The Fort Worth Press - Législatives: les Français se mobilisent massivement, participation record depuis 1981

USD -
AED 3.672501
AFN 64.485622
ALL 81.549749
AMD 361.430444
ANG 1.789785
AOA 917.99947
ARS 1513.248302
AUD 1.433795
AWG 1.8
AZN 1.701095
BAM 1.747405
BBD 2.013572
BDT 123.421934
BGN 1.747831
BHD 0.37766
BIF 2995
BMD 1
BND 1.282034
BOB 11.711836
BRL 5.041198
BSD 0.999772
BTN 95.182957
BWP 13.733399
BYN 3.020865
BYR 19600
BZD 2.010641
CAD 1.421365
CDF 2312.520298
CHF 0.83205
CLF 0.025036
CLP 985.36034
CNY 6.69275
CNH 6.693545
COP 3196.93
CRC 455.660238
CUC 1
CUP 23.993531
CVE 99.404736
CZK 21.771992
DJF 177.719961
DKK 6.68041
DOP 61.249753
DZD 134.533389
EGP 53.067426
ERN 15
ETB 161.130477
EUR 0.89371
FJD 2.26455
FKP 0.754659
GBP 0.756045
GEL 2.597547
GGP 0.754659
GHS 11.664996
GIP 0.754659
GMD 73.999665
GNF 8799.999943
GTQ 7.639869
GYD 209.069102
HKD 7.847785
HNL 26.95013
HRK 6.732599
HTG 130.910423
HUF 325.206958
IDR 17930.35
ILS 3.097596
IMP 0.754659
INR 95.15175
IQD 1513
IRR 1790499.999928
ISK 121.920114
JEP 0.754659
JMD 158.765613
JOD 0.70898
JPY 157.930248
KES 129.779826
KGS 87.450163
KHR 4071.99991
KMF 441.999636
KPW 899.999961
KRW 1341.910271
KWD 0.31165
KYD 0.833099
KZT 451.695332
LAK 22499.999977
LBP 89549.99985
LKR 330.891222
LRD 170.749848
LSL 16.490129
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.429535
MAD 9.747029
MDL 17.89398
MGA 4499.999495
MKD 55.199462
MMK 2100.02843
MNT 3599.679138
MOP 8.081626
MRU 40.220079
MUR 47.610274
MVR 15.459906
MWK 1741.999788
MXN 18.473045
MYR 4.084099
MZN 63.910111
NAD 16.489766
NGN 1330.050088
NIO 36.849829
NOK 9.49815
NPR 152.293053
NZD 1.784099
OMR 0.384484
PAB 0.999736
PEN 3.430498
PGK 4.45175
PHP 62.907991
PKR 277.035036
PLN 3.906445
PYG 5704.585558
QAR 3.640169
RON 4.768703
RSD 104.962028
RUB 83.624996
RWF 1475
SAR 3.74237
SBD 8.078071
SCR 13.936404
SDG 601.497355
SEK 9.988495
SGD 1.28391
SHP 0.754518
SLE 24.669916
SLL 20969.504398
SOS 571.501784
SRD 37.711972
STD 20697.981008
STN 21.975
SVC 8.747783
SYP 13001.999685
SZL 16.490294
THB 33.633008
TJS 9.227237
TMT 3.5
TND 3.3035
TOP 2.40776
TRY 49.414402
TTD 6.799166
TWD 32.203098
TZS 2630.002993
UAH 44.933885
UGX 4039.293995
UYU 40.187267
UZS 11951.499896
VES 875.701604
VND 25897
VUV 119.372685
WST 2.788609
XAF 586.235332
XAG 0.01792
XAU 0.000242805963
XCD 2.70255
XCG 1.801832
XDR 0.707052
XOF 586.235332
XPF 106.874987
YER 236.200463
ZAR 16.58286
ZMK 9001.197676
ZMW 19.868757
ZWL 321.999592
SSP 5748.524006
MXV 2.086037
  • AEX

    3.2000

    1105.55

    +0.29%

  • BEL20

    -25.9400

    5737.76

    -0.45%

  • PX1

    -7.3300

    8131.86

    -0.09%

  • ISEQ

    5.7300

    14337.15

    +0.04%

  • OSEBX

    1.2600

    2108.79

    +0.06%

  • PSI20

    21.1600

    9638.63

    +0.22%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -20.9400

    4631.6

    -0.45%

  • N150

    -6.4200

    4271.03

    -0.15%

Législatives: les Français se mobilisent massivement, participation record depuis 1981
Législatives: les Français se mobilisent massivement, participation record depuis 1981 / Photo: © AFP

Législatives: les Français se mobilisent massivement, participation record depuis 1981

Le taux de participation au second tour des législatives atteignait 26,63% dimanche à midi, du jamais vu depuis 1981, preuve de la mobilisation massive des Français pour ce scrutin historique dont le Rassemblement national pourrait sortir vainqueur, avec une grande incertitude toutefois sur sa capacité à obtenir la majorité absolue à l'Assemblée.

Taille du texte:

A 12H00, la participation s'élevait en France métropolitaine à 26,63%, contre 25,90% à la même heure dimanche dernier, selon le ministère de l'Intérieur, du jamais vu depuis 1981 et l'arrivée de la gauche au pouvoir. Ce chiffre comptabilise également les votes nuls ou blancs.

De Calais à Perpignan, de Metz à Bordeaux, la fébrilité domine chez des Français appelés à voter une troisième fois en moins d'un mois, anxieux depuis la dissolution de l'Assemblée nationale qui a bouleversé le paysage politique.

"Il y a beaucoup de tension, les gens deviennent fous", a commenté à Tourcoing Laurence Abbad, retraitée de 66 ans, qui craint des violences dans la soirée après l'annonce des résultats.

A quelques kilomètres de là, à Lille, Cécile Artis, cadre supérieure de 59 ans, s'inquiète de "la polarisation des opinions publiques", tandis que dans la petite commune de Rosheim près de Strasbourg, Antoine Schrameck, retraité de 72 ans, se dit "angoissé" : "on est à un tournant de l'histoire de la République".

Plusieurs personnalités politiques ont déjà voté: François Hollande - qui fait un retour inattendu en politique - à Tulle en Corrèze, Gabriel Attal - candidat à sa réélection dans les Hauts-de-Seine - à Vanves, l'ex-Premier ministre Edouard Philippe dans sa ville du Havre en Seine-Maritime, l'ancienne cheffe du gouvernement Elisabeth Borne à Vire dans le Calvados, Eric Ciotti, qui a rejoint le RN, à Nice...

Emmanuel Macron est sur le point d'aller voter au Touquet dans le Pas-de-Calais.

Sollicité quant à une éventuelle prise de parole du chef de l'Etat après 20H00, son entourage a indiqué à l'AFP que "rien n'était décidé" pour le moment, "tout dépendra des résultats".

Les électeurs peuvent se rendre aux urnes jusqu'à 18H00 ou 20H00 dans les grandes villes, heure à laquelle se dessineront les premiers résultats.

76 députés ont été élus dès le premier tour et il en reste 501 à désigner.

Dimanche dernier, les Français ont placé le Rassemblement national - et ses alliés issus de LR - largement en tête (33%), devant l'alliance de gauche Nouveau Front populaire (NFP, 28%), et le camp présidentiel Ensemble (20%).

Les premiers résultats sont tombés dans certains territoires d'outre-mer, qui ne présument en rien d'une tendance nationale.

En Guadeloupe, les quatre députés sortants de gauche retrouvent leur siège. En Martinique, les quatre circonscriptions vont à des candidats du Nouveau Front populaire. En Guyane, les deux élus sortants soutenus par le NFP sont confortés.

- Nombreux désistements -

Un gouvernement issu de l'extrême droite en France serait une première depuis la Deuxième Guerre mondiale.

Mais la campagne de l'entre deux-tours a été marquée par 210 désistements de candidats du camp macroniste et du NFP, au nom d'un "front républicain" revigoré par la perspective d'une nomination du président du RN Jordan Bardella, 28 ans, à Matignon.

Conséquence de ces retraits, la perspective d'une majorité absolue pour le RN semble s'éloigner.

Quelques heures avant la fin de la campagne électorale vendredi à minuit et le début d'une période de réserve, plusieurs sondages donnaient entre 170 et 230 sièges pour le parti lepéniste. Une progression spectaculaire par rapport à leurs 88 députés sortants, mais insuffisante pour atteindre seul la majorité absolue (289 députés).

Encore faut-il noter la fragilité de ces prévisions avec une "cinquantaine de circonscriptions qui se joue dans un mouchoir de poche", selon le président délégué d'Ipsos Brice Teinturier.

Et, dans quelle proportion les Français suivront-ils les consignes des responsables politiques dans les urnes ?

Avec les désistements, "la liberté des candidats a été bafouée, ça fausse le scrutin", déplore ainsi Bernard Keller, un gérant de société de 60 ans qui a voté à Rosheim.

Marine Le Pen juge, elle, "sérieuses" les chances du RN d'avoir une majorité absolue.

- "Au pied du mur" -

Si tel n'était pas le cas, s'ouvrirait après des élections très éprouvantes pour les partis et le pays une période d'incertitude et d'intenses tractations.

"Chacun sera quelque part au pied du mur pour avancer au service de nos concitoyens" au-delà des "clivages", a relevé le Premier ministre Gabriel Attal, écartant la possibilité de gouverner avec le RN ou LFI, qui ne le souhaitent de toute façon pas.

La droite ne semble pour l'instant guère encline à entrer dans une construction de ce type. A gauche, l'hypothèse fait débat et risque de fracturer la fragile alliance du Nouveau Front populaire.

Retrouvant par la grâce du front républicain son statut de meilleur opposant au "système", le RN a dénoncé par avance des "magouilles" destinées à le priver du pouvoir.

Reste encore l'hypothèse d'un gouvernement technique, comme celui qui avait sauvé l'Italie de la crise de la dette en 2011.

Gabriel Attal s'est en tout cas déclaré disponible pour assurer la continuité de l'Etat "aussi longtemps que nécessaire", une question qui se pose d'autant plus que Paris accueillera les Jeux Olympiques du 26 juillet au 11 août.

Agressions, insultes racistes, menaces de mort, l'entre-deux-tours a été émaillé de violences et de tensions. "51 candidats, suppléants ou militants" ont été "agressés physiquement" ces derniers jours, selon le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin.

Face à d'éventuels débordements dimanche soir, 30.000 policiers seront mobilisés, dont 5.000 à Paris.

bur-sl-sm-sde/alc

F.Carrillo--TFWP