The Fort Worth Press - Irlande du Nord: Londres lance la révision unilatérale du statut post-Brexit

USD -
AED 3.672505
AFN 64.483762
ALL 81.166471
AMD 363.179972
ANG 1.790365
AOA 917.000227
ARS 1525.012599
AUD 1.43287
AWG 1.80125
AZN 1.685566
BAM 1.723635
BBD 2.01455
BDT 122.977945
BGN 1.683441
BHD 0.377018
BIF 2997.193078
BMD 1
BND 1.277876
BOB 12.05776
BRL 5.229402
BSD 1.000181
BTN 95.952657
BWP 13.657294
BYN 3.019137
BYR 19600
BZD 2.011642
CAD 1.41934
CDF 2324.999955
CHF 0.834725
CLF 0.024611
CLP 971.710284
CNY 6.71045
CNH 6.709379
COP 3353
CRC 455.717175
CUC 1
CUP 24.004688
CVE 97.175893
CZK 21.556974
DJF 178.109536
DKK 6.594935
DOP 59.478538
DZD 133.75167
EGP 52.072002
ERN 15
ETB 163.374269
EUR 0.882204
FJD 2.243203
FKP 0.754339
GBP 0.757105
GEL 2.595017
GGP 0.754339
GHS 11.657656
GIP 0.754339
GMD 73.999791
GNF 8797.077629
GTQ 7.636548
GYD 209.280908
HKD 7.84685
HNL 26.851268
HRK 6.645399
HTG 130.898612
HUF 324.1905
IDR 17963
ILS 3.06706
IMP 0.754339
INR 95.96685
IQD 1310.308056
IRR 1374850.000093
ISK 120.679619
JEP 0.754339
JMD 158.34211
JOD 0.709003
JPY 157.636497
KES 129.704905
KGS 87.448303
KHR 4059.204815
KMF 433.000239
KPW 900.000318
KRW 1357.264968
KWD 0.30876
KYD 0.833521
KZT 439.095969
LAK 22442.154059
LBP 89567.332478
LKR 331.075752
LRD 171.53357
LSL 16.386165
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.398082
MAD 9.687185
MDL 17.748225
MGA 4404.707873
MKD 54.27009
MMK 2099.371601
MNT 3597.221926
MOP 8.083477
MRU 40.048647
MUR 47.610371
MVR 15.459817
MWK 1734.386774
MXN 18.026455
MYR 4.082797
MZN 63.881732
NAD 16.385877
NGN 1324.850241
NIO 36.812303
NOK 9.60008
NPR 153.522722
NZD 1.77533
OMR 0.384494
PAB 1.000181
PEN 3.440545
PGK 4.525445
PHP 62.697982
PKR 277.081154
PLN 3.85895
PYG 5875.587713
QAR 3.645826
RON 4.657097
RSD 103.663513
RUB 83.751869
RWF 1476.771496
SAR 3.756513
SBD 8.026199
SCR 13.834899
SDG 601.498266
SEK 10.010175
SGD 1.278775
SHP 0.754404
SLE 24.602594
SLL 20969.491881
SOS 571.602311
SRD 37.752979
STD 20697.981008
STN 21.591705
SVC 8.752132
SYP 13002.000254
SZL 16.382376
THB 33.592498
TJS 9.206879
TMT 3.5
TND 2.96908
TOP 2.40776
TRY 48.999696
TTD 6.785083
TWD 31.852097
TZS 2635.002988
UAH 44.863071
UGX 3920.877416
UYU 40.098881
UZS 11822.560247
VES 856.71525
VND 25972.5
VUV 118.916544
WST 2.76931
XAF 578.687715
XAG 0.016366
XAU 0.000240180808
XCD 2.70255
XCG 1.802599
XDR 0.707052
XOF 578.687715
XPF 105.104986
YER 236.624995
ZAR 16.447845
ZMK 9001.203679
ZMW 19.578657
ZWL 321.999592
SSP 5712.591898
MXV 2.041002
  • AEX

    3.2000

    1105.55

    +0.29%

  • BEL20

    -25.9400

    5737.76

    -0.45%

  • PX1

    -7.3300

    8131.86

    -0.09%

  • ISEQ

    5.7300

    14337.15

    +0.04%

  • OSEBX

    1.2600

    2108.79

    +0.06%

  • PSI20

    21.1600

    9638.63

    +0.22%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -20.9400

    4631.6

    -0.45%

  • N150

    -6.4200

    4271.03

    -0.15%

Irlande du Nord: Londres lance la révision unilatérale du statut post-Brexit
Irlande du Nord: Londres lance la révision unilatérale du statut post-Brexit / Photo: © AFP

Irlande du Nord: Londres lance la révision unilatérale du statut post-Brexit

Après des mois d'impasse, le gouvernement britannique est passé à l'action lundi en présentant au Parlement son projet de loi qui remet en cause le statut post-Brexit de l'Irlande du Nord, au risque de représailles des Européens qui jugent le texte illégal.

Taille du texte:

Alors que l'UE a menacé le gouvernement britannique d'actions en justice, estimant que son initiative nuisait à "la confiance mutuelle", Londres estime ne plus pouvoir attendre vu la paralysie politique causée par le protocole nord-irlandais dans la province britannique.

Après avoir menacé d'outrepasser purement et simplement ce traité international qu'il a négocié et signé, le gouvernement de Boris Johnson a choisi de légiférer pour le modifier unilatéralement.

"Nous sommes très clairs sur le fait que nous agissons de manière légale", a néanmoins assuré la cheffe de la diplomatie Liz Truss à la télévision.

S'il est adopté, ce qui pourrait prendre des mois, le texte "va mettre fin à cette situation intenable où la population d'Irlande du Nord est traitée différemment du reste du Royaume-Uni, va protéger la suprématie de nos tribunaux et notre intégrité territoriale", a-t-elle expliqué dans un communiqué, défendant une "solution raisonnable".

Elle a répété que Londres restait ouvert à une solution négociée, mais à condition que l'UE accepte de "changer le protocole" et non seulement l'aménager comme c'est le cas actuellement.

Le protocole vise à protéger le marché unique européen après le Brexit sans provoquer le retour d'une démarcation physique entre la province britannique et la République d'Irlande, membre de l'Union européenne, ce qui pourrait remettre en cause la paix.

Pour résoudre cette quadrature du cercle, le gouvernement de Boris Johnson avait accepté que l'Irlande du Nord reste de facto au sein du marché européen, instaurant une frontière douanière en mer d'Irlande, avec contrôles et paperasse.

- Colère unioniste -

Si le texte n'a pas été complètement appliqué, il complique les approvisionnements et horripile la communauté unioniste, qui estime que la place de la province au sein du Royaume-Uni est menacée.

Alors que le principal parti unioniste, le DUP, bloque depuis plusieurs mois la formation de tout exécutif local, le gouvernement de Londres avait annoncé mi-mai sa volonté de légiférer.

Concrètement, le gouvernement britannique veut que les marchandises circulant et restant au sein du Royaume-Uni passent par un "canal vert", les libérant de démarches administratives. Les marchandises destinées à l'UE resteront, elles, soumises à l'ensemble des vérifications et contrôles appliqués en vertu du droit européen.

Selon le projet de loi, la province pourra bénéficier des mêmes aides d'Etat que le reste du Royaume-Uni et les contentieux se règleront devant un mécanisme d'arbitrage indépendant et non plus devant la Cour de justice européenne, point de discorde majeur entre Londres et Bruxelles.

- "Ajustements" -

"Franchement c'est une série assez triviale d'ajustements", a relativisé Boris Johnson sur la radio LBC, assurant que le projet était légal. "Notre engagement primordial en tant que pays porte sur l'Accord du Vendredi saint", signé en 1998 pour mettre fin à trois décennies de violences entre unionistes, surtout protestants, et républicains, à majorité catholique, faisant 3.500 morts.

Liz Truss s'est expliquée en appelant lundi le vice-président de la Commission européenne Maros Sefcovic, son homologue irlandais, Simon Coveney, puis le secrétaire d'Etat américain Antony Blinken, alors que l'administration de Joe Biden, aux origine irlandaises, s'est montré très critique.

M. Sefcovic a assuré que l'UE avait proposé des "solutions", regrettant "une action unilatérale portant atteinte à la confiance mutuelle". M. Coveney, avec qui l'appel a duré à peine 12 minutes, a reproché à Londres de "ne pas avoir engagé de négociations significatives".

A Belfast, malgré le projet de loi, le DUP refuse toujours de participer à un nouveau gouvernement à Belfast, censé être dirigé pour la première fois par les républicains du Sinn Fein après leur victoire aux élections locales du 5 mai.

Le dirigeant du DUP, Jeffrey Donaldson, a salué "un pas important" mais a dit vouloir voir le projet de loi progresser au Parlement avant de se prononcer.

Dans une lettre commune, des élus de partis représentant la majorité de l'Assemblée locale (dont le Sinn Fein) ont dit "rejeter dans les termes les plus forts possibles" la loi britannique. Pour eux, "s'il n'est pas idéal, le protocole représente la seule protection disponible" contre les effets du Brexit mais aussi "un avantage économique" avec "un accès à deux marché majeurs".

L.Davila--TFWP