The Fort Worth Press - Le Canada face à la montée du sentiment anti-immigration

USD -
AED 3.672503
AFN 64.999881
ALL 81.974632
AMD 362.194494
ANG 1.789928
AOA 917.99969
ARS 1516.742497
AUD 1.4362
AWG 1.8
AZN 1.70114
BAM 1.75258
BBD 2.017823
BDT 123.329346
BGN 1.749898
BHD 0.378148
BIF 2997.58505
BMD 1
BND 1.283015
BOB 11.866753
BRL 4.988301
BSD 1.001833
BTN 95.896413
BWP 13.782814
BYN 3.021538
BYR 19600
BZD 2.014956
CAD 1.426702
CDF 2309.999961
CHF 0.832855
CLF 0.024821
CLP 976.869897
CNY 6.692149
CNH 6.69581
COP 3198.16
CRC 456.286712
CUC 1
CUP 24.044876
CVE 98.805977
CZK 21.80715
DJF 178.403251
DKK 6.68729
DOP 60.835241
DZD 134.599774
EGP 52.651601
ERN 15
ETB 163.645992
EUR 0.894601
FJD 2.251799
FKP 0.757299
GBP 0.756115
GEL 2.590254
GGP 0.757299
GHS 11.781626
GIP 0.757299
GMD 73.507104
GNF 8813.896493
GTQ 7.658774
GYD 209.502901
HKD 7.84765
HNL 26.89242
HRK 6.740799
HTG 131.195871
HUF 326.394031
IDR 17910.75
ILS 3.08235
IMP 0.757299
INR 95.20475
IQD 1518.761621
IRR 1779470.000136
ISK 121.850263
JEP 0.757299
JMD 159.656975
JOD 0.708952
JPY 158.295975
KES 129.709961
KGS 87.450185
KHR 4067.477653
KMF 440.000176
KPW 900.000327
KRW 1343.744968
KWD 0.31146
KYD 0.83489
KZT 451.335403
LAK 22526.894006
LBP 89717.148093
LKR 331.617314
LRD 170.8223
LSL 16.573966
LTL 2.95274
LVL 0.604891
LYD 6.437536
MAD 9.692869
MDL 17.943376
MGA 4518.999422
MKD 55.167316
MMK 2100.154921
MNT 3596.159888
MOP 8.09821
MRU 40.27008
MUR 47.739745
MVR 15.450366
MWK 1737.256431
MXN 18.24679
MYR 4.085499
MZN 63.910321
NAD 16.573966
NGN 1331.010171
NIO 36.864955
NOK 9.56496
NPR 153.435816
NZD 1.78731
OMR 0.384494
PAB 1.001815
PEN 3.449512
PGK 4.477699
PHP 62.803498
PKR 277.391651
PLN 3.923655
PYG 5699.154536
QAR 3.662179
RON 4.7698
RSD 105.022741
RUB 83.926485
RWF 1477.210103
SAR 3.75667
SBD 8.078071
SCR 13.894268
SDG 601.505338
SEK 10.01794
SGD 1.28044
SHP 0.755572
SLE 24.6696
SLL 20969.498164
SOS 572.603734
SRD 37.66703
STD 20697.981008
STN 21.953897
SVC 8.766325
SYP 13001.999858
SZL 16.568768
THB 33.561497
TJS 9.232182
TMT 3.51
TND 2.996931
TOP 2.40776
TRY 49.3672
TTD 6.812999
TWD 32.121503
TZS 2645.003048
UAH 45.09922
UGX 4138.085531
UYU 40.296963
UZS 11922.310088
VES 875.7016
VND 25910
VUV 119.051984
WST 2.777036
XAF 586.819519
XAG 0.016498
XAU 0.000238534539
XCD 2.70255
XCG 1.805596
XDR 0.707052
XOF 586.819519
XPF 106.866193
YER 236.182747
ZAR 16.518961
ZMK 9001.191011
ZMW 19.887003
ZWL 321.999592
SSP 5758.266415
MXV 2.06061
  • AEX

    3.2000

    1105.55

    +0.29%

  • BEL20

    -25.9400

    5737.76

    -0.45%

  • PX1

    -7.3300

    8131.86

    -0.09%

  • ISEQ

    5.7300

    14337.15

    +0.04%

  • OSEBX

    1.2600

    2108.79

    +0.06%

  • PSI20

    21.1600

    9638.63

    +0.22%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -20.9400

    4631.6

    -0.45%

  • N150

    -6.4200

    4271.03

    -0.15%

Le Canada face à la montée du sentiment anti-immigration
Le Canada face à la montée du sentiment anti-immigration / Photo: © AFP

Le Canada face à la montée du sentiment anti-immigration

Dans un quartier populaire de Toronto, Sultana Jahangir aide les femmes originaires d'Asie du Sud à s'établir au Canada et à intégrer le marché du travail - un défi qui, selon elle, devient de plus en plus difficile à relever.

Taille du texte:

Comme le rapportent plusieurs experts, le consensus en faveur de l'immigration, qui a prévalu pendant des décennies au Canada, s'effrite, après trois années de forte augmentation de la population étrangère.

Il n'a jamais été facile de s'installer au Canada, confie Sultana Jahangir, travailleuse sociale née au Bangladesh et arrivée à Toronto en 2005. Mais la situation s'est "définitivement" aggravée.

"On constate une rivalité croissante et négative entre les immigrés et des sentiments plus hostiles à l'égard des nouveaux venus qu'à l'égard de ceux qui sont ici depuis longtemps", raconte-t-elle, entourée de femmes venues écouter ses conseils.

Malgré la montée d'un sentiment anti-immigration, les Canadiens restent encore nombreux à voir d'un bon œil les immigrés déjà installés depuis quelques années, explique Daniel Bernhard de l'Institut pour la citoyenneté canadienne.

Une distinction importante mais qui se fragilise, selon le directeur de cette ONG qui facilite l'insertion des personnes arrivant au Canada.

Dans un sondage Gallup de 2019 qui évaluait le soutien à l'immigration dans 145 pays, le Canada arrivait en tête avec 94% des personnes interrogées considérant que l'arrivée de migrants dans le pays était une bonne chose.

Cinq ans plus tard, un sondage réalisé en septembre par l'institut Environics a révélé que "pour la première fois en un quart de siècle, une nette majorité de Canadiens estime qu'il y a trop d'immigration".

- Trouver le "juste équilibre" -

"Nous n'en sommes pas encore au Brexit ou au mur de Donald Trump", explique M. Bernhard.

Le Canada a jusque-là évité la rhétorique incendiaire et les fausses affirmations sur les migrants qui ont alimenté la campagne présidentielle du président américain élu la semaine dernière, mais "cela ne devrait tarder à arriver", pense l'expert.

De 2021 à 2024, un afflux sans précédent de quelque trois millions d'étrangers a porté la population du Canada à 41 millions d'habitants.

Sur la dernière année, la population a augmenté de 3,2%, soit la plus forte augmentation annuelle depuis 1957.

Le mois dernier, alors qu'il annonçait une réduction des quotas d'immigration pour les trois années à venir, le Premier ministre Justin Trudeau a reconnu que l'afflux de migrants avait mis les capacités d'accueil du pays à rude épreuve.

"Nous n'avons pas réussi à trouver le juste équilibre", a-t-il déclaré, expliquant que le Canada devait ralentir la croissance démographique afin de soulager la pression sur les infrastructures et les services essentiels.

Mais si le Premier ministre pense que réduire l'immigration aidera à résoudre des problèmes comme les temps d'attente dans les hôpitaux ou la pénurie de logements, "il ferait mieux de solliciter un deuxième avis", soutient Daniel Bernhard.

Argumenter qu'"il y a tout simplement trop de monde" est un moyen facile de détourner l'attention des défaillances du gouvernement, ajoute-t-il.

- Pénurie d'emploi et de logements -

Pour Sultana Jahangir, les mesures prises par le gouvernement sont justifiées vu les difficultés actuelles pour trouver un emploi ou un logement à Toronto.

Certaines femmes vont même jusqu'à louer des lits à la demi-journée, raconte-t-elle.

"Celles qui travaillent de nuit prennent le lit de celles qui travaillent de jour" et inversement, explique la travailleuse sociale de 53 ans.

Mais le gouvernement "ne devrait pas blâmer les immigrés" pour justifier sa mauvaise gestion, souligne-t-elle à son tour.

A l'instar d'Ottawa, les médias tendent à lier la pénurie de logements et les lacunes en matière de services à la surpopulation, risquant de détériorer davantage les conditions de vie des nouveaux arrivants, soutient Victoria Esses, professeur de psychologie à l'université Western de l'Ontario.

En réduisant les quotas, le gouvernement semble vouloir apaiser les inquiétudes, laissant penser qu'il écoute les Canadiens, ajoute celle qui se spécialise dans les attitudes du public à l'égard de l'immigration.

"Les citoyens aiment sentir qu'ils ont le contrôle sur l'immigration", rappelle-t-elle.

L.Davila--TFWP