The Fort Worth Press - Russie : début du procès du Français emprisonné Laurent Vinatier

USD -
AED 3.672501
AFN 64.485622
ALL 81.549749
AMD 361.430444
ANG 1.789785
AOA 917.99947
ARS 1513.248302
AUD 1.433795
AWG 1.8
AZN 1.701095
BAM 1.747405
BBD 2.013572
BDT 123.421934
BGN 1.747831
BHD 0.37766
BIF 2995
BMD 1
BND 1.282034
BOB 11.711836
BRL 5.041198
BSD 0.999772
BTN 95.182957
BWP 13.733399
BYN 3.020865
BYR 19600
BZD 2.010641
CAD 1.421365
CDF 2312.520298
CHF 0.83205
CLF 0.025036
CLP 985.36034
CNY 6.69275
CNH 6.693545
COP 3196.93
CRC 455.660238
CUC 1
CUP 23.993531
CVE 99.404736
CZK 21.771992
DJF 177.719961
DKK 6.68041
DOP 61.249753
DZD 134.533389
EGP 53.067426
ERN 15
ETB 161.130477
EUR 0.89371
FJD 2.26455
FKP 0.754659
GBP 0.756045
GEL 2.597547
GGP 0.754659
GHS 11.664996
GIP 0.754659
GMD 73.999665
GNF 8799.999943
GTQ 7.639869
GYD 209.069102
HKD 7.847785
HNL 26.95013
HRK 6.732599
HTG 130.910423
HUF 325.206958
IDR 17930.35
ILS 3.097596
IMP 0.754659
INR 95.15175
IQD 1513
IRR 1790499.999928
ISK 121.920114
JEP 0.754659
JMD 158.765613
JOD 0.70898
JPY 157.930248
KES 129.779826
KGS 87.450163
KHR 4071.99991
KMF 441.999636
KPW 899.999961
KRW 1341.910271
KWD 0.31165
KYD 0.833099
KZT 451.695332
LAK 22499.999977
LBP 89549.99985
LKR 330.891222
LRD 170.749848
LSL 16.490129
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.429535
MAD 9.747029
MDL 17.89398
MGA 4499.999495
MKD 55.199462
MMK 2100.02843
MNT 3599.679138
MOP 8.081626
MRU 40.220079
MUR 47.610274
MVR 15.459906
MWK 1741.999788
MXN 18.473045
MYR 4.084099
MZN 63.910111
NAD 16.489766
NGN 1330.050088
NIO 36.849829
NOK 9.49815
NPR 152.293053
NZD 1.784099
OMR 0.384484
PAB 0.999736
PEN 3.430498
PGK 4.45175
PHP 62.907991
PKR 277.035036
PLN 3.906445
PYG 5704.585558
QAR 3.640169
RON 4.768703
RSD 104.962028
RUB 83.624996
RWF 1475
SAR 3.74237
SBD 8.078071
SCR 13.936404
SDG 601.497355
SEK 9.988495
SGD 1.28391
SHP 0.754518
SLE 24.669916
SLL 20969.504398
SOS 571.501784
SRD 37.711972
STD 20697.981008
STN 21.975
SVC 8.747783
SYP 13001.999685
SZL 16.490294
THB 33.633008
TJS 9.227237
TMT 3.5
TND 3.3035
TOP 2.40776
TRY 49.414402
TTD 6.799166
TWD 32.203098
TZS 2630.002993
UAH 44.933885
UGX 4039.293995
UYU 40.187267
UZS 11951.499896
VES 875.701604
VND 25897
VUV 119.372685
WST 2.788609
XAF 586.235332
XAG 0.01792
XAU 0.000242805963
XCD 2.70255
XCG 1.801832
XDR 0.707052
XOF 586.235332
XPF 106.874987
YER 236.200463
ZAR 16.58286
ZMK 9001.197676
ZMW 19.868757
ZWL 321.999592
SSP 5748.524006
MXV 2.086037
  • AEX

    3.2000

    1105.55

    +0.29%

  • BEL20

    -25.9400

    5737.76

    -0.45%

  • PX1

    -7.3300

    8131.86

    -0.09%

  • ISEQ

    5.7300

    14337.15

    +0.04%

  • OSEBX

    1.2600

    2108.79

    +0.06%

  • PSI20

    21.1600

    9638.63

    +0.22%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -20.9400

    4631.6

    -0.45%

  • N150

    -6.4200

    4271.03

    -0.15%

Russie : début du procès du Français emprisonné Laurent Vinatier
Russie : début du procès du Français emprisonné Laurent Vinatier / Photo: © AFP

Russie : début du procès du Français emprisonné Laurent Vinatier

Le procès du Français Laurent Vinatier, collaborateur d'une ONG suisse arrêté début juin en Russie et accusé de collecter des informations militaires, s'est ouvert mardi à Moscou, en pleines tensions entre la Russie et les Occidentaux autour du conflit en Ukraine.

Taille du texte:

La juge Natalia Tcheprassova, du tribunal Zamoskvoretski, a déclaré l'audience ouverte vers 10H00 GMT (midi heure de Paris), avant de demander au Français son lieu de résidence, son état civil et depuis quand il est détenu.

Laurent Vinatier est apparu souriant, portant une chemise bleue et des jeans de couleur foncée, selon une journaliste de l'AFP sur place.

Les autorités l'ont accusé d'avoir manqué à son obligation de s'enregistrer en tant qu'"agent de l'étranger" alors même qu'il collectait des "informations dans le domaine des activités militaires" pouvant être "utilisées contre la sécurité" de la Russie. Il risque cinq ans de prison.

Auparavant, cette accusation avait fait redouter une inculpation plus grave, par exemple d'"espionnage", un crime passible de 20 ans de privation de liberté.

- "Informations militaires" -

Cette affaire survient à un moment où les relations entre Moscou et Paris sont très tendues : la Russie est accusée d'une série d'actes de déstabilisation et de désinformation sur le territoire français, tandis que la France se voit reprocher son soutien croissant à l'Ukraine.

Laurent Vinatier avait reconnu ne pas s'être enregistré sous le label d'"agent de l'étranger", utilisé en Russie contre les voix critiques et qui impose de lourdes obligations administratives, sous peine de sanctions pénales.

Début juin, juste après son arrestation, il avait expliqué pendant une audience sur son placement en détention provisoire qu'il ignorait que la loi russe l'obligeait à effectuer cette démarche.

Les services de sécurité russes (FSB) ont affirmé début juillet, dans un communiqué, que l'accusé avait établi de "nombreux contacts" avec des politologues, des économistes et des experts militaires russes, ainsi qu'avec des fonctionnaires.

"Au cours d'échanges avec ces personnes, (il) a notamment recueilli des informations militaires et militaro-techniques qui peuvent être utilisées par des services de renseignement étrangers à l'encontre de la sécurité de la Russie", déclarait le FSB.

Âgé de 48 ans, ce chercheur spécialiste de l'espace post-soviétique travaillait en Russie pour le Centre pour le dialogue humanitaire, une ONG suisse qui fait de la médiation dans des conflits hors des circuits diplomatiques officiels.

- Discrets efforts diplomatiques -

Selon des sources interrogées par l'AFP, le Français travaillait depuis des années sur le conflit entre la Russie et l'Ukraine, avant même l'offensive russe de février 2022, dans le cadre de discrets efforts diplomatiques en parallèle à ceux des États.

Son employeur, le Centre pour le dialogue humanitaire, avait affirmé en juin faire "tout son possible pour aider" Laurent Vinatier, qui "vit en Suisse et voyage régulièrement pour son travail".

Marié et père de quatre enfants, il est en détention provisoire et a demandé à plusieurs reprises à être assigné à résidence, assurant qu'il ne comptait pas fuir la Russie. Mais ses requêtes ont été rejetées par la justice russe.

"J'ai toujours voulu, dans mon travail, présenter de façon appropriée les intérêts de la Russie en matière de relations internationales", avait-il déclaré pendant une audience début juillet.

"J'aime la Russie, ma femme est russe, ma vie est liée à la Russie", avait-il affirmé.

Ces dernières années, plusieurs Occidentaux, en particulier des Américains, ont été arrêtés en Russie et visés par de graves accusations, Washington dénonçant des prises d'otages pour obtenir la libération de Russes détenus à l'étranger.

Le 1er août, les Occidentaux et la Russie ont procédé au plus grand échange depuis la fin de la Guerre froide de prisonniers, parmi lesquels figuraient le journaliste américain Evan Gershkovich et l'ancien Marine Paul Whelan, libérés par Moscou.

L'accord a permis la libération de 16 personnes détenues en Russie et au Bélarus, en échange de huit Russes incarcérés aux États-Unis, en Allemagne, en Pologne, en Slovénie et en Norvège, ainsi que des deux enfants d'un couple d'espions.

Paris avait alors appelé Moscou à libérer sans délai les autres personnes encore "arbitrairement détenues en Russie", notamment Laurent Vinatier.

A.Nunez--TFWP