre déclenchée il y a plus de trois ans par l'invasion russe.

"Nous n'y sommes pas, mais nous avons fait des progrès. Il n'y a pas d'accord jusqu'à ce qu'il y ait un accord", a-t-il averti.

Avant la rencontre, le milliardaire de 79 ans s'était fixé pour ambition d'organiser très vite un sommet tripartite avec le chef d'Etat russe et son homologue ukrainien Volodymyr Zelensky, et de décrocher un cessez-le-feu. Il n'a rien évoqué de cela aux côtés de Vladimir Poutine.

Ce dernier, pendant des déclarations à la presse à la tonalité amicale de la part des deux dirigeants, a dit espérer que "l'entente" trouvée en Alaska apportera "la paix" en Ukraine.

Les deux hommes avaient promis une conférence de presse après quelque trois heures de discussion sur la base militaire d'Elmendorf-Richardson, mais ils se sont seulement serré la main après avoir fini leurs discours et sont partis sans répondre aux journalistes qui, debout, les assaillaient de questions.

Donald Trump a affirmé qu'il appellerait dans la foulée les dirigeants de pays de l'Otan, ainsi que Volodymyr Zelensky, disant à propos des Ukrainiens: "En dernier ressort, cela dépend d'eux".

Il a aussi estimé qu'il pourrait revoir "très bientôt" le président russe, ce à quoi Vladimir Poutine a réagi en lançant, en anglais, "la prochaine fois à Moscou", sur un ton léger.

"J'imagine que cela pourrait arriver", a rétorqué le président américain, amusé.

Les deux dirigeants ont parlé devant un fond bleu portant l'inscription "Pursuing Peace" ("Oeuvrer pour la paix").

- Trump applaudit brièvement Poutine -

Ce sommet aux enjeux considérables s'était ouvert sur un accueil chaleureux et soigneusement chorégraphié pour Vladimir Poutine, qui signe un spectaculaire retour sur la scène internationale, alors que le conflit le plus meurtrier en Europe depuis la Seconde Guerre mondiale continue en Ukraine.

Donald Trump a même brièvement applaudi pendant que son homologue russe s'avançait vers lui sur le tarmac.

Ont suivi des poignées de mains, des sourires et des amabilités, dans une mise en scène exposant toute la puissance militaire américaine, avec des avions de combat de pointe rangés auprès du tapis rouge et survolant les deux hommes.

Chose rare, Vladimir Poutine est ensuite monté dans la voiture blindée de Donald Trump où ils ont eu un court tête-à-tête.

Il était initialement prévu que leur première réunion de travail reste sur ce modèle, mais le format a été élargi pour inclure côté américain le secrétaire d'Etat Marco Rubio ainsi que Steve Witkoff, émissaire spécial auprès de la Russie, et côté russe, le chef de la diplomatie Sergueï Lavrov accompagné de Iouri Ouchakov, conseiller diplomatique.

De quoi changer la dynamique psychologique de cette rencontre, dont l'Ukraine et les Européens redoutaient par-dessus tout qu'elle ne permette à Vladimir Poutine de manipuler son homologue américain.

- "Continuent à tuer" -

Premier concerné mais grand absent de ce rendez-vous, Volodymyr Zelensky avait déclaré "compter" sur Donald Trump pour mettre un terme au conflit.

Les soldats russes "continuent à tuer le jour des négociations", avait-t-il déploré, tandis que l'armée ukrainienne a annoncé vendredi avoir repris six villages dont des unités russes s'étaient emparées ces derniers jours, lors d'une avancée particulièrement rapide.

Le président ukrainien et les dirigeants européens devront donc attendre que l'imprévisible président américain, comme il s'est engagé, les informe de la teneur de son entrevue.

Vladimir Poutine "a aujourd'hui l'occasion d'accepter un cessez-le-feu" en Ukraine, avait souligné le chancelier allemand Friedrich Merz.

- "Donnant-donnant" -

Avant la rencontre en Alaska, les les positions des deux belligérants restaient irréconciliables.

La Russie réclame que l'Ukraine lui cède quatre régions partiellement occupées (Donetsk, Lougansk, Zaporijjia et Kherson), en plus de la Crimée annexée en 2014, et qu'elle renonce aux livraisons d'armes occidentales et à toute adhésion à l'Otan.

C'est inacceptable pour Kiev, qui veut un cessez-le-feu inconditionnel et immédiat, ainsi que des garanties de sécurité futures.

Donald Trump, qui depuis l'invasion russe de l'Ukraine renvoie dos à dos les deux belligérants, parle depuis un certain temps "donnant-donnant" en matière territoriale.

Si le président russe et le président américain ont une obsession commune, celle de ne jamais apparaître en position de faiblesse, leurs approches des rapports de force internationaux sont bien différentes.

Pour Donald Trump, ancien promoteur immobilier devenu célèbre grâce à une émission de téléréalité, tout est affaire de négociation rapide, de marchandage rondement mené, pour arriver à un "deal" forcément avantageux pour lui.

Là où Vladimir Poutine, ancien du KGB formé à la guerre psychologique, raisonne à long terme, évoquant le destin historique d'une "grande Russie" qu'il voudrait reconstituer.

P.Grant--TFWP