The Fort Worth Press - Réforme Nouvelle-Calédonie: Macron, contre un "passage en force", donne "quelques semaines" de plus pour négocier

USD -
AED 3.6725
AFN 64.999639
ALL 81.549989
AMD 361.729789
ANG 1.789785
AOA 916.999746
ARS 1513.274702
AUD 1.431397
AWG 1.8025
AZN 1.700532
BAM 1.748185
BBD 2.013658
BDT 123.127391
BGN 1.747831
BHD 0.37775
BIF 2996
BMD 1
BND 1.279882
BOB 11.762182
BRL 5.027603
BSD 0.999768
BTN 95.208981
BWP 13.734665
BYN 3.010793
BYR 19600
BZD 2.010753
CAD 1.42142
CDF 2312.501015
CHF 0.83266
CLF 0.024962
CLP 982.439853
CNY 6.69215
CNH 6.69265
COP 3190.42
CRC 455.140667
CUC 1
CUP 23.995316
CVE 98.909874
CZK 21.74245
DJF 177.720554
DKK 6.67243
DOP 61.329958
DZD 134.471034
EGP 52.783968
ERN 15
ETB 161.129846
EUR 0.8925
FJD 2.24725
FKP 0.757299
GBP 0.754245
GEL 2.595046
GGP 0.757299
GHS 11.685003
GIP 0.757299
GMD 74.000069
GNF 8799.999894
GTQ 7.643284
GYD 209.16908
HKD 7.848215
HNL 26.949697
HRK 6.727202
HTG 130.776966
HUF 324.827502
IDR 17892.45
ILS 3.075575
IMP 0.757299
INR 95.28775
IQD 1310.5
IRR 1779859.999836
ISK 121.579761
JEP 0.757299
JMD 158.774
JOD 0.708997
JPY 158.313055
KES 129.729941
KGS 87.450129
KHR 4070.999376
KMF 439.999749
KPW 899.999961
KRW 1339.444966
KWD 0.31183
KYD 0.833143
KZT 448.425042
LAK 22500.000161
LBP 89550.000196
LKR 330.776932
LRD 170.749737
LSL 16.490032
LTL 2.952739
LVL 0.60489
LYD 6.429987
MAD 9.746954
MDL 17.966079
MGA 4499.999921
MKD 54.987989
MMK 2100.154921
MNT 3596.159888
MOP 8.082073
MRU 40.220005
MUR 47.740229
MVR 15.459692
MWK 1742.000015
MXN 18.370385
MYR 4.0853
MZN 63.900541
NAD 16.490151
NGN 1329.40123
NIO 36.849781
NOK 9.514399
NPR 152.334728
NZD 1.78099
OMR 0.384497
PAB 0.999745
PEN 3.4305
PGK 4.45175
PHP 62.745017
PKR 277.035001
PLN 3.90265
PYG 5716.150023
QAR 3.639857
RON 4.763998
RSD 104.796965
RUB 84.3254
RWF 1475
SAR 3.75707
SBD 8.078071
SCR 13.895684
SDG 601.500564
SEK 9.95956
SGD 1.280075
SHP 0.754518
SLE 24.670014
SLL 20969.504398
SOS 571.498187
SRD 37.647502
STD 20697.981008
STN 21.975
SVC 8.748078
SYP 13001.999685
SZL 16.489581
THB 33.554039
TJS 9.228074
TMT 3.5
TND 3.007498
TOP 2.40776
TRY 49.387603
TTD 6.799401
TWD 32.126901
TZS 2630.003016
UAH 45.101809
UGX 4139.404341
UYU 40.18735
UZS 11895.000252
VES 875.701603
VND 25914
VUV 119.051984
WST 2.777036
XAF 585.441829
XAG 0.016907
XAU 0.00024021254
XCD 2.70255
XCG 1.801906
XDR 0.707052
XOF 585.441829
XPF 106.875025
YER 236.198331
ZAR 16.477302
ZMK 9001.206631
ZMW 19.904269
ZWL 321.999592
SSP 5758.266415
MXV 2.074568
  • AEX

    3.2000

    1105.55

    +0.29%

  • BEL20

    -25.9400

    5737.76

    -0.45%

  • PX1

    -7.3300

    8131.86

    -0.09%

  • ISEQ

    5.7300

    14337.15

    +0.04%

  • OSEBX

    1.2600

    2108.79

    +0.06%

  • PSI20

    21.1600

    9638.63

    +0.22%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -20.9400

    4631.6

    -0.45%

  • N150

    -6.4200

    4271.03

    -0.15%

Réforme Nouvelle-Calédonie: Macron, contre un "passage en force", donne "quelques semaines" de plus pour négocier
Réforme Nouvelle-Calédonie: Macron, contre un "passage en force", donne "quelques semaines" de plus pour négocier / Photo: © POOL/AFP

Réforme Nouvelle-Calédonie: Macron, contre un "passage en force", donne "quelques semaines" de plus pour négocier

Emmanuel Macron, à l'issue d'une série de rencontres entre loyalistes et indépendantistes, a promis jeudi de ne pas faire passer "en force" la réforme constitutionnelle à l'origine de violentes émeutes en Nouvelle-Calédonie, donnant aux parties "quelques semaines de plus pour négocier" un accord politique global et exigeant avant tout le retour à l'ordre.

Taille du texte:

Avant de reprendre l'avion pour Paris à l'issue d'une visite de quelques heures sur le Caillou, le chef de l'Etat a semblé temporiser sur la question politique, mais s'est montré intraitable sur un nécessaire retour de l'ordre dans l'archipel.

Il faut que "nous nous donnions quelques semaines afin de permettre l'apaisement, la reprise du dialogue en vue d'un accord global" sur l'avenir institutionnel de l'archipel, qui soit plus large que la question du corps électoral, a-t-il ajouté.

Le président de la République s'est engagé à faire un point d'étape "d'ici un mois", semblant ainsi temporiser sur un vote définitif de la réforme électorale, à condition toutefois que l'ordre soit rétabli.

Emmanuel Macron semble ainsi adoucir quelque peu sa position sur cette question qui a cristallisé une partie du débat ces derniers jours.

Il avait initialement averti que le Congrès serait convoqué "d'ici la fin juin" pour adopter définitivement le texte sur le corps électoral si un accord global sur le statut institutionnel de l'archipel n'était pas trouvé.

"Mon souhait est que cet accord puisse être soumis au vote des Calédoniens" par voie référendaire, a-t-il ajouté.

La question d'un report voire d'une suspension de cette réforme constitutionnelle est centrale: ce texte, qui vise à "dégeler", c'est-à-dire à élargir le corps électoral, est rejeté par les Kanaks et a mis le feu aux poudres.

Le chef de l'Etat s'est de nouveau montré intransigeant sur le retour à l'ordre dans l'archipel, exigeant une levée des barrages "dans les heures qui viennent" pour mettre fin à l'état d'urgence.

Les émeutes ont causé, depuis le 13 mai, la mort de six personnes, dont deux gendarmes mobiles, ainsi que la destruction et le pillage de nombreux bâtiments et commerces.

Ce "mouvement d'insurrection est absolument inédit", "personne ne l’avait vu venir avec ce niveau d’organisation et de violence", a jugé, dans la matinée à Nouméa, le président de la République lors de la visite d'un commissariat du centre de Nouméa.

Il a promis une "aide d'urgence" pour réparer les dommages "colossaux" provoqués par les émeutiers.

Ses déclarations interviennent après une série de rencontres avec les forces politiques locales.

A la nuit tombée, Emmanuel Macron a d'abord reçu les non-indépendantistes, dont Sonia Backès, cheffe de file de la branche radicale des loyalistes, et Philippe Dunoyer, figure de Calédonie Ensemble.

Puis il s'est entretenu avec toutes les composantes des partis favorables à l'indépendance. Étaient notamment autour de la table plusieurs dirigeants de l'Union calédonienne (UC) et des cadres du parti Palika. Assigné à résidence, Christian Tein, membre de l’UC et chef de file de la CCAT, collectif indépendantiste qui organise la contestation, était aussi présent.

Au niveau sécuritaire, le président a assuré que les quelque 3.000 membres des forces de sécurité déployés "resteront aussi longtemps que nécessaire, même durant les Jeux olympiques et paralympiques" de Paris organisés de fin juillet à début septembre.

- calme précaire -

Le chef de l'Etat était accompagné des trois hauts fonctionnaires qui auront pour mission de renouer le dialogue avec les indépendantistes et non indépendantistes.

Sur le terrain, "la nuit a été calme", a indiqué le Haut-commissaire Louis Le Franc à l'AFP.

"Il n'y a pas eu de dégâts supplémentaires mais il y a tellement de choses qui sont détruites", a-t-il encore fait valoir. 281 personnes ont été placées en garde à vue depuis le 12 mai, à une écrasante majorité pour des atteintes aux biens, selon une source judiciaire.

Le retour au calme reste précaire. Dans le quartier populaire de Montravel, majoritairement peuplé par les communautés kanak et océanienne, des groupes de jeunes circulaient le visage masqué, avec en main des lance-pierres faits de bric et de broc, a constaté un journaliste de l'AFP.

Sur la route qui relie Dumbéa, au nord de la capitale, de nombreux barrages filtrants et des carcasses de voitures incendiées continuent de hacher la circulation.

- "Darmanin assassin" -

Dans le Grand Nouméa, ces barrages se sont même renforcés dans la nuit.

Les indépendantistes y ont hissé leurs drapeaux et tendu des banderoles: "Non au dégel", "Darmanin assassin".

"Le texte (de réforme du corps électoral, NDLR) pour nous, il n'existe plus puisqu'il y a des morts, ce n'est même plus un sujet de discussion", explique à l'AFP Lélé, une mère de famille indépendantiste de 41 ans.

Un retour à la vie normale s'est amorcé dans le centre de Nouméa, quadrillé par une forte présence policière, où de nombreux magasins ont rouvert leurs portes.

Pour ajouter à l'instabilité, l'archipel a aussi été visé par une cyberattaque "d'une force inédite" visant à "saturer le réseau calédonien", mais qui a été stoppée, a annoncé Christopher Gygès, membre du gouvernement collégial calédonien.

fff-md-sha-jmt-sde/hr/swi

L.Holland--TFWP