The Fort Worth Press - L'attentat de Bamiyan, coup dur pour le tourisme naissant en Afghanistan

USD -
AED 3.673023
AFN 64.999735
ALL 81.550473
AMD 361.73014
ANG 1.789785
AOA 917.000274
ARS 1513.392039
AUD 1.43287
AWG 1.8025
AZN 1.700435
BAM 1.748185
BBD 2.013658
BDT 123.127391
BGN 1.747831
BHD 0.37775
BIF 2996
BMD 1
BND 1.279882
BOB 11.762182
BRL 5.026973
BSD 0.999768
BTN 95.208981
BWP 13.734665
BYN 3.010793
BYR 19600
BZD 2.010753
CAD 1.421801
CDF 2312.502308
CHF 0.832802
CLF 0.024962
CLP 982.440459
CNY 6.69215
CNH 6.69192
COP 3190.15
CRC 455.140667
CUC 1
CUP 23.995316
CVE 98.910118
CZK 21.74325
DJF 177.719754
DKK 6.673503
DOP 61.32985
DZD 134.484016
EGP 52.789798
ERN 15
ETB 161.129799
EUR 0.89286
FJD 2.24975
FKP 0.757299
GBP 0.75445
GEL 2.594996
GGP 0.757299
GHS 11.685009
GIP 0.757299
GMD 73.999658
GNF 8800.000074
GTQ 7.643284
GYD 209.16908
HKD 7.848245
HNL 26.949711
HRK 6.728203
HTG 130.776966
HUF 324.884498
IDR 17897.25
ILS 3.075575
IMP 0.757299
INR 95.08945
IQD 1310.5
IRR 1779859.9998
ISK 121.609872
JEP 0.757299
JMD 158.774
JOD 0.708961
JPY 158.368022
KES 129.740251
KGS 87.450123
KHR 4070.999815
KMF 440.00024
KPW 899.999961
KRW 1339.229771
KWD 0.31182
KYD 0.833143
KZT 448.425042
LAK 22500.00005
LBP 89550.000115
LKR 330.776932
LRD 170.749846
LSL 16.49006
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.430127
MAD 9.746993
MDL 17.966079
MGA 4499.999782
MKD 55.034145
MMK 2100.154921
MNT 3596.159888
MOP 8.082073
MRU 40.22021
MUR 47.597174
MVR 15.459791
MWK 1741.999478
MXN 18.363903
MYR 4.08598
MZN 63.902639
NAD 16.490227
NGN 1330.360007
NIO 36.849639
NOK 9.53532
NPR 152.334728
NZD 1.78398
OMR 0.384507
PAB 0.999745
PEN 3.430498
PGK 4.45175
PHP 62.893986
PKR 277.034968
PLN 3.90478
PYG 5716.150023
QAR 3.639841
RON 4.765099
RSD 104.83133
RUB 84.328561
RWF 1475
SAR 3.75707
SBD 8.078071
SCR 13.860997
SDG 601.501218
SEK 9.96878
SGD 1.27984
SHP 0.754518
SLE 24.669853
SLL 20969.504398
SOS 571.496211
SRD 37.647496
STD 20697.981008
STN 21.975
SVC 8.748078
SYP 13001.999685
SZL 16.489802
THB 33.550171
TJS 9.228074
TMT 3.5
TND 3.007498
TOP 2.40776
TRY 49.374755
TTD 6.799401
TWD 32.175302
TZS 2630.003022
UAH 45.101809
UGX 4139.404341
UYU 40.18735
UZS 11895.000158
VES 875.701597
VND 25914
VUV 119.051984
WST 2.777036
XAF 585.677495
XAG 0.016901
XAU 0.000240317026
XCD 2.70255
XCG 1.801906
XDR 0.707052
XOF 585.677495
XPF 106.875011
YER 236.199294
ZAR 16.500305
ZMK 9001.199139
ZMW 19.904269
ZWL 321.999592
SSP 5758.266415
MXV 2.073835
  • AEX

    3.2000

    1105.55

    +0.29%

  • BEL20

    -25.9400

    5737.76

    -0.45%

  • PX1

    -7.3300

    8131.86

    -0.09%

  • ISEQ

    5.7300

    14337.15

    +0.04%

  • OSEBX

    1.2600

    2108.79

    +0.06%

  • PSI20

    21.1600

    9638.63

    +0.22%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -20.9400

    4631.6

    -0.45%

  • N150

    -6.4200

    4271.03

    -0.15%

L'attentat de Bamiyan, coup dur pour le tourisme naissant en Afghanistan
L'attentat de Bamiyan, coup dur pour le tourisme naissant en Afghanistan / Photo: © AFP/Archives

L'attentat de Bamiyan, coup dur pour le tourisme naissant en Afghanistan

Des touristes espagnols gisant dans des mares de sang devant le bazar de Bamiyan: les tirs qui ont coûté la vie à des visiteurs étrangers ont peut-être aussi porté un coup fatal au tourisme naissant en Afghanistan.

Taille du texte:

"Encore une attaque comme ça et le tourisme est mort" en Afghanistan, déclare à l'AFP le Britannique Joe Sheffer, fondateur de l'agence de tourisme éco-responsable Safarat, après l'assaut qui a tué vendredi six personnes, dont trois touristes espagnols, et blessé quatre autres étrangers.

L'attentat mené par un ou plusieurs tireurs contre le groupe de 13 visiteurs emmenés par une agence espagnole dans la province montagneuse de Bamiyan (centre) - le premier contre des touristes étrangers depuis le retour au pouvoir des talibans en 2021 - a été revendiqué dimanche par le groupe jihadiste Etat islamique (EI).

Il bat en brèche l'antienne des autorités talibanes qui ne cessent de vanter la "sécurité" retrouvée depuis leur retour à Kaboul, alors que touristes commençaient à revenir.

La province de Bamiyan, avec ses bouddhas géants dynamités en 2001 par les talibans dans la capitale éponyme, son chapelet de lacs turquoise à Band-e Amir et une certaine douceur de vivre, était la première destination touristique du pays.

"Il ne fait pas de doute que cette attaque a déjà un impact", ajoute M. Sheffer. "On a déjà deux clients qui ont annulé. Et sur les forums internet, un nombre important de voyageurs ont renoncé à venir en Afghanistan dans l'avenir immédiat".

L'agence Safarat a déjà "revu ses opérations". "On va réduire la taille des groupes, renoncer aux visites dans des endroits isolés, limiter les sorties à pied dans les endroits publics", explique-t-il.

Le fondateur de l'agence Untamed Borders, James Willcox, estime aussi que "toute attaque violente de touristes aura un impact".

Mais "on est présent en Afghanistan depuis plus de 15 ans et il n'y a jamais eu de période sans que des groupes antigouvernementaux opèrent dans le pays. C'est une chose que chacun doit prendre en compte quand il voyage en Afghanistan".

La Thaïlandaise Phakhaporn Thantadakul, directrice de l'agence de voyage Away Vacation, "a envie d'annuler" le voyage prévu en juin/juillet pour plusieurs de ses compatriotes.

Ces bouddhistes thaïlandais voulaient aller à Bamiyan mais "la sécurité n'est pas bonne", dit-elle depuis Bangkok, confiant "avoir peur" pour ses clients.

"Je vais leur demander leur avis car la sécurité est prioritaire. S'il se passe quelque chose, je ne pourrai rien faire".

- "Impact négatif" -

L'agence de voyage Let's be Friends Afghanistan (LBFA) "a été inondée de questions sur la sécurité" ces derniers jours, déclare Noor Mohammad Ramazan, son fondateur.

"Ce que les touristes préfèrent en Afghanistan, ce sont les endroits animés et les échanges avec la population locale", note-t-il, "mais, malheureusement, pour l'instant, on va éviter cela".

La tuerie de Bamiyan "a déjà indéniablement un impact négatif", dit lui aussi M. Ramazan, "mais je ne crois pas que cela va tuer" le tourisme.

"On a déjà eu beaucoup de problèmes dans le passé mais il y a toujours eu des touristes en quête d'aventure", dit cet Afghan qui a créé LBFA en 2015.

Il y a deux mois, le touriste français Didier Goudant skiait avec des villageois sur les pentes de Bamiyan pour la deuxième année consécutive. Jamais il n'aurait imaginé une telle tragédie.

"Nous savions que le risque terroriste existe en Afghanistan, mais il semblait moindre à Bamiyan, une région tranquille, accueillante", dit cet avocat.

"C'est un choc, donc on va hésiter (à y retourner), il va falloir suivre l'évolution de la situation", ajoute-t-il.

Contactés par l'AFP à Bamiyan, la réception du plus grand hôtel, le Gholghola, un médecin et plusieurs habitants n'ont pas souhaité s'exprimer.

- Manque d'infrastructure -

Le gouvernement taliban - reconnu par aucun pays au monde - est soucieux de favoriser le tourisme, alors que même avant cet attentat l'Afghanistan était une destination formellement déconseillée par de nombreuses chancelleries.

Et même si ce pays très pauvre manque cruellement d'infrastructures, hôtels et routes notamment, l'extraordinaire beauté de ses paysages et l'hospitalité légendaire de sa population ont attiré un nombre croissant d'aventuriers récemment.

Le nombre de touristes étrangers a ainsi progressé de 120% à près de 5.200 l'an dernier, selon des chiffres officiels.

"Le problème en Afghanistan, c'est qu'on est passé de zéro touriste à 7.000, certains disent même 10.000 cette année", dit Joe Sheffer, chez Safarat. "C'est trop, et trop rapidement".

"Beaucoup de tours-opérateurs qui avaient démarré très lentement et très prudemment, utilisant des techniques de sécurité, ont un peu oublié ces précautions parce qu'ils étaient accaparés par les (problèmes d'infrastructures ou les transports", explique-t-il.

Joe Sheffer prévoit que le gouvernement taliban, qui a arrêté sept "suspects" à Bamiyan, va réagir à cette attaque en imposant plus de formalités à des touristes déjà obligés de s'enregistrer dans chaque province visitée.

"Cela rendra encore plus difficile pour les touristes d'apprécier ce pays", redoute-t-il.

"Et cela n'empêchera pas une nouvelle attaque".

P.McDonald--TFWP