The Fort Worth Press - Ukraine : larmes et sourires lors du plus grand échange de prisonniers entre Kiev et Moscou

USD -
AED 3.6725
AFN 65.000093
ALL 81.949837
AMD 359.778721
ANG 1.790365
AOA 917.999954
ARS 1517.4824
AUD 1.439118
AWG 1.8
AZN 1.69364
BAM 1.746484
BBD 2.012707
BDT 123.087914
BGN 1.683441
BHD 0.376835
BIF 3001.281416
BMD 1
BND 1.279273
BOB 11.990838
BRL 5.019414
BSD 0.999254
BTN 96.641976
BWP 13.814535
BYN 3.064607
BYR 19600
BZD 2.00976
CAD 1.426895
CDF 2315.000232
CHF 0.833475
CLF 0.024742
CLP 976.950029
CNY 6.70455
CNH 6.702625
COP 3248.45
CRC 456.219778
CUC 1
CUP 23.982676
CVE 98.46364
CZK 21.81295
DJF 177.945858
DKK 6.678125
DOP 60.239942
DZD 134.562011
EGP 52.370498
ERN 15
ETB 161.410038
EUR 0.89345
FJD 2.252804
FKP 0.753189
GBP 0.757795
GEL 2.595029
GGP 0.753189
GHS 11.811351
GIP 0.753189
GMD 73.999649
GNF 8791.316733
GTQ 7.632238
GYD 209.000272
HKD 7.847702
HNL 26.825381
HRK 6.730968
HTG 130.853306
HUF 327.1895
IDR 17907
ILS 3.07235
IMP 0.753189
INR 96.770499
IQD 1310.5
IRR 1732150.000179
ISK 122.401772
JEP 0.753189
JMD 158.746601
JOD 0.709016
JPY 158.181991
KES 129.710236
KGS 87.448502
KHR 4068.293031
KMF 440.000413
KPW 900.000318
KRW 1338.139944
KWD 0.31067
KYD 0.83279
KZT 446.684824
LAK 22408.358262
LBP 89529.590288
LKR 330.606778
LRD 170.879266
LSL 16.680984
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.419696
MAD 9.965219
MDL 17.797026
MGA 4456.013609
MKD 54.985043
MMK 2099.693644
MNT 3596.990612
MOP 8.077832
MRU 40.010537
MUR 47.520182
MVR 15.41012
MWK 1732.755272
MXN 18.005575
MYR 4.087099
MZN 63.910421
NAD 16.680984
NGN 1329.220021
NIO 36.819775
NOK 9.576755
NPR 154.629923
NZD 1.78777
OMR 0.384503
PAB 0.999237
PEN 3.439925
PGK 4.45125
PHP 62.796499
PKR 276.727822
PLN 3.91291
PYG 5830.323217
QAR 3.64324
RON 4.780803
RSD 104.879833
RUB 84.995108
RWF 1475.931722
SAR 3.753634
SBD 8.000512
SCR 13.913323
SDG 601.496279
SEK 10.00956
SGD 1.280925
SHP 0.756573
SLE 24.670306
SLL 20969.491881
SOS 571.066273
SRD 37.870978
STD 20697.981008
STN 22.075
SVC 8.744028
SYP 13002.000254
SZL 16.619947
THB 33.656501
TJS 9.223248
TMT 3.51
TND 3.001502
TOP 2.40776
TRY 49.215503
TTD 6.778586
TWD 31.905502
TZS 2645.027971
UAH 44.838391
UGX 4071.955744
UYU 40.076975
UZS 11786.399964
VES 873.63875
VND 25966
VUV 120.182413
WST 2.784712
XAF 586.064884
XAG 0.01686
XAU 0.0002426887
XCD 2.702551
XCG 1.800955
XDR 0.707052
XOF 586.064884
XPF 106.725034
YER 236.197505
ZAR 16.65469
ZMK 9001.203248
ZMW 19.876142
ZWL 321.999592
SSP 5747.740458
MXV 2.034623
  • AEX

    3.2000

    1105.55

    +0.29%

  • BEL20

    -25.9400

    5737.76

    -0.45%

  • PX1

    -7.3300

    8131.86

    -0.09%

  • ISEQ

    5.7300

    14337.15

    +0.04%

  • OSEBX

    1.2600

    2108.79

    +0.06%

  • PSI20

    21.1600

    9638.63

    +0.22%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -20.9400

    4631.6

    -0.45%

  • N150

    -6.4200

    4271.03

    -0.15%

Ukraine : larmes et sourires lors du plus grand échange de prisonniers entre Kiev et Moscou
Ukraine : larmes et sourires lors du plus grand échange de prisonniers entre Kiev et Moscou / Photo: © AFP

Ukraine : larmes et sourires lors du plus grand échange de prisonniers entre Kiev et Moscou

"Natalia Volodymyrivna Stebleva ? Bonjour, maman. Comment vas-tu ?" : malgré leur apparente banalité, ces mots sont les premiers que Konstantin échange avec sa mère depuis trois ans, et malgré son teint cireux et son visage émacié, il sourit.

Taille du texte:

"Tu savais déjà qu'on allait être transférés ?", demande-t-il, les yeux brillants, à sa mère au bout du fil. "Je t'aime. Ne sois pas triste. Ce n'est pas ma faute. J'avais promis de revenir sain et sauf", dit-il en riant.

Konstantin Steblev, soldat ukrainien de 31 ans capturé sur le front au début de la guerre et emprisonné en Russie, fait partie du premier groupe de prisonniers échangés entre Kiev et Moscou sur trois jours.

Cet échange doit concerner mille personnes dans chaque camp. Si de nombreux autres ont eu lieu, celui-ci est le plus important depuis le début de l'invasion russe de l'Ukraine il y a plus de trois ans.

Konstantin est arrivé avec les autres captifs en bus dans la cour d'un hôpital, acclamés par des centaines de familles de prisonniers, qui crient, pleurent et chantent d'une seule voix des "félicitations" aux soldats libérés.

Durant ce trajet, Konstantin avait des sentiments "indescriptibles". "C'est tout simplement fou. Des émotions folles", tente-t-il d'expliquer.

- 22 mois d'absence -

Pendant ces longues années de captivité, il assure avoir tenu grâce à sa femme, qu'il ne voulait pas "laisser tomber".

"Elle sait que je suis fort et que je ne pouvais pas abandonner comme ça", assure-t-il à l'AFP, la voix tremblante et souriante. Maintenant, Konstantin n'aspire qu'à retrouver sa famille, se "détendre avec eux, passer du temps avec eux. C'est ma priorité absolue."

Pour le reste : "ce sera à ma femme de décider, c'est elle qui est la plus impliquée dans tout cela maintenant", lâche-t-il avec humour, disant vivre encore en "2022" dans sa tête.

"C'est elle qui me dira et me montrera comment agir à l'avenir", conclut le jeune homme.

Maigres, fatigués, un peu perdus, les prisonniers entrent progressivement dans les couloirs de l’hôpital.

Mais pas Olena et Oleksandre, qui, à l'écart, s’enlacent avec force, malgré les caméras pointées sur eux. Cela fait 22 mois qu'ils ne se sont pas vus, qu'Oleksandre était captif en Russie.

Olena assure qu'elle a essayé de lui envoyer des lettres, mais qu'elles ont été "filtrées" par les matons russes, selon Oleksandre. "Je suis au septième ciel", lâche-t-il dans les bras de sa femme, qu'il assure être "elle aussi au septième ciel".

L'homme malingre de 45 ans ne rêve que de "Manger... manger et passer du temps avec ma famille."

- "Pas brisé" -

Pour cette première phase, 270 militaires et 120 civils dans chaque camp ont été échangés. Le reste le seront samedi et dimanche.

Le sujet est douloureux, des milliers de familles attendant dans l'angoisse des nouvelles de leurs proches disparus.

À l'arrivée des bus dans l'hôpital, des membres des familles de soldats encore emprisonnés accourent auprès des hommes libérés et leur tendent frénétiquement des portraits de leurs proches pour savoir s'ils les ont aperçus durant leur captivité.

Les femmes repartent en pleurant quand ils font "non" de la tête.

Certains savent que leurs proches sont en détention, d'autres n'ont aucune nouvelle et espèrent pouvoir glaner quelques informations auprès des soldats nouvellement libérés.

Debout, Elia, 38 ans, serre dans ses bras la mère d'un soldat qui n'a pas vu son fils et n'a pas eu d'informations de la part des autres, au bord des larmes. Elia pleure de joie, car elle vient de retrouver son mari Andriï, après trois ans d'absence.

Quand elle l'a vu, son "cœur battait à tout rompre". "Je l'ai vu, j'ai attendu si longtemps pour cela", dit-elle dans un souffle.

"On a su que certains de son unité allaient être échangés, alors je suis venue", lâche la jeune femme aux larges lèvres roses, tremblantes d'émotion.

Plusieurs anciens prisonniers interviewés par l'AFP ont parlé des conditions difficiles et des tortures subies dans les prisons russes.

Et si Elia pense au futur et à l'idée de faire un enfant avec son mari. Elle sait que pour lui, le chemin vers la rémission est encore long.

"Il a le regard vide, mais je sais qu'ils ne l'ont pas brisé. Les gars avec lui m'ont dit qu'il était très fort", conclut-elle, les yeux humides.

W.Matthews--TFWP