The Fort Worth Press - Le cinéma soudanais pour faire sortir la guerre de l'indifférence

USD -
AED 3.672499
AFN 65.000389
ALL 81.974632
AMD 362.194494
ANG 1.790006
AOA 918.000395
ARS 1516.731104
AUD 1.433897
AWG 1.8
AZN 1.698588
BAM 1.75258
BBD 2.017823
BDT 123.329346
BGN 1.749024
BHD 0.378148
BIF 2997.58505
BMD 1
BND 1.283015
BOB 11.866753
BRL 4.989297
BSD 1.001833
BTN 95.896413
BWP 13.782814
BYN 3.021538
BYR 19600
BZD 2.014956
CAD 1.425815
CDF 2309.99969
CHF 0.83282
CLF 0.024821
CLP 976.870197
CNY 6.69215
CNH 6.69469
COP 3198.16
CRC 456.286712
CUC 1
CUP 24.044876
CVE 98.805977
CZK 21.772898
DJF 178.403251
DKK 6.683715
DOP 60.835241
DZD 134.660995
EGP 52.798398
ERN 15
ETB 163.645992
EUR 0.894096
FJD 2.251797
FKP 0.757299
GBP 0.75525
GEL 2.590064
GGP 0.757299
GHS 11.781626
GIP 0.757299
GMD 73.501861
GNF 8813.896493
GTQ 7.658774
GYD 209.502901
HKD 7.848055
HNL 26.89242
HRK 6.738397
HTG 131.195871
HUF 325.606504
IDR 17891
ILS 3.072702
IMP 0.757299
INR 95.297502
IQD 1518.761621
IRR 1779469.999836
ISK 121.780274
JEP 0.757299
JMD 159.656975
JOD 0.709022
JPY 157.947999
KES 129.770298
KGS 87.449793
KHR 4067.477653
KMF 439.99998
KPW 899.999823
KRW 1340.580361
KWD 0.31152
KYD 0.83489
KZT 451.335403
LAK 22526.894006
LBP 89717.148093
LKR 331.617314
LRD 170.8223
LSL 16.573966
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.437536
MAD 9.692869
MDL 17.943376
MGA 4518.999422
MKD 55.167316
MMK 2100.154921
MNT 3596.159888
MOP 8.09821
MRU 40.27008
MUR 47.729926
MVR 15.449995
MWK 1737.256431
MXN 18.25202
MYR 4.085598
MZN 63.910397
NAD 16.573966
NGN 1331.082747
NIO 36.864955
NOK 9.551805
NPR 153.435816
NZD 1.78356
OMR 0.384502
PAB 1.001815
PEN 3.449512
PGK 4.477699
PHP 62.754499
PKR 277.391651
PLN 3.91556
PYG 5699.154536
QAR 3.662179
RON 4.771986
RSD 104.985992
RUB 83.801524
RWF 1477.210103
SAR 3.75667
SBD 8.078071
SCR 13.836512
SDG 601.498512
SEK 9.99508
SGD 1.279798
SHP 0.755572
SLE 24.669755
SLL 20969.499859
SOS 572.603734
SRD 37.666984
STD 20697.981008
STN 21.953897
SVC 8.766325
SYP 13002.000332
SZL 16.568768
THB 33.546497
TJS 9.232182
TMT 3.51
TND 2.996931
TOP 2.40776
TRY 49.36778
TTD 6.812999
TWD 32.158
TZS 2642.492986
UAH 45.09922
UGX 4138.085531
UYU 40.296963
UZS 11922.310088
VES 875.701599
VND 25916.5
VUV 119.051984
WST 2.777036
XAF 586.488527
XAG 0.016517
XAU 0.000238741546
XCD 2.70255
XCG 1.805596
XDR 0.707052
XOF 586.488527
XPF 106.866193
YER 236.200325
ZAR 16.47163
ZMK 9001.197463
ZMW 19.887003
ZWL 321.999592
SSP 5758.266415
MXV 2.061201
  • AEX

    3.2000

    1105.55

    +0.29%

  • BEL20

    -25.9400

    5737.76

    -0.45%

  • PX1

    -7.3300

    8131.86

    -0.09%

  • ISEQ

    5.7300

    14337.15

    +0.04%

  • OSEBX

    1.2600

    2108.79

    +0.06%

  • PSI20

    21.1600

    9638.63

    +0.22%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -20.9400

    4631.6

    -0.45%

  • N150

    -6.4200

    4271.03

    -0.15%

Le cinéma soudanais pour faire sortir la guerre de l'indifférence
Le cinéma soudanais pour faire sortir la guerre de l'indifférence / Photo: © AFP

Le cinéma soudanais pour faire sortir la guerre de l'indifférence

Le cinéma pour faire sortir la guerre au Soudan de l'indifférence: au Festival du film d'Assouan en Egypte, des réalisateurs et des acteurs soudanais témoignent du désespoir d'un peuple plongé dans des conflits sans fin.

Taille du texte:

"Il faut que nous parlions de nous et de nos problèmes passés sous silence, même via une simple production artistique", dit à l'AFP l'actrice soudanaise Eiman Yousif.

Un an de guerre sanglante entre généraux rivaux au Soudan ont mis à genoux ce pays du nord-est de l'Afrique, déjà l'un des plus pauvres avant la guerre.

Cinq courts-métrages soudanais sont présentés dans le cadre de la huitième édition du Festival du film de femmes d'Assouan, ville du sud égyptien à 300 kilomètres de la frontière soudanaise. Des acteurs et des réalisateurs soudanais de premier plan sont venus soutenir la production de leur pays.

Eiman Yousif est la révélation de "Goodbye Julia", le premier long-métrage soudanais présenté en 2023 en sélection officielle à Cannes.

Dans ce film, ayant pour trame de fond les événements ayant mené le Soudan du Sud à indépendance en 2011, l'actrice incarnait Mona, une chanteuse originaire du Nord ayant renoncé à sa carrière pour son mari.

"La sécession du sud a été un événement majeur et nous avons tous été atteints psychologiquement" par cette guerre, affirme l'actrice drapée dans une robe traditionnelle soudanaise blanche.

Au Soudan, l'industrie du cinéma a beaucoup souffert du régime conservateur, sécuritaire et liberticide de l'autocrate Omar el-Béchir renversé en 2019.

- Une production "résultat de souffrances" -

Sous ses trente ans de dictature de nombreux cinémas de la capitale Khartoum ou du reste du pays ont fermé leurs portes.

"On fait tout notre possible pour que la production cinématographique ne s'arrête pas à nouveau" dans un pays où "elle est le résultat de souffrances", explique à l'AFP le réalisateur soudanais Mohammed al-Tarifi en marge du festival.

Parmi les courts-métrages projetés à Assouan, "Une brique pour elles" du réalisateur Razan Mohamed raconte le destin sinueux de femmes déplacées en 2003 vers un camp de réfugiés pendant la guerre au Darfour.

"A l'heure où nous parlons, elles ont été déplacées pour une deuxième fois, on ne sait pas vers où", dit M. al-Tarifi.

Egalement à l'affiche, le film "Femmes de guerre" du réalisateur soudanais Al-Qadal Hassan qui traite de l'impact des guerres sur des femmes dans l'Etat du Nil Bleu (sud).

"Les guerres et les crises épuisent" mais elles sont aussi sources de "rêves et de nouvelles idées", dit Eiman Yousif.

Un an de guerre a dévasté le Soudan et fait des milliers de morts. Elle a aussi jeté plus de deux millions de Soudanais sur les routes de l'exil, dont 500.000 ont choisi l'Egypte.

"La diaspora génère de la créativité et la présence soudanaise au Caire s'accompagne d'un mouvement artistique très actif qui va permettre à davantage de productions de voir le jour", poursuit M. Tarifi.

Dans un Soudan avide de changements, un nouveau cinéma nourri par la révolution qui a chassé du pouvoir Omar el-Béchir a émergé.

En tête de ceux-ci, "Tu mourras à 20 ans", réalisé par Amjad Abou Alala, a été le premier film soudanais sélectionné aux Oscars et le premier à être diffusé sur la plateforme en ligne Netflix après avoir raflé plusieurs récompenses internationales, dont à la Mostra de Venise.

Dans ce long-métrage, un mystique soufi prédit la mort à 20 ans du protagoniste Muzamil, qui vit dans l'inquiétude, jusqu'à sa rencontre avec un vieux réalisateur misanthrope qui l'initie à l'hédonisme.

Un hymne à la liberté questionnant le rigorisme religieux, fait impensable il y a encore quelques années dans ce pays très majoritairement musulman.

Même si les salles de cinéma sont rares au Soudan, pour Eiman Youssif "il suffit d'un projecteur et d'un mur blanc pour montrer des films aux gens. Le plus important, c'est de regarder".

N.Patterson--TFWP