The Fort Worth Press - En Cisjordanie, exporter des bières malgré les obstacles liés à la guerre

USD -
AED 3.673029
AFN 64.502737
ALL 81.549737
AMD 361.429673
ANG 1.789785
AOA 918.000046
ARS 1513.235699
AUD 1.436039
AWG 1.8
AZN 1.702791
BAM 1.747405
BBD 2.013572
BDT 123.421934
BGN 1.747831
BHD 0.37766
BIF 2995
BMD 1
BND 1.282034
BOB 11.711836
BRL 5.030698
BSD 0.999772
BTN 95.182957
BWP 13.733399
BYN 3.020865
BYR 19600
BZD 2.010641
CAD 1.425385
CDF 2312.493234
CHF 0.83596
CLF 0.02505
CLP 985.889563
CNY 6.69275
CNH 6.696855
COP 3194.05
CRC 455.660238
CUC 1
CUP 23.993531
CVE 99.406631
CZK 21.87535
DJF 177.720249
DKK 6.709915
DOP 61.249943
DZD 134.782004
EGP 53.076602
ERN 15
ETB 161.130196
EUR 0.89765
FJD 2.263011
FKP 0.754659
GBP 0.759273
GEL 2.600208
GGP 0.754659
GHS 11.664978
GIP 0.754659
GMD 73.999897
GNF 8799.999839
GTQ 7.639869
GYD 209.069102
HKD 7.84845
HNL 26.950336
HRK 6.764596
HTG 130.910423
HUF 326.761501
IDR 17955.5
ILS 3.097604
IMP 0.754659
INR 95.11975
IQD 1310.5
IRR 1790499.999792
ISK 122.43966
JEP 0.754659
JMD 158.765613
JOD 0.708985
JPY 158.503503
KES 129.750213
KGS 87.449765
KHR 4070.999675
KMF 439.999529
KPW 899.999961
KRW 1341.150047
KWD 0.31191
KYD 0.833099
KZT 451.695332
LAK 22500.000346
LBP 89549.999831
LKR 330.891222
LRD 170.750014
LSL 16.490191
LTL 2.95274
LVL 0.604891
LYD 6.429567
MAD 9.747013
MDL 17.89398
MGA 4500.000238
MKD 55.018986
MMK 2100.02843
MNT 3599.679138
MOP 8.081626
MRU 40.220585
MUR 47.609715
MVR 15.460123
MWK 1741.999931
MXN 18.489255
MYR 4.086404
MZN 63.910271
NAD 16.489895
NGN 1329.749756
NIO 36.849767
NOK 9.53474
NPR 152.293053
NZD 1.790785
OMR 0.384492
PAB 0.999736
PEN 3.430504
PGK 4.45175
PHP 62.946998
PKR 277.035009
PLN 3.923635
PYG 5704.585558
QAR 3.639922
RON 4.787899
RSD 105.395997
RUB 83.627224
RWF 1475
SAR 3.74237
SBD 8.078071
SCR 13.908337
SDG 601.507696
SEK 10.044115
SGD 1.28546
SHP 0.754518
SLE 24.669713
SLL 20969.504398
SOS 571.507636
SRD 37.711973
STD 20697.981008
STN 21.975
SVC 8.747783
SYP 13001.999685
SZL 16.489919
THB 33.650952
TJS 9.227237
TMT 3.5
TND 3.303498
TOP 2.40776
TRY 49.392165
TTD 6.799166
TWD 32.145498
TZS 2630.012971
UAH 44.933885
UGX 4039.293995
UYU 40.187267
UZS 11951.501691
VES 875.7016
VND 25897
VUV 119.372685
WST 2.788609
XAF 588.819703
XAG 0.018005
XAU 0.000244778567
XCD 2.70255
XCG 1.801832
XDR 0.707052
XOF 588.819703
XPF 106.874981
YER 236.200507
ZAR 16.61896
ZMK 9001.199204
ZMW 19.868757
ZWL 321.999592
SSP 5748.524006
MXV 2.087868
  • AEX

    3.2000

    1105.55

    +0.29%

  • BEL20

    -25.9400

    5737.76

    -0.45%

  • PX1

    -7.3300

    8131.86

    -0.09%

  • ISEQ

    5.7300

    14337.15

    +0.04%

  • OSEBX

    1.2600

    2108.79

    +0.06%

  • PSI20

    21.1600

    9638.63

    +0.22%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -20.9400

    4631.6

    -0.45%

  • N150

    -6.4200

    4271.03

    -0.15%

En Cisjordanie, exporter des bières malgré les obstacles liés à la guerre
En Cisjordanie, exporter des bières malgré les obstacles liés à la guerre / Photo: © AFP

En Cisjordanie, exporter des bières malgré les obstacles liés à la guerre

Des ateliers où elles sont brassées jusqu'à la table des clients, les bières de Taybeh doivent surmonter un tas d'obstacles pour circuler ou quitter la Cisjordanie occupée, à l'image des autres exportations palestiniennes affectées par la guerre à Gaza.

Taille du texte:

Barrière de sécurité ou mur à franchir, points de passage, autorisations, baisse de la demande et tensions dans les environs: la brasserie nichée dans le village chrétien éponyme de Taybeh, dans la région de Ramallah, subit de plein fouet les difficultés.

"Les affaires ont considérablement baissé", regrette Madees Khoury, 38 ans, à la tête de la brasserie créée par son père Nadim il y a 30 ans et qui emploie aujourd'hui 15 personnes. "Mais on continue de produire, on travaille, on s'occupe".

D'après elle, les ventes ont baissé de 80% depuis 2019, d'abord touchées par la pandémie de coronavirus puis par la guerre dans la bande de Gaza, déclenchée par l'attaque du Hamas sur le sol israélien le 7 octobre.

"Beaucoup de personnes sont au chômage et n'ont pas d'argent. Les employés de l'Autorité palestinienne ne perçoivent pas leurs salaires. Acheter de la bière est donc devenu une sorte de luxe", explique la brasseuse, qui produit aussi des bières sans alcool.

"Les gens économisent pour leurs besoins de base. Ils ne sont pas d'humeur à sortir et à boire", ajoute-t-elle, dans l'entrepôt où des centaines de bouteilles s'entrechoquent avant empaquetage et expédition.

- "Insécurité" -

"La meilleure bière du Moyen-Orient", tel que le proclame l'étiquette dorée, est exportée vers 17 pays mais la moitié de la production est normalement écoulée en Cisjordanie et 35% part vers Israël, de l'autre côté de la barrière séparant les deux territoires, ponctuée de points de passage militaires.

Israël, qui occupe la Cisjordanie depuis 1967, autorise les exportations (1,56 milliard de dollars en 2023, selon le Bureau central palestinien des statistiques) mais les soumet à des contrôles stricts et les complique du fait de restrictions de circulation, renforcées depuis le 7 octobre, explique Mme Khoury.

D'après la Banque mondiale, les exportations de Cisjordanie ont baissé de 20% du fait de la guerre.

"(Les livraisons) prennent trois jours si tout va bien, ce qui n'arrive jamais", se désole Mme Khoury.

A cela s'ajoutent les violences qui s'étaient déjà accrues depuis deux ans à travers la Cisjordanie, mais qui ont redoublé d'intensité ces derniers mois.

Selon les autorités palestiniennes, 553 Palestiniens ont été tués par l'armée ou des colons israéliens depuis le 7 octobre en Cisjordanie.

"Je ne me suis jamais sentie en insécurité quand je me déplaçais, jusqu'à il y a environ deux ans", affirme Mme Khoury, dont le village est comme les autres, entouré de colonies israéliennes.

Environ 490.000 Israéliens sont installés en Cisjordanie dans des colonies que l'ONU juge illégales au regard du droit international, au milieu de trois millions de Palestiniens.

Certains colons "extrémistes" ont récemment été visés par des sanctions américaines, britanniques ou européennes.

Mme Khoury estime qu'ils "attaquent à droite à gauche" car se sentent renforcés par la présence au gouvernement israélien de ministres eux-mêmes colons et particulièrement virulents.

- Coexistence -

Malgré tout, la Taybeh n'a pas disparu de la carte de Lior Gootriman, propriétaire d'un bar à Jérusalem, qui estime qu'elle est un symbole de coexistence crucial.

"Nous changeons souvent de fournisseurs mais la Taybeh reste, c'est important. Je veux montrer que tout reste normal, je n'ai pas d'ennemi ici autour de moi", dit cet Israélien de 50 ans.

La brasserie de Madees Khoury organise chaque année une Oktoberfest pour faire connaître son village et ses bières, mais elle sait déjà que l'événement ne se tiendra pas cette année.

Elle continuera toutefois à trinquer à la santé de son entreprise familiale et de son peuple.

"Ma famille pense que pour créer un Etat et une économie en Palestine, nous devons investir notre propre argent, notre savoir, notre expérience et le futur de nos enfants", déclare-t-elle.

Celle qui veut aussi montrer "une autre facette de la Palestine et que des femmes entrepreneures peuvent diriger des affaires dans un monde d'hommes", estime qu'"endurer ces difficultés nous rend plus forts".

"Je ne partirai pas, c'est la maison ici".

T.Mason--TFWP