The Fort Worth Press - Joe Biden, la disparition

USD -
AED 3.672499
AFN 65.000286
ALL 81.757752
AMD 363.060451
ANG 1.790365
AOA 918.000102
ARS 1517.748898
AUD 1.431188
AWG 1.8
AZN 1.702749
BAM 1.745081
BBD 2.014187
BDT 123.310283
BGN 1.683441
BHD 0.377783
BIF 2992.192728
BMD 1
BND 1.280571
BOB 11.845639
BRL 4.987899
BSD 1.000045
BTN 96.679902
BWP 13.757752
BYN 3.042248
BYR 19600
BZD 2.011332
CAD 1.42559
CDF 2309.999687
CHF 0.829899
CLF 0.024814
CLP 976.610074
CNY 6.692149
CNH 6.69232
COP 3204.5
CRC 456.301584
CUC 1
CUP 24.001785
CVE 98.38501
CZK 21.757899
DJF 178.086103
DKK 6.668902
DOP 60.611198
DZD 134.724069
EGP 52.403901
ERN 15
ETB 162.480749
EUR 0.89223
FJD 2.24725
FKP 0.755711
GBP 0.75505
GEL 2.590118
GGP 0.755711
GHS 11.755521
GIP 0.755711
GMD 73.497265
GNF 8797.680125
GTQ 7.645773
GYD 209.172429
HKD 7.84765
HNL 26.843631
HRK 6.7248
HTG 130.956948
HUF 325.530503
IDR 17917
ILS 3.06346
IMP 0.755711
INR 96.77555
IQD 1515.056882
IRR 1779470.000144
ISK 122.059881
JEP 0.755711
JMD 158.724069
JOD 0.709001
JPY 158.142965
KES 129.798196
KGS 87.450055
KHR 4060.673656
KMF 439.99992
KPW 900.000318
KRW 1338.090003
KWD 0.31096
KYD 0.833371
KZT 454.436761
LAK 22426.053982
LBP 89555.476244
LKR 330.885568
LRD 171.010484
LSL 16.545706
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.430515
MAD 9.82021
MDL 17.93085
MGA 4459.513718
MKD 54.940888
MMK 2099.813295
MNT 3595.111531
MOP 8.083426
MRU 39.963417
MUR 47.470253
MVR 15.45013
MWK 1734.106625
MXN 18.41655
MYR 4.084599
MZN 63.910293
NAD 16.545706
NGN 1331.000149
NIO 36.80571
NOK 9.555395
NPR 154.687486
NZD 1.78115
OMR 0.384742
PAB 1.000045
PEN 3.429668
PGK 4.534464
PHP 62.806042
PKR 276.931162
PLN 3.91335
PYG 5688.155253
QAR 3.65532
RON 4.760897
RSD 104.733437
RUB 85.158061
RWF 1474.102164
SAR 3.75677
SBD 8.078071
SCR 14.675002
SDG 601.502618
SEK 9.99165
SGD 1.280025
SHP 0.755572
SLE 24.669809
SLL 20969.491881
SOS 571.492304
SRD 37.692505
STD 20697.981008
STN 21.860361
SVC 8.75039
SYP 13002.000254
SZL 16.542494
THB 33.520253
TJS 9.200535
TMT 3.51
TND 2.984609
TOP 2.40776
TRY 49.340899
TTD 6.793665
TWD 31.931044
TZS 2640.301624
UAH 44.916529
UGX 4089.225965
UYU 40.169529
UZS 11900.959179
VES 875.701602
VND 25899.5
VUV 119.371348
WST 2.785507
XAF 585.264638
XAG 0.016379
XAU 0.000238292681
XCD 2.70255
XCG 1.802364
XDR 0.707052
XOF 585.264638
XPF 106.410886
YER 236.198801
ZAR 16.49715
ZMK 9001.202391
ZMW 19.875976
ZWL 321.999592
SSP 5757.531856
MXV 2.080607
  • AEX

    3.2000

    1105.55

    +0.29%

  • BEL20

    -25.9400

    5737.76

    -0.45%

  • PX1

    -7.3300

    8131.86

    -0.09%

  • ISEQ

    5.7300

    14337.15

    +0.04%

  • OSEBX

    1.2600

    2108.79

    +0.06%

  • PSI20

    21.1600

    9638.63

    +0.22%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -20.9400

    4631.6

    -0.45%

  • N150

    -6.4200

    4271.03

    -0.15%

Joe Biden, la disparition
Joe Biden, la disparition / Photo: © AFP

Joe Biden, la disparition

Le président a déjà disparu, l'homme n'est plus que l'ombre de lui-même: alors que les Etats-Unis sont en pleine crise budgétaire, que Donald Trump s'apprête à démanteler son bilan, Joe Biden, encore au pouvoir pour un mois, a déserté la scène publique.

Taille du texte:

Jeudi, Washington est en pleine ébullition: suite à un coup d'éclat du futur président républicain, les discussions au Congrès visant à éviter un "shutdown", une paralysie budgétaire, ont capoté.

Le président démocrate de 82 ans, lui, est au téléphone, selon un compte-rendu de la Maison Blanche. Mais pas avec des parlementaires pour tenter de sortir de l'impasse. Avec le pape, qu'il a décidé d'aller voir en janvier.

C'est sa porte-parole, Karine Jean-Pierre, qui pourfend - par communiqué - la dernière proposition budgétaire avancée par les républicains, accusés de servir "les milliardaires aux dépens des Américains qui travaillent dur".

Donald Trump, qui prêtera serment le 20 janvier, se déchaîne sur son réseau Truth Social: "S'il y a un +shutdown+ du gouvernement, qu'il commence maintenant, sous Biden, mais pas sous +Trump+ (...) C'est un problème que Biden doit résoudre."

Pour le "commandant en chef", le retour au pouvoir de son ennemi juré est plus qu'un désaveu politique: une suprême humiliation personnelle.

Avant de se retirer, à contre-coeur en juin dernier, de la course à la Maison Blanche au profit de la vice-présidente Kamala Harris, Joe Biden était persuadé de pouvoir être réélu.

- Forêt tropicale -

Cela semblait déjà audacieux, mais la conviction du démocrate de pouvoir mener à bien un second mandat paraît aujourd'hui déraisonnable, tant il semble diminué physiquement.

Lors d'un déplacement récent, le président angolais a pris Joe Biden par le bras pour lui éviter de buter dans une estrade. Le lendemain, le président américain a semblé piquer du nez pendant une table ronde avec plusieurs dirigeants africains.

Pendant un voyage au Brésil, un court discours tenu sur fond de forêt tropicale a laissé une impression crépusculaire, avec ce président tournant le dos aux caméras et s'éloignant lentement avant de disparaître derrière le feuillage.

Joe Biden était déjà le président le plus distant avec la presse des dernières décennies, il a désormais coupé les ponts.

Pas de conférence de presse pendant ces deux récents voyages à l'étranger, comme c'était l'usage. De moins en moins d'échanges impromptus pour ce président à l'élocution de plus en plus brouillonne, qui peine souvent à finir ses phrases.

Le démocrate, dont le mandat a été plombé par une poussée d'inflation, passe par une tribune, publiée lundi par le site "The Prospect", pour défendre ses plans de réindustrialisation, considérables mais obscurs pour le grand public: "Il faudra des années pour en voir le plein effet, en terme d'emplois et de nouveaux investissements, mais c'est nous qui avons planté les graines."

Les articles sur son déclin se multiplient.

- Mea culpa -

Le Wall Street Journal, que le camp démocrate avait descendu en flammes en juin pour un article exposant la fragilité croissante de Joe Biden, vient de récidiver avec un récit sur le cocon tissé par la Maison Blanche autour du chef d'Etat, sur son agenda allégé, sur ses difficultés de concentration.

Certains commentateurs y vont de leur mea culpa, ainsi Chris Cillizza, ancien journaliste de CNN, qui disait jeudi: "J'aurais dû insister davantage, et plus tôt, pour avoir plus d'informations sur la santé physique et mentale" du président.

Joe Biden ne contre-attaque même plus. Il n'a pas vanté publiquement les dernières mesures symboliques de son mandat, notamment un effacement partiel de dette étudiante pour des milliers d'Américains et la publication d'objectifs climatiques plus ambitieux.

Au soir de cinquante ans de vie politique, le démocrate se replie plus que jamais sur sa famille.

Reniant ses engagements passés, il a accordé une grâce étendue à son fils cadet Hunter Biden, aux prises avec la justice. Cette semaine, il s'est recueilli sur la tombe de sa première épouse et de leur fille encore bébé, tuées en 1972 dans un accident de voiture.

Même lorsqu'il pleure ses morts, l'hostilité d'une partie de l'Amérique se manifeste.

Le 11 novembre, Joe Biden a participé à une petite cérémonie militaire en l'honneur de son fils aîné Beau, mort en 2015 d'un cancer du cerveau. Dans l'assistance, un homme arborait la casquette rouge "Make America Great Again" des trumpistes.

S.Rocha--TFWP