The Fort Worth Press - Pedro Sánchez, un spécialiste des coups de poker et des coups d'éclat

USD -
AED 3.672499
AFN 65.000389
ALL 81.974632
AMD 362.194494
ANG 1.790006
AOA 918.000395
ARS 1516.731104
AUD 1.433897
AWG 1.8
AZN 1.698588
BAM 1.75258
BBD 2.017823
BDT 123.329346
BGN 1.749024
BHD 0.378148
BIF 2997.58505
BMD 1
BND 1.283015
BOB 11.866753
BRL 4.989297
BSD 1.001833
BTN 95.896413
BWP 13.782814
BYN 3.021538
BYR 19600
BZD 2.014956
CAD 1.425815
CDF 2309.99969
CHF 0.83282
CLF 0.024821
CLP 976.870197
CNY 6.69215
CNH 6.69469
COP 3198.16
CRC 456.286712
CUC 1
CUP 24.044876
CVE 98.805977
CZK 21.772898
DJF 178.403251
DKK 6.683715
DOP 60.835241
DZD 134.660995
EGP 52.798398
ERN 15
ETB 163.645992
EUR 0.894096
FJD 2.251797
FKP 0.757299
GBP 0.75525
GEL 2.590064
GGP 0.757299
GHS 11.781626
GIP 0.757299
GMD 73.501861
GNF 8813.896493
GTQ 7.658774
GYD 209.502901
HKD 7.848055
HNL 26.89242
HRK 6.738397
HTG 131.195871
HUF 325.606504
IDR 17891
ILS 3.072702
IMP 0.757299
INR 95.297502
IQD 1518.761621
IRR 1779469.999836
ISK 121.780274
JEP 0.757299
JMD 159.656975
JOD 0.709022
JPY 157.947999
KES 129.770298
KGS 87.449793
KHR 4067.477653
KMF 439.99998
KPW 899.999823
KRW 1340.580361
KWD 0.31152
KYD 0.83489
KZT 451.335403
LAK 22526.894006
LBP 89717.148093
LKR 331.617314
LRD 170.8223
LSL 16.573966
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.437536
MAD 9.692869
MDL 17.943376
MGA 4518.999422
MKD 55.167316
MMK 2100.154921
MNT 3596.159888
MOP 8.09821
MRU 40.27008
MUR 47.729926
MVR 15.449995
MWK 1737.256431
MXN 18.25202
MYR 4.085598
MZN 63.910397
NAD 16.573966
NGN 1331.082747
NIO 36.864955
NOK 9.551805
NPR 153.435816
NZD 1.78356
OMR 0.384502
PAB 1.001815
PEN 3.449512
PGK 4.477699
PHP 62.754499
PKR 277.391651
PLN 3.91556
PYG 5699.154536
QAR 3.662179
RON 4.771986
RSD 104.985992
RUB 83.801524
RWF 1477.210103
SAR 3.75667
SBD 8.078071
SCR 13.836512
SDG 601.498512
SEK 9.99508
SGD 1.279798
SHP 0.755572
SLE 24.669755
SLL 20969.499859
SOS 572.603734
SRD 37.666984
STD 20697.981008
STN 21.953897
SVC 8.766325
SYP 13002.000332
SZL 16.568768
THB 33.546497
TJS 9.232182
TMT 3.51
TND 2.996931
TOP 2.40776
TRY 49.36778
TTD 6.812999
TWD 32.158
TZS 2642.492986
UAH 45.09922
UGX 4138.085531
UYU 40.296963
UZS 11922.310088
VES 875.701599
VND 25916.5
VUV 119.051984
WST 2.777036
XAF 586.488527
XAG 0.016517
XAU 0.000238741546
XCD 2.70255
XCG 1.805596
XDR 0.707052
XOF 586.488527
XPF 106.866193
YER 236.200325
ZAR 16.47163
ZMK 9001.197463
ZMW 19.887003
ZWL 321.999592
SSP 5758.266415
MXV 2.061201
  • AEX

    3.2000

    1105.55

    +0.29%

  • BEL20

    -25.9400

    5737.76

    -0.45%

  • PX1

    -7.3300

    8131.86

    -0.09%

  • ISEQ

    5.7300

    14337.15

    +0.04%

  • OSEBX

    1.2600

    2108.79

    +0.06%

  • PSI20

    21.1600

    9638.63

    +0.22%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -20.9400

    4631.6

    -0.45%

  • N150

    -6.4200

    4271.03

    -0.15%

Pedro Sánchez, un spécialiste des coups de poker et des coups d'éclat
Pedro Sánchez, un spécialiste des coups de poker et des coups d'éclat / Photo: © AFP/Archives

Pedro Sánchez, un spécialiste des coups de poker et des coups d'éclat

Spécialiste des coups d'éclat, le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez s'est taillé une réputation d'insubmersible au cours d'une carrière en montagnes russes. Une ténacité confirmée lundi, après cinq jours d'intense suspense marqués par une menace de démission.

Taille du texte:

"J'ai appris à donner le maximum jusqu'à ce que l'arbitre siffle la fin de la rencontre", assurait le chef de file du Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE), ancien basketteur amateur de 52 ans, dans une autobiographie publiée en 2019 ("Manuel de résistance").

Cette "fin", le chef du gouvernement espagnol a assuré y réfléchir mercredi dernier après l'annonce de l'ouverture d'une enquête préliminaire pour "corruption" et "trafic d'influence" visant son épouse Begoña Gómez.

Pour finalement annoncer lundi qu'il ne jetait pas l'éponge malgré la "campagne de discrédit" dont il accuse l'opposition de droite et dont cette enquête est, selon lui, la dernière illustration.

"Après ces jours de réflexion, j'ai les idées claires", a assuré le chef du gouvernement, en promettant de poursuivre son action "avec plus de force": "nous allons montrer au monde comment on défend la démocratie, mettons fin à ce torrent de boue", a-t-il insisté.

Niant tout "calcul politique", le responsable socialiste, au pouvoir depuis 2018, a de nouveau défendu son épouse, attaquée, selon lui, uniquement pour des raisons politiques. Il faut dire "assez" ou "la dégradation de la vie publique (...) nous condamnera comme pays", a-t-il martelé.

- Figure honnie de l'opposition -

Figure honnie de l'opposition, le socialiste - surnommé "El guapo" ("le beau gosse") au début de sa carrière en raison de son physique à la Cary Grant - a fait face à de nombreuses situations difficiles depuis son entrée en politique, se forgeant une réputation d'expert en survie politique.

Né le 29 février 1972 à Madrid d'une mère fonctionnaire et d'un père entrepreneur, cet économiste - dont la thèse a été accusée de plagiat, ce qu'il a toujours nié - a pris en 2014 les rênes du PSOE à l'issue des premières primaires de cette formation.

Relativement novice et méconnu, il avait émergé en se positionnant comme un "militant de base". Mais cette première expérience se solde par un échec: le parti enregistre alors les pires résultats électoraux de son histoire et Pedro Sánchez se retrouve poussé vers la sortie.

Alors que beaucoup annoncent la fin de sa carrière politique, il parvient pourtant à reprendre la tête du PSOE à peine six mois plus tard, après avoir sillonné l'Espagne dans sa Peugeot 407 pour aller à la rencontre des militants, qui lui apportent leur soutien.

Cette ténacité le conduit au pouvoir en juin 2018: rassemblant autour d'une motion de censure l'ensemble de la gauche et des partis basques et catalans, il renverse le Premier ministre conservateur Mariano Rajoy, plombé par un scandale de corruption, et prend sa suite. Ce que la droite espagnole ne lui a jamais pardonné.

- Stature internationale -

A la tête d'une majorité instable, Pedro Sánchez est alors contraint de convoquer deux élections législatives consécutives en 2019, qu'il remporte. Puis d'accepter début 2020 un mariage de raison avec ses anciens frères ennemis de Podemos (gauche radicale) pour se maintenir au pouvoir.

Gouvernant en minorité, il parvient malgré des tensions récurrentes avec ses alliés à réformer le marché du travail et les retraites, à augmenter de 50% le salaire minimum et à instaurer une loi réhabilitant la mémoire des victimes de la Guerre civile (1936-1939) et de la dictature de Franco (1939-1975).

Donné une nouvelle fois pour mort politiquement après une débâcle de la gauche aux élections locales en mai 2023, il tente un nouveau pari en convoquant des élections anticipées deux mois plus tard, dont il arrive deuxième, derrière son rival conservateur Alberto Núñez Feijóo.

Au terme de longues tractations, il parvient finalement à se faire reconduire au pouvoir par le Parlement, au prix d'importantes concessions - dont une loi d'amnistie controversée pour les indépendantistes impliqués dans la tentative de sécession de la Catalogne en 2017, à laquelle il était jusqu'alors opposé.

Cet ancien membre du cabinet du haut représentant de l'ONU en Bosnie s'est depuis illustré, sur le plan international, en multipliant les critiques vis-à-vis de l'opération lancée par Israël à Gaza en représailles à l'attaque du Hamas le 7 octobre et en promettant la reconnaissance rapide, par l'Espagne, d'un Etat palestinien.

A.Williams--TFWP