The Fort Worth Press - Violences à l'école: la commission parlementaire appelle à agir face à un "Etat défaillant"

USD -
AED 3.672505
AFN 64.000311
ALL 81.698693
AMD 361.829238
ANG 1.790365
AOA 917.999709
ARS 1520.660203
AUD 1.433836
AWG 1.8025
AZN 1.697509
BAM 1.738736
BBD 2.013113
BDT 122.835248
BGN 1.683441
BHD 0.376859
BIF 3004.049555
BMD 1
BND 1.277988
BOB 12.018598
BRL 4.982903
BSD 0.999498
BTN 96.321255
BWP 13.74945
BYN 3.070529
BYR 19600
BZD 2.010126
CAD 1.422275
CDF 2317.501567
CHF 0.833205
CLF 0.024665
CLP 973.898872
CNY 6.7046
CNH 6.704405
COP 3241.73
CRC 457.582291
CUC 1
CUP 23.987767
CVE 98.027275
CZK 21.716974
DJF 177.992132
DKK 6.6516
DOP 60.267153
DZD 134.593999
EGP 52.2783
ERN 15
ETB 161.642656
EUR 0.88983
FJD 2.24775
FKP 0.756613
GBP 0.754485
GEL 2.594987
GGP 0.756613
GHS 11.76434
GIP 0.756613
GMD 74.0001
GNF 8793.367857
GTQ 7.633975
GYD 209.114185
HKD 7.84788
HNL 26.829951
HRK 6.705604
HTG 130.883745
HUF 325.117498
IDR 17892
ILS 3.04465
IMP 0.756613
INR 96.45675
IQD 1310
IRR 1732150.000161
ISK 122.090035
JEP 0.756613
JMD 158.833596
JOD 0.709036
JPY 158.4305
KES 130.020487
KGS 87.450564
KHR 4048.665781
KMF 438.00003
KPW 900.000318
KRW 1338.925038
KWD 0.309611
KYD 0.832918
KZT 451.086377
LAK 22414.053679
LBP 89503.802712
LKR 330.430763
LRD 170.913197
LSL 16.554679
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.424999
MAD 9.967462
MDL 17.836473
MGA 4427.276647
MKD 54.741119
MMK 2099.06815
MNT 3597.6832
MOP 8.079585
MRU 40.020448
MUR 47.409715
MVR 15.410118
MWK 1733.127675
MXN 18.00673
MYR 4.087096
MZN 63.904285
NAD 16.56984
NGN 1323.550069
NIO 36.779055
NOK 9.564402
NPR 154.116418
NZD 1.78201
OMR 0.384498
PAB 0.99952
PEN 3.441808
PGK 4.462027
PHP 62.743499
PKR 276.829753
PLN 3.891385
PYG 5856.022048
QAR 3.643399
RON 4.759498
RSD 104.470705
RUB 84.75112
RWF 1476.318538
SAR 3.74761
SBD 8.058541
SCR 13.989755
SDG 601.496955
SEK 10.015255
SGD 1.27874
SHP 0.75643
SLE 24.649682
SLL 20969.491881
SOS 571.503576
SRD 37.650243
STD 20697.981008
STN 21.781166
SVC 8.745283
SYP 13002.000254
SZL 16.548352
THB 33.66047
TJS 9.215355
TMT 3.5
TND 2.98158
TOP 2.40776
TRY 49.191204
TTD 6.775035
TWD 31.863897
TZS 2630.003016
UAH 44.895875
UGX 4032.573522
UYU 40.334805
UZS 11774.171323
VES 872.77465
VND 25979.5
VUV 120.275684
WST 2.783099
XAF 583.69007
XAG 0.016443
XAU 0.000241351763
XCD 2.70255
XCG 1.801331
XDR 0.707052
XOF 583.69007
XPF 106.589581
YER 236.22495
ZAR 16.569445
ZMK 9001.196617
ZMW 19.765214
ZWL 321.999592
SSP 5720.889873
MXV 2.035645
  • AEX

    3.2000

    1105.55

    +0.29%

  • BEL20

    -25.9400

    5737.76

    -0.45%

  • PX1

    -7.3300

    8131.86

    -0.09%

  • ISEQ

    5.7300

    14337.15

    +0.04%

  • OSEBX

    1.2600

    2108.79

    +0.06%

  • PSI20

    21.1600

    9638.63

    +0.22%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -20.9400

    4631.6

    -0.45%

  • N150

    -6.4200

    4271.03

    -0.15%

Violences à l'école: la commission parlementaire appelle à agir face à un "Etat défaillant"
Violences à l'école: la commission parlementaire appelle à agir face à un "Etat défaillant" / Photo: © AFP/Archives

Violences à l'école: la commission parlementaire appelle à agir face à un "Etat défaillant"

Des "monstruosités" et un "Etat défaillant": la commission parlementaire sur les violences en milieu scolaire, lancée après le scandale Bétharram, a dressé mercredi le tableau sombre d'une "réalité largement occultée" et recommandé 50 mesures pour agir, dont la création d'un fonds d'indemnisation des victimes.

Taille du texte:

A l'issue de trois mois d'auditions qui ont bousculé le Premier ministre, les rapporteurs, Paul Vannier (LFI) et Violette Spillebout (Renaissance) ont listé un arsenal de propositions face à ce que la présidente de la commission, Fatiha Keloua Hachi, qualifie dans son avant-propos de "monstruosités" auxquelles "des enfants, partout en France" ont été livrés.

Leurs recommandations sont regroupées en cinq axes ("reconnaître les victimes", "protéger les élèves", "soutenir les personnels", "lever le tabou des contrôles" et "refonder les inspections").

Parmi celles-ci: reconnaître "la responsabilité de l'Etat pour les carences" ayant permis ces violences et créer un "fonds d'indemnisation et d'accompagnement des victimes".

Ils veulent aussi lancer une mission parlementaire transpartisane chargée de propositions pour "rendre imprescriptibles certaines infractions commises sur les mineurs".

Sur les volets contrôles et inspections, les députés préconisent des contrôles "chaque année" dans les établissements avec internats du primaire et "au maximum tous les trois ans" dans le secondaire (collèges et lycées). Pour les établissements privés, ils demandent "au moins un contrôle périodique complet" tous "les cinq ans au plus".

Pour protéger les élèves, ils proposent, entre autres, d'inscrire dans le code de l'Education l'interdiction de tout châtiment corporel ou traitement humiliant. Ou de "procéder à un contrôle de l'honorabilité" du personnel et des bénévoles, "au moment de leur recrutement puis tous les trois ans".

Ils proposent aussi de "lever systématiquement le secret" de la confession s'il "porte sur des faits de violences commis sur un mineur de moins de 15 ans".

Ils veulent en outre "mettre en place une cellule nationale" pour recueillir les signalement de violences venant d'adultes, dédiée "aux personnels et représentants de parents d'élèves" en dehors de la voie hiérarchique, utilisée par les chefs d'établissements.

- "Défaut d'action" -

Parallèlement à leurs recommandations, les rapporteurs dressent un bilan sombre, après avoir auditionné "près de 140 personnes": celui de violences "largement occultées", qui persistent "dans tous les types d'établissements scolaires", et d'un "Etat défaillant" pour les contrôler, les prévenir et les traiter.

La commission d'enquête n'épargne pas le Premier ministre, qui était ministre de l'Education au moment des premières révélations sur Notre-Dame-de-Bétharram (Pyrénées-Atlantiques).

Les députés pointent un "défaut d'action" de François Bayrou à l'époque, qui a pu laisser les violences "perdurer", alors qu'il était "informé" et "avait les moyens" d'agir.

Fatiha Keloua Hachi fustige aussi les attaques lancées par François Bayrou, lors de son audition devant la commission, contre l'ex-professeure de Bétharram Françoise Gullung, qu'il a accusée d'avoir "affabulé". Pour Mme Keloua Hachi, "l'utilisation du préjugé sexiste de la femme hystérique" pour la discréditer est "particulièrement inacceptable de la part du Premier ministre".

Les rapporteurs évoquent aussi à Notre-Dame-de-Bétharram "un véritable déchaînement de violences", qu'on "ne saurait réduire à des débordements ponctuels". La violence "était - pour partie au moins - institutionnalisée" dans cet établissement, indiquent-ils, avec "une communauté de notables au soutien indéfectible", dont des "membres du gouvernement".

Les députés soulignent en outre que Bétharram était "un cas loin d'être unique", avec souvent les mêmes "logiques à l'oeuvre" dans d'autres établissements, dont des "violences institutionnalisées sous prétexte d'excellence pédagogique".

Pour eux, ces mécanismes étaient "accentués dans l'enseignement catholique", du fait d'un "modèle éducatif explicitement plus strict, s'appuyant sur de nombreux internats" et d'une "loi du silence particulièrement prégnante".

Aujourd'hui, ces violences sont "encore invisibilisées" dans l'enseignement public, et persistent de façon "préoccupante" dans l'enseignement privé, "notamment catholique", disent-ils.

Les rapporteurs déplorent par ailleurs les "défaillances" de l'Etat, avec des contrôles "quasi-inexistants" et une prévention et des signalements "lacunaires".

Pour eux, les procédures de traitement des cas de violences sont "inefficaces pour assurer la protection des enfants".

Les outils de signalement sont "épars, opaques, inadaptés" et ne permettent pas "un suivi correct", écrivent-t-ils, appelant l'Education nationale à "prendre ses responsabilités" face aux cas de violences.

M.McCoy--TFWP