The Fort Worth Press - En Syrie, d'anciens détenus revisitent les "cellules du désespoir"

USD -
AED 3.672503
AFN 64.999529
ALL 81.702348
AMD 362.80795
ANG 1.790365
AOA 917.99991
ARS 1517.451297
AUD 1.432542
AWG 1.8
AZN 1.690431
BAM 1.743938
BBD 2.012822
BDT 123.229468
BGN 1.683441
BHD 0.377513
BIF 2990.138384
BMD 1
BND 1.279692
BOB 11.837665
BRL 4.991597
BSD 0.999367
BTN 96.612663
BWP 13.748245
BYN 3.040173
BYR 19600
BZD 2.009969
CAD 1.42581
CDF 2310.000112
CHF 0.829885
CLF 0.024814
CLP 976.610124
CNY 6.69215
CNH 6.69198
COP 3204.51
CRC 455.982203
CUC 1
CUP 23.98552
CVE 98.316585
CZK 21.7554
DJF 177.965422
DKK 6.66853
DOP 60.568774
DZD 134.632172
EGP 52.364198
ERN 15
ETB 162.364852
EUR 0.89213
FJD 2.24725
FKP 0.755711
GBP 0.755045
GEL 2.58958
GGP 0.755711
GHS 11.747345
GIP 0.755711
GMD 73.472936
GNF 8791.522333
GTQ 7.640455
GYD 209.026954
HKD 7.84765
HNL 26.824484
HRK 6.721995
HTG 130.867038
HUF 325.6935
IDR 17891.05
ILS 3.06346
IMP 0.755711
INR 95.61215
IQD 1514.030191
IRR 1779470.000246
ISK 122.049927
JEP 0.755711
JMD 158.615801
JOD 0.708994
JPY 158.210496
KES 129.850082
KGS 87.450291
KHR 4057.921909
KMF 439.999678
KPW 900.000318
KRW 1334.905019
KWD 0.31096
KYD 0.832817
KZT 454.134882
LAK 22410.856791
LBP 89494.389286
LKR 330.661341
LRD 170.89155
LSL 16.534494
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.426158
MAD 9.81338
MDL 17.918619
MGA 4456.43209
MKD 54.903901
MMK 2099.813295
MNT 3595.111531
MOP 8.077948
MRU 39.936158
MUR 47.470076
MVR 15.450312
MWK 1732.88514
MXN 18.40317
MYR 4.08198
MZN 63.90997
NAD 16.534715
NGN 1330.810066
NIO 36.779949
NOK 9.56255
NPR 154.579215
NZD 1.783294
OMR 0.384482
PAB 0.999371
PEN 3.427374
PGK 4.53131
PHP 62.748495
PKR 276.743498
PLN 3.914851
PYG 5684.30063
QAR 3.652778
RON 4.759798
RSD 104.663397
RUB 85.13106
RWF 1473.096659
SAR 3.75667
SBD 8.078071
SCR 14.674999
SDG 601.499098
SEK 9.992098
SGD 1.27955
SHP 0.755572
SLE 24.670351
SLL 20969.491881
SOS 571.102482
SRD 37.692502
STD 20697.981008
STN 21.845158
SVC 8.744461
SYP 13002.000254
SZL 16.531284
THB 33.489893
TJS 9.194137
TMT 3.51
TND 2.982533
TOP 2.40776
TRY 49.339599
TTD 6.789061
TWD 31.943197
TZS 2640.296786
UAH 44.885491
UGX 4086.381996
UYU 40.141592
UZS 11893.000446
VES 875.701597
VND 25863.5
VUV 119.371348
WST 2.785507
XAF 585.198995
XAG 0.016372
XAU 0.000237762088
XCD 2.70255
XCG 1.801143
XDR 0.707052
XOF 585.198995
XPF 106.339724
YER 236.203019
ZAR 16.49215
ZMK 9001.177673
ZMW 19.862507
ZWL 321.999592
SSP 5757.531856
MXV 2.079095
  • AEX

    3.2000

    1105.55

    +0.29%

  • BEL20

    -25.9400

    5737.76

    -0.45%

  • PX1

    -7.3300

    8131.86

    -0.09%

  • ISEQ

    5.7300

    14337.15

    +0.04%

  • OSEBX

    1.2600

    2108.79

    +0.06%

  • PSI20

    21.1600

    9638.63

    +0.22%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -20.9400

    4631.6

    -0.45%

  • N150

    -6.4200

    4271.03

    -0.15%

En Syrie, d'anciens détenus revisitent les "cellules du désespoir"
En Syrie, d'anciens détenus revisitent les "cellules du désespoir" / Photo: © AFP

En Syrie, d'anciens détenus revisitent les "cellules du désespoir"

Retourner sur les lieux où il a vécu les pires exactions: quelques jours après la chute de Bachar al-Assad, Mohammed Darwich raconte le "désespoir" de ces mois passés sous terre, aux mains d'une des branches les plus redoutées des renseignements syriens.

Taille du texte:

Une odeur de putréfaction émane de la cellule numéro 9, sans fenêtres, aux murs noirs et humides, où était entassée une centaine de personnes avec lui.

C'est dans les bâtiments imposants de cette section, appelée la "branche de Palestine", qu'atterrissaient les personnes arrêtées pour "terrorisme" pour être interrogées. Beaucoup ne donnaient plus jamais signe de vie.

"Je suis l'une des personnes qu'ils ont le plus interrogées. Tous les jours, matin et soir", pendant les 120 jours de sa détention, indique à l'AFP le journaliste Mohammed Darwich.

Arrêté en 2018 pour avoir livré des informations à des groupes terroristes, selon les autorités, il dénonce aujourd'hui ces "arrestations arbitraires prolongées sans aucune accusation claire".

L'homme âgé de 34 ans se souvient de cette pièce partagée avec une cinquantaine de détenus tuberculeux. De ce jeune homme turc devenu "fou" par la pluie de coups qui s'abattaient sur lui.

"Quand la porte se referme derrière nous, un sentiment de désespoir nous submerge. Cette cellule a été témoin de tellement de tragédies", murmure-t-il.

- "Sortir les morts" -

Depuis dimanche et la prise de Damas par une coalition de groupes rebelles dominée par les islamistes radicaux de Hayat Tahrir al-Sham (HTS), la "branche de Palestine" a été désertée par les hommes qui y travaillaient.

Dans une pièce sombre, une femme, le visage caché par un foulard gris, fouille désespérément dans les cartes d'identité abandonnées.

Comme elle, des milliers de personnes se sont ruées depuis près d'une semaine vers les prisons, commissariats, centres de renseignement et centres militaires, dans toute la Syrie, à la recherche d'informations sur des proches disparus.

Plusieurs anciens détenus, à l'instar de Mohammed Darwich, reviennent aussi sur les lieux tant redoutés affronter leurs douleurs et angoisses du passé.

"On nous a dit que notre séjour dans la branche de Palestine durerait le temps d'un simple +question-réponse+. En réalité j'y suis resté 35 jours, ou 32, je ne me souviens plus très bien", confie Adham Bajbouj, 32 ans.

"Il pesait 85 kg lorsqu'il est arrivé, il est ressorti en pesant 50 kg", poursuit son frère qui l'accompagne.

Outre les interrogatoires, il se souvient des "humiliations" subies.

"Il fallait nettoyer les lieux de torture et les toilettes, sortir les morts des cellules", dit le frêle trentenaire, soulignant qu'il n'était plus jamais arrivé à passer devant le bâtiment depuis sa sortie.

- Documents "secrets" brûlés -

Au dernier étage de l'édifice, se trouvent les "salles de torture" comme les décrivent les anciens détenus. Plus loin, une odeur de fumée se dégage des bureaux des officiers, réduits en cendres.

Sur des étagères d'une pièce, des milliers de documents, probablement avec des informations "importantes" ou "secrètes", ont été brûlés avant le départ des responsables.

Une lettre datée de 2022 et restée intacte est adressée par le haut commandement de l'armée à la section "chargée de traiter les affaires de terrorisme". Elle y décrit l'arrestation d'un soldat, accusé d'entretenir des relations avec des "organisations terroristes armées".

Faisant face à son ancienne cellule, numéro 9, Waël Saleh, 42 ans, répète, comme s'il avait du mal à réaliser la nouvelle réalité de la Syrie: "On m'a incriminé pour terrorisme. Je suis toujours incriminé pour terrorisme".

"Je n'oublierai jamais ce que j'ai vécu ici. Je me souviens, nous étions 103 dans la cellule, nous restions debout pour permettre aux plus âgés de s'allonger".

A.Nunez--TFWP