The Fort Worth Press - Edouard Philippe candidat à l'Elysée, l'après-Macron a commencé

USD -
AED 3.672952
AFN 64.499526
ALL 81.550227
AMD 361.43058
ANG 1.789785
AOA 918.000074
ARS 1513.143202
AUD 1.434309
AWG 1.8
AZN 1.697378
BAM 1.747405
BBD 2.013572
BDT 123.421934
BGN 1.747831
BHD 0.37766
BIF 2995
BMD 1
BND 1.282034
BOB 11.711836
BRL 5.038366
BSD 0.999772
BTN 95.182957
BWP 13.733399
BYN 3.020865
BYR 19600
BZD 2.010641
CAD 1.423345
CDF 2312.521651
CHF 0.835199
CLF 0.025036
CLP 985.360047
CNY 6.69275
CNH 6.696203
COP 3191.08
CRC 455.660238
CUC 1
CUP 23.993531
CVE 99.398678
CZK 21.845901
DJF 177.720161
DKK 6.703296
DOP 61.249821
DZD 134.726038
EGP 53.069699
ERN 15
ETB 161.12974
EUR 0.89675
FJD 2.26455
FKP 0.754659
GBP 0.75801
GEL 2.606343
GGP 0.754659
GHS 11.665039
GIP 0.754659
GMD 74.000399
GNF 8800.000137
GTQ 7.639869
GYD 209.069102
HKD 7.84789
HNL 26.950058
HRK 6.753703
HTG 130.910423
HUF 326.39401
IDR 17942.55
ILS 3.097603
IMP 0.754659
INR 95.11115
IQD 1513
IRR 1790500.000283
ISK 122.309516
JEP 0.754659
JMD 158.765613
JOD 0.709024
JPY 158.330193
KES 129.750075
KGS 87.449777
KHR 4071.999848
KMF 441.999909
KPW 899.999961
KRW 1341.460093
KWD 0.31184
KYD 0.833099
KZT 451.695332
LAK 22499.999681
LBP 89550.00018
LKR 330.891222
LRD 170.750221
LSL 16.489893
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.430071
MAD 9.746975
MDL 17.89398
MGA 4500.000066
MKD 55.018986
MMK 2100.02843
MNT 3599.679138
MOP 8.081626
MRU 40.220023
MUR 47.610272
MVR 15.45966
MWK 1742.000393
MXN 18.51695
MYR 4.0837
MZN 63.910163
NAD 16.489878
NGN 1329.930455
NIO 36.850223
NOK 9.515815
NPR 152.293053
NZD 1.784765
OMR 0.384397
PAB 0.999736
PEN 3.430503
PGK 4.45175
PHP 62.884948
PKR 277.034981
PLN 3.920895
PYG 5704.585558
QAR 3.6402
RON 4.784801
RSD 105.30495
RUB 83.610222
RWF 1475
SAR 3.74237
SBD 8.078071
SCR 14.136778
SDG 601.500902
SEK 10.037125
SGD 1.285801
SHP 0.754518
SLE 24.670284
SLL 20969.504398
SOS 571.503444
SRD 37.712039
STD 20697.981008
STN 21.975
SVC 8.747783
SYP 13001.999685
SZL 16.489741
THB 33.639809
TJS 9.227237
TMT 3.5
TND 3.303499
TOP 2.40776
TRY 49.413403
TTD 6.799166
TWD 32.214195
TZS 2630.868006
UAH 44.933885
UGX 4039.293995
UYU 40.187267
UZS 11951.498398
VES 875.701602
VND 25897
VUV 119.372685
WST 2.788609
XAF 588.229566
XAG 0.017972
XAU 0.000243580438
XCD 2.70255
XCG 1.801832
XDR 0.707052
XOF 588.229566
XPF 106.874968
YER 236.197532
ZAR 16.620701
ZMK 9001.197547
ZMW 19.868757
ZWL 321.999592
SSP 5748.524006
MXV 2.090995
  • AEX

    3.2000

    1105.55

    +0.29%

  • BEL20

    -25.9400

    5737.76

    -0.45%

  • PX1

    -7.3300

    8131.86

    -0.09%

  • ISEQ

    5.7300

    14337.15

    +0.04%

  • OSEBX

    1.2600

    2108.79

    +0.06%

  • PSI20

    21.1600

    9638.63

    +0.22%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -20.9400

    4631.6

    -0.45%

  • N150

    -6.4200

    4271.03

    -0.15%

Edouard Philippe candidat à l'Elysée, l'après-Macron a commencé
Edouard Philippe candidat à l'Elysée, l'après-Macron a commencé / Photo: © AFP/Archives

Edouard Philippe candidat à l'Elysée, l'après-Macron a commencé

Emmanuel Macron cherche un candidat pour Matignon, Édouard Philippe brigue sa succession à l'Élysée. En officialisant, en pleine crise politique, sa candidature à la "prochaine élection présidentielle", l'ancien Premier ministre trace la perspective de l'après-Macron, sans exclure une fin de mandat anticipée.

Taille du texte:

"Le sens du timing. Le sens des priorités", a rapidement réagi la patronne des Ecologistes, Marine Tondelier. Alors que les consultations s'enchaînent interminablement à l'Élysée pour dénouer la crise née de la dissolution et des élections législatives, Édouard Philippe confirme le grand dessein qui l'occupe depuis sa sortie de Matignon en 2020, et pour lequel il a fondé son propre parti, Horizons: la succession d'Emmanuel Macron.

"Je serai candidat à la prochaine élection présidentielle", confirme le maire du Havre dans un entretien au Point publié mardi soir.

Interrogé, l'ancien protégé d'Alain Juppé "confirme" également qu'il se tient prêt dans la perspective d'une élection présidentielle anticipée. Hypothèse qui flotte dans l'atmosphère de la classe politique française, avec une Assemblée sans majorité et une crise institutionnelle inédite en Ve République à laquelle Emmanuel Macron est censé répondre en nommant un Premier ministre.

"Ce n'est pas une surprise. Il a déjà dit qu'il se préparait, tout le monde le sait. Il dit les choses. Ce n'est pas demain, il se prépare et sera candidat à la prochaine élection présidentielle", explique un membre de son entourage.

"On vit un moment inédit, difficile pour tout le monde, pour les Français, pour le chef de l'État, pour l'ex-majorité". "Faire preuve d'individualisme", "alors que l'actualité, l'urgence, c'est de trouver une stabilité", et "déclarer sa candidature, ne me paraît pas vraiment opportun aujourd'hui", a réagi sur LCI le président du groupe macroniste au Sénat, François Patriat.

Sollicité, l'Élysée n'a pas fait de commentaire.

- "Loyal mais libre" -

Les ambitions élyséennes ne faisaient effectivement guère de doute s'agissant d’Édouard Philippe, qui s'est employé à cocher toutes les cases de l'ascension vers l'élection-reine depuis son départ de Matignon en 2020.

Trois ans auparavant, Emmanuel Macron élu à l'Élysée confiait Matignon à la surprise générale à ce cadre des Républicains (LR), énarque, élu maire du Havre en 2010.

Le bail à Matignon fut parfois compliqué, avec la violente crise des "gilets jaunes", et les relations avec le président, rapidement délicates. Elles aboutirent à son remplacement par Jean Castex en juillet 2020, après la première phase de la crise du Covid qui valurent à Édouard Philippe une popularité notable, rare en quittant la rue de Varenne.

Depuis, ce conseiller d'État âgé de 53 ans à la silhouette longiligne, à la barbe d'abord brune, puis poivre et sel et presque disparue --il est victime d'alopécie-- s'est employé à préparer sa candidature, fondant sa propre formation, Horizons, fin 2021, avant même la campagne de réélection d'Emmanuel Macron.

Tenu à l'étroit dans une majorité relative, cultivant à l'Assemblée le credo "loyal mais libre" édicté par son patron, Horizons a haussé le ton après la dissolution, accentuant son indépendance financière tout en parvenant, fait singulier dans l'ex-majorité, à conserver son nombre de députés.

De quoi permettre à Edouard Philippe d'afficher de plus en plus ostensiblement ses distances avec le chef de l'Etat. Et de cultiver sa singularité, quitte à provoquer la polémique en revendiquant avoir partagé un "dîner cordial" avec Marine Le Pen l'an passé, ce qui lui a permis de constater, dit-il, "des désaccords très profonds sur de très nombreux sujets".

Celui qui s'était affirmé en "homme de droite" sur le perron de Matignon en 2017 prône depuis 2022 une coalition avec son ancienne formation des Républicains, base politique qu'il souhaite voir élargie dans sa conquête du pouvoir à une partie des sociaux-démocrates, une fois qualifiée de "gauche mitterandienne".

Dans Le Point, interrogé sur Xavier Bertrand et Bernard Cazeneuve, Édouard Philippe explique d'ailleurs soutenir "tout Premier ministre choisi dans un espace politique qui va de la droite conservatrice à la social-démocratie". Et en profite pour appuyer sur ses thèmes de prédilection, comme l'éducation, l'ordre public, et surtout la crise des finances publiques. L'occasion d'adresser une sévère critique à la gestion du gouvernement sortant et ses objectifs de stabilisation du déficit à 3% en 2027 auxquels "personne ne croit".

S.Palmer--TFWP