The Fort Worth Press - François Bayrou, premier allié de Macron, Premier ministre à l'usure

USD -
AED 3.672503
AFN 64.999529
ALL 81.702348
AMD 362.80795
ANG 1.790365
AOA 917.99991
ARS 1517.451297
AUD 1.432542
AWG 1.8
AZN 1.690431
BAM 1.743938
BBD 2.012822
BDT 123.229468
BGN 1.683441
BHD 0.377513
BIF 2990.138384
BMD 1
BND 1.279692
BOB 11.837665
BRL 4.991597
BSD 0.999367
BTN 96.612663
BWP 13.748245
BYN 3.040173
BYR 19600
BZD 2.009969
CAD 1.42581
CDF 2310.000112
CHF 0.829885
CLF 0.024814
CLP 976.610124
CNY 6.69215
CNH 6.69198
COP 3204.51
CRC 455.982203
CUC 1
CUP 23.98552
CVE 98.316585
CZK 21.7554
DJF 177.965422
DKK 6.66853
DOP 60.568774
DZD 134.632172
EGP 52.364198
ERN 15
ETB 162.364852
EUR 0.89213
FJD 2.24725
FKP 0.755711
GBP 0.755045
GEL 2.58958
GGP 0.755711
GHS 11.747345
GIP 0.755711
GMD 73.472936
GNF 8791.522333
GTQ 7.640455
GYD 209.026954
HKD 7.84765
HNL 26.824484
HRK 6.721995
HTG 130.867038
HUF 325.6935
IDR 17891.05
ILS 3.06346
IMP 0.755711
INR 95.61215
IQD 1514.030191
IRR 1779470.000246
ISK 122.049927
JEP 0.755711
JMD 158.615801
JOD 0.708994
JPY 158.210496
KES 129.850082
KGS 87.450291
KHR 4057.921909
KMF 439.999678
KPW 900.000318
KRW 1334.905019
KWD 0.31096
KYD 0.832817
KZT 454.134882
LAK 22410.856791
LBP 89494.389286
LKR 330.661341
LRD 170.89155
LSL 16.534494
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.426158
MAD 9.81338
MDL 17.918619
MGA 4456.43209
MKD 54.903901
MMK 2099.813295
MNT 3595.111531
MOP 8.077948
MRU 39.936158
MUR 47.470076
MVR 15.450312
MWK 1732.88514
MXN 18.40317
MYR 4.08198
MZN 63.90997
NAD 16.534715
NGN 1330.810066
NIO 36.779949
NOK 9.56255
NPR 154.579215
NZD 1.783294
OMR 0.384482
PAB 0.999371
PEN 3.427374
PGK 4.53131
PHP 62.748495
PKR 276.743498
PLN 3.914851
PYG 5684.30063
QAR 3.652778
RON 4.759798
RSD 104.663397
RUB 85.13106
RWF 1473.096659
SAR 3.75667
SBD 8.078071
SCR 14.674999
SDG 601.499098
SEK 9.992098
SGD 1.27955
SHP 0.755572
SLE 24.670351
SLL 20969.491881
SOS 571.102482
SRD 37.692502
STD 20697.981008
STN 21.845158
SVC 8.744461
SYP 13002.000254
SZL 16.531284
THB 33.489893
TJS 9.194137
TMT 3.51
TND 2.982533
TOP 2.40776
TRY 49.339599
TTD 6.789061
TWD 31.943197
TZS 2640.296786
UAH 44.885491
UGX 4086.381996
UYU 40.141592
UZS 11893.000446
VES 875.701597
VND 25863.5
VUV 119.371348
WST 2.785507
XAF 585.198995
XAG 0.016372
XAU 0.000237762088
XCD 2.70255
XCG 1.801143
XDR 0.707052
XOF 585.198995
XPF 106.339724
YER 236.203019
ZAR 16.49215
ZMK 9001.177673
ZMW 19.862507
ZWL 321.999592
SSP 5757.531856
MXV 2.079095
  • AEX

    3.2000

    1105.55

    +0.29%

  • BEL20

    -25.9400

    5737.76

    -0.45%

  • PX1

    -7.3300

    8131.86

    -0.09%

  • ISEQ

    5.7300

    14337.15

    +0.04%

  • OSEBX

    1.2600

    2108.79

    +0.06%

  • PSI20

    21.1600

    9638.63

    +0.22%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -20.9400

    4631.6

    -0.45%

  • N150

    -6.4200

    4271.03

    -0.15%

François Bayrou, premier allié de Macron, Premier ministre à l'usure
François Bayrou, premier allié de Macron, Premier ministre à l'usure / Photo: © AFP/Archives

François Bayrou, premier allié de Macron, Premier ministre à l'usure

Sept ans qu'il attendait d'être Premier ministre. François Bayrou, nommé vendredi successeur de Michel Barnier, parvient enfin, à 73 ans, au premier rôle au côté d'Emmanuel Macron, dont il avait grandement contribué à l'élection à l'Elysée.

Taille du texte:

Une membre de l'entourage de cet infatigable défenseur d'un centre indépendant, actif depuis plus de quarante ans dans la vie politique française, l'assurait pourtant cet automne: Premier ministre, "François est convaincu qu'il ferait le job. Mais il est aussi convaincu, depuis cet été, qu'il ne sera jamais nommé".

"Jamais", François Bayrou? Le maire de Pau n'avait pas vraiment mégoté en septembre pour convaincre ses troupes, dont une partie était très réticente, de soutenir Michel Barnier. Lui, le président-fondateur du MoDem, le grand pourfendeur des prétentions hégémoniques de la droite. Parce qu'il savait le Savoyard voué à l'échec? Depuis plus d'un mois en tout cas, en privé, il pronostiquait sa chute.

Depuis 2017 et cette alliance avec Emmanuel Macron, déterminante sur la route vers l'Elysée, aucun Premier ministre n'a vraiment trouvé grâce aux yeux du Béarnais, à l'exception peut-être de Jean Castex. Édouard Philippe? Trop à droite. Élisabeth Borne? Pas taillée pour le rôle dans un tel contexte politique. Gabriel Attal? Trop jeune...

Et tous sous la coupe d'un chef de l’État qui veut tout diriger, tout contrôler, flanqué de son inamovible secrétaire général Alexis Kohler, qui concentrait fort opportunément les critiques - les deux hommes se sont rencontrés récemment à Pau.

Raison pour laquelle jusqu'à vendredi matin, François Bayrou bien que convaincu d'être l'homme de la situation, doutait encore de sa nomination.

"J'ai toujours pensé que si un jour j'avais cette responsabilité, c'est que ça irait très mal. C'est à peu près les paroles de Clemenceau. Quand ils sont venus le chercher (en novembre 1917), il avait 76 ans et il a sauvé le pays", expliquait le centriste devant quelques journalistes en 2022.

- De Giscard à Macron -

Un rôle à la mesure de ce triple candidat à la présidentielle (2002, 2007 et 2012), qui n'a jamais renoncé à ses ambitions nationales.

Celles-ci ont bourgeonné dès les années 1970 quand ce natif de Bordères (Pyrénées-Atlantiques), fils d'agriculteurs - son père est mort d'un accident il y a un demi-siècle -, marié et père de six enfants, a fait ses premières armes en politique. D'abord comme militant pour le compte de Valéry Giscard d'Estaing, avant d'intégrer le cabinet du ministre Pierre Méhaignerie en 1979.

Élu député des Pyrénées-Atlantiques en 1986, il devient ministre de l'Éducation nationale du gouvernement de cohabitation d’Édouard Balladur en 1993 et fut profondément marqué par François Mitterrand.

"Un bègue aussi éloquent, un centriste aussi ferme, un catholique aussi laïque, François Bayrou sera un jour un redoutable candidat à l'élection présidentielle", avait déclaré le vieux président socialiste au journaliste Alain Duhamel (Libération, 2012).

Malgré son soutien à Édouard Balladur, François Bayrou demeure rue de Grenelle en 1995 après l'élection de Jacques Chirac. Immobilisme? Gestion sans vague avec les syndicats? Son lointain successeur Jean-Michel Blanquer n'a pas de mots assez durs contre la "vanité du personnage": "le verbe plutôt que l'acte, l'apparence plutôt que la réalité, les joies de Narcisse plutôt que les travaux d'Hercule".

"Le centre n'est ni de gauche, ni de gauche", avait également dit François Mitterrand. Maxime que François Bayrou s'acharne depuis à démentir en tentant de donner au centre son indépendance vis-à-vis de la droite.

- A Matignon, "prendre des risques" -

Au plan partisan, cet agrégé de lettres classiques, auteur d'une biographie d'Henri IV - dont le 13 décembre est l'anniversaire de naissance -, devint en 1994 président du Centre des démocrates sociaux (CDS), composante de l'UDF de Giscard dont il prend le contrôle en 1998.

Son refus d'intégrer l'UMP en 2002 lui valut de premières défections dans la famille centriste. Pendant sa première campagne présidentielle, il gifle un enfant qui tente de lui faire les poches et gagne en notoriété, mais récolte moins de 7%.

Nouveau faux pas en 2007 avec son refus de soutenir Nicolas Sarkozy entre les deux tours, alors qu'il venait de réunir 18,57% des voix au premier. Nouveaux départs. François Bayrou fonde alors le Mouvement démocrate (MoDem), qui débuta son existence par une longue traversée du désert, son soutien "personnel" à François Hollande face à Nicolas Sarkozy entre les deux tours de 2012 ne lui évitant pas la défaite aux législatives à Pau.

Après avoir vu en Emmanuel Macron un digne représentant des "puissances de l'argent", qu'il pourfend régulièrement, François Bayrou change son fusil d'épaule en 2017 et lui propose une alliance. Pari réussi: voilà le chantre du "en même temps" gauche-droite installé, à 39 ans, à l'Elysée.

Nommé garde des Sceaux, François Bayrou quitte la Place Vendôme au bout de 34 jours, mis en cause dans l'affaire des assistants des députés européens MoDem. Si le parti a été lourdement condamné en février, son fondateur a été relaxé. Mais le parquet a fait appel.

Insuffisant pour lui barrer la route de Matignon aux yeux d'Emmanuel Macron. "Entre-temps, la calomnie et les rumeurs auront fait des dégâts irréparables", dénonçait-il en avril dans une claire allusion à Marielle de Sarnez, première de cordée de son aventure politique, emportée par une leucémie en 2021.

Une perspective insuffisante aux yeux d'Emmanuel Macron pour lui barrer la route de Matignon. Comment compte-t-il à présent réussir là où Michel Barnier a échoué? Un gouvernement de large union, ouvert à plusieurs personnalités de gauche? En mettant en place la proportionnelle à l'Assemblée, qu'il réclamait à Emmanuel Macron depuis des années? Devant la perspective d'une crise de régime, "il faut prendre des risques. Vous ne pouvez pas rester dans l'ordinaire", expliquait-il récemment à l'AFP.

C.M.Harper--TFWP