The Fort Worth Press - Friedrich Merz, un mal-aimé puni avant même d'avoir commencé

USD -
AED 3.673002
AFN 64.499354
ALL 81.982977
AMD 361.970377
ANG 1.790365
AOA 918.00011
ARS 1516.502502
AUD 1.437401
AWG 1.8025
AZN 1.698647
BAM 1.749507
BBD 2.015019
BDT 123.35519
BGN 1.683441
BHD 0.377671
BIF 3000.791659
BMD 1
BND 1.282667
BOB 11.949925
BRL 5.010095
BSD 1.000443
BTN 96.773876
BWP 13.820371
BYN 3.062335
BYR 19600
BZD 2.012049
CAD 1.42267
CDF 2315.00021
CHF 0.83175
CLF 0.024752
CLP 977.360038
CNY 6.70455
CNH 6.70416
COP 3228.19
CRC 455.852689
CUC 1
CUP 24.010877
CVE 98.634512
CZK 21.744976
DJF 177.720043
DKK 6.671051
DOP 60.532601
DZD 134.431008
EGP 52.403798
ERN 15
ETB 163.413408
EUR 0.89242
FJD 2.250295
FKP 0.756809
GBP 0.756265
GEL 2.594997
GGP 0.756809
GHS 11.810379
GIP 0.756809
GMD 73.999665
GNF 8801.205816
GTQ 7.648201
GYD 209.311167
HKD 7.847995
HNL 26.853682
HRK 6.721981
HTG 131.003976
HUF 326.190498
IDR 17935
ILS 3.063201
IMP 0.756809
INR 96.82405
IQD 1515.68552
IRR 1732150.000254
ISK 122.080184
JEP 0.756809
JMD 158.929793
JOD 0.709027
JPY 157.808501
KES 129.849782
KGS 87.449873
KHR 4071.865929
KMF 439.999945
KPW 900.000318
KRW 1343.229608
KWD 0.310799
KYD 0.833695
KZT 450.986443
LAK 22482.925804
LBP 89588.832782
LKR 331.11789
LRD 171.077407
LSL 16.697677
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.431616
MAD 9.969542
MDL 17.893131
MGA 4467.244826
MKD 55.084935
MMK 2099.765857
MNT 3595.748979
MOP 8.086572
MRU 39.937025
MUR 47.519888
MVR 15.410425
MWK 1734.762793
MXN 18.18129
MYR 4.090977
MZN 63.910171
NAD 16.697677
NGN 1329.480088
NIO 36.818706
NOK 9.56679
NPR 154.837844
NZD 1.785017
OMR 0.384501
PAB 1.000434
PEN 3.441332
PGK 4.534334
PHP 62.990503
PKR 277.046363
PLN 3.90761
PYG 5758.066392
QAR 3.646805
RON 4.771197
RSD 104.74904
RUB 85.028424
RWF 1477.66154
SAR 3.752339
SBD 8.000512
SCR 13.9577
SDG 601.496767
SEK 9.974635
SGD 1.28075
SHP 0.756573
SLE 24.670034
SLL 20969.491881
SOS 571.783828
SRD 37.650497
STD 20697.981008
STN 21.915995
SVC 8.753796
SYP 13002.000254
SZL 16.692832
THB 33.63896
TJS 9.219037
TMT 3.51
TND 2.99182
TOP 2.40776
TRY 49.2133
TTD 6.795747
TWD 31.969302
TZS 2640.002946
UAH 44.936959
UGX 4096.93088
UYU 40.119329
UZS 11820.21889
VES 873.63875
VND 25899.5
VUV 120.100619
WST 2.770789
XAF 585.38891
XAG 0.01694
XAU 0.000242132803
XCD 2.70255
XCG 1.803007
XDR 0.707052
XOF 585.38891
XPF 106.681218
YER 236.185622
ZAR 16.605982
ZMK 9001.201945
ZMW 19.919225
ZWL 321.999592
SSP 5751.632701
MXV 2.054478
  • AEX

    3.2000

    1105.55

    +0.29%

  • BEL20

    -25.9400

    5737.76

    -0.45%

  • PX1

    -7.3300

    8131.86

    -0.09%

  • ISEQ

    5.7300

    14337.15

    +0.04%

  • OSEBX

    1.2600

    2108.79

    +0.06%

  • PSI20

    21.1600

    9638.63

    +0.22%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -20.9400

    4631.6

    -0.45%

  • N150

    -6.4200

    4271.03

    -0.15%

Friedrich Merz, un mal-aimé puni avant même d'avoir commencé
Friedrich Merz, un mal-aimé puni avant même d'avoir commencé / Photo: © AFP/Archives

Friedrich Merz, un mal-aimé puni avant même d'avoir commencé

Il se croyait enfin arrivé au but... Le conservateur Friedrich Merz, qui a échoué mardi à se faire élire chancelier au premier tour par les députés, fait figure de héros tragique, mal aimé par la population et qui peine à rassembler ses rangs.

Taille du texte:

L'aspirant chancelier de 69 ans n'a certes pas perdu ses chances d'accéder aux commandes de la première puissance économique européenne.

Mais le rejet inédit de son élection au Bundestag lors du premier tour jette une ombre sur sa personne et l'ensemble de son gouvernement avec le centre gauche du SPD tant attendu en Europe dans un contexte géopolitique chamboulé par Donald Trump et menacé par Vladimir Poutine.

Même s'il était intronisé au second tour, "les dégâts seraient importants. Merz est désormais considéré comme un chancelier affaibli, sans alliance stable, et sa cote de popularité n'est déjà pas bonne", juge Der Spiegel.

Faisant montre d'une rare persévérance, il était revenu sur le devant de la scène politique après avoir été écarté du pouvoir au début des années 2000 par Angela Merkel, alors qu'il se considérait comme l'héritier naturel d'Helmut Kohl, le père de la réunification allemande.

Ce multi-millionnaire, pilote amateur et propriétaire d'un jet privé, a longtemps été perçu comme un grand bourgeois hautain, même s'il a tenté lors de la campagne de renvoyer une image d'élu accessible et humain, se montrant verre de bière à la main lors un meeting, ou dévoilant des drames privés méconnus comme le décès à 21 ans de sa jeune soeur dans un accident de voiture.

- Promesse trahie -

Mais l'impulsif Friedrich Merz, dont le camp conservateur CDU/CSU a remporté sans gloire le scrutin législatif du 23 février, a surtout brusqué à la fois la population et son parti en assouplissant peu après les élections le sacro-saint "frein à la dette", inscrit dans la constitution nationale, pour réarmer et moderniser le pays.

Et ce alors même qu'il s'était engagé à ne pas y toucher pendant la campagne électorale.

Cela a profité au parti d'extrême droite Alternative pour l'Allemagne (AfD), arrivé deuxième avec un score historique aux législatives, qui dénonce à l'envi son "mensonge".

Cette formation a récemment dépassé les conservateurs dans des sondages et ses députés ont jubilé mardi à l'annonce de son échec au Bundestag.

L'avocat de formation a en outre flirté avec ce parti en votant avec lui une résolution sur la migration au Bundestag en janvier.

Cette manoeuvre inédite depuis l'après-guerre, qui lui a coûté des voix aux élections, avaient provoqué de grandes manifestations de protestation dans le pays. Il a depuis dit exclure toute coopération malgré les exhortations de Trump et de ses proches.

- Loué à l'étranger

S'il peine à convaincre chez lui, celui qui n'a jamais occupé de poste ministériel suscite les espoirs de ses pairs européens comptant sur Berlin à un moment où le continent cherche à s'affranchir de la tutelle militaire d'un allié américain devenu imprévisible pour assurer sa défense face à la menace russe.

Atlantiste convaincu, il a toutefois promis de ramener son pays au centre du jeu européen avec une "voix forte" pour défendre les intérêts du continent, ce qui passe par un resserrement des liens avec Paris mais aussi avec Varsovie.

Et le soutien sans faille à l'Ukraine contre la guerre d'agression russe fait parti des priorités de son futur gouvernement.

En matière de politique domestique, l'ancien député européen (1989-1994) puis au Bundestag a promis un net virage à droite, avec notamment un durcissement des règles migratoires.

Lors de son élection - après deux échecs - à la tête de la CDU en 2022 , il avait annoncé un renversement complet de la généreuse politique d'accueil héritée d'Angela Merkel (2005-2021).

Une revanche face à celle qui l'écarta en 2002 du poste stratégique de président du groupe parlementaire CDU, le conduisant à se reconvertir dans la finance en 2009, notamment chez BlackRock, l'un des plus gros gestionnaires d'actifs au monde.

Celui qui a promis de "redonner sa fierté" à l'Allemagne devra aussi trouver la parade pour résoudre la crise profonde du modèle industriel traversée par le pays, qui a enchaîné deux récessions d'affilée et dont l'économie reste faible.

G.George--TFWP