The Fort Worth Press - Crimes contre l'humanité: trois hauts responsables du régime syrien jugés aux assises de Paris

USD -
AED 3.67297
AFN 64.999709
ALL 84.31498
AMD 361.730417
ANG 1.789785
AOA 917.999687
ARS 1513.172301
AUD 1.431352
AWG 1.8025
AZN 1.697874
BAM 1.748185
BBD 2.013658
BDT 123.127391
BGN 1.747831
BHD 0.37775
BIF 2996
BMD 1
BND 1.279882
BOB 11.762182
BRL 5.012102
BSD 0.999768
BTN 95.208981
BWP 13.734665
BYN 3.010793
BYR 19600
BZD 2.010753
CAD 1.42081
CDF 2309.999662
CHF 0.83248
CLF 0.024913
CLP 980.589879
CNY 6.69215
CNH 6.692355
COP 3191.32
CRC 455.140667
CUC 1
CUP 23.995316
CVE 98.750368
CZK 21.736902
DJF 177.720158
DKK 6.67359
DOP 61.306089
DZD 134.50203
EGP 52.793802
ERN 15
ETB 161.130205
EUR 0.892797
FJD 2.262993
FKP 0.757299
GBP 0.75445
GEL 2.589861
GGP 0.757299
GHS 11.684995
GIP 0.757299
GMD 74.000206
GNF 8755.000528
GTQ 7.643284
GYD 209.16908
HKD 7.848385
HNL 26.940083
HRK 6.731396
HTG 130.776966
HUF 324.676497
IDR 17888.5
ILS 3.075575
IMP 0.757299
INR 95.03995
IQD 1310.5
IRR 1779860.000122
ISK 121.87031
JEP 0.757299
JMD 158.774
JOD 0.708976
JPY 158.280496
KES 129.799459
KGS 87.450321
KHR 4070.000029
KMF 439.999837
KPW 899.999961
KRW 1340.479936
KWD 0.31185
KYD 0.833143
KZT 448.425042
LAK 22424.999903
LBP 89549.999739
LKR 330.776932
LRD 171.249847
LSL 16.510258
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.425004
MAD 9.747017
MDL 17.966079
MGA 4500.000049
MKD 55.034145
MMK 2100.154921
MNT 3596.159888
MOP 8.082073
MRU 40.225014
MUR 47.606563
MVR 15.449969
MWK 1740.999831
MXN 18.362205
MYR 4.091701
MZN 63.909552
NAD 16.510226
NGN 1329.769688
NIO 36.855024
NOK 9.516735
NPR 152.334728
NZD 1.78052
OMR 0.384504
PAB 0.999745
PEN 3.430498
PGK 4.45175
PHP 62.754499
PKR 277.034979
PLN 3.901015
PYG 5716.150023
QAR 3.640303
RON 4.767201
RSD 104.833996
RUB 84.322013
RWF 1475
SAR 3.75707
SBD 8.078071
SCR 13.887784
SDG 601.501618
SEK 9.96153
SGD 1.27947
SHP 0.755572
SLE 24.669778
SLL 20969.504398
SOS 571.498816
SRD 37.647501
STD 20697.981008
STN 21.975
SVC 8.748078
SYP 13001.999685
SZL 16.50933
THB 33.551996
TJS 9.228074
TMT 3.51
TND 3.303498
TOP 2.40776
TRY 49.365055
TTD 6.799401
TWD 32.175016
TZS 2630.295011
UAH 45.101809
UGX 4139.404341
UYU 40.18735
UZS 11894.999946
VES 875.701602
VND 25914
VUV 119.051984
WST 2.777036
XAF 585.636571
XAG 0.016857
XAU 0.000240297392
XCD 2.70255
XCG 1.801906
XDR 0.707052
XOF 585.636571
XPF 106.874958
YER 236.197632
ZAR 16.48718
ZMK 9001.202922
ZMW 19.904269
ZWL 321.999592
SSP 5758.266415
MXV 2.073643
  • AEX

    3.2000

    1105.55

    +0.29%

  • BEL20

    -25.9400

    5737.76

    -0.45%

  • PX1

    -7.3300

    8131.86

    -0.09%

  • ISEQ

    5.7300

    14337.15

    +0.04%

  • OSEBX

    1.2600

    2108.79

    +0.06%

  • PSI20

    21.1600

    9638.63

    +0.22%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -20.9400

    4631.6

    -0.45%

  • N150

    -6.4200

    4271.03

    -0.15%

Crimes contre l'humanité: trois hauts responsables du régime syrien jugés aux assises de Paris
Crimes contre l'humanité: trois hauts responsables du régime syrien jugés aux assises de Paris / Photo: © AFP/Archives

Crimes contre l'humanité: trois hauts responsables du régime syrien jugés aux assises de Paris

Le premier procès en France sur les crimes du régime de Bachar Al-Assad s'ouvre mardi devant la cour d'assises de Paris: trois hauts responsables syriens, soupçonnés d'avoir joué un rôle dans la mort de deux Franco-Syriens, sont jugés par défaut notamment pour complicité de crimes contre l'humanité.

Taille du texte:

Visés par des mandats d'arrêt internationaux, Ali Mamlouk, ancien chef du Bureau de la sécurité nationale, la plus haute instance de renseignement en Syrie, Jamil Hassan, ex-directeur des très redoutés services de renseignements de l'armée de l'air et Abdel Salam Mahmoud, ancien directeur de la branche investigation de ces services, sont aussi accusés de complicité de délit de guerre.

Selon la Fédération internationale pour les droits humains (FIDH), ce procès "jugera les plus hauts responsables du régime jamais poursuivis en justice depuis l'éclatement de la révolution syrienne en mars 2011".

Des procès sur les exactions du régime syrien ont déjà eu lieu ailleurs en Europe, notamment en Allemagne. Mais dans ces cas, les personnes poursuivies étaient de rang inférieur, et présentes aux audiences.

Dans cette affaire, les trois hommes sont soupçonnés d'avoir joué un rôle, à des degrés divers, dans la disparition forcée et la mort de Mazzen Dabbagh et de son fils Patrick, deux Franco-Syriens qui vivaient à Damas.

Les deux victimes, étudiant à la faculté de lettres et sciences humaines de Damas né en 1993 pour le fils et conseiller principal d'éducation à l'Ecole française de Damas né en 1956 pour le père, avaient été arrêtés en novembre 2013 par des officiers déclarant appartenir aux services de renseignement de l'armée de l'air syrienne.

- "Combat pour la vérité" -

Selon le beau-frère de Mazzen Dabbagh, arrêté en même temps que lui mais relâché deux jours plus tard, les deux hommes ont été transférés à l'aéroport de Mezzeh, siège d'un lieu de détention dénoncé comme un des pires centres de torture du régime.

Puis ils n'ont plus donné signe de vie jusqu'à être déclarés morts en août 2018. Selon les actes de décès transmis à la famille, Patrick serait mort le 21 janvier 2014 et Mazzen le 25 novembre 2017.

Dans leur ordonnance de mise en accusation, les juges d'instruction jugent "suffisamment établi" que les deux hommes "ont subi, comme des milliers de détenus au sein des renseignements de l'armée de l'air, des tortures d'une telle intensité qu'ils en sont décédés".

Coups de barres de fer sur la plante des pieds, décharges électriques, violences sexuelles... Lors des investigations, plusieurs dizaines de témoins - dont plusieurs déserteurs de l'armée syrienne et des anciens détenus de Mezzeh - ont détaillé aux enquêteurs français et à l'ONG Commission internationale pour la justice et la responsabilité (CIJA) les tortures infligées dans la prison.

Parallèlement, en juillet 2016, l'épouse et la fille de Mazzen Dabbagh étaient expulsées de leur maison à Damas, qui était réquisitionnée par Abdel Salah Mahmoud. Des faits "susceptibles de constituer les délits de guerre, d'extorsion et de recel d'extorsion", selon l'accusation.

Pour Clémence Bectarte, avocate de plusieurs parties civiles, "tout cela participe à un effort de lutte contre l'impunité des crimes du régime syrien, d'autant plus indispensable que ce combat pour la justice est aussi un combat pour la vérité".

"On a tendance à oublier que les crimes du régime sont encore commis aujourd'hui", met en garde l'avocate. Ce procès vient rappeler qu'"il ne faut en aucun cas normaliser les relations avec le régime de Bachar al-Assad".

A.Nunez--TFWP