The Fort Worth Press - Géorgie: dans un fief rural du pouvoir, l'inquiétude en pleine crise politique

USD -
AED 3.672503
AFN 64.999529
ALL 81.702348
AMD 362.80795
ANG 1.790365
AOA 917.99991
ARS 1517.451297
AUD 1.432542
AWG 1.8
AZN 1.690431
BAM 1.743938
BBD 2.012822
BDT 123.229468
BGN 1.683441
BHD 0.377513
BIF 2990.138384
BMD 1
BND 1.279692
BOB 11.837665
BRL 4.991597
BSD 0.999367
BTN 96.612663
BWP 13.748245
BYN 3.040173
BYR 19600
BZD 2.009969
CAD 1.42581
CDF 2310.000112
CHF 0.829885
CLF 0.024814
CLP 976.610124
CNY 6.69215
CNH 6.69198
COP 3204.51
CRC 455.982203
CUC 1
CUP 23.98552
CVE 98.316585
CZK 21.7554
DJF 177.965422
DKK 6.66853
DOP 60.568774
DZD 134.632172
EGP 52.364198
ERN 15
ETB 162.364852
EUR 0.89213
FJD 2.24725
FKP 0.755711
GBP 0.755045
GEL 2.58958
GGP 0.755711
GHS 11.747345
GIP 0.755711
GMD 73.472936
GNF 8791.522333
GTQ 7.640455
GYD 209.026954
HKD 7.84765
HNL 26.824484
HRK 6.721995
HTG 130.867038
HUF 325.6935
IDR 17891.05
ILS 3.06346
IMP 0.755711
INR 95.61215
IQD 1514.030191
IRR 1779470.000246
ISK 122.049927
JEP 0.755711
JMD 158.615801
JOD 0.708994
JPY 158.210496
KES 129.850082
KGS 87.450291
KHR 4057.921909
KMF 439.999678
KPW 900.000318
KRW 1334.905019
KWD 0.31096
KYD 0.832817
KZT 454.134882
LAK 22410.856791
LBP 89494.389286
LKR 330.661341
LRD 170.89155
LSL 16.534494
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.426158
MAD 9.81338
MDL 17.918619
MGA 4456.43209
MKD 54.903901
MMK 2099.813295
MNT 3595.111531
MOP 8.077948
MRU 39.936158
MUR 47.470076
MVR 15.450312
MWK 1732.88514
MXN 18.40317
MYR 4.08198
MZN 63.90997
NAD 16.534715
NGN 1330.810066
NIO 36.779949
NOK 9.56255
NPR 154.579215
NZD 1.783294
OMR 0.384482
PAB 0.999371
PEN 3.427374
PGK 4.53131
PHP 62.748495
PKR 276.743498
PLN 3.914851
PYG 5684.30063
QAR 3.652778
RON 4.759798
RSD 104.663397
RUB 85.13106
RWF 1473.096659
SAR 3.75667
SBD 8.078071
SCR 14.674999
SDG 601.499098
SEK 9.992098
SGD 1.27955
SHP 0.755572
SLE 24.670351
SLL 20969.491881
SOS 571.102482
SRD 37.692502
STD 20697.981008
STN 21.845158
SVC 8.744461
SYP 13002.000254
SZL 16.531284
THB 33.489893
TJS 9.194137
TMT 3.51
TND 2.982533
TOP 2.40776
TRY 49.339599
TTD 6.789061
TWD 31.943197
TZS 2640.296786
UAH 44.885491
UGX 4086.381996
UYU 40.141592
UZS 11893.000446
VES 875.701597
VND 25863.5
VUV 119.371348
WST 2.785507
XAF 585.198995
XAG 0.016372
XAU 0.000237762088
XCD 2.70255
XCG 1.801143
XDR 0.707052
XOF 585.198995
XPF 106.339724
YER 236.203019
ZAR 16.49215
ZMK 9001.177673
ZMW 19.862507
ZWL 321.999592
SSP 5757.531856
MXV 2.079095
  • AEX

    3.2000

    1105.55

    +0.29%

  • BEL20

    -25.9400

    5737.76

    -0.45%

  • PX1

    -7.3300

    8131.86

    -0.09%

  • ISEQ

    5.7300

    14337.15

    +0.04%

  • OSEBX

    1.2600

    2108.79

    +0.06%

  • PSI20

    21.1600

    9638.63

    +0.22%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -20.9400

    4631.6

    -0.45%

  • N150

    -6.4200

    4271.03

    -0.15%

Géorgie: dans un fief rural du pouvoir, l'inquiétude en pleine crise politique
Géorgie: dans un fief rural du pouvoir, l'inquiétude en pleine crise politique / Photo: © AFP

Géorgie: dans un fief rural du pouvoir, l'inquiétude en pleine crise politique

Sa vieille muraille surplombe des plaines viticoles. La petite ville de Sighnaghi, dans l'est de la Géorgie, est un fief du parti conservateur au pouvoir. Pourtant, ici aussi, la politique des autorités inquiète, en pleines manifestations pro-UE.

Taille du texte:

La formation dirigeante, Rêve géorgien, a remporté officiellement 62% des voix à Sighnaghi lors des législatives d'octobre. Mais les résultats du scrutin ont été jugés truqués par l'opposition. Le pays traverse depuis une crise politique.

Fin novembre, le gouvernement a mis le feu aux poudres en suspendant le processus de rapprochement avec l'UE, ce qui a déclenché d'importantes manifestations d'opposition qui se poursuivent, chaque jour à Tbilissi, la capitale.

Les autorités, accusées de dérive autoritaire prorusse, répriment le mouvement à coups de violences policières, d'arrestations et de poursuites judiciaires. Elles accusent l'opposition d'être sous emprise étrangère et ont juré de l'anéantir.

A Sighnaghi, à deux heures de route de Tbilissi, la décision d'interrompre le rapprochement avec Bruxelles a aussi suscité l'incompréhension. "Tout le monde veut l'Europe. Je ne connais personne qui veut la Russie", affirme à l'AFP Giorgui Demourichvili, 32 ans.

Dans cette ville de quelque 1.500 habitants, ce guide propose des visites touristiques à bord d'un minibus électrique. Mais ce jour-là, il n'a pas de clients. D'autres véhicules similaires sont garés à côté, vides.

La crise politique et les violences qui émaillent les manifestations ont mis un coup de frein au tourisme, dont les revenus représentent 7% du PIB de la Géorgie. Environ 70% des réservations ont été annulées lors des deux dernières semaines, selon la fédération hôtelière géorgienne.

La région de Khakhétie, où se trouve Sighnaghi, attire d'habitude de nombreux visiteurs, toute l'année, avec ses paysages bucoliques, ses spécialités culinaires et son ancestrale culture du vin.

Guivi Kotchlamazachvili, un agriculteur de 62 ans, vend sa production dans un stand sur le bord d'une route. Mais, hier, quasiment personne n'est venu : "On a repris tous nos produits et on est rentré à la maison."

Les bons jours, dit-il, jusqu'à 300 personnes pouvaient lui acheter son jus de grenade, ses conserves et ses fruits secs. "Faut faire quelque chose pour ramener le calme dans le pays. Le gouvernement devrait être prêt au compromis", estime ce paysan, une cigarette entre les lèvres.

- "Trouver un compromis" -

Aucun des habitants de Sighnaghi interrogés par l'AFP n'a clairement condamné les manifestations pro-UE. Mais certains ont repris l'argumentaire du pouvoir qui dit vouloir une intégration à l'Union européenne en conservant une "dignité".

Le gouvernement a fait campagne, lors des législatives, en se présentant comme un rempart à une nouvelle guerre contre la Russie, qui a déjà envahi la Géorgie en 2008 et maintient une présence militaire dans deux régions séparatistes du pays, l'Abkhazie et l'Ossétie du Sud.

Le pouvoir dit aussi vouloir protéger les traditions de ce pays du Caucase où l'influence de la religion chrétienne orthodoxe reste forte. Peu avant le scrutin, il a fait voter une loi réduisant fortement les droits des personnes LGBT+, présentées comme le fruit d'une supposée dérive morale de l'Occident.

Il a également adopté une législation contre "l'influence étrangère" qui, selon ses détracteurs, s'inspire d'une loi russe répressive contre les "agents de l'étranger" et crée un cadre juridique pour étouffer les ONG critiques des autorités.

Les nouvelles manifestations pro-UE qui secouent le pays depuis deux semaines divisent des familles. Une restauratrice de Sighnaghi affirme à l'AFP que sa fille, qui les soutient, et son fils, qui s'y oppose, ne se parlent plus.

"Il faut trouver un compromis. On ne peut pas subir une autre guerre civile", dit cette femme, qui préfère témoigner anonymement. Son anxiété est palpable : son restaurant est désert et, dit-elle, elle a du mal à rembourser ses dettes.

Pour Giorgui, un ouvrier de 29 ans, il est temps d'organiser de nouvelles élections. "De nouvelles personnes doivent arriver au pouvoir", dit cet homme, en sirotant une bière avec son épouse, sur un banc.

Comme beaucoup de Géorgiens, il n'a pas confiance dans le gouvernement, ni dans les formations d'opposition, accusées, même par des manifestants à Tbilissi, de ne pas avoir réussi à se renouveler.

Mais, en matière d'orientation géopolitique, les avis sont plus tranchés. Pour Giorgui, "vu tout ce qu'il se passe à cause de la Russie, l'Europe offre une meilleure voie vers la paix."

B.Martinez--TFWP