The Fort Worth Press - A Budapest, l'Europe tente de faire bloc face au retour de Trump

USD -
AED 3.672499
AFN 65.000389
ALL 81.974632
AMD 362.194494
ANG 1.790006
AOA 918.000395
ARS 1516.731104
AUD 1.433897
AWG 1.8
AZN 1.698588
BAM 1.75258
BBD 2.017823
BDT 123.329346
BGN 1.749024
BHD 0.378148
BIF 2997.58505
BMD 1
BND 1.283015
BOB 11.866753
BRL 4.989297
BSD 1.001833
BTN 95.896413
BWP 13.782814
BYN 3.021538
BYR 19600
BZD 2.014956
CAD 1.425815
CDF 2309.99969
CHF 0.83282
CLF 0.024821
CLP 976.870197
CNY 6.69215
CNH 6.69469
COP 3198.16
CRC 456.286712
CUC 1
CUP 24.044876
CVE 98.805977
CZK 21.772898
DJF 178.403251
DKK 6.683715
DOP 60.835241
DZD 134.660995
EGP 52.798398
ERN 15
ETB 163.645992
EUR 0.894096
FJD 2.251797
FKP 0.757299
GBP 0.75525
GEL 2.590064
GGP 0.757299
GHS 11.781626
GIP 0.757299
GMD 73.501861
GNF 8813.896493
GTQ 7.658774
GYD 209.502901
HKD 7.848055
HNL 26.89242
HRK 6.738397
HTG 131.195871
HUF 325.606504
IDR 17891
ILS 3.072702
IMP 0.757299
INR 95.297502
IQD 1518.761621
IRR 1779469.999836
ISK 121.780274
JEP 0.757299
JMD 159.656975
JOD 0.709022
JPY 157.947999
KES 129.770298
KGS 87.449793
KHR 4067.477653
KMF 439.99998
KPW 899.999823
KRW 1340.580361
KWD 0.31152
KYD 0.83489
KZT 451.335403
LAK 22526.894006
LBP 89717.148093
LKR 331.617314
LRD 170.8223
LSL 16.573966
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.437536
MAD 9.692869
MDL 17.943376
MGA 4518.999422
MKD 55.167316
MMK 2100.154921
MNT 3596.159888
MOP 8.09821
MRU 40.27008
MUR 47.729926
MVR 15.449995
MWK 1737.256431
MXN 18.25202
MYR 4.085598
MZN 63.910397
NAD 16.573966
NGN 1331.082747
NIO 36.864955
NOK 9.551805
NPR 153.435816
NZD 1.78356
OMR 0.384502
PAB 1.001815
PEN 3.449512
PGK 4.477699
PHP 62.754499
PKR 277.391651
PLN 3.91556
PYG 5699.154536
QAR 3.662179
RON 4.771986
RSD 104.985992
RUB 83.801524
RWF 1477.210103
SAR 3.75667
SBD 8.078071
SCR 13.836512
SDG 601.498512
SEK 9.99508
SGD 1.279798
SHP 0.755572
SLE 24.669755
SLL 20969.499859
SOS 572.603734
SRD 37.666984
STD 20697.981008
STN 21.953897
SVC 8.766325
SYP 13002.000332
SZL 16.568768
THB 33.546497
TJS 9.232182
TMT 3.51
TND 2.996931
TOP 2.40776
TRY 49.36778
TTD 6.812999
TWD 32.158
TZS 2642.492986
UAH 45.09922
UGX 4138.085531
UYU 40.296963
UZS 11922.310088
VES 875.701599
VND 25916.5
VUV 119.051984
WST 2.777036
XAF 586.488527
XAG 0.016517
XAU 0.000238741546
XCD 2.70255
XCG 1.805596
XDR 0.707052
XOF 586.488527
XPF 106.866193
YER 236.200325
ZAR 16.47163
ZMK 9001.197463
ZMW 19.887003
ZWL 321.999592
SSP 5758.266415
MXV 2.061201
  • AEX

    3.2000

    1105.55

    +0.29%

  • BEL20

    -25.9400

    5737.76

    -0.45%

  • PX1

    -7.3300

    8131.86

    -0.09%

  • ISEQ

    5.7300

    14337.15

    +0.04%

  • OSEBX

    1.2600

    2108.79

    +0.06%

  • PSI20

    21.1600

    9638.63

    +0.22%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -20.9400

    4631.6

    -0.45%

  • N150

    -6.4200

    4271.03

    -0.15%

A Budapest, l'Europe tente de faire bloc face au retour de Trump
A Budapest, l'Europe tente de faire bloc face au retour de Trump / Photo: © AFP

A Budapest, l'Europe tente de faire bloc face au retour de Trump

Les dirigeants européens ont tenté jeudi à Budapest d'afficher un front uni face au retour fracassant de Donald Trump à la Maison Blanche, même si le siège de l'Allemagne est resté vide en raison de l'aggravation de la crise politique à Berlin.

Taille du texte:

"Nous avons démontré que l'Europe pouvait prendre son destin en main quand elle était unie", a insisté la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen.

"C'est un moment de l'Histoire, pour nous, Européens, qui est décisif", a de son côté asséné Emmanuel Macron. "Au fond, la question qui nous est posée, voulons-nous lire l'Histoire écrite par d'autres - les guerres lancées par Vladimir Poutine, les élections américaines, les choix faits par les Chinois - ou est ce qu'on veut écrire l'Histoire ?"

Hasard des soubresauts de la politique au sein des 27, le président français a fait ces déclarations en l'absence du dirigeant de l'autre poids lourd du bloc européen : l'Allemagne. Confronté à l'éclatement de sa coalition, le chancelier Olaf Scholz n'était pas présent à Budapest pour ce sommet de la Communauté politique européenne (CPE).

- Zelensky en première ligne -

Fait notable, le Premier ministre hongrois Viktor Orban, qui avait salué mercredi le "succès éclatant" de son "ami" Donald Trump, a opté pour un ton résolument sobre à l'ouverture de "son" sommet, organisé dans le flamboyant stade Puskas Arena, du nom du légendaire joueur de football Ferenc Puskas.

Au lendemain d'un spectaculaire come-back politique qui a sidéré l'Amérique et le monde, une quarantaine de chefs d'Etat et de gouvernement se sont réunis dans la capitale hongroise pour ce sommet "CPE", avant un conclave plus restreint avec seulement les 27 membres de l'UE vendredi.

Pour le président ukrainien Volodymyr Zelensky, dont le pays redoute une chute de l'aide de Washington, la posture du milliardaire américain ne doit pas distendre les liens entre les Etats-Unis et l'Europe.

"Nous espérons que l'Amérique deviendra plus forte. C'est le genre d'Amérique dont l'Europe a besoin. Et une Europe forte est ce dont l'Amérique a besoin. C'est le lien entre les alliés qui doit être valorisé et qui ne doit pas être perdu", a-t-il martelé jeudi devant les dirigeants européens.

Toute concession sur l'Ukraine à Vladimir Poutine serait "inacceptable" pour Kiev et "suicidaire" pour l'Europe, a-t-il martelé.

- "Pas préparés à un tel scénario" -

Devenir du soutien à l'Ukraine, menace de désengagement militaire, retour en force des droits de douane, enjeux environnementaux : l'arrivée prochaine à Washington de l'imprévisible homme d'affaires, quatre ans après la fin de son premier mandat, place l'UE et les pays qui en sont proches face à des défis vertigineux.

"Les Européens ont vraiment le couteau sous la gorge", résume Sébastien Maillard, de l'Institut Jacques Delors. "Le résultat de cette élection force l'UE à ouvrir les yeux. C'est peut-être dans des situations comme celles-ci que les choses peuvent se faire".

En dépit d'appels répétés ces derniers mois à une plus grande autonomie stratégique européenne, le bloc semble pris de court face à un second mandat qu'il espérait évitable.

"Pour dire les choses clairement, je ne pense pas qu'ils se soient véritablement préparés à un tel scénario", résume Guntram Wolff, du centre de réflexion Bruegel. "Il n'y a pas de plan élaboré sur la marche à suivre, que ce soit au niveau européen ou au niveau franco-allemand."

En matière économique, face au "choc des droits de douane" annoncé, le danger est que chacun aille faire son voyage à Washington.

Donald Trump, qui comparaît pendant sa campagne électorale l'UE à une "mini-Chine" abusant de son allié américain en accumulant des excédents commerciaux massifs, dit vouloir augmenter les droits de douane sur l'ensemble des produits entrant aux Etats-Unis.

L'objectif de la CPE, initialement imaginée par Emmanuel Macron, est de rassembler beaucoup plus large que l'Union européenne. Au-delà des 27 membres du bloc, une vingtaine de pays ont été invités, des pays aux trajectoires radicalement différentes vis-à-vis de l'UE : des candidats déclarés (et impatients) à l'adhésion, des pays qui savent que la porte leur est fermée pour longtemps et le Royaume-Uni, qui a choisi de la quitter avec fracas.

F.Carrillo--TFWP