The Fort Worth Press - "Boucher" coupable de "génocide": quand Biden se fait l'accusateur en chef de Poutine

USD -
AED 3.6725
AFN 63.999963
ALL 81.031648
AMD 363.339607
ANG 1.790365
AOA 917.999804
ARS 1524.705601
AUD 1.424309
AWG 1.8
AZN 1.682409
BAM 1.7198
BBD 2.014334
BDT 123.134148
BGN 1.683441
BHD 0.376974
BIF 2996.596875
BMD 1
BND 1.278343
BOB 12.245759
BRL 5.218835
BSD 1.000132
BTN 95.938305
BWP 13.673816
BYN 3.027326
BYR 19600
BZD 2.011326
CAD 1.41692
CDF 2339.999699
CHF 0.832115
CLF 0.024551
CLP 969.44992
CNY 6.71325
CNH 6.71309
COP 3360.3
CRC 454.20569
CUC 1
CUP 24.002462
CVE 96.96141
CZK 21.467901
DJF 178.084962
DKK 6.577425
DOP 59.542287
DZD 133.898952
EGP 52.099202
ERN 15
ETB 162.972098
EUR 0.879898
FJD 2.238201
FKP 0.754816
GBP 0.75475
GEL 2.615059
GGP 0.754816
GHS 11.635494
GIP 0.754816
GMD 73.487652
GNF 8795.170658
GTQ 7.637958
GYD 209.257745
HKD 7.84493
HNL 26.846287
HRK 6.632298
HTG 130.885748
HUF 323.53006
IDR 18049
ILS 3.079598
IMP 0.754816
INR 95.990103
IQD 1310.042516
IRR 1374837.497943
ISK 120.54049
JEP 0.754816
JMD 158.315197
JOD 0.708963
JPY 157.515498
KES 129.749784
KGS 87.448502
KHR 4059.056814
KMF 432.999961
KPW 900.000318
KRW 1360.974981
KWD 0.30885
KYD 0.833443
KZT 439.793707
LAK 22439.127338
LBP 89556.106612
LKR 331.022111
LRD 172.008688
LSL 16.434096
LTL 2.95274
LVL 0.60489
LYD 6.397263
MAD 9.630717
MDL 17.680991
MGA 4387.052523
MKD 54.140561
MMK 2099.83552
MNT 3596.071123
MOP 8.080829
MRU 40.062785
MUR 47.469804
MVR 15.449921
MWK 1734.1564
MXN 17.833685
MYR 4.082197
MZN 63.910181
NAD 16.434096
NGN 1328.439777
NIO 36.800429
NOK 9.52116
NPR 153.505837
NZD 1.765425
OMR 0.384482
PAB 1.000079
PEN 3.398334
PGK 4.52425
PHP 62.502968
PKR 277.095071
PLN 3.84667
PYG 5873.947548
QAR 3.645277
RON 4.645004
RSD 103.410375
RUB 84.497409
RWF 1476.596231
SAR 3.755913
SBD 8.000512
SCR 13.914605
SDG 601.502416
SEK 9.965625
SGD 1.278495
SHP 0.755002
SLE 24.650237
SLL 20969.491881
SOS 571.60445
SRD 37.685985
STD 20697.981008
STN 21.545091
SVC 8.750324
SYP 13002.000254
SZL 16.429972
THB 33.625502
TJS 9.225649
TMT 3.51
TND 2.961507
TOP 2.40776
TRY 48.982301
TTD 6.787754
TWD 31.804964
TZS 2635.003021
UAH 44.876871
UGX 3914.861437
UYU 40.089518
UZS 11815.811573
VES 852.43145
VND 25974.5
VUV 117.801098
WST 2.745718
XAF 577.175174
XAG 0.016375
XAU 0.000242541838
XCD 2.70255
XCG 1.802386
XDR 0.707052
XOF 577.175174
XPF 104.870231
YER 236.650243
ZAR 16.43214
ZMK 9001.205413
ZMW 19.476614
ZWL 321.999592
SSP 5712.591901
MXV 2.019619
  • AEX

    3.2000

    1105.55

    +0.29%

  • BEL20

    -25.9400

    5737.76

    -0.45%

  • PX1

    -7.3300

    8131.86

    -0.09%

  • ISEQ

    5.7300

    14337.15

    +0.04%

  • OSEBX

    1.2600

    2108.79

    +0.06%

  • PSI20

    21.1600

    9638.63

    +0.22%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -20.9400

    4631.6

    -0.45%

  • N150

    -6.4200

    4271.03

    -0.15%

"Boucher" coupable de "génocide": quand Biden se fait l'accusateur en chef de Poutine
"Boucher" coupable de "génocide": quand Biden se fait l'accusateur en chef de Poutine / Photo: © AFP

"Boucher" coupable de "génocide": quand Biden se fait l'accusateur en chef de Poutine

Vladimir Poutine, un "criminel de guerre", un "boucher" qui ne devrait pas "rester au pouvoir", et désormais coupable de "génocide": Joe Biden attaque avec toujours plus de virulence le président russe, prenant souvent ses alliés, et ses collaborateurs, par surprise.

Taille du texte:

Quand le président des Etats-Unis s'avance mardi vers les journalistes qui l'attendent pour rentrer à Washington, après une visite dans l'Iowa, Etat rural du "Midwest", la question fuse: pense-t-il vraiment que Vladimir Poutine commet en Ukraine un "génocide"?

Un peu avant, presque en passant, au détour d'un discours sur l'inflation et sur les biocarburants, entre un tracteur et un tas de maïs, le commandant en chef des Etats-Unis avait, pour la première fois, utilisé le terme.

"Le budget de votre famille, votre capacité à faire votre plein d'essence, rien de tout cela ne devrait dépendre du fait qu'un dictateur déclare la guerre et commet un génocide à l'autre bout du monde", avait-il déclaré.

Très vite, la Maison Blanche promet aux journalistes présents une clarification. Sous l'aile d'Air Force One, Joe Biden enfonce le clou: "Oui, j'ai appelé ça un génocide."

Il relève certes que "les avocats, au niveau international", trancheront sur la qualification de génocide, mais lance avant d'embarquer: "Pour moi, cela y ressemble bien."

En petit comité, des responsables américains assuraient pourtant il y a encore quelques jours qu'il serait "très difficile" de qualifier sur le plan juridique les "atrocités" imputées aux forces russes de "génocide".

Interrogé par l'AFP pour savoir s'il était parvenu à la conclusion formelle qu'un génocide est commis en Ukraine, le département d'Etat américain, dont c'est le rôle, a refusé de se prononcer.

Voilà donc le président américain qui se fait une nouvelle fois l'accusateur en chef du président russe.

- "Pour l'amour de Dieu" -

Il a ainsi qualifié Vladimir Poutine de "criminel de guerre" le 16 mars, puis de "boucher" le 26 mars, à chaque fois à l'occasion d'échanges brefs et spontanés avec la presse.

Bien avant, par exemple, que les Occidentaux ne réagissent avec horreur, début avril, à la découverte de nombreux corps à Boutcha, cette ville proche de Kiev reprise par l'armée ukrainienne.

Joe Biden a aussi fait le 26 mars cette sortie fracassante, en conclusion d'un discours par ailleurs très calibré à Varsovie: "Pour l'amour de Dieu, cet homme ne peut pas rester au pouvoir."

Dans ce dernier cas, le président a visiblement pris de court ses collaborateurs.

Alors que son convoi fonçait vers l'aéroport de la capitale polonaise, la Maison Blanche a mis au point en toute hâte des éléments de langage distribués aux journalistes, pour assurer que non, Washington n'appelait pas à un changement de régime en Russie.

Un peu plus tard, Joe Biden expliquera: avec ces mots, "j'exprimais mon indignation".

Sur l'utilisation des termes de "criminel de guerre" et de "génocide", même ressort: le président dit qu'il livre son ressenti, et qu'il laisse les caractérisations légales à d'autres.

Rien d'étonnant pour qui suit le démocrate de 79 ans. Il assume, sur nombre de sujets, pas seulement internationaux, de "parler avec le coeur", de laisser libre court à son tempérament émotif.

Quitte à déstabiliser ses alliés -- jeudi, le président français Emmanuel Macron, qui avait déjà critiqué à mots couverts l'utilisation du terme de "boucher", a refusé de reprendre à son compte celui de "génocide".

"C'est une folie ce qui est en train de se passer, c'est d'une brutalité inouïe (...) mais je regarde en même temps les faits et je veux essayer au maximum de continuer à pouvoir arrêter cette guerre et à rebâtir la paix, donc je ne suis pas sûr que l'escalade des mots serve la cause", a-t-il dit.

"Les escalades de mots ne servent pas forcément la cause" de la recherche d'une issue négociée en Ukraine, abonde un diplomate européen.

Mais avec ces sorties qui suscitent immanquablement l'indignation de Moscou, le président américain cherche aussi à "répondre" à des "pressions" du Congrès qui le pousse à accroître son soutien à l'Ukraine et durcir le ton avec Vladimir Poutine, estime ce diplomate.

Comme Joe Biden a d'ores et déjà exclu d'envoyer des soldats en Ukraine, il ne lui reste que les envois, massifs, d'armement à Kiev. Et les mots.

T.M.Dan--TFWP