The Fort Worth Press - Le Libanais Georges Abdallah bientôt libre, après 40 ans derrière les barreaux en France

USD -
AED 3.672949
AFN 65.000106
ALL 81.25221
AMD 377.969747
ANG 1.79008
AOA 916.999782
ARS 1416.50599
AUD 1.409871
AWG 1.8025
AZN 1.686604
BAM 1.646747
BBD 2.012849
BDT 122.13779
BGN 1.67937
BHD 0.377023
BIF 2957.159456
BMD 1
BND 1.268203
BOB 6.920331
BRL 5.20776
BSD 0.999352
BTN 90.600003
BWP 13.170436
BYN 2.880286
BYR 19600
BZD 2.009919
CAD 1.356225
CDF 2199.999638
CHF 0.767065
CLF 0.021659
CLP 855.196575
CNY 6.93895
CNH 6.91576
COP 3682.64
CRC 495.427984
CUC 1
CUP 26.5
CVE 92.841055
CZK 20.3454
DJF 177.720087
DKK 6.271555
DOP 62.913099
DZD 129.505168
EGP 46.872398
ERN 15
ETB 155.88032
EUR 0.83947
FJD 2.1906
FKP 0.735168
GBP 0.731395
GEL 2.695024
GGP 0.735168
GHS 10.998097
GIP 0.735168
GMD 72.999704
GNF 8773.443914
GTQ 7.666239
GYD 209.083408
HKD 7.81474
HNL 26.398747
HRK 6.325017
HTG 131.056026
HUF 316.192014
IDR 16796.9
ILS 3.082402
IMP 0.735168
INR 90.75045
IQD 1309.202051
IRR 42125.000158
ISK 121.720067
JEP 0.735168
JMD 156.313806
JOD 0.709003
JPY 155.927017
KES 128.949572
KGS 87.45029
KHR 4030.614822
KMF 418.999713
KPW 899.993603
KRW 1456.289878
KWD 0.30687
KYD 0.832814
KZT 493.541923
LAK 21477.436819
LBP 89494.552313
LKR 309.311509
LRD 185.885751
LSL 16.017682
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.318253
MAD 9.139958
MDL 16.974555
MGA 4387.600881
MKD 51.762938
MMK 2099.674626
MNT 3566.287566
MOP 8.045737
MRU 39.684257
MUR 45.980329
MVR 15.449789
MWK 1732.903356
MXN 17.202265
MYR 3.934502
MZN 63.74994
NAD 16.017682
NGN 1357.820008
NIO 36.777738
NOK 9.576985
NPR 144.959837
NZD 1.65165
OMR 0.384495
PAB 0.999356
PEN 3.35639
PGK 4.347991
PHP 58.479006
PKR 279.449595
PLN 3.53357
PYG 6589.344728
QAR 3.643
RON 4.274103
RSD 98.529711
RUB 76.998367
RWF 1459.087618
SAR 3.750473
SBD 8.058149
SCR 13.467575
SDG 601.501353
SEK 8.91995
SGD 1.265499
SHP 0.750259
SLE 24.450094
SLL 20969.499267
SOS 570.112659
SRD 37.971502
STD 20697.981008
STN 20.628626
SVC 8.744817
SYP 11059.574895
SZL 16.010474
THB 31.098032
TJS 9.359244
TMT 3.505
TND 2.886817
TOP 2.40776
TRY 43.587498
TTD 6.770456
TWD 31.545998
TZS 2583.59699
UAH 43.079799
UGX 3557.370493
UYU 38.318564
UZS 12295.451197
VES 377.985125
VND 25910
VUV 119.675943
WST 2.73072
XAF 552.310426
XAG 0.012106
XAU 0.000198
XCD 2.702549
XCG 1.801105
XDR 0.689856
XOF 552.30345
XPF 100.414676
YER 238.401076
ZAR 15.892007
ZMK 9001.202105
ZMW 18.893454
ZWL 321.999592
  • AEX

    3.6800

    999.03

    +0.37%

  • BEL20

    59.0400

    5576.62

    +1.07%

  • PX1

    49.6400

    8323.28

    +0.6%

  • ISEQ

    143.5800

    13438.07

    +1.08%

  • OSEBX

    7.2600

    1823.3

    +0.4%

  • PSI20

    100.4600

    8991.17

    +1.13%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    46.0000

    4046.13

    +1.15%

  • N150

    42.9200

    4053.74

    +1.07%

Le Libanais Georges Abdallah bientôt libre, après 40 ans derrière les barreaux en France
Le Libanais Georges Abdallah bientôt libre, après 40 ans derrière les barreaux en France / Photo: © AFP

Le Libanais Georges Abdallah bientôt libre, après 40 ans derrière les barreaux en France

C'est le jour J pour l'un des plus anciens détenus de France: le militant libanais propalestinien Georges Abdallah, condamné dans les années 80 pour complicité d'assassinats de diplomates américain et israélien, sort vendredi de prison après plus de 40 ans derrière les barreaux en France, pour rentrer dans son pays.

Taille du texte:

Georges Abdallah, 74 ans, doit quitter le centre pénitentiaire de Lannemezan (Hautes-Pyrénées) au petit matin, et sera ensuite emmené à Roissy pour y prendre un vol vers Beyrouth.

Lors d'une conférence de presse mercredi au Liban, son frère Robert Abdallah avait annoncé qu'il y était attendu "samedi entre midi et 14H00". Mais, selon d'autres sources, il pourrait arriver dès vendredi.

Son avocat Jean-Louis Chalanset l'a vu une dernière fois dans sa prison, jeudi. "Il semblait très heureux de sa prochaine libération, même s'il sait qu'il arrive au Moyen-Orient dans un contexte extrêmement lourd pour les populations libanaises et palestiniennes", a-t-il indiqué à l'AFP après la visite.

La cour d'appel de Paris a ordonné sa libération la semaine dernière, "à compter du 25 juillet", à condition qu'il quitte le territoire français et n'y revienne plus. Il était libérable depuis 1999 mais avait vu jusque-là sa dizaine de demandes échouer.

Le parquet général de Paris a annoncé lundi un pourvoi en cassation contre la décision de libération. Ce recours, qui ne sera pas examiné avant plusieurs semaines, n'est pas suspensif et n'empêchera donc pas le départ de Georges Abdallah de France.

Ces derniers jours, Georges Abdallah a donc vidé sa cellule, décorée d'un drapeau rouge de Che Guevara et débordant de piles de journaux et de livres, qu'il a confiés à son petit comité de soutien, dont quelque 200 personnes manifestaient encore devant la prison jeudi après-midi.

Il a aussi donné la majorité de ses vêtements à des codétenus, et n'emporte qu'"une petite valise", a témoigné son avocat.

Ses proches espèrent qu'il sera accueilli au "salon d'honneur" de l'aéroport de Beyrouth. Ils ont demandé l'autorisation aux autorités libanaises, qui réclamaient depuis des années à la France la libération de Georges Abdallah.

Ce dernier se rendra ensuite dans son village natal de Kobayat (nord du Liban), où "un accueil populaire et officiel lui sera réservé" selon sa famille.

- "Symbole passé" -

L'AFP l'a rencontré le jour de la décision, dans sa cellule, en accompagnant une parlementaire. "Quarante ans, c'est beaucoup, mais on ne les sent pas quand il y a une dynamique de lutte", avait assuré le détenu à l'épaisse barbe devenue blanche.

La durée de sa détention est "disproportionnée" par rapport aux crimes commis et au vu de l'âge de l'ancien chef des FARL (Fractions armées révolutionnaires libanaises), ont jugé les magistrats de la cour d'appel.

Ce groupuscule de chrétiens libanais marxistes, dissous depuis longtemps, n'a "pas commis d'action violente depuis 1984", a aussi rappelé la cour, voyant en Georges Abdallah un "symbole passé de la lutte palestinienne".

Tout en regrettant qu'il n'ait pas "évolué" ni exprimé de "regret ou compassion pour les victimes qu'il considère comme des ennemis", les juges ont estimé que Georges Abdallah, qui veut "finir ses jours" dans son village, peut-être en s'engageant en politique locale, ne représente plus aujourd'hui de risque de trouble à l'ordre public.

A l'époque des faits, dans le contexte de la guerre civile libanaise et de l'invasion israélienne au Sud-Liban en 1978, les FARL ciblaient les intérêts d'Israël et de son allié américain à l'étranger.

Avant l'arrestation de Georges Abdallah en 1984, le groupuscule avait frappé cinq fois en France, tuant deux diplomates en 1982: le lieutenant-colonel américain Charles Ray, puis l'Israélien Yacov Barsimantov, considéré comme le responsable du Mossad en France, abattu par une femme devant son épouse et ses deux enfants.

Identifié par ses empreintes découvertes dans une planque bourrée d'explosifs et d'armes dont le pistolet qui avait servi aux deux assassinats, Georges Abdallah avait comparu seul au palais de justice en 1987, dans un contexte particulier: il était devenu l'ennemi public numéro 1 et le prisonnier le plus célèbre de France car on le croyait, à tort, derrière la vague d'attentats de 1985-86 qui a fait 13 morts et installé la psychose dans les rues de Paris. Il avait été condamné à la perpétuité.

L'ancien instituteur a toutes ces années nié son implication dans l'assassinat des diplomates, tout en refusant de condamner des "actes de résistance" contre "l'oppression israélienne et américaine".

H.Carroll--TFWP